Atteindre le sommet, c’est encore une question d’oxygène

On ne s’attendait pas à devoir gravir une site haute montagne. L’Omicron ne nous épargne pas tant que ça dans la difficulté à contrer l’épidémie de covid-19. On peut se rassurer avec le moindre impact du variant sur les hospitalisations en soins critiques. Mais l’impact global en nombre d’hospitalisations est aussi fort que lors des pics de 2020 et 2021. Deux tiers des décès surviennent en hospitalisation conventionnelle, alors nous sommes encore en pleine bataille.

À la queue leu leu, par Daniel Le Breton

Avant toute chose rappelons qu’il s’agit de simulations qui permettent de faire des projections à une quinzaine de jours. Il ne s’agit pas de résultats de modélisations.

Il nous en fera voir de toutes les couleurs l’omicron, ou plutôt lui et ses frères. C’est bien la première fois que l’on voit des vagues de variants se suivre d’aussi près. On s’est pris la tête avec un pic annoncé en début d’année (le 6) et au lieu de ce pic on a eut droit à un redémarrage. Et cela pour une bonne raison, c’est qu’un variant d’omicron (BA2) s’est invité à la fête. Le pic du premier (BA1) est passé le 9 janvier et depuis on subit la présence du remplaçant.

Voici l’illustration de cette situation à l’aide des gaussiennes :

Contaminations en France

Selon les différentes options de simulation (SPF, GEODES) et selon les lois statistiques utilisées (normale, log normale), la valeur de la moyenne mobile du pic se situe entre 360 000 et 380 000 contaminations, celui-ci se déroulant entre le 20 et le 23 janvier. Cette situation de double pic se retrouve à l’hôpital, on y distingue également la présence des deux variants dans les données. Dans le cas des soins intensifs il est nettement plus difficile de les isoler, et pour l’instant cela demeure impossible en matière de décès.

Le Danemark va battre des records avec l’équivalent d’un peu plus de 500 000 contaminations en moyenne mobile hebdomadaire, en ramenant les chiffres à la population française. Le pic des contaminations n’est pas attendu avant le 25 janvier.

Hospitalisations en France

Le positionnement des différentes vagues est déterminé à l’aide des variations quotidiennes, c’est-à-dire la dérivée des observations. C’est donc plus précis que cela en à l’air quand on regarde les graphiques, les vagues d’omicron ne sont pas placées au hasard. Voici un autre exemple avec le taux de positivité :

Taux de positivité en France

Ainsi le taux de positivité doublerait presque entre BA1 et BA2, de manière globale. On retrouve assez souvent cette hiérarchie pour les contaminations (exemple aux Pays Bas), mais il y a des exceptions (exemple l’Italie avec deux vagues similaires).

Les britanniques font la course en tête

En effet, chez eux on repère trois vagues, et voici le graphe correspondant :

Contaminations au Royaume-Uni

Ils n’ont pas connu de répit entre une vague estivale de delta et une vague automnale, ils en ont subi quatre à la suite et c’est la dernière vague de delta qui est illustrée ci dessus par une gaussienne. On remarquera que la dernière vague omicron est assez semblable à la première. Est-ce la manifestation d’une extension géographique ou un variant de plus ? Apparemment les britanniques n’ont pas identifié de nouveau variant remplaçant le BA2 pour l’instant, donc c’est la première hypothèse qui est la plus probable actuellement. Ça pourrait aussi être un rebond de la vague BA2, en lien avec le retour des vacances scolaires. À noter que les deux derniers chiffres sont sous estimés et vont être corrigés ce soir (il manque le Pays de Galles).

Alors, omicron, quasi grippe ou pas ?

La comparaison reste difficile. La dernière vague de grippe bien documentée date de l’hiver 2018/2019. Les deux hivers suivants l’importance des vagues covid a sérieusement perturbé le suivi de la grippe. On verra ce qui l’en est pour 2021/2022 et il est possible qu’on reste sur sa faim, le suivi du réseau sentinelle parlant de virus respiratoires au sens large.

Les conditions de déroulement de ces épisodes sont bien différentes également :

  • Grippe : vaccination faible, une seule dose, efficacité inconnue pour les cas graves, pas de gestes barrières.
  • Covid (omicron) : vaccination forte, doses multiples, mais contamination très forte (5 fois plus contaminant que la grippe), efficacité reconnue pour les cas graves, gestes barrières.

Le tableau suivant donne une comparaison brute, avec les estimations trouvées pour omicron 

Tableau de comparaison grippe / omicron(s)

NB : pour les estimations faites à ce jour avec omicron:

  • Hospitalisations : on a décompté 20% de cas « avec covid » pour n’estimer que les cas « pour covid », le chiffre correspond au pic. Omicron ne se distingue pas spécialement de l’épisode de grippe pris pour exemple. N’oublions pas que delta est toujours à l’hôpital.
  • Réanimations : on a pris les ¾ des chiffres des pics des soins intensifs
  • Décès : On ne peut pas séparer les variants à ce jour. Le chiffre global a été revu à la baisse (2340 au lieu de 3000) par un nouvel ajustement des gaussiennes.

On fera mieux quand on aura les vrais chiffres. Je vous laisse vous faire votre propre opinion à ce stade, mais il y a au moins quelques leçons à en tirer : que les français se prennent en main en cas d’épidémie de grippe (gestes barrières comme vaccination) et que l’industrie améliore considérablement le vaccin contre la grippe. Pour le covid on sait que le vaccin va évoluer dans le bons sens et prendre en compte omicron.

Daniel Le Breton

Faisons le point, par JCD.

Omicron était déjà bien installé lors du dernier article (6 janvier) et laissait craindre une flambée des cas sans toutefois faire basculer l’hôpital vers le chaos, le delta s’effaçant lentement mais surement face à la barrière immunitaire acquise. De 50 000 cas delta en décembre, nous sommes donc passés à quasiment 500 000 cas omicron en pic instantané en janvier. Ces chiffres impressionnants sont même supérieurs à ce que nous pouvions vivre avec la grippe les années précédentes avec des taux d’incidence à 1% ou 2%.

Cette hausse des cas est liée à trois facteurs principalement :

  • Beaucoup plus de réinfections (on parle de 3x fois plus qu’avant) : avoir attrapé delta ou un autre variant avant n’empêche pas d’être réinfecté par omicron.
  • La barrière vaccinale à l’infection est plus faible (exemple : après 3 doses ARN, on passe à 75% de réduction du risque d’infection pour omicron vs plus de 90% pour le delta)
  • Une vitesse de contamination plus grande (R0 autour de 10 soit environ 1,5x plus élevée que delta).

Ceci a eu pour effet de générer « 3 histoires différentes » pour les 3 principaux indicateurs scrutés sur ce blog.

Les réanimations

Le pic attendu mi-janvier a bien eu lieu et la descente amorcée devrait continuer. Pas de signe de reprise dans les simulations :

Projection au 23/1 sur les réanimations

La moindre dangerosité pour les poumons de omicron envoie beaucoup moins de monde en réanimation (de l’ordre de 70% en moins) que pour le delta. Il faudra un peu plus de recul pour comprendre si la durée de séjour en réanimation est inchangée.

Les nouvelles sont donc bonnes sur ce front-là.

L’hôpital conventionnel

Le pic des entrées attendu le 17 janvier n’est (probablement) pas arrivé.

Au moins 2 explications à cela :

Il est donc très incertain d’estimer la date du pic faute de données sur BA.2 et de données régulières sur le nombre d’hospitalisations avec COVID.

Pourtant, cet indicateur est désormais l’indicateur primordial (plus que celui des réanimations qui est stabilisé) car nous atteignons « peut-être » des sommets équivalents à ceux de novembre et mars 2020 avec plus de 30 000 lits. « Peut-être », car une partie de ces lits, ceux avec COVID, devrait être exclue des comptages. Ce phénomène d’hospitalisation « avec COVID » existait déjà en mars 2020 et novembre 2020 mais n’avait pas vraiment été évalué. Sans cet effet de « gonflage artificiel des chiffes », il est même possible que le pic hospitalier COVID ait déjà été atteint.

Bref, pour avoir une analyse pertinente sur le risque hospitalier, il faudrait avoir une vue plus globale sur l’hôpital (COVID, grippe etc…).

Néanmoins, tant que ce pic n’aura pas été évalué avec précision (voire atteint), nous restons en zone orange voire rouge, d’où une certaine prudence dans la relaxation des mesures. Gageons que les pouvoirs publics ont cette vision 360° que nous n’avons pas ici.

Le nombre de cas

La montée prévue des cas à plus de 300 000 en moyenne hebdomadaire devait se stabiliser autour du 15 janvier (via simulation sur les courbes et leur évolution). Ça n’a pas été le cas non plus.

Les causes ne sont pas claires : fort rebond avec la reprise des classes (les vacances avaient démarré en début de vague omicron), petit coup de froid sur la France, arrivée du variant BA.2 (vague dans la vague), étalement géographique sur toute la France… L’Europe hésite entre hausse (France, Danemark, Allemagne) et stabilisation ou baisse des courbes (Angleterre, Italie, Espagne).

Une autre façon d’appréhender les choses est de regarder l’immunité acquise contre omicron. Le taux théorique actuel est d’environ 83% (cf mode de calcul dans l’article précédent). Le modèle générique SIR prévoit (dans une population homogène ce qui n’est évidemment pas le cas) qu’il faut environ 89% d’immunité pour voir les courbes redescendre et atteindre R=1. Encore une semaine de patience, au rythme actuel, s’il en est ainsi. Il faudra observer attentivement ces prochains jours la hausse de l’incidence chez les populations âgées car c’est le signe qui fera passer l’indicateur des hospitalisations du orange vers le rouge ou le vert.

Deux ou trois considérations sur les chiffres pour finir.

Qui va être touché par le virus ou vacciné au final ? -> Plus de 99% des gens.

[Sans rentrer dans les détails mathématiques, ce qui suit est issu de l’intégration de l’équation dS/dR du modèle SIR. Ceci suppose une population homogène ce qui n’est évidemment pas le cas. Néanmoins, un très fort taux de vaccination tend à homogénéiser la population face au risque d’infection.

Nous obtenons l’équation théorique suivante (à résoudre avec excel par approximations) :

S = S0 exp( -R0 (S0-S) )

  • S0 est la population Saine (ou plus exactement contaminable) en début de vague. S0 vaut 100% en janvier 2020.
  • S est cette même population Saine (ou plus exactement contaminable) en fin de vague. C’est l’inconnue qu’on cherche à trouver. S varie au cours du temps en fonction des contaminations et de la vaccination.
  • R0 est bien connu de tous : le taux de reproduction initial de tel ou tel variant.

Exemple : 1ère vague Wuhan de mars 2020, R0= 3 environ -> La solution de l’équation donne S = 6%. Donc 94% des gens auraient contaminés si il n’y avait eu aucune mesure (dont le confinement)…

Note hors sujet : l’immunité, qui signe le pic, est atteinte à 1-1/3 = 66% -> la contamination de la population continue donc largement une fois le pic de contamination est passé puisse qu’on passe de 66% (pic) à 94% (fin de vague) des gens atteints au bout du compte.

Pour omicron, on part d’environ 70% d’immunité (naturelle ou vaccinale – cf calcul dans l’article précédent) donc S0= 30%. R0 vaut environ 10. Ce qui nous donne S = 1,7%.

Sachant que ce S va piocher dans les réservoirs de cibles suivantes (cf là aussi le précédent article du blog pour le détail des hypothèses) :

  • Les gens vaccinés qui auraient pu être contaminés : 8,5 millions (échappement vaccinal 3 doses et 1 ou 2 doses = (25%*40%+66%*40%)*67 Millions)
  • Les gens qui auraient pu être recontaminés : 1,5 millions (15%*10 Millions si on considère que les asymptomatiques sont en grande partie dans la catégorie précédente et qu’on les oublie sur cette ligne)
  • Les gens qui n’ont jamais attrapé le virus ni été vaccinés : quelques millions. Chiffre très difficile à évaluer. Il reste 13 millions de personnes non vaccinées et 10 millions avaient par ailleurs été contaminés -hors asymptomatiques- en début de vague omicron. Donc on est probablement << 10 millions ici.

Cette dernière catégorie (celle qui nous intéresse) représente ainsi sans doute moins de la moitié des 1,7% « épargnés » et va fondre comme neige au soleil avec la vague omicron.

Autrement dit : sur un village de 1 000 personnes, probablement moins de 8 personnes appartiendront à la catégorie « pas vaccinés, jamais infecté » à la fin de la vague omicron.

En grosse approximation, c’est équivalent à avoir coché 3 bons numéros au loto. Ça n’est pas hors de portée, mais mieux vaut ne pas parier la dessus si on la santé fragile/un grand âge…

Vacciner 3 doses est aussi efficace que confiner pour ralentir le virus

Le confinement de mars 2020 avait provoqué une division par 4 du Reffectif ( 2,8 -> 0,7 ) et celui de novembre 2020 une division par 3 ( 1,5 -> 0,5 ) Les études/la littérature et les chiffres publiés montrent qu’une vaccination ARN 3 doses empêche l’infection omicron à 70/75% (donc divise par 3 ou 4 le risque d’infection). Le risque de recontamination est réduit aussi (mais mal quantifié donc pas pris en compte ici).

Vacciner tous les adultes ou presque a donc les mêmes effets de freinage (voire plus d’effets à cause d’une moindre recontamination) sur la propagation d’omicron qu’un confinement assez dur (type novembre 2020) où les enfants (non vaccinés) pouvaient néanmoins aller à l’école.

Comme on entend encore beaucoup à la TV (même de la part de gens raisonnables) et ailleurs que le vaccin ne sert qu’à éviter les formes graves (ce qui est déjà beaucoup !), vous pourrez désormais affirmer haut et fort que cela sert aussi à éviter les reconfinements.

Et enfin, un dernier chiffre : Reffectif = 1,12

C’est le taux de reproduction hebdomadaire approximatif du nombre de commentaires (exponentiel !) sur les articles de ce blog depuis la fin de l’été.

Évolution du nombre de commentaires par articles sur le blog CovidTracker

JCD

Ascension incertaine et périlleuse, par Philippe Brouard

Ce blagueur JCD, maintenant un pic sur les commentaires ! Tout d’abord merci aux commentateurs, nouveaux et anciens, assidus ou de passage, sages ou remontés, informés ou curieux, et surtout recpectueux. Cette activité nous fait du bien, mais aussi est exigeante pour tout suivre.

Vu du côté du simulateur CT, je retiens que la précédente simulation était surévaluée pour l’impact dans les services de réanimation. Le variant omicron a changé la donne, le graphique qui suit est révélateur de son impact moindre pour déclencher des soins critiques.

Pourcentage des nouvelles entrées en services de réanimation à 3 jours des nouvelles entrées en hospitalisation

Alors que les nouvelles hospitalisations conduisait 1/4 des patients en services de réanimation, au cours du mois de janvier ce quota est tombé vers 1/10.

Maintenant, il reste malgré tout le nombre important de nouvelles contaminations, qui provoquent à terme des nouveaux décès même en dehors des services de soins critiques. Le nombre de reproduction Reffectif se rapproche de 1, C’est une bonne chose, mais est-ce suffisant ? Voici les nouveaux graphiques du simulateur avec des projections à 3 hypothèses sur l’évolution de R, stable ou légère hausse ou légère baisse.

Évolution du nombre cumulé de personnes détectées positives au SARS-CoV-2 en France
Projection sur les niveaux d’occupations des services hospitaliers pour la covid-19 en France, données Santé publique France et simulation CovidTracker CT au 24/01/2022
Évolution du nombre de décès hospitaliers pour la covid-19 France
Évolution du nombre de décès en Ehpad et Ems pour la covid-19 France

Selon ce calcul épidémiologique, si R reste proche de 1 (hypothèse médiane), la charge dépasserait quand même le record de saturation en hospitalisations toutes vagues confondues. Donc espérons vivement que R baisse sous la valeur de 1, vite.

Philippe Brouard

  1. Whynot dit :

    Bravo aux 3 auteurs pour ce nouvel article, et merci pour votre investissement. Ce n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans ce marasme, vous avez le mérite de donner à tous matière à réfléchir et analyser 🙂
    Et du coup, vous voyez quoi pour la courbe d’évolution du nombre de commentaires : une gaussienne ou une vraie exponentielle qui tend vers l’infini ? 😀

  2. jsp dit :

    Merci à tous les trois !
    à JCD
    Note hors sujet : l’immunité, qui signe le pic, est atteinte à 1-1/3 = 66% -> la contamination de la population continue donc largement une fois le pic de contamination est passé puisqu’on passe de 66% (pic) à 94% (fin de vague) des gens atteints au bout du compte.
    Pas de virgule entre immunité et qui signe le pic !
    car cela donne l’impression que l’immunité est atteinte « dans l’absolu »
    Il vaudrait mieux dire l’immunité au moment du pic, ou qui amorce la stabilisation.
    Le seuil d’immunité collective correspondant à un taux de reproduction effective de 1, à atteindre en vue de « stabiliser » l’incidence de la maladie et à dépasser en vue d’arrêter la circulation de l’agent pathogène, est : Seuil = 1 – 1/R0
    Nous parlons bien du début de stabilisation de l’épidémie , avant la poursuite à un rythme plus lent

    • JCD dit :

      @jsp
      Par immunité, j’entendais bien, dans cette phrase « immunité collective » (donc un seuil) et non pas d’un ‘degré d’immunité’ (qui lui évolue jusqu’à la fin de la vague).

  3. jsp dit :

    Ce qu’on ne connaît pas trop est la proportion de covid-longs , qui semble avec les variants précédents « historiques » ne pas vraiment être corrélée avec la gravité de l’infection covid initiale. On ne sait pas si omicron sera capable lui aussi d’engendrer des conséquences tardives, en particulier chez les naïfs (au sens immunologique) qui n’ont jamais attrapé le virus ni été vaccinés.

    • Roger dit :

      Ce qui serait bien également serait d’avoir autant de données sur les « grippes-longues », malheureusement presque pas du tout documentées. Pourrais-t-on également avoir autant de données sur les maladies liées à la pollution de l’air, de l’eau, à l’amiante ou aux pesticides ?

      « Vacciner 3 doses est aussi efficace que confiner pour ralentir le virus : Comme on entend encore beaucoup à la TV (même de la part de gens raisonnables) et ailleurs que le vaccin ne sert qu’à éviter les formes graves (ce qui est déjà beaucoup !), vous pourrez désormais affirmer haut et fort que cela sert aussi à éviter les reconfinements. »

      Bizarrement à la télé, personne ne relaye les paroles de l’OMS, qui n’arrête pas de marteler que ce n’est pas à coup de doses de rappels dans les pays riches qu’on pourra s’en sortir. En effet, en dessous de 40 ans sans comorbidités, on peut penser qu’il ne s’agit pas de sanitaire, mais d’économie.

  4. jsp dit :

    Si le Rhône n’est plus le département le plus touché – détrôné par la Haute-Garonne avec 4900 cas / 100000 habitants – son taux d’incidence s’élevait encore à 4 622 cas/100 000 habitants pour la semaine glissante du 14 au 20 janvier avec un tiers de tests positifs.
    68 % des patients en réa aux HCL (Hospices civils de Lyon) ne sont pas vaccinés.

    • Bento dit :

      La remarque de Roger portant sur des critères d’âge et de commorbidité, il serait effectivement intéressant de connaître leur pertinence dans les 68% de réanimés pris en exemple…
      Merci à tous pour vos éclairages et votre ton toujours sympathique !

  5. ldx dit :

    Merci pour ces analyses. Elles nous éclairent mieux que ces articles quotidiens des grands medias qui disent tout et son contraire.

  6. Robin dit :

    Merci pour ce nouvel article et au trait d’humour lié à la hausse exponentielle des commentaires (R=1,12 seulement!) qui montre le besoin de partage,
    Je note diverses remarques:
    – « On fera mieux quand on aura les vrais chiffres »
    – « gonflage artificiel des chiffres » liés aux hospitalisations « avec COVID »
    -« Gageons que les pouvoirs publics ont cette vision 360° que nous n’avons pas ici. »
    Y a t-il quelques fuites d’informations sur les outils de gestion de crise déployés par nos gouvernants et les informations « non open data » dont ils peuvent disposer?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Robin

      Quand je dis qu’on fera mieux avec les vrais chiffres il ne s’agit pas d’un procès d’intention envers les données officielles, je veux juste dire qu’à la fin des vagues, on pourra s’appuyer sur des données plus complètes que celles dont on dispose aujourd’hui.

      • JCD dit :

        @Robin
        Certains chiffres sont publiés au travers de bulletin plus ou moins réguliers (ex : hebdo) comme les chiffres ‘Avec COVID’. Il est possible que les pouvoirs publics aient ces infos plus fréquemment.
        Autre exemple : quand les tests PCR delta vs omicron ont été chamboulés en décembre, il y a eu un trou dans l’open data d’une 15aine de jours. Les décideurs devaient qd même avoir accès à des données parcellaires.
        Je pense qu’on est plus sur une problématique logistique globale : générer des données propres et les publier reste très complexe.

  7. Lithium dit :

    Félicitations aux auteurs pour ce nouvel article et les pincettes utilisées. Cela montre le nécessaire recul face aux incertitudes des chiffres.

    @ DLB

    Pourquoi faire une comparaison avec la grippe des années 2018/2019 puisque le niveau de gestes barrière était tout autre ?

    Je ressort les chiffres déjà indiqués dans l’article précédent (passés inaperçus ?)

    Entre le 4 octobre 2021 et le 18 janvier 2022, la grippe en France c’est :
    78 cas graves
    6 morts
    à comparer avec Omicron…

    (voir le PDF en page 4)
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-2.-saison-2021-2022

    Si on retient un R0 = 2 pour la grippe (coeff variable selon les souches mais c’est la valeur moyenne généralement admise, disons entre 1,5 et 2,5) alors les gestes barrières actuels ont une efficacité permettant de diviser par 2 ce coefficient pour maintenir le R eff de la grippe en dessous de 1.
    Si on utilise un R0 de 10 pour Omicron, l’efficacité des gestes barrières serait même d’un facteur 4, le R eff n’ayant pas dépassé 2,5.
    Pas mal, même si insuffisant pour le faire passer sous 1.

    Dernière remarque : l’Angleterre vient de rejoindre le peu envié club des pays en hausse, le R eff anglais venant de repasser au dessus de 1.

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Lithium

      La comparaison ne vaut que sur le plan sanitaire, donc il faut choisir un épisode de grippe avant covid, car depuis que ce dernier est présent, la grippe est aux abonnés absents, complètement débordée par la contagiosité du covid. C’est comme si elle passait sous les radars. Avant le covid on ne portait pas trop attention aux mesures de contrôle de la grippe, c’est cela qu’on veut apprécier pour faire une comparaison potable avec le covid.

      • Lithium dit :

        @ DLB

        Désolé de vous contredire, la grippe ne passe pas sous les radars, le réseau sentinelle existe, même s’il n’est pas sous le feu des projeteurs médiatiques comme le suivi de l’épidémie covid19.

        Comparer 2 choses avec des conditions très éloignées, comme une épidémie de grippe sans mesures barrières et avec un faible niveau de vaccination ; avec une vague de covid19 touchant une population très vaccinée avec un vaccin très efficace et soumise à des gestes barrières, ne me semble pas pouvoir donner une conclusion neutre.
        Cette présentation des chiffres conduit à penser qu’Omicron est au niveau d’une grippe, sans préciser que les conditions sont totalement différentes, aboutissant ainsi à grandement minorer la gravité d’Omicron.
        SVP ne tombez pas dans la facilité, ne descendez pas au niveau des arpenteurs de plateaux TV (coucou Blachier et ses chiffres hors contexte)

        Autre biais, les chiffres bruts ne sont pas de même nature (mais admettons, on fait avec ce que l’on a) :
        pour la grippe il s’agit de chiffres calculés a posteriori, une fois l’épidémie terminée,
        pour Omicron il s’agit d’estimations non confirmées,
        La comparaison me semble donc prématurée.
        Certains voudraient attendre 20 ans pour connaitre tous les effets secondaires des vaccins, on peut peut-être au moins attendre la fin de cette vague d’Omicron pour connaitre les décès lui incombant.

        Actuellement la seule conclusion possible serait, avec un très gros conditionnel :
        « une vague d’Omicron chez une population fortement vaccinée et soumise à des gestes barrières pourrait générer un niveau de décès du même ordre de grandeur qu’une épidémie de grippe dans une population peu vaccinée et sans gestes barrières ».

        Ce que je vois surtout c’est qu’à niveau identique de gestes barrières et une couverture vaccinale pourtant largement plus efficace contre Sars-Cov-2, soit la situation actuelle cet hiver, on a :
        décès par grippe : 6
        décès par covid19 : plusieurs milliers (2000 pour Omicron seul ?)

        Donc même si les chiffres ne sont pas précis on a un ratio de 300 entre les 2, a minima 2 ordres de grandeur.
        Ces 2 virus ne luttent vraiment pas dans la même catégorie.

    • NicoM dit :

      @Lithium

      « Pourquoi faire une comparaison avec la grippe des années 2018/2019 puisque le niveau de gestes barrière était tout autre ? »

      Il me semble que DLB a évoqué justement ce biais dans son article au vu de votre remarque très sensée dans vos commentaires de l’article précédent.

    • Jean-Loup dit :

      Toujours sur la comparaison grippe vs Covid, le taux d’hospitalisation suite à un passage aux urgences.

      Pic le plus élevé pour la grippe depuis 2011 : S09-2019 = 2175.5 : 10000
      Pic 2021-2022 : S52-2021 = 1244.7 : 10000, dont :
      _842.2 : 10000___65

      Pic absolu COVID-19 : S02-2021 = 5914 : 10000, dont :
      2097 : 10000_____0-4 ans
      1220 : 10000_____5-14
      2003 : 10000____15-44
      5183 : 10000____45-64
      7413 : 10000____65-74
      8239 : 10000____>75

      Pic novembre 2021 : S45-2021 = 5226 : 10000

      Actuellement : S03-2022 = 3002 : 10000, dont :
      1809 : 10000_____0-4 ans
      _525 : 10000_____5-14
      1299 : 10000____15-44
      2911 : 10000____45-64
      5122 : 10000____65-74
      7067 : 10000____>75

      [Géodes]

      • Jean-Loup dit :

        *Correction grippe
        Pic 2021-2022 : S52-2021 = 1244.7 : 10000, dont :
        _842.2 : 10000___65

      • Jean-Loup dit :

        Mince, le signe « inférieur à » provoque l’effacement…

        *Correction grippe
        Pic 2021-2022 : S52-2021 = 1244.7 : 10000, dont :
        _842.2 : 10000___moins de 15 ans
        _871.4 : 10000___15-64
        5841.6 : 10000___>65

  8. Lithium dit :

    @ DLB

    Vos graphiques ont réussi à me motiver pour me replonger dans la loi normale 😉
    Les 4 gaussiennes utilisées pour représenter les cas au Royaume-Uni me troublaient.
    J’arrive aussi à une très bonne corrélation avec seulement 3 gaussiennes (en utilisant la loi normale) avec des pics les :
    11/12/2021 pour Delta
    03/01/2022 pour Omicron BA1
    23/01/2022 pour Omicron BA2

    ça donne une corrélation très correcte. Il n’y a qu’un décrochement vers le 22/12/2021 qui n’est pas reproduit. Ce décrochement n’apparaît pas sur votre graphique. Quelle source de données utilisez-vous ?
    Pour les cas réels j’utilise les données Johns Hopkins University lissés sur 7 jours.

    voir copie écran du résultat (c’est du vite fait un peu moche, désolé) :
    https://ibb.co/PD80N2F

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Lithium

      Premièrement il y a surement un stagiaire chez John Hopkins. Prenez plutôt les données britanniques de la NHS:
      https://coronavirus.data.gov.uk/
      Cliquez sur le graphique qui vous intéresse, vous pourrez télécharger les données sur la nouvelle page (en bas des illustrations).

      Deuxièmement il vous manque la dérivée pour identifier et placer les gaussiennes. Pour ma part je pars de la moyenne mobile des cas et je calcule la différence jour après jour, puis je lisse les données pour avoir le moins de bruit de fond possible. A partir de ce moment là on peut voir le comportement singulier de la dérivée en cas de nouvelle vague. Elle change de direction ou se transforme en plateau par exemple. Ce n’est pas toujours facile non plus, parfois c’est même encore difficile à distinguer si les vagues sont bien synchrones entre elles, mais avec un peu d’habitude ça finit par se décanter. C’est ainsi qu’on détecte la présence de la seconde vague d’omicron en Allemagne, car on ne voit rien de sensible sur le graphique des contaminations elles-mêmes.

      • Lithium dit :

        Merci pour le lien sur les données anglaises je vais affiner mes graphiques, mais à choisir je préfère 3 gaussiennes qui paraissent cohérentes avec 3 variants en vadrouille plutôt que 4 gaussiennes.
        Une meilleure corrélation penchent vers 4 gaussiennes mais le rasoir d’Ockham penche pour le nombre le plus faible 😉
        Je creuserai la problématique de la dérivée dès que j’aurai un peu de temps (mes cours de math sont un peu loin ça me fera du bien de dépoussiérer mes neurones…)
        J’aimerais arriver à utiliser les variations de R eff pour modéliser les variations futures du nombre de cas.
        En principe la dérivée et R eff devraient présenter des profils très très proches une fois éliminer les problématiques de décalages de date.
        En gros l’idée serait d’utiliser la variation du nombre de cas pour obtenir les paramètres pour la courbe de R eff (ou la dérivée des cas) qui permettrait ensuite de modéliser l’évolution future à court terme du nombre de cas.

  9. Whynot dit :

    @DLB

    Après relecture de l’article, il y a une chose qui me chafouine : la différence UK/France concernant l’amplitude de la vague BA2 par rapport à celle de BA1. Je sais que diverses hypothèses ont été avancées pour l’expliquer, mais je ne peux pas m’empêcher de croire que le diable se cache dans les détails.
    Vous utilisez pour la courbe UK 3 « frangins » : BA1, BA2 et BAx avec un BA2 bien plus haut que BA1 et BAx plus bas que BA2. J’imagine que cela a été possible en raison d’un décalage un peu plus grand entre les différentes vagues que chez nous (le nouveau larron arrive alors que le précédent a bien amorcé sa descente).
    Serait-il possible qu’en France, en raison de vagues plus proches (le nouveau larron a déjà démarré fort juste après le pic du précédent), l’influence d’un autre larron nous échappe ? Se pourrait-il par exemple qu’un BAx (pas forcément le même qu’en UK) soit venu se « superposer » à la vague de BA1 ?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Whynot

      Si deux vagues sont similaires et parfaitement synchrones (même date de pic), elles ne peuvent pratiquement pas être distinguées. C’est encore possible si leur durée est très différente. On les détecte justement parce que ce genre d’évènement est très peu probable, en utilisant la courbe des contaminations et sa dérivée. C’est cette dernière qui est la plus parlante bien qu’il existe des cas difficiles la aussi, comme une vague qui vient succéder à une autre en catimini, sans bousculer la dérivée. On ne finit par la voir que lorsque la première vague pique du nez.

      En tout cas en France il n’y a pas de signe de troisième larron, et je rajoute « pour l’instant ». Cette singularité n’est détectable qu’en UK à ce jour.

      • Whynot dit :

        @DLB
        Vous n’excluez donc pas que ce soit possible. Très peu probable, mais pas impossible. Votre « A ce jour » pousse mon petit doigt mouillé à me dire qu’a posteriori on pourra peut-être expliquer l’hétérogénéité des situations européennes par l’existence simultanée de toute une portée plutôt qu’une fratrie de 2 ou 3.

        • Lithium dit :

          @ Whynot @ DLB

          Je mise une pièce sur l’hypothèse inverse : moins de variants, seulement Delta + Omicron BA1 + Omicron BA2.
          Les fluctuations se produisent au moment des fêtes de fin d’année, les changements d’habitudes de vie (et d’habitudes de test) me semblent pouvoir expliquer un peu d’approximation dans les courbes à ce moment là.

          Inutile de vouloir trouver des courbes parfaites quand le domaine d’étude concerne l’être humain.
          Il n’y a que la (fausse) science économique qui prétend prédire les comportements humains. Cette pseudo science qui n’a jamais vu arriver un krach boursier malgré toutes ses formules empiriques qui ne sont que la projection des idéologies de leurs créateurs.

          Ayons un peu plus de modestie et admettons un peu plus de « flottement » dans les courbes de suivi épidémique.

          • NicoM dit :

            @Lithium

            C’est la 2eme fois, si je ne m’abuse, que vous surprend à dire n’importe quoi concernant l’économie.

            Visiblement vous avez une dent contre cette discipline et vous en faites des analyses douteuses.

            Nos économies ne sont pas fermées mais très ouvertes, la science éco n’a jamais eu la prétention de prévoir les comportements humains mais essaye de les modéliser afin d’en tirer des prévisions (comme épistémologie d’ailleurs) et la bourse n’est le fait que de mathématiciens (si vous voulez être trader, mieux vaut faire Centrale que HEC…)

            • Lithium dit :

              @ NicoM

              Personnellement je ne compte pas les fois où vous affirmez des postulats erronés.
              Tant que l’on accolera abusivement le terme de « science » à « économique » pour donner plus de crédibilité à des idéologies, je ne changerai pas d’avis.
              L’économie n’est pas une science et ne peut pas relever de la méthode scientifique (en tout cas pas en totalité) mais ça n’est pas le sujet de ce site.

              • NicoM dit :

                @lithium

                Ben si relevez les.

                L’économie est une science molle comme les autres sciences sociales.

                Et puisque l’épistémiologie est le sujet de ce site, pardon mais le nombre de co… qu’ont affirmé péremptoirement la plupart des épistemiologues , pardon mais les économistes les mettent à la ramasse…

              • Philippe Brouard dit :

                Bonjour @NicoM, faut-il bien comprendre « épistémiologie » et non pas « épidémiologie » dans votre commentaire ? Dans le blog on aborde l’épidémiologie et dans les commentaires, certainement l’épistémiologie fait partie des interrogations (en tant que remise en considérations des pratiques scientifiques).

              • NicoM dit :

                @Philippe Brouard

                Je vous avoue humblement ne pas savoir la nuance entre ces 2 disciplines… Je vais rechercher.

                Je ne critiquais pas ici votre travail mais je défendais les économistes qui essayent de modéliser des phénomènes sociaux loin de toute idéologie (l’idéologue est celui qui croit en l’idéologie pour paraphraser Claude Levi Strauss) et qui ne me semblent pas se planter d’avantage que les épid ou épist émiologistes de Pasteur ou de l’INSERM…

          • Jeewee dit :

            Il n’y a pas de vraie et de fausse science quand on parle de disciplines, ni de hiérarchie.
            Votre commentaire sur les prévisions des crashs boursiers montre que vous ne savez pas de quoi vous parlez.
            C’est comme si vous disiez que la physique n’est pas une science sous prétexte qu’elle est incapable d’expliquer ce qui se passe avant le Big Bang.

  10. Joe dit :

    Merci aux modélisateurs, la sortie n’est pas loin.

    Question: au vu de la comparaison pertinente entre grippe 2018 et situation actuelle, doit-on se préparer à un pass vaccinal et à ressortir nos masques lors de la prochaine épidémie de grippe? N’est-ce pas une suite logique dans le droit fil des précautionneux?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Joe

      La grippe? Quelle grippe? Il me semble qu’elle va passer en signal faible tant que le Covid 19 sera présent, et ça peut donc durer assez longtemps.

      • Pierre dit :

        @ DLB :
        plus que  » tant que le Covid 19 sera présent », c’est  » tant que les gestes barrière pour le Covid 19 seront présents ».

        @Joe : le pass vaccinal pour la grippe pour la population générale non.
        Pour les professionnels de santé, ça fait plus de 20 ans que certains infectiologues rêvent de l’obligation vaccinale. Pour l’instant toujours seulement recommandé, alors qu’il parait plus utile de vacciner le personnel plus que les résidents en Ehpad par exemple concernant la grippe.

        Le port du masque était exceptionnel chez les personnes porteuses de virus respiratoire avant l’arrivée du Covid. Il est probable (souhaitable) que cette habitude perdure. Au moins chez les gens symptomatiques.

    • NicoM dit :

      @Joe

      C’est personnellement ce que je crains depuis mars 2020 avec cette épidémie et ce pourquoi je rechigne aux masques, gels, plexiglass, et autres pass…

      Je suis prêt à parier 1 million d’€ qu’il y aura des voix qui nous sortiront après cette épidémie « on l’a bien fait pour le covid, pourquoi pas pour la grippe, la grippe tue aussi »…

      La question c’est : les pouvoir publics suivront-ils ces avis ? Je parierais sur le oui…

      J’espère me tromper…

      • Whynot dit :

        @NicoM et par extension @Joe

        Je ne suis pas d’accord avec vous. Pas sur le fait que vous souleviez la question, tout à fait légitime, mais sur vos craintes.
        Le pass vaccinal et le pass sanitaire sont des outils de gestion de crise sanitaire face à une pandémie. Tant qu’une grippe ne devient pas un problème sanitaire de la même ampleur, je ne vois pas de raison de sortir le même outil de lutte : s’il n’y a pas de crise, il n’y a pas nécessité d’outil de gestion de crise. On peut en revanche imaginer des campagnes de sensibilisation plus fortes que par le passé sur les gestes barrière (lavage des mains, éventuel port du masque pour ceux qui sont malades) et surtout, sur la vaccination, mais plutôt dirigée là où ça compte, c’est-à-dire les fragiles.

        • NicoM dit :

          @whynot

          « Tant qu’une grippe ne devient pas un problème sanitaire de la même ampleur, je ne vois pas de raison de sortir le même outil de lutte »

          Moi non plus, mais on parie que ce sera pourtant le cas ? (ps : je parle de l’ensemble des mesures (masques, gels, gestes barrières, etc. =) pas que des pass).

          Pourquoi ? Parce que notre degré de sensibilité aura diminué. C’est l’effet de cliquet.

          Prenez la prévention routière. En 1972 il y avait 18 000 morts par an sur les routes. Si quelqu’un avait dit à l’époque : « Dans 40 ans on en sera à 3000, et pourtant on abaissera encore les limites de vitesses, on mettra des radars partout, les voitures seront dotées d’alertes de sécurité, la consommation d’alcool sera abaissée, etc. » ne croyez vous pas que les gens auraient dit : « Il est fou, avec une mortalité aussi faible, les gens seront satisfaits, ils refuseront ces contraintes supplémentaires… ».

  11. Whynot dit :

    @Joe

    « La sortie n’est pas loin », on disait déjà ça à la sortie du précédent article !
    Concernant la comparaison avec la grippe je rejoins Lithium : pour moi cette comparaison, si elle n’est pas complètement futile, ne peut guère donner de certitudes car elle compare ce qui peut difficilement être comparable : deux virus totalement différents aux valeurs de R éloignées, et surtout un « terreau » bien différent : dans un cas un vaccin très peu utilisé et à l’efficacité (très) modérée, dans l’autre un vaccin massivement inoculé qui protège des formes graves. Sans parler des gestes barrière…
    Je trouve ça encore bien trop hasardeux de tirer de cette comparaison des conclusions tranchées du style « omicron est moins létal que la grippe » !

  12. Mecamas dit :

    Tout simplement….merci

  13. Joe dit :

    @whynot Il est vrai que les études sud-africaines ne sont pas suffisantes à vos yeux, que les britanniques paraissent bien inconscients.

    Quant à l’efficacité de la 3ème dose face a Omicron l’exemple du Danemark pourrait amener à se questionner. (je ne sais pas de quelles études sont issus les 75% mentionnés par les modelisateurs)
    Il faudrait organiser des manifs pour faire que les autotests restent en vente dans les supermarchés, car de nombreuses études montrent que ce sont les plus pauvres qui restent les plus affectés et les moins vaccinés, et qui de fait n’ont pas les moyens de financer encore plus le lobby des pharmaciens.
    Mais pourquoi n’arrivons nous pas au même résultat que Portugais, Danois, Espagnols sur ce taux de vaccination des plus vulnérables est une question « prudemment » mise sous le tapis.

    Mais comme dit le scientifique Gabriel Attal, grâce aux actions du gouvernement, nous pouvons être fiers de notre efficacité (j’avais prévenu que « l’étude » sortirait).

    • Whynot dit :

      @Joe

      « les études sud-africaines ne sont pas suffisantes à vos yeux » -> vous sortez ça d’où, exactement ??? Début décembre, j’affirmais vouloir attendre d’autres données, elles sont arrivées, je suis content de voir que ça confirme les études SudAf. Même remarque pour les britanniques, je ne me rappelle pas avoir prononcé un quelconque jugement à leur encontre…
      Donc oui, il apparaît qu’omicron soit bien moins sévère que delta, peut-être même moins sévère qu’une grippe. Sauf qu’une grippe n’a pas un R0 de 10, donc en nombre absolu de décès ça peut compenser.

      Pour l’efficacité de la 3e dose, j’avais fourni 2 liens vers les premières études menées sur l’article précédent, depuis il y en a eu d’autres qui on consolidé les résultats. Voir ici pour le résumé et les liens vers les études : https://www.larevuedupraticien.fr/article/omicron-efficacite-des-vaccins-contre-les-formes-graves#:~:text=Apr%C3%A8s%20une%20dose%20de%20rappel,10%20semaines%20apr%C3%A8s%20le%20boost.

    • JCD dit :

      @Joe,

      Les 75% viennent de plusieurs études ( https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.14.21267615v1.full.pdf+html -> dernière ligne de la dernière page du PDF). Les USA viennent d’en sortir une aussi où ils sont à 70% je crois.
      Si vous cliquez sur les liens en bleu dans l’article du blog, vous verrez la page du Vidal qui parle des 75,5% (je crois que c’est PhD qui avait mis le lien dans un article précédent). Vous tomberez aussi sur des chiffres Géodes retranscrits par Jean-Loup que je reprends ici :

      2 077 : 100 000______Non vaccinés, tests positifs
      __640 : 100 000______Vaccinés de plus de 6 mois et avec rappel, tests positifs

      Chacun peut ainsi faire sa règle de trois pour constater ce fait :

      640 / 2077 = 30% de risque relatif. Soit 3x moins. On retrouve bien les 70%

  14. Cromorne dit :

    Merci pour le site: on ne le dira jamais assez!

    Entre l’oxygène pour les sommets, et la cloison en BA13, mon cœur balance …

  15. Jean-Loup dit :

    Je ne suis pas certain que la définition optimiste vs pessimiste soit totalement adéquate dans le cadre de cette pandémie.

    « Si l’individu pense qu’il est probable que les contradictions entre ses buts et la situation présente ou la valeur de référence soient réduites, il produira un nouvel effort pour les atteindre. Un optimiste saura tenir tête, affronter les problèmes auxquels il est confronté, donner le meilleur de lui-même et persévérer. Plutôt que d’ignorer les difficultés, il acceptera la réalité et se centrera sur la résolution des problèmes afin de trouver des solutions. Ces problèmes auront en retour moins d’impact sur les plans physique et émotionnel que pour un individu pessimiste. Si l’espérance est plus négative, les efforts sont réduits ou une cessation des tentatives d’efforts additionnels s’ensuit. « C’est à la jonction de cette évaluation que les différences individuelles apparaissent distinctement en importance ». Il y aurait donc, selon ce modèle, une disposition des individus à être optimistes ou pessimistes. »

    Selon cette acception, un optimiste a-t-il besoin de bonnes nouvelles ou de vouloir ranger tout le monde derrière ses opinions ? Je ne pense pas.

    « Une seconde vague d’épidémie ? « C’est de la science-fiction !» » [Un Marseillais bien connu]

    Cette phrase n’était pas de l’optimisme mais du déni à destination des pessimistes qui ont davantage besoin qu’on les rassurent sur la distance à parcourir.

    Cette assertion a conditionné le rapport des Français avec cette pandémie et chaque vague supplémentaire a depuis été perçue telle une manipulation politique qu’il conviendrait de dénoncer avec l’a priori que les « vrais » chiffres sont ailleurs.

    Plutôt que de chercher des mécanismes explicatifs, des solutions adaptées, on s’enferme dans le schéma mental d’un nuage viral uniforme où chaque anomalie serait le fait d’un comptage biaisé par des « enfermistes ».

    • NicoM dit :

      @Jean-Loup

      Merci pour cette analyse, j’utilise moi-même souvent ces termes « optimistes » ou « pessimistes » à mauvais escient.

      Ce qui me désole c’est qu’en France le pessimisme est valorisé tandis que l’optimisme est dévalorisé : Une propos pessimiste sera perçu comme sage, prévoyant, responsable, etc. tandis qu’un propos optimiste sera perçu comme naïf, irresponsable, stupide, peu rigoureux, etc.

      Regardez vous vous moquez des propos optimistes de Raoult, à une époque ou la 2eme vague était une possibilité et non une certitude (les plus inquiets disaient que c’était possible et non pas certain, Raoult a eu le tort d’être péremptoire sur le fait que ça n’arriverait pas) mais si ça avait été le contraire, serions nous là en train de nous moquer ? S’il n’y avait eu qu’une vague, serions nous en train de nous moquer de ceux qui disaient qu’il y en aurait une deuxième ? (Quand je dis « nous » je veux dire le monde académique, la presse, etc.)

      Moquons nous de Neil Fergusson avec ses 510 000 morts en Grande Bretagne ?

      Moquons nous de Dominique Costagliola dans Le Monde du 05/05/2021 (avant l’apparition du delta) : « La probabilité d’éviter une nouvelle saturation totale de l’hôpital est faible », « On relâche beaucoup trop tôt » ?

      Moquons nous de ces prévisions :
      https://www.lejdd.fr/Societe/infographie-covid-19-quatre-scenarios-possibles-pour-la-quatrieme-vague-4058450
      ou la réalité a été 2 fois inférieure à la prévision la plus optimiste ?

      Non… Résultat : un scientifique préfère être trop alarmiste que trop rassurant, car il sait qu’on ne lui pardonnera pas de se tromper en étant trop optimiste alors qu’on lui pardonnera d’avoir été trop pessimiste.

      Ce biais nous empêche d’analyser les données avec rigueur, froidement, c’est donc contraire à la démarche purement scientifique.

      • Jean-Loup dit :

        @NicoM
        « Ce qui me désole c’est qu’en France le pessimisme est valorisé tandis que l’optimisme est dévalorisé […] »

        Vous savez, je n’ai pas de position négative là-dessus : les « inquiets » inventent les systèmes redondants pour des projets qui n’existeraient pas sans des optimistes audacieux. Le danger vient de l’excès, avec comme conséquence immobilisme ou imprudence. Il y a de nombreuses lectures intéressantes sur le sujet de l’optimisme comparatif comme biais de perception mais nous sommes tous ambivalents : pourquoi pas optimiste pour Omicron et ses petits frères, très pessimiste à propos de l’évolution sociétale et politique amorcée. 😉

        Concernant la pandémie, il y a peut-être simplement une approche qui correspond à l’acceptation d’une certaine fatalité, en opposition frontale à ce qui est perçu comme une oppressante volonté de contrôle des événements.

        Je suis assez sévère envers Raoult et quelques autres justement parce qu’ils sont bien trop intelligents pour être si dogmatiques et catégoriques dans un domaine tel que le leur. Leur positionnement reste donc assez étrange selon moi. Je n’oublie pas malgré tout que si le reste du Pays avait été en mesure de tester comme l’IHU dès le début, de nombreuses vies auraient pu être épargnées. Mon sentiment est qu’il y a d’autres enjeux (agendas ?), voire un réel blocage idéologique derrière la communication des célèbres « rassuristes » de plateau TV (médecins « star », avocats, journalistes, éditorialistes), et leur inquiétude relative aux libertés n’est pas forcément aussi sincère que la vôtre à mon avis.

        Les annonciateurs de l’apocalypse n’en ont tiré aucune gloire et même plutôt subi les quolibets. J’admets volontiers qu’ils peuvent sans doute apparaitre en persécuteurs si l’on est très sensible à leur discours fondé sur les hypothèses les plus pessimistes où toutes les mauvaises cases sont systématiquement cochées. Pour ma part, je les ai davantage vus être installés dans le rôle de rabat-joie de service que tout le monde adore détester. Ont-ils eu l’influence décisive qu’on leur prête ? Plus vraiment depuis un an. Quant à la perspective d’embauche et de réouverture de lits qu’ils auraient pu vouloir obtenir par des chiffres alarmistes, je pense qu’elle s’éloigne avec Omicron et l’inflation.

        S’il y a bien une chose à retenir de cette crise, c’est que l’on ne s’en sort pas par des revendications catégorielles étriquées : Culture, restauration, monde de la nuit, sport, montagne, mer, commerce, éducation, sanitaire, Commune, Région… Il faut également une vision interdisciplinaire des sciences — elles qui ont malheureusement la tendance d’attendre un arbitrage venant d’en haut —, savoir accepter une part de logique intuitive dans le traitement des données, même si elle contrevient au raisonnement cartésien. Et pour dirigeants et médias, refuser de succomber au mépris de classe, parce que c’est juste humiliant pour l’individu que de lui imposer du prêt à penser, dans un sens comme dans l’autre. La segmentation, c’est bien pour les « yaourts », mais infiniment dangereux lorsqu’on commence à alimenter les divisions sur des peurs intimes (santé des enfants), ou rivalités malsaines (jeunesse vs « boomers »).

        • NicoM dit :

          @Jean-Loup

          « Concernant la pandémie, il y a peut-être simplement une approche qui correspond à l’acceptation d’une certaine fatalité, en opposition frontale à ce qui est perçu comme une oppressante volonté de contrôle des événements. »

          C’est très bien dit. Je ressens pour ma part exactement cela.

          Notre mentalité cartésienne ajouté à l’hubris des politique nous rend éternellement insatisfaits, et cela sera de mal en pis car on demandera toujours plus de sécurité pour des événements de moins en moins insécurisants…

  16. NicoM dit :

    Encore merci aux 3 auteurs pour ce nouvel article.

    Remarque amusante : le dernier était sorti le jour de l’anniversaire de ma femme, celui-ci de mon fils, maintenant vous êtes obligé d’en sortir un le 23 février car c’est mon anniversaire ! 😉

    Mention spéciale concernant la hausse des commentaires, calcul amusant, comme quoi on se passe très bien de notre ami pêcheur 😉

    Et comme on reste Français et qu’il faut bien qu’on parle de ce qui nous plait pas (une phrase) au lieu de ce qui nous plait (tout le reste) je vais parler de la phrase « vous pourrez désormais affirmer haut et fort que cela sert aussi à éviter les reconfinements. »

    Cette assertion me chafouine. Parce que c’est un propos politique, sans doute fortuit, mais c’est politique.

    JCD a calculé que les vaccins font baisser les contaminations. Ça c’est un calcul, qui, sauf erreur, est irréfutable. Par contre les mesures que prend un gouvernement en fonction de la situation épidémique, ça ce sont des choix politiques. Il y a plein de mesures potentielles, dont les confinements. Dit-on « les vaccins permettent aux écoles de rester ouvertes ? ». Dirait-on « les vaccins permettent d’éviter le port du masque » si jamais je gouvernent ne voulait pas nous masquer ? Le gouvernement dirait cela si c’était le cas, mais serait-ce du coup correct de l’affirmer ?

    Que le gouvernement dise « nos mesures permettent d’éviter le reconfinement » ce n’est pas de la science, c’est de la communication (en étant gentil, propagande en étant méchant). Or SEUL le gouvernement décide s’il souhaite reconfiner ou pas en fonction d’indicateurs. Certains pays confinent au premier cas, d’autres n’ont jamais confinés.

    Le confinement n’est pas irrépressible. Le confinement ne s’impose pas à nous à partir de tel taux d’incidence. Encore une fois, des pays confinent au premier cas, d’autres pas du tout. C’est bien la preuve que ce sont des choix. Et puisque ce sont des choix, des décisions, aucune donnée externe ne peut a priori l’imposer ou l’interdire.

    Dire vaccins = pas de confinement, c’est un raccourci logique utilisé par le gouvernement au titre de sa propagande… Et ça me désole donc de voir ce raccourci repris par un grand nombre de gens qui sont de toute bonne foi manipulés par des slogans politiques.

    • Whynot dit :

      @NicoM

      Ne voyez pas le mal et la propagande partout : sans doute qu’il y a « des gens de toute bonne foi manipulés par des slogans », mais vous ne pouvez pas exclure qu’il y a en aussi qui réfléchissent par eux-mêmes et qui à la vue d’un calcul irréfutable sont à même de conclure la même chose que les politiques.
      Je commence à vous connaître, et je me dis que c’est peut-être la formulation utilisée qui vous dérange, car reprenant des éléments de langage politiques : cela vous conviendrait-il mieux s’il était affirmé que « du point de vue des chiffres, la vaccination donne des effets équivalents à ceux qu’un confinement amènerait » ?

      • NicoM dit :

        @whynot

        Je suis tout à fait d’accord avec la phrase « du point de vue des chiffres, la vaccination donne des effets équivalents à ceux qu’un confinement amènerait » (en supposant que les calculs soient corrects, je fais confiance en JCD, néanmoins la modélisation mathématique d’un phénomène naturel est tellement complexe…).

        Mais dire « du point de vue des chiffres, la vaccination donne des effets équivalents à ceux qu’un confinement amènerait » n’est pas la même chose que de dire « vous pourrez désormais affirmer haut et fort que cela sert aussi à éviter les reconfinements ».

        La première phrase signifie « L’action A est aussi efficace que l’action B » (c’est donc un constat factuel) tandis que la 2eme signifie « L’action A entraine l’action B » or l’action B est décidée par le gouvernement et non par l’action A. Donc une fausse relation de causalité.

        Fausse relation de causalité qui arrange bien le gouvernement dans son storytelling de la crise « soyez sages sinon vous serez puni » et dont je me désole de voir que tant de gens honnêtes, cultivés et intelligents tombent dans le panneau… (Je ne parle pas de vous ou de JCD, je parle en général car on entend souvent ce type de propos).

        • JCD dit :

          @NicoM
          La phrase au dessus de celle qui vous chafouine dit : « Vacciner tous les adultes ou presque a donc les mêmes effets de freinage sur la propagation d’omicron qu’un confinement assez dur » et c’est la l’essentiel du propos. (Le ‘constat factuel’ si je reprends votre commentaire).

          Le bout de phrase « vous pourrez désormais affirmer haut et fort que cela sert aussi à éviter les reconfinements » se rapporte à la première partie de la phrase c’est à dire « Comme on entend encore beaucoup à la TV et ailleurs que le vaccin ne sert qu’à éviter les formes graves ». Ce constat me semble objectif : pas une journée sans entendre ce type de commentaires sur les ondes (journalistes, médecins-druides, politiques, acteurs, micro-trottoir etc…)

          Mon propos est donc : « Si vous entendez cela à nouveau, sachez que c’est faux » (le « crier haut et fort » étant facultatif, je vous rassure, sauf si votre interlocuteur est derrière une plaque de BA13 très épaisse).

          L’analogie marche avec le confinement parce qu’on a les chiffres, que ces chiffres sont facilement mesurables et que l’effet du confinement sur la propagation du virus est globalement compris par tous et pas remis en question.
          Mais l’analogie marche sans doute avec d’autres mesures sanitaires. Le problème étant de trouver des chiffres relativement indiscutables sur l’effet des masques, de l’école etc…

          Par ailleurs (mais ça n’était pas mon propos), effectivement, il y a un lien de cause à effet en Europe entre la vaccination (dans son rôle de freinage de l’épidémie) et l’absence de confinement cet hiver sur delta/omicron (toujours dans l’optique de ne pas saturer l’hôpital). Nous sommes à 30 000 lits aujourd’hui et la vague omicron n’a pas encore atteint son pic donc ça n’est même pas la peine de modéliser un scénario ‘et si le vaccin ne freinait pas le virus’ car nous sommes déjà aux limites. Sur ce cas précis vous confondez donc propagande et information/réalité. La réalité est que si vous enlevez au vaccin sa capacité de freinage, l’Europe aurait reconfiné à Noël.

          Enfin, vous abordez plus globalement le volet des choix politiques.
          La France comptait 67 millions d’entraineurs de foot avant la pandémie.
          Elle compte désormais 67 millions d’épidémiologistes (dont E. Macron, dont nous tous).
          Et aussi pas loin de 67 millions de ministres de la santé et/ou présidents. Je me garderais bien de leur donner quelque conseil que ce soit. C’est au delà de mes compétences.

  17. Svalep dit :

    Un grand merci aux modélisateurs qui nous aident à y voir un peu plus clair. J’utilise beaucoup vos articles pour expliquer un peu le contexte à mes collaborateurs et j’étais bien en peine avec la reprise récente des contaminations, je n’y comprenais plus grand chose…
    Avez-vous des sources de données fiables sur le petit frère BA2 ? Proportion des cas, présence à l’hôpital, etc…

    Et encore merci pour votre super travail, c’est tellement appréciable de lire des commentaires courtois et argumentés plutôt que les batailles d’opinions sans faits ni sources qui sclérosent les fils de commentaires de la plupart des médias. Je guetterai votre prochain article avec impatience.

    • NicoM dit :

      Bienvenu au club Svalep.

      Vous verrez, ce forum est addictif, je ne participe à aucun autre forum depuis !

      Celui-ci est parfait : bien informé mais accessible, divers points de vue qui se rencontrent et échangent vraiment (bien mieux que dans notre propre Assemblée Nationale, c’est dire…).

      Attention à ne pas y passer trop de temps cependant ! On y prends vite goût…

  18. gkp dit :

    @JCD
    Bonjour,
    J’ai du mal à comprendre votre comparaison confinement / vaccination vu qu’on se retrouve toujours confiné lorsqu’on est vacciné mais positif, ce qui, avec omicron est qd mm très fréquent.

    Par contre, ça ne remet pas en question la quasi-inutilité sanitaire d’un confinement sur le moyen/long terme tant qu’il n’est pas suivi en même temps par l’ensemble de la planète… une belle illustration du coûts du dilemme du prisonnier en somme….

    • Pierre dit :

      @ gkp concernant l’inutilité sanitaire d’un confinement

      En lisant votre remarque, m’est venu une image :
      vous roulez sur l’autoroute, un camion se renverse devant vous, à travers le voies, l’impact est inévitable : ça se passe à 100m devant vous et il vous faut 130m pour vous arrêter.
      Donc vous ne freinez pas du tout ?

      Malgré les confinements, au final près de 99% de la population risque d’être infectée à moyen-long terme, comme votre impact avec le camion. Mais le freinage par confinement-geste barrière etc permet d’étaler dans le temps (en freinant, vous retardez l’impact) tout en limitant grandement les conséquences de l’impact : le risque de séquelle ou de décès lié à la pandémie, en ayant permis la bonne prise en charge de quasi tout le monde sans faire déborder l’hôpital.

      • Tom dit :

        Sauf que pour l’exemple du camion la finalité est la même pour tout le monde. (Grosse blessures ou décès)
        C’est quand même bien différent pour le covid.
        Une minorité fragile sature les hôpitaux.
        Le reste de la population doit la protéger en acceptant des mesures de restriction de liberté.

        • Pierre dit :

          Même pas si différent que pour Covid : risque de décès nettement supérieur pour le même impact chez les plus âgés. Risque de décès supérieur en cas de blessures graves avec passage en réa (=Covid sévère) en cas de facteurs de risque associés tels obésité.
          Et comme pour Covid, certains s’en sortent sans une égratignure (asymptomatiques).

          Et concernant ta « minorité fragile » qui sature les hôpitaux : pour delta chez les non-vaccinés, c’étaient tous les > 40 ans (Cf Martinique cet été) qui pouvaient être considérés comme « fragiles » alors. La moitié de la population, c’est pas vraiment une « minorité ».

      • Eric87 dit :

        Ce n’est pas du tout pareil. Le choix du confinement pour limiter les décès pose une vrai question: vaut il mieux prolonger sa vie ou faire le meilleure usage des jours qui nous sont donnés. Accepter le confinement c’est faire le premier choix, personnellement je n’accepte pas cette position. J’irais plus loin perdre 1 ans de sa vie en étant confiné, ça ne vaut pas le cout si c’est pour avoir une espérance de vie prolongée d’un an.

        • JCD dit :

          Les confinements de masse (à ne pas confondre avec les quarantaines individuelles en cas de positivité) ne sont pas faits pour éviter les décès.
          La raison première des confinements est de ne pas faire exploser l’hôpital (et accessoirement, ça sauve des vies).

  19. Adrien dit :

    Question très naïve mais est-ce vérifié dans la vie réelle que les courbes soient des gaussiennes aussi parfaites, sans asymétire, sans kurtosis ?
    Ne peut-on pas s’attendre à ce que la diminution du nombre de cas soit plus lente que la flambée ?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Adrien

      Oui bien sûr, il est fortement probable que les courbes hospitalières soient asymétriques, dans ce cas là, quand cela deviendra visible, on pourra utiliser une variante faite avec la loi log normale (asymétrique de base). Mais pour bien ajuster les courbes, il faut s’approcher de l’asymétrie, donc avoir dépassé le pic. Ca va peut-être bientôt devenir possible avec les données concernant les personnes en soins intensifs.

  20. smurf dit :

    Encore merci pour ce nouvel article.
    Une remarque sur les courbes de Daniel.
    Si on regarde la première avec les contaminations France (avec les courbes des différents variants), si elle respecte la réalité, cela signifie que, non seulement on a passé le pic de BA1 mais aussi que l’on vient de passer le point où la courbe BA1 (descendante) et la courbe BA2 (montante) se croisent.
    On devrait avoir déjà plus de cas BA2 que BA1.
    Et là, du coup, est-ce qu’on a des informations en ce sens ?

    Les autorités m’ont un peu perdu dans les méthodes de séquençage-criblage en France mais, est-ce qu’on sait vraiment détecter BA2 en France et dans quel délai (après le test) ?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Smurf

      En effet, et le point de croisement est dépassé depuis un moment déjà. Maintenant je ne suis pas sûr que la France ait la puissance de séquençage du Danemark ou du Royaume Uni, je suis même sûr du contraire. Donc pour vérifier la tendance donnée par les courbes, il va falloir être patient.

  21. Jojo dit :

    Bonjour,
    Je tombe sur une communication du CDC qui semble indiquer (mon anglais a des limites) que les tests RT-PCR ne permettent pas de différencier grippe et sarscov2.
    La « disparition » de la grippe ne pourrait-elle pas venir de là ?

    https://www.cdc.gov/csels/dls/locs/2021/07-21-2021-lab-alert-Changes_CDC_RT-PCR_SARS-CoV-2_Testing_1.html

    Merci de vos avis.

  22. Philippe Brouard dit :

    Info modérateur : le commentaire d’A Morin à 17h07 a été supprimé. Présence de liens commerciaux.

  23. ffrancis dit :

    Merci pour tout ce travail

  24. Daniel Le Breton dit :

    Le système d’édition fait que je ne vois pas les réponses à des commentaires ayant eu lieu plus tôt, donc je réponds par un nouveau commentaire en espérant ne pas en avoir zappé d’autres.

    @ Lithium

    Relisez la fin de ma partie de l’article, je ne me souviens pas avoir tiré des conclusions à propos de la comparaison omicron / grippe pour tout le monde, en revanche j’attends comme vous qu’on fasse un bilan le jour venu.

    @ Whynot

    Vous avez un sixième sens, ce soir on voit une nouvelle vague se pointer et comme par hasard au pic de la seconde. Amenez-moi un lance flammes que je crame cet omicron là, est-ce que la perfide Albion nous a refilé son BAx? C’est vraiment soûlant à la fin.

    @ NicoM

    Nous sommes en route vers BA13.

    La seule note optimiste, c’est la baisse qui se poursuit en soins intensifs. je surveille les britishs, ils sont en avance sur nous et chez eux aussi ça continue de baisser coté lits ventilés, malgré BAx.

    • NicoM dit :

      @DLB

      Si je comprends bien, c’est la 2eme fois qu’à peine le pic atteint, on repart immédiatement avec une nouvelle souche… C’est ça ?

      Mais on est maudit en France ou quoi ?

      Ou alors c’est un complot virusal pour faire planter les 3 modélisateurs de covid tracker 😉

      Au fait, le redépart est-il selon vous de nature à rendre caduque les réouvertures annoncées par Castex ? J’imagine que c’est un peu tôt pour le dire, mais je ne comprends toujours pas ces annonces… D’habitude ils attendent trop longtemps après les pics avant de commencer à entrevoir la possibilité de relâcher les mesures et là ils les relâchent alors que le pic n’est même pas atteint… Était ce juste pour montrer leur bonne volonté au Conseil Constitutionnel pour qu’ils laissent passer l’anticonstitutionnel pass vaccinal ?

    • Whynot dit :

      @DLB

      Pffff, si vous saviez comme je me maudis d’avoir ce genre d’intuitions pessimistes qui se vérifient… On m’a reproché mon orgueil précédemment, et pourtant, si vous saviez à quel point j’aimerais avoir tort dans ce genre de situation !!
      Allez, restons optimistes tout de même : tant que ce ne sont que des nouveaux cas et que ça n’est pas suivi par un gros effet sur l’hôpital, ça pourrait être « plus pire » 😀

  25. Daniel Le Breton dit :

    @ NicoM

    Ca sent la malédiction à plein nez, mais je crois bien avoir entendu notre Ministre de la Santé dire que les cas de contamination, ca n’était pas le plus important. Ce qui comptera vis à vis du passe c’est la situation à l’hôpital. Oui mais laquelle des deux (conventionnel, soins intensifs) ou alors les deux mon capitaine? Ca pourrait effectivement nous emmener mi mars comme dit le Pr. Delfraissy.

    Je me rassure en citant cet adage bien connu: il est toujours plus facile de prévoir après qu’avant. A méditer.

  26. jean-dominique dit :

    C’est un peu comme la montée de l’arête des bosses au Mont Blanc. Mais certaines données ne vont pas dans le sens d’une 3ème bosse: la hausse du taux de positivité s’essouffle (selon ce site, + 0,69 hier et + 0,56 aujourd’hui contre plus de 1 chaque jour entre le 16 et le 21) et les signalements dans TAC, souvent un indicateur précoce (mais un peu trop urbain peut-être) plafonnent à nouveau.

  27. Joe dit :

    @jcd @whynot
    Je ne comprends toujours pas comment la 3ème dose pourrait éviter une contamination Omicron, les courbes du Chili et de l’Espagne bien mieux vaccinés que nous, montrent une envolée des cas.

    Demain je vais m’injecter cette 3ème dose en étant persuadé qu’elle ne sert pas de rempart contre Omicron.Mais j’y suis contraint pour conserver ma liberté de mouvement. La contrainte est-elle proportionnée au risque sanitaire? Des cas réels de pays nous ayant précédé avec Omicron, chiffres d’hospitalisations et de soins critiques a l’appui, et âge moyen des patients, seraient bienvenus

    Par ailleurs, une question liée à la comptabilisation: après une 3ème dose y-a t’il un délai pour que etre comptabilisé 3ème dose dans les données des cas ou des hospitalisations? Idem pour 1ère et 2ème?

    Merci encore pour les simulations et l’animation de ce blog

    • JCD dit :

      @Joe
      En fait, il faut bien faire la différence entre :
      – « éviter à coup sur une contamination » = 100% de réussite. Ca, ça n’existe pas.
      et
      – « réduire le risque d’être contaminé » = 75% de réussite après une troisième dose pour omicron.

      L’étude que j’ai citée plus haut indique aussi qu’à 2 doses + 4 mois, la barrière à l’infection tombe à 34% (omicron toujours). Donc vous avez 75/34 = 2,2 fois plus de chance d’attraper omicron avec 2 doses qu’avec 3 doses.
      (Vous prenez aussi le deuxième lien cité (« jean-loup ») sur les vaccinés moins de 6 mois et arrivez a peu près au même résultat par vous même : 1605 / 640 = 2,5)

      Incidemment, c’est aussi pour ça que les politiques ont raccourci le délai entre les injections : pour freiner la propagation du virus le plus possible (en passant de 34% à 75% de ‘freinage’) et éviter des mesures plus contraignantes.

  28. Bab dit :

    Bonsoir.
    Lecteur silencieux et admiratif pour les 3 acteurs de ce blog et de leurs simulations, je me permets de leur faire une suggestion.
    Avec l arrivee d omicron il semble apparaitre que le nombre de personnes en soins intensifs diminue. Cependant le nombre de décès quotidien reste très élevé.
    Serait il alors possible, a partir des données en leurs possessions, aux 3 auteurs, de produire une, ou plutôt 2 courbes estimatives, distinguant les deces issus des personnes en hospitalisation « simple » et les deces des personnes en soins intensifs?
    L hypthese est que les personnes fragiles (âgées fragiles, tres agees,…) ne sont pas admis en soins intensifs car elles ne les supporteraient pas.
    Dans une approche d aide a la decision pour les personnes fragiles voulant prendre le risque de faire une sortie dans la foule, au restaurant,… savoir si l omicron est plus dangereux que les variants précédents serait, il me semble, plutôt utile. Ces courbes pourraient peut-être indiquer l evolution de la dangerosite.
    Qu en pensez vous ?
    Merci d avance pour votre attention.

  29. Bab dit :

    Re-bonsoir.
    Je me permets de sortir a nouveau de mon silence.
    Je me permets quelques questions auquelles un lecteur de ce blog pourra peut-être m apporter des reponses.
    Il apparaît, depuis le debut de cette pandemie, qu un variant chasse le précédent et ainsi de suite. Le virus covid « ecrase » ainsi la grippe et autres virus concurrents. C est ce que je lis pour le moins.
    Pourquoi n est il pas possible d être contaminé par deux, voir plusieurs variants en même temps ? Voir developper la grippe ? Et même d autres maladies virales simultanément ?
    Est ce que les virus ont des mecanismes d eradication des virus concurrents ? Font ils produire par les cellules qu ils infectent une « substance » neutralisante?
    Merci d avance pour vos explications.

    • smurf dit :

      @ Bab
      Il y a à mon avis plusieurs réponses.

      Concernant grippe/covid :
      Au niveau d’un individu, rien n’interdit d’être infecté par plusieurs virus en même temps ou dans un délai très rapproché par exemple grippe et covid. Si la grippe circulait beaucoup en ce moment, cela arriverait certainement même si statistiquement ce ne serait pas forcément hyper-fréquent. Là, comme la grippe circule très peu, il faudrait vraiment que cet individu n’ait pas de chance.
      Cela nous amène à la réponse au niveau de la population ; pourquoi est-ce que la grippe circule peu ?
      Ce n’est pas à cause du covid mais plutôt à cause des mesures qui sont prises pour lutter contre le covid : masques, limitation plus ou moins fortes des contacts sociaux, mesures barrières
      Donc le Reff de la grippe devient faible (sachant que son R0 est très en-dessous de ceux des variants actuels du covid) ce qui l’empêche de se développer.
      Bref, si on vivait tous les hivers comme cet hiver (et encore plus vrai pour l’hiver 2020-2021), on n’aurait sûrement pas d’épidémie de grippe (attention, ce n’est pas ce que je préconise pour la suite 🙂 )

      Pour la lutte entre les variants du covid, c’est plus compliqué.
      Un individu peut sûrement être en contact avec plusieurs variants dans un temps rapproché mais, là encore, c’est qu’il n’a pas de chance (mais cela a dû arriver dans les dernières semaines avec delta et omicron par exemple).
      Donc, après, tout dépend si la réponse immunitaire contre le premier variant empêche ou pas la contamination par le second (ça dépend des variants et sûrement des individus)
      Au niveau de la population, on observe des vagues de variants (qui peuvent redescendre toutes seules ou un peu ou beaucoup aidées par des mesures plus ou moins contraignantes) ce qui fait qu’un variant surtout s’il est plus contagieux « chasse » l’autre. Mais, actuellement il y a encore des infections au delta par exemple même si elles sont en forte baisse. Omicron n’a pas fait disparaître Delta.

  30. jsp dit :

    « Depuis deux mois, l’incidence des contaminations est élevée chez les enfants dans un contexte favorable à la transmission en milieu scolaire et familial. Comme aux États-Unis, ce phénomène s’accompagne d’une augmentation significative des hospitalisations quotidiennes en pédiatrie : au cours de la deuxième semaine de 2022, 979 enfants âgés de 0 à 9 ans ont été hospitalisés (source GEODES), près de 80% d’entre eux ne présentant aucune comorbidité, et 9 décès sont survenus depuis le 1er janvier (source GEODES). »
    Si l’Académie de Médecine indique qu’il faut « distinguer les enfants hospitalisés ‘pour Covid’ et les enfants hospitalisés ‘avec Covid’ mais pour une autre cause », elle note que « la part des premiers reste cependant majoritaire et comporte une proportion importante de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques (PIMS) de survenue retardée par rapport à l’infection (3 à 12 semaines après) et généralement imputables au variant Delta ».
    La faible couverture vaccinale des enfants âgés de moins de 11 ans (1,9% entre 5 et 9 ans et 6% des 10-11 ans) expose « préférentiellement cette tranche d’âge à un haut niveau de circulation du variant Omicron, très contagieux, notamment parmi les élèves des classes primaires. »
    Pour l’Académie, en plus du bénéfice collectif, « le bénéfice individuel doit être clairement expliqué aux parents : c’est un bénéfice direct incontestable par l’induction d’une immunité qui sera plus forte que celle induite par l’infection seule, ou qui la renforcera, et protégera les enfants en réduisant le risque de formes graves lié à de nouveaux variants, à court et moyen termes. La rareté des effets indésirables post-vaccinaux doit être mise en balance avec l’existence de formes sévères (PIMS, myocardite, Covid long) dont la fréquence risque d’augmenter avec la recrudescence des cas symptomatiques actuellement observés chez l’enfant. »
    Les Académies recommandent de « hâter la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans contre la Covid-19 pour atteindre le plus rapidement possible une bonne couverture vaccinale.
    https://www.lindependant.fr/2022/01/25/face-a-omicron-des-centres-de-vaccination-dans-les-ecoles-lacademie-de-medecine-change-davis-et-fait-des-propositions-fortes-10068303.php

    • JCD dit :

      Je me permets de remettre un lien posté par Philippe Brouard dans le dernier article dans le prolongement du commentaire de @jsp :
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/omicron-le-debut-de-la-fin-ou-la-fin-du-debut

      Les 10 dernières minutes (de 48′ à 55′ en particulier) sont très intéressantes car elles abordent un certain nombre d’idées reçues : l’endémie, les comorbidités (on y découvre l’indice de Charlson), les enfants, la vitesse de propagation du virus vs les vaccins.

      A noter aussi que la surreprésentation des enfants n’est pas due à une gravité accrue de tel ou tel variant mais simplement au fait qu’ils ne sont pas vaccinés. Ou bien pour dire les choses autrement : si les adultes n’étaient pas vaccinés ils seraient 10 ou 20 fois plus nombreux à l’hôpital et dilueraient mécaniquement le % d’enfants touchés gravement.

  31. Pro-pro dit :

    Merci à @Gauss et ses dérivés et surtout nos 3 pronostiqueurs
    Merci à @NicoM qui maitrise parfaitement le BA.ba de l’humour
    Merci à tous les pessimistes qui me rendent de facto optimiste ( par comparaison) en sachant que je ne vous imagine pas moins heureux que moi pour autant.

    \\\\\\\\\\\\\\ La grippe :
    Pour revenir sur la grippe cet hiver (https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-2.-saison-2021-2022)

    Entre le 4 octobre 2021 et le 18 janvier 2022, la grippe dans les 221 (sur~300) service de réanimation (~3/4 du total des service de Réa) participants à la surveillance de la grippe c’est :
    78 cas graves dont 32 pour des enfants de 0-14 ans
    6 décès dont 2 parmi les enfant de 0-2 ans. Pour les 4 autres décès pas d’indication de l’âge

    Pour remettre en perspective, sur à peu près la même période Omicron mais surtout Delta chez les 0-9 ans, c’est ~3700 cas en réa ( sur l’ensemble des services de Réa ) et 13 décès (sur l’ensemble de la France).
    Pas certain qu’à la sortie de l’hiver, la grippe ait épargnée vraiment beaucoup plus de très jeune enfants. En tout cas il est à peu près certain que ce n’est pas en vaccinant les 5-11 contre covid que l’on va réduire les décès de la grippe chez les 0-4 ans. Surtout qu’omicron a déjà bien circulé chez les enfants 5-11 ( au final combien seraient réellement éligible à la vaccination étant donné qu’après une infection pas de vaccination avant 3 mois chez les adultes en tout cas).

    \\\ Non-vaccinés mais infecté quel sont les chiffres ?
    Effectivement, ce serait vraiment intéressant d’avoir ce chiffre des non-vaccinés récemment infectés ( moins de 6 mois = durée de validité du certificat de rétablissement) histoire de voir quel est le véritable réservoir de vaccinable immédiatement parmi cette population plutôt que de nous afficher les 14 millions de non-vaccinés qui ne veulent plus rien dire au final.

    \\\\\\\\\\\\\ Le pass « emmerdal » :
    Ca y est , on y est depuis ce lundi 24 janvier. J’ai quelques inquiétudes sur les répercutions psychologiques chez les jeunes 12 à 17 ans et à fortiori chez les 16-17 ans. ( A noter que je ne recherche aucune compassion 😉 , je rappelle un fait). En tout cas, je pense que les envies les plus folles me viendront si les études post-covid viennent à montrer qu’un nombre non négligeable de suicides parmi ces adolescents ont eu pour cause la mise en place de ces différents pass-sanitaire et vaccinal.

    Autre réflexion que je me suis faite, c’est que les plus enquiquinés ne seront pas ceux que l’ont croit finalement :
    Le 15 février, ca va être un joyeux bazar avec le passage de la validité de 7 à 4 mois pour les deux doses. Mais le comble dans l’histoire serait que les non-vaccinés infectés ait encore le droit, même au-delà du 15 février, à un certificat de rétablissement valide 6 mois. Si lors des nombreux aller-retour assemblée-sénat puis passage devant le conseil constitutionnel , personne n’a vu cette grosse boulette alors je demanderai à me faire rembourser mes impôts au prorata des dépenses de fonctionnement des élus de la nation.
    En tout cas on pourrait assister à une chose incroyable : « Vaccinés » et «  »non-vaccinés » défilant main dans la main dans la rue ( mais masqués tout de même) unis comme un seul pour protester ensemble contre le pass vaccinal malgré des raisons différentes. Macron et JC aurait enfin réussir à rassembler la Nation. Vive la France, vive la République !

    Une autre grosse question sur ce PassVac : c’est pour le cas de Papi ( >65 ans) qui s’est fait son rappel en septembre dernier et pour qui l’efficacité du rappel commence à être un peu « juste » pour finir l’hiver et tenir jusqu’en avril. Lui il en aurait peut-être bien besoin d’un petit 2eme rappel vers fin janvier pour recharger le booster dont l’effet s’estompe déjà au bout de 10 semaines de ce que j’ai pu lire. En tout cas pour l’instant, les 3 dosés conservent leur pass ad-vitam aeternam ( pas de fin de validité au bout de 4 mois) et non pas encore droit à la 4ème.

    \\\Bonus
    Rien à voir : la question mystère: « Qu’on en commun la période 8 juin 2020 au 23 septembre 2020 et celle du 7/07/2021 au 28/07/2021 ? ». A priori la prochaine de ce type devrait débuter un peu après la saint-valentin.
    Vous avez jusqu’à midi avant que l’on ramasse les copies.

    • Ga dit :

      @propro
      Je ne comprends pas du tout votre parallèle entre cas graves de grippe et de covid et surtout son objet : outre le vaccin covid souhaiteriez vous une vaccination grippe systématique des 0-4 ans ?
      Les 16-18 ans et le pass vaccinal : sans épiloguer sur la forme politique, ne pensez vous pas que la peur du vaccin inculquée, diffusée et persistante aurait elle aussi une certaine responsabilité dans l’effet psychologique négatif sur ces populations ?

      • Pro-pro dit :

        Concernant le parallèle Grippe/Covid chez les plus jeunes, je voulais signaler que le gouvernement et le conseil scientifiques semblent moins inquiet de la grippe que du Covid alors qu’il devrait l’être un peu plus. Ou à contrario, s’ils ne sont pas inquiets pour la grippe alors il devrait arrêter de l’être pour le covid chez les très jeunes. Le manque de cohérence me dérange toujours un peu. Pour la vaccination ou pas des [0-4] voir des [0-6], vous me posez une colle mais en tout cas si on vaccine contre l’un alors il faut vacciner contre l’autre et ne pas se limiter à un seul vaccin. C’es reculer pour mieux sauter.
        Pour rappel à l’hiver 2020-21, quasi pas de grippe, de gastro et de bronchiolites au regard des autres années. Cette année « heureusement » la bronchiolite a un peu circulée. Par contre pour l’instant la grippe ne circulent pas beaucoup mais elle fait déjà « énormément » de victimes rapporté au nombre de cas et cela c’est la cause directe selon moi de la très faible circulation pendant l’hiver dernier des « petits rhumes »

        Concernant les 12-15 pass-sanitaire et 16-17 pass vaccinal, je ne pense pas que leur mal-être viennent tellement de la peur du virus ou du vaccin. Je pense qu’ils ont plus la crainte de l’isolement et de la mise à l’écart par les « autres » camarades. L’isolement et la mise à l’écart l’a été avec les confinements et se poursuit pour ceux non-vaccinés avec la mise en place des pass. Cet isolement peut aussi entrainer pour certain le doute quant à leur place dans la société et le sentiment de ne plus être à la hauteur des autres. Pour rappel, les 12-15 n’ont pas la liberté de pouvoir se faire vacciner de leur propre chef, c’est leur parents qui décident pour eux.

    • Whynot dit :

      @Pro-pro
      Proposition de réponse à la question mystère : des périodes d’optimisme généralisé basé sur « c’est certain, cette fois c’est la dernière vague et on va retrouver une vie normale » suivie d’un retour de bâton ?
      Je ne mise pas lourd sur cette proposition, trop pessimiste pour vous ressembler 😉

  32. Resphoina dit :

    Le gouvernement est en roue libre, de plus en plus déconnecté avec la pensée scientifique. Quand on écoute le Pr Delfraissy qui change sérieusement son discours en parlant de « d’une forme de vaccin-médicament même s’il ne doit pas le dire en tant que professeur » ou qui appelle à propos d’Omicron à « changer de logiciel »… On constate que le vent a tourné.

  33. Whynot dit :

    @Resphoina et par extension @NicoM

    Il me semble qu’on assiste depuis quelques semaines à un changement total de paradigme chez nos gouvernants : ils semblent avoir cédé à la pression populaire réclamant une visibilité de sortie de crise et un horizon de retour à la vie vraiment normale.
    Ca me paraît clair en tout cas dans le contexte de l’éducation : si les objectifs des protocoles n’étaient vraiment pas clairs, aujourd’hui c’est assumé par le PM lui-même (bah alors Jean-Mi, on a perdu la voix ???) : le protocole n’a pas pour vocation de freiner la diffusion du virus, mais de « vivre avec » en essayant de limiter la casse. C’était clairement le cas depuis un moment, mais au moins maintenant c’est assumé !

    Je ne peux pas m’empêcher de croire que cela marque une sorte de début de campagne présidentielle : après le président qui agite le bâton (pass vaccinal + déclaration), on sent émerger le candidat bardé d’optimisme qui promet des jours meilleurs et qui caresse dans le sens du poil en agitant une carotte…

  34. Joe dit :

    @jcd graphique fourni par la DREES. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2022-01/gr.png Je ne vois toujours pas les 75 %, mais juste au dessus de 50% de protection et par ailleurs un variant représentant bien moins de risques que delta.

  35. Svalep dit :

    @NicoM

    En effet je me retrouve à passer beaucoup de temps à lire les commentaires, précisions, corrections… c’est passionnant mais chronophage ^^

    Je suis lectrice silencieuse mais assidue depuis presque un an, un merci était vraiment la moindre des choses que je pouvais faire.

    Une petite question toutefois : depuis le changement du dashboard France, je ne trouve plus les courbes d’évolution du R, taux de positivité, heat map de l’incidence par classe d’âge etc. Est-ce encore disponible et mis à jour ?

  36. Cromorne dit :

    Whynot, 26 janvier 2022 à 9 h 01 min

    « le protocole n’a pas pour vocation de freiner la diffusion du virus, mais de « vivre avec » en essayant de limiter la casse. C’était clairement le cas depuis un moment, mais au moins maintenant c’est assumé »

    Saut dans les premières semaines. Sinon pleinement d’accord. Je souhaite d’autre part que l’on franchisse d’autres étapes pour l’école. Certains auront peut-être le temps d’y revenir.

    « Laisser l’école ouverte »:
    – à quel prix pour la santé,
    – une classe ouverte, mais incomplète, ne permet d’avancer dans le programme qu’au détriment des absents,
    – quel à été l’absentéisme élèves, enseignants,
    – un aspect pratique complètement occulté: pour les absents, l’enseignant était annoncé comme faisant cours en distanciel pour les élèves absents. Après la journée en présentiel, car on ne doit pas fermer les classes, c’est tellement évident,
    – les outils pour le distanciels qui marchent formidablement bien, et n’ont pas progressé d’un iota en deux ans.
    Je l’ai vécu: ça a été la débrouille complète, un gros stress. Pour que le gouvernement puisse répéter son slogan à l’envie. Accessoirement, depuis le début, ça me fait trop penser au cancre (voir les comparaisons internationales) qui se réveille et veut travailler, alors que les autres sont en train de partir.

    • Whynot dit :

      @Cromorne
      Vécu partagé, constats partagés ^^
      Avec quelles conséquences sur le long terme, ça reste à déterminer mais il me semble que malgré « l’école restée ouverte », il y aura de gros dégâts sur cette génération d’élèves et d’étudiants… Je ne parle pas du social et psychologique cher à Pro-pro (problèmes à ne pas éluder j’en conviens), mais en terme d’apprentissages, de formation, de certification, de compétences acquises. Et tout en haut rue de Grenelle on fait comme si tout allait bien : après tout, l’école est restée ouverte donc il n’y a pas de problème, hein ?

      • marion dit :

        le problème de l’école se situe dans l’école avec une « nouvelle » génération d’enseignants ressemblant aux précédentes avec comme slogan que rien ne bouge et surtout pas nous car nous sommes les meilleurs enseignants du monde et bien le résultat étant toujours « exceptionnel », on ne change rien sauf de ministre. A entendre le discours sur les protocoles sanitaires et bien fort heureux que l’on ait pas refiler les clés du camion aux syndicats d’enseignants

        • Whynot dit :

          @marion
          Pffff, c’est tout ce que j’ai à dire, sinon je vais sortir du champ de la cordialité…
          Encore des assertions péremptoires, non documentées et visiblement non renseignées sur la réalité du métier enseignant aujourd’hui.
          Je ne dis pas que c’est le plus dur métier au monde, mais c’est loin d’être le plus facile, et très loin d’être rémunéré à en France à hauteur de ce que ça peut être dans la plupart des sociétés économiquement comparables à la nôtre.
          Imaginons que vous soyez sous-payé par rapport aux voisins, dénigrés par la société, dénigrés par le ministre, soumis à un public toujours moins motivé et toujours plus irrespectueux, ça vous donne envie de vous défoncer dans votre travail, à vous ? Répondez moi « oui », que je rigole…
          Mais bon, à quoi bon vous expliquer, vous resterez de toutes façons figé sur cette image délétère : les enseignants sont tous de gros feignants à la paye bien grasse qui ne se rendent pas compte à quel point c’est dur pour les « vrais gens ».

  37. Jean-Loup dit :

    Le rapport avec préconisations du Conseil scientifique, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu.
    https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_19_janvier_2022_modifie_20_janvier_2022.pdf

  38. Kiki dit :

    Là maintenant, je crois qu’il va falloir atterrir et ne pas penser que le coup du covid avec mesures liberticides va pouvoir être prolongé ad vitam eternam avec la grippe ou toute autre maladie qui tue!!!! Aujourd’hui les gens commencent à comprendre qu’ils ont été dupés, je connais dans mon entourage certes très « complotiste » beaucoup de personnes qui usent de tout stratagème pour « avoir le covid » et valider ainsi leur Pass, plutôt être malade que le vaccin ! Bien joué les covidistes, résultat fabuleux ! Regardez un peu les pays voisins qui ont tout stoppé et n’abusez pas trop des données frauduleuses ….quand le vent tourne il faut savoir quitter le navire.

    • Whynot dit :

      @Kiki
      Comme d’habitude je ne comprends pas ni le but de vos assertions, ni même leur utilité. Pardonnez-moi de ne pas être à votre niveau de conscience, merci de bien vouloir m’éclairer sur quelques points :
      – Je ne comprends pas très bien à qui vous vous adressez avec le terme « covidistes »…
      – « Regardez un peu les pays voisins qui ont tout stoppé » -> vous parlez desquels exactement ? Je vous rappelle qu’en outre, chez nous aussi on évoque de réduire les restrictions (de quelles restrictions on parle, au fait ???)
      – Quant à votre entourage, c’est votre entourage. Tant mieux pour eux s’ils estiment ainsi être plus malins que le système dictatorial, on en reparle s’ils finissent en réa ou pire… Je ne leur souhaite évidemment pas.
      – Quelle que soit la règle, il y aura toujours une part de la population qui cherchera à la contourner. On en conclut quoi : que toutes les règles ne sont pas bonnes ?
      – Vous la sortez d’où, votre maxime finale ? Je n’en comprends pas le sens, désolé…

      • Claude dit :

        @Kiki
        Je suis désolée je ne comprend pas non plus grand’ chose à votre discours. Dupés, covidiste ?
        « Regardez un peu les pays voisins qui ont tout stoppé » Stoppé quoi ? De quoi, de qui parlez vous ?

      • Kiki dit :

        Les Covidistes, j’ai une sortie de crise à vous proposer.
        Répétez après moi: « On est prêt à revivre normalement mais ça ne veut pas dire que les antivax avaient raison depuis le début, c’est Omicron qui change la donne. »
        Promis, on fera semblant d’être d’accord si vous arrêtez!!!

        • Whynot dit :

          @Kiki
          Sérieux, au lieu de moraliser tout le monde, essayez déjà de répondre aux questions qu’on vous pose et de préciser vos propos parce que là c’est une soupe indigeste que vous nous servez : qui sont les « covidistes » dont vous parlez ? La quasi-totalité de ceux qui discutent ici de choses et d’autres en lien avec l’épidémie ?
          Qui est votre dernier « on » ? D’ailleurs, « on » fera semblant d’être d’accord si qui arrête quoi, en fait ??
          Répétez après moi pour nourrir le débat et non le pourrir à coups d’assertions péremptoires inutiles : « Je suis prête à entendre des remarques s’opposant à ce que je dis, et à préciser mes propos pour leur donner de la clarté »
          Promis, on fera semblant de vous écouter sérieusement si vous essayez…

  39. NicoM dit :

    J’adore ce que dit Mme Noushin Mossadegh-Keller, vice-présidente de la société française d’immunologie dans cet article

    https://www.ladepeche.fr/2022/01/25/covid-19-genetique-rhume-grippe-groupe-sanguin-pourquoi-certaines-personnes-sont-elles-epargnees-par-le-virus-10067587.php

    Une immunologue, elle doit un peu mieux connaitre son sujet qu’un néphrologue passant sa vie sur les plateaux TV…

    Moralité, « Contre le covid et les virus de l’hiver, supprimez les gestes barrières » 😉 Bouh pas bien, faut pas dire ça, c’est pas politiquement correct bouh…

    Eh oui Pierre, le masque n’est en aucun cas souhaitable à long terme, une société masquée, beurk !

    Whynot, les « covidistes » sont tous ceux qui réclament sans cesse davantage de mesures et qui trouvent qu’on en fait jamais assez, qu’on se relâche toujours trop, qu’on est jamais assez prévoyant, qu’il faut toujours anticiper le pire au cas ou un nouveau variant n’existant pas mais qui peut-être pourrait survenir surgirait… Vous quoi 😉

    Je suis d’humeur sarcastique dans ce post, j’avoue…

    • Whynot dit :

      @NicoM

      Vous êtes sérieux, là ??
      « Réclamer sans cesse davantage de mesures », je ne m’y retrouve pas, désolé…
      « Qu’on se relâche toujours trop », non plus : qu’à certains moments il y a eu des relâchements inappropriés (causés par une mauvaise gestion gouvernementale dans le timing), oui, « toujours », non.
      « Qu’il faut toujours anticiper le pire » : euh mais vous le faites exprès ou quoi ? J’envisage tout autant le pire que le mieux, je condamne tout autant ceux qui n’envisagent que le pire, que ceux qui n’envisagent que le mieux… Je croyais que vous aviez compris cette position, vous me décevez.

      Par ailleurs, je suis surpris par votre position : vous semblez dire qu’il faudrait oser dire aujourd’hui « Contre le covid et les virus de l’hiver, supprimez les gestes barrières ». Un peu plus haut, et dans l’article précédent, vous vous étonnez que le gouvernement parle de relâcher les restrictions alors que le pic n’est pas encore passé. Faudrait savoir…

      Au risque de me répéter, ça me gonfle ces assertions qui visent à classer les gens avec des termes en -iste : alarmiste, rassuriste, enfermiste, hygiéniste, pessimiste, optimiste, etc etc. C’est pratique pour les faibles d’esprit de croire que ça suffit pour dépeindre le monde, mais je ne crois pas que cela suffise, désolé… Et en plus, ça joue le jeu qui vise à créer des scissions sociétales (diviser pour mieux régner) de ce gouvernement totalitaire (totalitariste, du coup, c’est encore mieux ?) que vous critiquez tant (à juste titre souvent). Donc là aussi, faudrait savoir…

      Désolé pour le ton employé, je suis d’humour chafouine aujourd’hui, j’en ai vraiment ras la couenne d’entendre et de lire à longueur de temps des propos irrationnels et sans aucune utilité pour alimenter un débat constructif.

      • NicoM dit :

        @whynot

        Je vous taquinais olala…

        Je parlais de ma définition perso des covidistes dont parlait kiki et comme je sais que vous vous inquiétez des futurs variants je vous ai mis dedans, rien de bien grave rassurez vous, surtout qu’être covidiste n’est absolument pas une insulte pour moi, c’est avoir une perception de la maladie et de la crise différente de la mienne, mais je respecte cette vision que je ne partage pas.

        Qui aime bien chatie bien vous savez.

        Je ne sais pas si vous avez lu l’article, mais cette immunologue disait qu’il est essentiel que l’on entraine nos défenses immunitaires tout au long de la vie, et comme je venais d’entendre la propagande, pardon la pub gouvernementale, j’ai pris le contre pied…

        J’étais dans un mood sarcastique, il ne faut pas tout prendre au premier degré (sauf ce que dit cette immunologue, très intéressant je trouve).

        Quand aux mesures je les trouve globalement inutiles, mais puisqu’elles sont prises, autant ne pas les supprimer au mauvais moment…

        • Whynot dit :

          @NicoM

          Je vous crois bien plus malin, intelligent et mesuré que ce que vous montrez à travers vos derniers commentaires. J’avais bien compris qu’il n’y avait rien de très méchant dans vos propos mais de grâce, ne tombez pas au niveau de certains…

          Quant aux mesures inutiles, là encore tout est question d’interprétation : toutes les mesures, vraiment ? Même les premiers confinements qui ont vraisemblablement évité un nombre difficilement évaluable (mais considérable) de décès et qui a évité de faire exploser le système sanitaire au point de devoir soigner les gens dans la rue ? Le port du masque, généralisé à peu près dans le monde entier ?
          Je vous ai rejoint sur votre position sur certaines, mais vous semblez de moins en moins enclin à reconnaître que tout n’est pas si binaire que ce que vous décrivez. Vous allez me dire que vous avez ajouté « globalement », je vous vois venir… Quant au timing : nos amis danois prennent eux aussi cette direction, dans un timing à peu près similaire. Est-ce à dire que c’est la bonne solution, je n’en sais rien.

          Et, encore une fois, je ne « m’inquiète » pas des hypothétiques variants futurs : simplement, je n’exclus pas cette hypothèse, tout en espérant qu’elle ne se vérifie pas. Je suis certain que vous êtes capable de percevoir la différence…

          Sinon oui, j’ai lu l’article, intéressant certes, mais ce n’est qu’une opinion : je suis certain que d’autres éminents immunologues ont un avis inverse. De là à dire si elle a tort ou raison, c’est bien au-delà de mes maigres compétences !

          • NicoM dit :

            @whynot,

            Parfois on a envie d’être un peu provoc, essayez ça fait du bien des fois… Keep cool…

            Concernant l’immunologie, il y a fort longtemps j’avais entendu dire que des études avaient prouvé que les enfants qui jouaient dans des bacs à sable, qui ont été interdits car remplis de bactéries, ou encore ceux qui avaient des chiens, faisaient moins d’asthme que les enfants ayant un mode de vie plus hygiénisé. De là est venue ma conviction, bien avant le covid, conviction renforcée par cet avis d’une experte.

    • Thomas dit :

      @NicoM : « Moralité, « Contre le covid et les virus de l’hiver, supprimez les gestes barrières » 😉 Bouh pas bien, faut pas dire ça, c’est pas politiquement correct bouh… »

      C’est surtout que ce n’est pas ce qu’elle a dit, vous extrapolez, merci de ne pas mettre vos propres propos entre guillemets.

      Je retiendrais de son intervention que « Notre immunité n’est plus assez challengée » […] « il est important que notre système immunitaire soit confronté au monde extérieur bactérien et viral ». « Plus l’enfant en bas âge entre en contact avec des bactéries et des virus, plus l’immunité va se faire et la mémoire immunitaire se mettre en place. » « L’exposition à divers virus respiratoires dans un court laps de temps, au cours des deux premières années de la vie, amène les enfants à générer une meilleure réponse immunitaire que les adultes. »

      Vive la crèche donc ! D’ailleurs je vous rassure, les semaines suivant les dernières vacances ont été particulièrement intenses pour le système immunitaire de ma fille, qui est dans une crèche, même avec les gestes barrières des gens l’entourant.

      En temps normal je serais d’accord avec vous NicoM pour privilégier le bouillon de culture plutôt que les gestes barrières, mais en temps de pandémie, non. D’ailleurs si à l’avenir je choppe une grippe, je mettrais un masque, ce que je n’aurais jamais fait avant. Et je pense que c’est une bonne chose.

  40. NicoM dit :

    @thomas

    Comme je viens de dire à whynot, je n’ai pas repris les propos de l’immunologue mais le texte de la pub en changeant un seul mot. Je sais bien qu’elle n’a pas dit cela.

    Moi aussi je fais attention en ce moment si je suis en espace clos ou avec des gens fragiles rassurez-vous.

    Quand au port du masque dans le futur, je pense que c’est une course sans fin protection – infection : plus on se protegera, et plus une charge virale faible sera contaminante, par manque d’entrainement de nos défenses immunitaires. On reviendra donc au même (autant de grippes qu’avant, les masques en plus)… Au moins ça fera le bonheur des fabricants de masques…

    J’avais ce sentiment depuis longtemps, et voir une immunologue le dire je me suis dit « halleluia ! »

    • Pro-pro dit :

      @ Nico.
      Moi aussi j’ai ce sentiment que notre SI a besoin d’entrainement et d’apprentissage tout au long de sa vie.
      Au premier jour de notre vie, il est compétemment vierge d’où le besoin de vaccination. Mais les vaccins ne sont pas suffisant et il doit aussi se faire la main sur des petits « rhumes » notamment pour affronter la grosse méchante « grippe » plus tard.
      On se forge son Système Immunitaire entre [0 et 5 ans] surtout pendant l’hiver à la crèche et dans les bacs à sable. Pendant cette période le SI se fait la main sur du « petit rhume » et se retrouve moins démunis quand il rencontre la grippe un peu plus tard dans la vie.
      Les [0-5] de l’hiver 2020-21 ont [1-6] cet hiver donc je pense que sur les hivers prochains la grippe et les « petits » Rhumes risquent de faire un peu de dégâts chez les actuels 0-2 ans mais aussi chez les actuels 3-6 ans car leur système immunitaire aura moins rencontrer de virus et bactéries qu’il n’aurait du à cause des confinement et gestes barrières mis en place pour limiter la circulation du Coco19 mais qui ont malheureusement aussi étouffer la circulation des autres rhumes et maladie infectieuses plus bénignes.

      A l’autre bout de la vie, notre SI est de moins en moins sollicité ( car on est plus isolé) et en plus a besoin de plus d’entrainement pour arriver au même niveau d’efficacité.
      Il faut donc l’entrainer régulièrement avec de nouveau avec les vaccins comme au premiers mois de notre vie.
      Par contre il existe une différence fondamentale entre un enfant très jeune et un sénior : sa capacité à se remettre sur pied et à résistance face au accident extérieur de la vie ( maladie extérieur ou accident physique).

      Si vous me permettez, je vois une analogie (on pourrait en trouver bien d’autre) avec les ultra-trailers
      On n’est pas capable de faire un Utra-trail de 160 Km à la réunion dès notre première année d’existence. Il y a des étapes intermédiaires à atteindre avant : Nos parents nous aide à faire nos premiers pas s’en aller systématiquement nous prendre un coin de table basse. Quand on sait aligner régulièrement quelques pas sans tomber, ils s’assurent avec des barrières que l’on on ne monte pas dans les escaliers. Ensuite un jour on apprend à passer de la marche à la course. Enfin on se lance sur un tour de stade ( 400m) plus tard sur un 10Km puis après sur un semi avant de tenter un marathon.

    • Gaele Bonnard dit :

      Cette immunologiste reprend des notions déjà bien connues : une des théories sur la survenue du diabète chez l’enfant incrimine, entre autre facteurs favorisants, une aseptisation excessive de l’environnement.(rapport inserm 2005)
      Comme beaucoup d’articles : en fonction du contexe dans lequel ils sont publiés ils ont l’air de vouloir dire tout autre chose que ce qu’ils disent en fait. Publier un article sur la théorie hygiéniste en pleine controverse sur le protocole sanitaire n’est pas innocent ! On fait jouer à plein les biais cognitifs 😉
      Les gestes barrière hors pandémie sont à l’appréciation de chacun. Et les différents comportements sur la question ne datent pas d’hier. Ni de mars 2020.

  41. Resphoina dit :

    Clap de fin en approche chez les amis danois, projet de levée de toutes les restrictions le 1er février.

  42. Joe dit :

    Merci @jsp et &Jean-Loup pour à la fois l’actualisation DREES et l’avis du conseil scientifique.

    Sur leur avis sur le pass vaccinal, je n’ai pas lu en quoi ce pass allait faire en sorte que les personnes à risques non vaccinées aujourd’hui se vaccineront demain.

    Il est regrettable que cet indicateur, très important, ne soit pas mieux suivi et ne conduisent pas à des actions dont j’attends le commentaire de notre ministre de la santé et du conseil scientifique en comparaison avec nos voisins.

    Pour l’efficacité de la 3ème dose, les simulations nécessitent-elles d’être recalées avec les chiffres de la DREES?

    Je viens d’obtenir le renouvellement de mon permis de circuler sous surveillance QR code. Dernier acte ou commencement d’obligations à venir?

  43. Daniel Le Breton dit :

    Bon, finalement on assiste peut-être aux derniers soubresauts du BA2. Le pic est vraisemblablement passé le weekend dernier, je deviens pusillanime (samedi 22 avec 366 000? pour dimanche 23 la moyenne est plus basse). A Paris on arrive au pic des hospitalisations, alors encore un peu de patience et on va entamer la piste noire. Pour Paris comme pour l’Ile de France, c’est imminent, on approche de la fin du « plateau descendant » des contaminations. J’espère qu’on ne rencontrera pas le phénomène BAx au milieu de la descente.

  44. Tom dit :

    Je viens d’apprendre un cas positif dans la classe de votre enfant. Le dernier jour de contact avec votre enfant est le 25/01/2022

    Le protocole en vigueur à ce jour est le suivant:

    Cas 1 : votre enfant a contracté la Covid il y a moins de 2 mois : retour possible à l’école sans test

    Cas 2a : votre enfant n’a pas contracté la covid : il peut revenir à l’école à condition de faire d’abord un autotest puis des autotests 2 jours et 4 jours plus tard et compléter pour ces autotests l’attestation sur l’honneur ci-jointe.

    Cas 2b : votre enfant n’a pas contracté la Covid : vous ne souhaitez pas réaliser de test, vous le gardez à l’isolement pour une durée de 7 jours, soit un retour à l’école le 02/02/2022

    Vous trouverez également en PJ de ce mail un courrier vous permettant le retrait d’autotests en pharmacie ainsi que le modèle de déclaration sur l’honneur.

    Voilà la réalité des choses à l’école et demain la moitié des enfants ne seront pas dans la classe

    Ce mail je le reçois chaque semaine.

    Je vais ouvrir un business d’auto test puisque j’en ai 3 gratos chaque semaine (par enfant)

    Bref tout est à jeter dans leur protocole depuis le début .
    masquer des gamins de 6 ans c’est n’importe quoi ça freine rien du tout

    Le gouvernement ose se vanter de l’adhésion de 80% de vacciné sauf que sans le passe sanitaire une grosse partie des 12à 50 ans ne serait pas vacciné.

    Ne me dites pas que sans ça il y aurait eu des milliers de mort vous en savez rien. On pointait du doigt la Suède et bizarrement en ayant des mesures largement moins liberticides ils font autant voir mieux que nous.

    On se vaccine au chantage

  45. Lucio dit :

    @NicoM
    Encore et toujours en total accord avec vous.
    Je reste lecteur silencieux, et je vous trouve souvent bien isolé !
    Bientôt le bout du tunnel, ne lâchez rien !

  46. Joe dit :

    Merci @ NicoM pour le lien Thales et pour l’info France Inter. Ca c’est une nouvelle. Un média national évoque enfin les pratiques de relâchement de nos voisins et la balance libertés publiques/risque. Attendons de voir les reprises dans le Monde, Libe, Le Figaro, etc.
    Nous serons les derniers à relâcher juste pour montrer que nous sommes une grande démocratie qui sait profiter de l’expérience des autres. Et puis il faut l’amortir ce pass vaccinal!
    J’ai le sentiment que certains contributeurs vont dire: attendons de voir, c’est trop tôt. Et ce sera aussi le message du gouvernement (en s’appuyant sur l’avis du conseil scientifique) jusqu’à l’annonce de la candidature..

    • NicoM dit :

      @lucio @tom, @joe

      Eh bien merci ça fait plaisir tant de soutien !

      Joe, ce n’est pas moi le lien France Inter, c’est kiki, mais ça m’a beaucoup intéressé aussi.

      Le retournement de veste commence, bientôt la presse ne va plus titrer que sur les conséquences dramatiques engendrées par la panique sanitaire, en oubliant qu’ils en sont en grande partie responsables. Toujours le beau rôle…

    • Whynot dit :

      @Joe

      La « figure de proue » des optimistes rassuristes libertistes NicoM se questionnait lui-même encore hier sur « n’est-ce pas trop tôt », hein…
      Quant aux pratiques de relâchement de nos voisins, moi le pessimiste, le covidiste, l’enfermiste, je les ai évoquées ces derniers jours. Comme quoi…
      Trop tôt, pas assez tôt, bien malin celui qui peut le certifier aujourd’hui.
      Concernant la révolution annoncée par le lien Thalès, certes la pandémie a accéléré le mouvement, mais ne croyez-vous pas que c’était de toutes façons la direction que le monde prenait avec le tout-numérique, l’avènement des « réalités » et des identités virtuelles ? Je crois bien que si…
      Alors oui, demain ce sera la faute aux covidistes et au gouvernement d’en être arrivés là, pour ma part je suis persuadé que ce serait de toutes façons arrivé un jour pas si lointain que ça, mais plutôt provoqué par l’économie de marché. Là, c’est le sanitaire qui a initié. Est-ce pire, est-ce mieux, est-ce à peu près la même chose ? Chacun ira de son avis, pour moi ça ne change pas grand-chose au constat final consistant à dire « c’est pas une bonne chose ».

      • NicoM dit :

        @whynot

        Ouah, je serais la figure de proue des « optimistes rassuristes libertistes » quel honneur ! Je vais avoir les chevilles qui enflent, il ne fallait pas 😉

        « ne croyez-vous pas que c’était de toutes façons la direction que le monde prenait avec le tout-numérique » Bien sûr que si. Mais ça me défrise toujours ce type d’argument : « on y va alors allons y gaiement… ».

        Les tensions Occident Russie augmentent, envoyons vite une patrouille de F16 de l’OTAN au dessus de la Russie pour accélérer encore les choses…

        Le réchauffement climatique augmente, vite disons aux gens d’ouvrir leurs fenêtres 10mn par heure pour être sûr de rejeter encore plus de CO2 dans l’atmosphère par perte calorifique que les chauffages devront compenser.

        Les déchets plastique nous submergent, vite faisons porter aux gens des masques en plastique jetable à longueur de journée.

        Allo, pardon, on me dit dans l’oreillette que les 2 derniers points sont déjà d’actualité. Zut alors…

        Bien sûr que le traçage numérique est un énorme problème. Donc la moindre des choses pour un Etat démocratique est de ne pas l’accentuer.

        A moins que justement cette crise sanitaire soit le prétexte idéal pour mettre en place un outil de contrôle social qui s’avèrera bien pratique… Le peuple apeuré approuve, les instances de contrôle sont mises sous une pression médiatico / sanitaire, l’intention est visiblement altruiste et donc quiconque s’y oppose est jeté aux gémonies… Il est désormais dans la « boite à outil ». Il sera retiré pour dire « regardez, vous pouvez nous faire confiance » mais il sera réactivé à la moindre occasion (à la demande de tel ou tel groupe de pression opportunément constitué et mis en avant…).

        Quand à la distinction économie de marché / sanitaire, elle n’existe pas selon moi. Tout est lié. Vous croyez que les labos lancent des traitements, que des médecins écument les plateaux TV et que des gouvernants décident pour le bien du bas peuple ? Non, c’est pour le fric et le pouvoir.

        De cette motivation découle des traitements qui effectivement sauvent des vies. Donc l’effet collatéral est positif. Donc ça ne me choque pas. Mais il faut rester lucide.

        • Whynot dit :

          @NicoM

          Encore une fois vous surinterprétez ce que je dis : je ne dis pas « on y va alors allons y gaiement… », je fais simplement preuve de fatalisme (encore un truc en -isme/iste pour ceux à qui ça plaît) : c’est évident que ça devait arriver, que ça s’amorce plus tôt que prévu ne m’étonne pas. Je ne m’en réjouis pas, loin de là, et vous avez fort raison sur ce que vous dites. Mais très honnêtement, qu’est-ce qu’on y peut ? Pour moi, ce n’est pas la faute aux gouvernants d’utiliser des outils qui sont très largement usités par la population pour leur « confort », c’est la faute à ceux qui les utilisent naïvement et qui ont contribué au développement exponentiel de ces technologies, et donc permis une telle exploitation…
          Refuser aujourd’hui que ces outils soient utilisés à des fins dépassant le cadre du privé est illogique : il aurait fallu dès le début refuser que Google et autres puissent revendre les données personnelles à des fins commerciales. Sauf que ça arrange bien les gens, d’avoir des pubs personnalisées qui leur font croire qu’ils sont les héros uniques d’un monde qui tourne autour d’eux, donc personne ne conteste… A titre personnel je n’ai pas de smartphone. C’est un acte militant : je ne veux pas contribuer à ça. Le désir de technologie appelle forcément la déviance liée à la technologie à des fins commerciales ou de contrôle.

          Concernant la recherche sanitaire, je ne suis absolument pas d’accord avec vous : vous croyez vraiment que les petits chimistes et biologistes des labos, ceux qui sont à l’origine du développement des médicaments, font ça pour « le fric et le pouvoir » ? Je ne crois pas, non, vu que ce n’est pas sur eux que ces effets retombent, mais sur les patrons de ces boîtes. Sans ces « petites gens » et leur dévouement, leur passion, leur envie de contribuer à améliorer la santé de tous, pas de nouveaux médicaments…

          • NicoM dit :

            @whynot

            Le rôle d’un gouvernement démocratique est, me semble-t-il, d’informer et de protéger sa population contre la surveillance numérique, pas d’y participer.

            Je ne parlais pas de ces gens admirables whynot, vous le savez bien.

  47. Pro-pro dit :

    Rappel de la question mystère posée ici : https://covidtracker.fr/atteindre-le-sommet-cest-encore-une-question-doxygene/#comment-6917
    et qui était : « Qu’on en commun la période du 8 juin 2020 au 23 septembre 2020 et celle du 7/07/2021 au 28/07/2021 ? ». A priori la prochaine de ce type devrait débuter un peu après la saint-valentin.

    @Whynot, merci de votre réponse. Vous êtes le seul à avoir tenté je crois

    Alors la réponse est tout simple, il s’agit des périodes pendant lesquelles depuis le 1er PIC de la 1er vague, le nombre des lit occupés en Réa était inférieur à 1000.
    Il ne vous aura pas échappé que l’on risque de repasser sous ses 1000 en plein hiver alors que jusqu’ici cela n’arrivait qu’en été. Elle est pas pas belle la vie avec Omicron, non ?

    Je crois que j’ai la réponse à ma question du 19 décembre 2021 à 1 h 32 min
    https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4203

    • Phand dit :

      Mais à l’hôpital, 75% des décès n’ont pas lieu en réanimation.

    • Whynot dit :

      @Pro-pro
      J’étais pas si loin ^^ Après, en reprenant les courbes du « passé » on remarque que ces périodes ont toutes été suivies de près d’un redémarrage de vague. Espérons que ce ne sera pas le cas cette fois.
      En tout cas oui, c’est une bonne nouvelle ce désengorgement presque inattendu des réas, mais il ne faut pas oublier que les décès en hospitalisation classique sont plus fréquents pour cette vague.
      On semble tenir le bon bout, tous les voyants ne sont pas encore au vert mais pour certains on y est !

  48. jsp dit :

    de la difficulté de modéliser ( choisir les hypothèses à rentrer dans les équations)
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2022/jan/26/mathematicians-covid-projections-modelling
    A propos des yavéka et des yavékapa, des taurédû et taurépadû, une pensée en anglais :
    A backseat driver never runs out of gas 😉
    Le « conducteur » de la banquette arrière ne tombe jamais en panne sèche.

  49. Lithium dit :

    Je suis de plus en plus sceptique sur l’hypothèse Omicron BA2 pour expliquer le sursaut des cas positifs en France.
    Le sous-variant BA2 semble toujours très minoritaire en France.
    Même si on séquence peu et même en tenant compte du délai de séquençage (15 jours), BA2 aurait dû être détecté de façon importante il y a 2 semaines s’il était l’explication du redémarrage après le mini pic du 9 janvier.

    L’hypothèse des 2 pics consécutifs, de BA1 puis de BA2 qui le supplante signifierait que c’est actuellement BA2 qui serait majoritaire en France. Je n’ai vu aucune information allant dans ce sens.

    Les autres hypothèses, principalement liées aux effets de la rentrée scolaire me semblent aujourd’hui plus crédibles : dispersion géographique, dispersion générationnelle, changement des protocoles de tests à l’école, météo, relâchement des gestes barrières, effet « accordéon » dû à la saturation des capacités de tests, effet « weekend » accentué par le grande nombre de cas, … à chacun de se faire son idée, il y a du choix !

    Dans beaucoup d’autres pays ça diminue, sans avoir atteint un pic aussi élevé qu’en France (réelle différence du nombre de cas ou juste des politiques de test différentes ?) et sans constater de doubles pics BA1 et BA2, l’exception étant le Danemark :
    En Italie diminution rapide après un pic à 180 000 cas/jour (population = 90% de la France)
    En Espagne ça baisse aussi : pic à 138 000 cas/jour (population = 70% de la France)
    Même aux USA ça baisse vite alors que traditionnellement, vu la grandeur du pays, les pics y sont plus larges. Pic à 800 000 cas/jour (population = 490 % de la France)
    Par contre en Allemagne, ça grimpe, ça grimpe … mais ils en sont pour l’instant à peine à 130 000 cas/jour (population = 125% population France)

    Au moins les danois ont trouvé leur coupable : BA2.
    Pour la France c’est très incertain.
    L’exception française a encore frappée ?

  50. Jean-Loup dit :

    Certes un peu long si l’on est pressé mais intéressant de lire jusqu’au bout.
    https://www.bbc.com/afrique/monde-59868419

    @Lithium
    Je reste convaincu que l’évolution marquée des comportements avec Omicron et le déplacement géographique des foyers épidémiques sont davantage responsables de notre situation que les différents sous-variants, mais c’est vraiment une intuition non étayée pour le moment. Pas encore pris le temps d’analyser l’évolution dans chaque département en corrélation avec le taux de vaccination, même si la carte géodes indique clairement un retard pour Paris, le Sud-Est et l’Outre-mer.

    Certains ont évoqué une chute drastique des ventes de masques depuis 2021, de savon en ce début d’année, la disparition du gel à l’entrée des lieux publics, mais je n’ai pas vu de rapport détaillé sur le sujet.

    En tout cas, le taux d’incidence : 100000 aura été impressionnant en ce mois de janvier :
    S01______S02______S03
    2570.0___4024.0___4861.5____0-9 ans
    4599.8___5520.3___6806.5___10-19
    5294.9___4161.4___4519.6___20-29
    3829.3___4284.3___5250.2___30-39
    3078.5___3516.4___4356.2___40-49
    2120.9___2085.2___2418.9___50-59
    1183.1___1092.6___1335.6___60-69
    _850.1____758.2____964.0___70-79
    _683.9____659.8____849.8___80-89
    _869.2___1052.4___1380.5____>90

    Tendance très mauvaise chez les très âgés car la 3e dose y est bien moins présente que ce l’on pouvait espérer avec 72.4 % chez les >80 en population générale, et 70.2 % chez les résidents en EHPAD. Difficilement explicable en EHPAD avec pourtant 93 % ayant reçu deux doses et un « aller vers » moins compliqué que dans une campagne reculée.

    Seulement 69.4 % de 3e dose chez le personnel de ces établissements malgré, là aussi, 94 % en deux doses. 🤔

      • Whynot dit :

        Oh là là, il manque le pictogramme « inflammable » sur le flacons, comme c’est « dangereux » ! Beaucoup disent qu’il faut arrêter d’infantiliser la population, mais dans le même temps si on ne met pas un dessin sur un flacon qui indique que l’alcool est inflammable, c’est « dangereux »……
        Il y a vraiment des réactions qui me laissent rêveur en ce moment…

      • Fred dit :

        C’est vachement utiles quand l’article ne nomme pas les gels non conformes ni ceux qui sont recommandable.

    • Whynot dit :

      @Lithium @Jean-Loup
      Toutes les raisons que vous avancez pour expliquer semblent contribuer à expliquer les observations, mais ça ne me semble pas totalement incompatible non plus avec l’émergence des sous-variants ^^
      Tant mieux si ce n’est pas le cas, mais vu l’hétérogénéité européenne j’ai un peu de mal à croire que nous serions les seuls à payer le prix des phénomènes sociologiques associés à ce que vous dites : nos voisins aussi sont revenus de vacances, ont l’effet week-end, une météo pourrave, et vraisemblablement une dispersion géographique et générationnelle. Pourquoi serions-nous presque les seuls chez qui ça provoque un pic presque sans fin ?

  51. Resphoina dit :

    Sa propagation est pourtant claire d’un point de vue phylogénétique, il écrase totalement BA.1 : https://nextstrain.org/groups/neherlab/ncov/21L.Omicron

    • NicoM dit :

      @Resphoina

      Ce qui m’interpelle dans ces graphiques c’est :

      – L’écrasante domination d’omicron en Eurasie alors que les autres souches résistent bien dans les autres continents (Est-ce un simple décalage temporel ? Facteurs génétiques ? Climatiques ? Hasard ?)

      – Le poids de l’Europe dans la pandémie ! Les autres continents sont bien moins touchés que nous… (Est-ce de part notre pyramide des âges ? Notre politique de tests ?)

      Intéressant tout ça, merci pour le lien.

      • Whynot dit :

        @NicoM

        – le facteur climatique me semble prégnant. Si omicron est de plus en plus comparé à la grippe ou même d’autres virus hivernaux, allons jusqu’au bout de cette comparaison : la grippe concerne l’hémisphère nord en hiver, l’hémisphère sud pendant « leur » hiver. Je ne serai pas surpris de voir omicron pointer le bout de son nez en hémisphère sud à partir d’avril-mai

        – le poids de l’Europe : vous n’évoquez pas un facteur qui me semble lui aussi prégnant, la densité de population. Sans doute pas l’unique facteur : la pyramide des âges, les habitudes de vie, la différence culturelle d’un point de vue du sanitaire, et sans doute bien d’autres encore (génétique ?) contribuent à ce constat.

  52. Fontvieille dit :

    Ah, si… Je me souviens, Courbe de Gauss, en cloche … C’est toi la cloche ! T’as toujours été nulle en maths !

    Bon, donc, je suis nulle en maths, mais c’est pas grave, y a les dessins.
    Graphes ! On dit graphes ! T’es vraiment nulle, hein !

    Bon, c’est expliqué en dessous, noir sur blanc, Au moins, je sais lire, c’est déjà ça.
    (Globalement, j’ai compris que ça risquait d’être mieux, mais c’est pas sûr. Et je n’ai pas compris QUAND, mais ce n’est pas grave.)

    Merci pour ces articles que je lis fidèlement, même si « je suis nulle en maths » .
    Merci aux contributeurs « bons en maths » qui forcent mon admiration.
    Ce commentaire risque d’être le seul que j’écrirai, je crains de rester « nulle…. »

    • NicoM dit :

      @Fontvieille

      Même si vous êtes « nulle en math » (ce qui reste à démontrer, je suis sûr que vous êtes meilleure que ce que vous pensez) vous pouvez apporter ici d’autres éclairages selon vos domaines de prédilections et de compétences !

      J’ai hâte de vous lire !

  53. Yann T dit :

    Je fais une petite contribution sur la hausse des contaminations. Un petit témoignage.
    Ma fille est en maternelle. Pas de masque. Pas de vacciné ( ou extrêmement peu).
    J’habite en Savoie, avec plus de 4000 cas pour 100 000 habitants depuis 1 mois ( en gros).
    Dimanche 16, deux cas positifs dans la classe.
    Nous décidons de ne pas la mettre à l’école, sur recommandation de notre médecin. Ce serait la mette « dans la gueule du loup ».
    Un semaine plus tard, 9 positifs, la moitié de la classe absente (25 élèves), donc possiblement les parents et les grands-parents en plus.
    En suivant le « protocole » (…) Nous devons faire des autotests à 0, 2 et 4 jours, sans retirer les enfants de l’école. Ce qui ne sert strictement à rien, Omicron étant fortement contagieux.
    Quand on regarde les taux d’incidences, ils sont le plus élevé chez les 0-9 et les 10-19.
    Cela me fait dire que le fait d’avoir allégé le protocole sanitaire dans les écoles est une erreur assez fondamentale dans la situation que nous traversons.
    Le choix qui a été fait par ce gouvernement est le pari de la contamination.
    Et ce sont encore les enfants qui paient le pari.

    • NicoM dit :

      @Yann T

      Et ils ont quoi comme graves symptômes les « enfants qui paient le pari » ?

      Pour ma part j’ai un enfant au primaire un autre au collège, depuis 3 semaines ils n’ont pas revu leurs grands parents, on fait en sorte de limiter le risque qu’ils les contaminent, et eux n’espèrent qu’une chose : attraper le covid pour avoir une semaine sans école…

      Mon grand s’est fait hier un RDV test à la pharmacie avec un copain car ils sont entourés de covid+ dont ils espèrent qu’ils les ont contaminés…

      Je reproche beaucoup de choses au gouvernement, mais s’il y en a bien une que je leur sait grée, c’est d’avoir maintenu les écoles ouvertes coûte que coûte. Les enfants n’ont pas à subir des retards d’enseignement pour soulager les angoisses des covidoflippés.

      • Ga dit :

        NicoM
        Nous touchons là à une problematique très personnelle : ceux que votre vision binaire du monde vous fait appeler les « covidoflippés » sont peut être des gens qui cohabitent avec des personnes à risque, ou qui en côtoient dans leur activité professionnelle et qui appréhendent de transmettre une maladie potentiellement grave à ces personnes, et qui n’ont pas envie que leur « petit dernier » soit celui par qui le drame arrive. Votre organisation personnelle vous permet d’éviter ce dilemme, tant mieux pour vous. Un peu d’empathie et de compréhension vis à vis d’autrui ne serait pas de trop parfois 😉
        Tout le monde a « une bonne raison » d’écrire ce qu’il écrit. Quelle est la bonne raison de l’interlocuteur ? C’est ça qui fait avancer à mon avis.
        Toujours cordialement,

        • Whynot dit :

          @Ga

          Merci pour ces paroles sensées et cette dénonciation de la binarisation des débats et du monde. Cette tendance semble s’installer durablement, et se manifester de plus en plus même ici, alors que ce blog était globalement jusqu’à il n’y a pas si longtemps un petit « sanctuaire » épargné par cette dérive.

        • Pierre dit :

          Juste un dernier message sur ce blog que j’apprécie pourtant depuis plus d’un an.

          Grand merci à NicoM : vous allez me faire gagner pas mal de temps à ne plus venir lire ici.

          Malgré les excellentes interrogations/projections/hypothèses émises ici par Ga, JCD, DLB, Lithium et j’en oublie, je suis exaspéré par les interprétations, approximations, déformations, extrapolations, moqueries de NicoM.

          Liste d’une petite partie des raisons de mon départ :
          -moqueries concernant le pêcheur
          – incrédulité / projections 200.000 cas journaliers de Covid
          – pics de cas annoncé chaque jour pour le lendemain depuis 5 semaines
          – jamais vu d’effet de rentrée scolaires ou mauvais protocole sanitaire à l’école sur les courbes de l’épidémie
          – déformer mes propos en disant que je veux masquer toute la société ad vitam aeternam
          – déformer les propos d’infectiologues ou d’autres intervenants ici, parfois en faisant mine de citer pourtant

          Pour ensuite se cacher derrière la « provoc », « sarcasme », « taquiner ».

          De toute façon le Covid est là pour encore très longtemps : la vague actuelle n’est nullement la dernière comme espéré par beaucoup.
          J’espère que ce soit par contre la dernière avec un tel impact sur le milieu hospitalier. Le futur dira si je suis pessimiste ou réaliste.

          Encore merci aux auteurs des articles réguliers et intéressants.

          • Jean-Loup dit :

            @Pierre

            Désolé de lire ce message. Merci pour tous ceux que vous avez postés précédemment depuis des mois car ils ont toujours été éclairants et constructifs.

          • NicoM dit :

            @Pierre, Ga, whynot, Jean-Loup

            Eh bien, je me prends une volée de bois vert à ce que je vois… Hier c’était les fleurs, aujourd’hui les tomates, les jours se suivent et ne se ressemblent pas…

            @Ga : mes propos sont donc binaires selon vous. Parce que dire « Le choix qui a été fait par ce gouvernement est le pari de la contamination. Et ce sont encore les enfants qui paient le pari. » Ça n’est pas binaire peut-être ? A la réflexion, moi je trouve que ça ressemble furieusement à un slogan politique plus qu’à un propos sincère. Mais laissons l’auteur s’en expliquer s’il le souhaite.

            Donc désolé, mais moi, dire qu’il faut priver les enfants d’école parce qu’un virus circule, ça m’énerve.

            Mais ce que je retiens, c’est qu’attaquer trop fortement des propos outranciers, ça ne fait que les renforcer au lieu de les contrecarrer. Ce sera une bonne leçon pour moi.

            @Pierre : Eh bien décidément, j’ai beaucoup de tares à ce que je vois : « interprétations, approximations, déformations, extrapolations, moqueries ». et donc je serais responsable de votre départ. Déjà me serais-je permis d’utiliser ces termes à votre égard que vous auriez raison de m’en vouloir. Mais bon, moi j’y ai droit apparemment. Vous feriez mieux de me dire quand je commet tous ces impairs, apparemment ça doit être facile tellement je suis mauvais…

            Donc vous me reprochez de (car je suppose que c’est à moi que vous vous adressez) :

            – moqueries concernant le pêcheur : Cette personne nous a tous insulté ici, je ne suis pas le seul à lui en vouloir.
            – incrédulité / projections 200.000 cas journaliers de Covid : je vous avais déjà répondu à ce sujet.
            – pics de cas annoncé chaque jour pour le lendemain depuis 5 semaines : Ah bon ?
            – jamais vu d’effet de rentrée scolaires ou mauvais protocole sanitaire à l’école sur les courbes de l’épidémie : oui, en effet, jamais eu de preuve. Prouvez le moi et je vous croirais.
            – déformer mes propos en disant que je veux masquer toute la société ad vitam aeternam : vous disiez que c’était souhaitable en cas de grippe, désolé mais voir des gens masqués tout les hivers, ce n’est pas un modèle de société qui me fait rêver. Ai-je le droit de le dire ?
            – déformer les propos d’infectiologues ou d’autres intervenants ici, parfois en faisant mine de citer pourtant : je n’ai jamais fait cela, si vous l’avez cru c’est que je me suis mal exprimé. Quand à déformer des propos, c’est le cas de tous, mes propos sont déformés également (la preuve) : en communication il y a l’émetteur et le récepteur d’un message, le récepteur déforme forcément le message selon ses propres filtres. C’est la vie.

            Bref Pierre, si je vous ai vexé j’en suis désolé, ne nous quittez pas pour ça, franchement ça n’en vaut pas la peine, la diversité des avis est importante ici, battez vous pour les vôtres !

        • Neuneu dit :

          Peut on avoir les 3 doses de vaccin le même jour si on ne l’a pas encore fait ?

    • phil dit :

      pourquoi, c’est grave que les enfants aillent à l’école, ce qui pose problème c’est surtout le nombrillisme de notre pays pensant qu’il fait face à un virus différent (omicron) que les autres pays. Les médecins précisent régulièrement que les décès sont liés à la vague delta de novembre et décembre.

  54. Ga dit :

    Et ne vous y trompez pas, je trouve essentiel que les écoles restent ouvertes, ne serait ce que pour maintenir un lien social et une pseudo normalité du quotidien. En revanche je ne me fais pas trop d’illusions sur les apprentissages alors que la moitié de la classe est absente et que les enseignants ne peuvent pas doubler leur journée pour faire efficacement du présentiel+ distanciel, en devant en outre contrôler les acquisitions au retour des enfants, lesquels n’ont pas toujours pu être aidés à la maison.

    • Whynot dit :

      @Ga

      J’ai dit un truc à peu près similaire hier, mais visiblement d’après ce qu’on m’a répondu les problèmes de l’école (y compris ce que vous mentionnez, donc) sont imputables aux enseignants, tous des fainéants incapables d’évoluer depuis 50 ans…

  55. Resphoina dit :

    @NicoM : Si on en croit les spécialistes japonais, ils ont récolté un sous-variant de Delta au mois d’août (contrairement au nôtre, plus proche de l’original). Ils y voyaient déjà un affaiblissement puis l’auto-destruction du virus les semaines passant. Au mois de novembre, ils se sont crus sortis complètement d’affaire et ont fermé les frontières pour rembarrer Omicron. Résultat des courses aujourd’hui, ça se propage comme jamais.

    Enfin, pour faire aussi un coup de 3615 MyLife Powered by Omicron, mon épouse l’a contracté le 10 janvier (rhume et picotement dans la gorge soudain). Je l’ai détecté par autotest avec la méthode de prélèvement d’Emma Hodcroft, puis confirmé antigénique et PCR. Zéro geste barrière à la maison, elle ne l’a refilé à personne. Les enfants ont toujours été négatifs (autotests tous les 2 jours, en bon citoyen responsable), idem de mon côté. Donc, le virus à R15, je veux bien, mais visiblement, il y a eu un souci génétique chez celui que ma femme portait. Quand j’entends l’autre jour une amie se mettre à pleurer au téléphone parce qu’elle était positive, que son mari et ses enfants ont dû quitter la maison… Pour rien, même pas le nez qui coulait. Il est grand temps de sortir de l’hystérie collective dans laquelle nous sommes plongés depuis quelques semaines. Parler de Covid avec Omicron me semble de plus en plus complexe, à mon sens.

    • NicoM dit :

      @Resphoina

      Votre phrase « Ils y voyaient déjà un affaiblissement puis l’auto-destruction du virus les semaines passant » m’interpelle. Un virus qui commence à circuler puis qui s’affaiblit tout seul ?

  56. Lithium dit :

    La plupart des choix politiques sont malheureusement des aberrations scientifiques et ça ne risque pas de s’améliorer avec l’approche de l’élection présidentielle.

    Exemple : les auto-tests.
    Les faux positifs sont rares (moins de 1%) donc si le test est positif, il y a une très forte probabilité de porter le virus sars-cov-2, et une très forte probabilité qu’il soit responsable des symptômes (même si aucune certitude absolue)
    Les faux négatifs sont beaucoup plus fréquents, 10% à 30%, surtout chez les asymptomatiques. Donc même si le test est négatif, on est très loin de la certitude de ne pas porter sars-cov-2.

    C’est clairement précisé : les autotests sont faits en priorité pour confirmer la présence de sars-cov-2 chez une personne symptomatique.
    En clair : on est malade, on veut savoir si c’est covid19 ou une autre chose, l’autotest est pertinent.
    Quel a été le choix fait par Blanquer pour les enfants CAS CONTACTS ASYMPTOMATIQUES à l’école ?
    Les autotests !
    et en plus une simple attestation sur l’honneur des parents est suffisante…
    et le pompon : un autotest négatif protégerait d’une infection dans les 7 jour suivants !
    Je veux bien que Blanquer soit hyper intelligent mais il faut alors reconnaitre qu’il le cache très très bien…

    Alors oui on peut invoquer le coté pratique : les labos étant saturés,on autorise la vente d’autotests en grandes surfaces et ça gagne du temps. Mais scientifiquement c’est une aberration.
    On utilise le mauvais outil et ça peut donner un faux sentiment de sécurité et favoriser les comportements à risque.
    C’est comme utiliser une bouée dans une voiture pour lutter contre les chocs : efficacité faible pour un objet qui est destiné à prévenir un autre risque.

    Précision sur les écoles : je ne généralise pas mon cas personnel mais j’ai 2 enfants de -12 ans qui sont cas contacts toutes les semaines, voir plusieurs fois par semaine, depuis mi-décembre (et un positif en décembre).
    Alors c’est peut-être formidable de garder les écoles ouvertes en France (Cocorico on est encore les plus forts !) et le MEDEF est ravi que les « garderies » restent ouvertes mais en réalité leur école était surtout 2/3 vide début janvier et les enfants ont en moyenne raté 2 à 3 semaines de cours (hors vacances officielles) sur les 2 derniers mois, en ordre dispersé. Et les parents ont perdu un temps énorme à aller chercher les enfants en « urgence », les tester, les ramener à l’école, et cela parfois plusieurs fois par semaine ! Sans parler du stress que cela génère pour les enfants.
    Résultat : parents, enseignants, MEDEF, tous pas contents = protocole scolaire changé tous les 4 jours pour que les écoles restent ouvertes malgré tout.
    Et on s’assoie en silence sur les mesures soit-disant ultra efficaces de fermeture de classe annoncées en grande pompe il y a quelques semaines à peine, dès le premier cas positif, puis avec 3 cas positifs (pourquoi 3 ?) puis, puis, puis… ho bah on laisse faire… Une déclaration sur l’honneur et c’est bon.
    C’est un véritable casse-tête pédagogique (et logistique) et les programmes n’avancent plus depuis début janvier, le personnel enseignant se contentant de faire des révisions aux quelques élèves présents pour ne pas pénaliser la majorité des enfants absents.
    A comparer avec des vacances allongées par une ou 2 semaines d’école à la maison organisées et planifiées, avec des instit’ en télétravail plutôt qu’en classe devant 5 élèves présents, mais que beaucoup jugeaient néfastes pour le sacrosaint « équilibre » des enfants (je propose donc de supprimer les vacances car l’isolement va les traumatiser !)
    Je ne dis pas que ça aurait été la solution miracle pour arrêter l’épidémie mais ça aurait été probablement plus efficace, à la fois dans la lutte contre la propagation et pour la continuité pédagogique, car avec la solution choisie le retard d’enseignement est réel et l’impact sur l’épidémie ridicule.

    • Whynot dit :

      @Lithium

      Comme à Ga un peu plus haut, dites vous que tout ça c’est la faute à ces feignants d’enseignants, pas au ministre et surtout pas à la pandémie 😉
      C’est pas plus simple, comme ça ? On désigne le bouc émissaire redondant et idéal puisqu’il ne peut pas vraiment se défendre, on crache son fiel et tout de suite, ça va mieux. Les problèmes ne sont pas résolus, mais au moins à titre individuel ça soulage et c’est bien là l’essentiel. Non ? Ah bon…

      • Lithium dit :

        @ Whynot

        Bien au contraire, les enseignants, pour l’immense majorité, se bougent et font au mieux, avec les moyens du bord car étant quasi abandonnés à leur sort par leur ministère, qui en plus leur complique les choses avec ses protocoles « girouettes ».
        Ils se retrouvent un peu dans la même situation que le personnel soignant : manque de moyens, encore et toujours (où sont les capteurs de CO2 promis ? les 600 000 tests salivaires promis ? les masques ?) donc ils bricolent.
        Et bien souvent ils ne comptent pas les heures et font du télétravail pour les élèves absents en plus de la journée de cours devant une classe moitié vide.

        C’est vrai que c’est plus simple d’hurler sur quelques cas.
        Le « fonctionnaire bashing » fonctionne toujours très très bien en France, largement alimenté par une bonne partie de la classe politique dont pourtant on peut avoir des doutes sur leur usage de l’argent public… (coucou Mme Fillon)

        Mais là je crois qu’on est en plein hors sujet

        • Whynot dit :

          @Lithium
          C’était du sarcasme au-dessus, pardon si ce n’était pas perceptible. Il est bien évident que je vous rejoins sur tout ce que vous dites, je le vis au quotidien… Bon nombre de mes collègues sont dans un état d’épuisement physique et moral depuis plus d’un an, c’est la réalité. Ceux qui se complaisent de la situation et sont aux abonnés absents, ils existent mais c’est évidemment une très maigre minorité. Mais ce sont eux qu’on pointe du doigt pour généraliser à tous !
          Vous avez raison, c’est hors sujet mais ça a tout de même le mérite d’être évoqué puisqu’il s’agit tout de même d’une conséquence directe de la pandémie 😉

    • Lithium dit :

      Oups j’ai fait un peu long.

      Pour plus de détails :
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/01/12/efficacite-des-autotests-attestations-sur-l-honneur-les-limites-du-nouveau-protocole-sanitaire-a-l-ecole_6109198_4355770.html

      et où sont donc passés les tests salivaires promis pour les écoles ?
      Surtout qu’ils sont particulièrement efficaces avec Omicron, c’est dommage, en plus d’utiliser le moins bon outil, on teste en plus toujours à retardement…

      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/covid-19-pourquoi-les-tests-salivaires-ont-ils-disparu-des-ecoles_2165936.html

      Je ne retrouve pas l’article concerné mais de mémoire les mesures de tests actuels auraient un impact d’environ 5% sur la propagation. Des tests salivaires systémiques toutes les semaines pourraient avoir un impact de 30%.
      Et en terme de coût et de logistique, un test salivaire organisé par semaine c’est mieux que 3 autotests nasopharyngés.

    • NicoM dit :

      @Lithium

      Vous dites « un autotest négatif protégerait d’une infection dans les 7 jour suivants ! » il faut refaire un autotest à J+2 et J+5 donc pourquoi 7 jours ?

      « j’ai 2 enfants de -12 ans qui sont cas contacts toutes les semaines, voir plusieurs fois par semaine, depuis mi-décembre » Alors moi un en primaire et un au collège, j’ai eu 2 situations de « cas contact » pour le petit et 1 pour le grand, et pourtant je suis dans un Département assez touché. Bizarre un tel écart ! (Je ne mets pas votre parole en doute, mais comment est-ce statistiquement possible ?).

      Plus globalement, concernant les procédures, je comprends tout à fait que le gouvernement ne puisse pas appliquer le protocole delta avec l’omicron, au vu du niveau des contaminations, parce qu’ils craignaient un pays à l’arrêt total, y compris pour des choses essentielles telles que la fourniture alimentaire ! L’angoisse…

      Les vacances scolaires auraient peut-être pu être prolongées d’une semaine, cependant, je ne suis pas sûr que ça ait changé grand chose à la situation épidémique actuelle…

      • Lithium dit :

        D’après le protocole Blanquer, (dernière version en date ou ça a encore changé ? (il me semble plutôt que c’était pour un test PCR) : si on a un enfant a un test négatif et qu’il est de nouveau déclaré cas contact ensuite, pas besoin de se tester de nouveau si c’est à moins de 7 jours d’écart !
        Donc d’après Blanquer, le fait d’être testé négatif protégerait pendant les 7 jours suivants puisque même de nouveau cas contact, il n’y a pas besoin de se faire tester.

        Si quelqu’un peut m’expliquer scientifiquement comment un test biochimique offre une protection viral durant les 7 jours suivants…

        Oui je suis de mauvaise fois : on va dire que c’était pour éviter la saturation des labos et aussi pour éviter de déclarer trop de cas positifs dans les écoles…

        Aller, si vous voulez rire (ou pleurer) sur notre pseudo prix Nobel sorti de l’université d’Ibiza, un petit florilège de ses approximations :
        https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/01/27/blanquer-les-ecoles-et-le-covid-19-deux-ans-de-declarations-approximatives_6111204_4355770.html

  57. Cromorne dit :

    A propos des effets à moyen terme de la vaccination:

    https://journals.lww.com/greenjournal/Fulltext/9900/Association_Between_Menstrual_Cycle_Length_and.357.aspx

    Pourquoi cela n’a pas été vu lors des essais cliniques ?
    Encore inutilement de l’eau au moulin des anti-vax.

    • Whynot dit :

      @Cromorne

      Parce que ça n’a pas été cherché, peut-être, tout simplement ? « On ne cherche que ce qu’on trouve »…

    • J dit :

      Avez vous lu l’article que vous indiquez ?
      Conclusion :Coronavirus disease 2019 (COVID-19) vaccination is associated with a small change in cycle length but not menses length’.
      +1jour en moyenne de durée de cycle, pas de modification de la durée des règles -> il n’y avait pas grand chose à détecter.

    • Lithium dit :

      @ Cromorne

      Ma réponse semble ne pas être passée, donc désolé si ça finit par apparaître en double.

      Effet du vaccin ou effet Nocebo ?
      Les effets secondaires, surtout bénins, sont souvent psychosomatiques et plus générés par le stress de la vaccination, stress lui-même causé par tout le battage médiatique sur les effets secondaires, que par le vaccin lui-même.

      On peut parler de prédiction autoréalisatrice, comme les infimes pics de naissance lors des pleines lunes, qui ne concernent que les personnes qui y croient et s’informent du cycle de la lune.

      https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/vaccin-anti-covid-effet-nocebo-derriere-76-effets-indesirables-vaccins-anti-covid-19-96224/

    • PhD dit :

      @Cronorme

      Voici la conclusion de l’étude (traduction Google) :

      « Nos conclusions sont rassurantes; nous ne trouvons aucun changement cliniquement significatif au niveau de la population dans la durée du cycle menstruel associé à la vaccination COVID19. Nos résultats appuient et aident à expliquer les autodéclarations des changements dans la durée du cycle. Les personnes recevant deux doses de vaccin COVID-19 au cours d’un seul cycle semblent connaître un changement de durée de cycle plus long mais temporaire. La vaccination contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) n’est pas associée à des changements dans la durée des règles. Des questions subsistent sur d’autres changements possibles dans les cycles menstruels, tels que les symptômes menstruels, les saignements imprévus et les changements dans la qualité et la quantité des saignements menstruels. »

      La différence la plus importante de la durée du cycle atteint 2 jours quand les injections ont lieu dans le même cycle menstruel,  » ce changement s’est rapidement atténué dans les deux cycles post-vaccinaux » .

      L’étude élimine un stress dû à la pandémie car les non vaccinées ne sont pas concernées par ces petites modifications. Par contre le stress de la piqure n’a pas pu être mesuré dans la mesure où il n’y a pas eu de placebo injecté au non vaccinées. Difficile donc de dire si ces petites modifications temporaires sont dues à la piqure ou au produit injecté lui-même.

      Bref, au final, cette étude bien faite confirme les donnée épidémiologiques déjà connues.

      Des signalements de troubles menstruels ont été très nombreux dès le début de la vaccination.

      Comme il est dit dans la discussion, « Cette recherche aborde directement les préoccupations soulevées par les auto-déclarations via le VAERS et le discours public. (…) Les auto-déclarations sont utiles pour identifier rapidement des signaux potentiels ou des événements indésirables rares, mais elles sont limitées par d’importants biais de confusion et de notification. Les points forts de notre étude comprennent des données sur le cycle menstruel collectées de manière prospective, ce qui limite le biais de rappel, un groupe témoin d’individus non vaccinés et un ajustement pour les facteurs sociodémographiques associés au statut vaccinal et aux changements du cycle menstruel (par exemple, l’âge, l’IMC).

      Les antivax n’ont donc pas grand chose à se mettre sous la dent. Au contraire, pour moi, cette étude confirme l’absence d’effet secondaire délétère sur le cycle menstruel.

  58. Daniel Le Breton dit :

    @ Lithium

    A propos du BA2. Je viens de regarder les pays européens dont j’analyse les données de contamination. La grande majorité a vu la vague BA2 (je fais l’hypothèse que c’est elle puisque ça correspond au cas confirmé du Danemark) démarrer la dernière semaine de décembre.

    Pour l’UK c’est la semaine d’avant, pour la France c’est la semaine d’après. En jetant un œil aux régions on peut voir les deux vagues, et pourtant en Ile de France on peut la qualifier de petite. Elle y démarre aussi la première semaine de janvier comme pour la moyenne nationale. Pourquoi si tard alors que la région a vu le BA1 avec une dizaine de jours d’avance par rapport à la moyenne nationale.

    Les deux variants (BA1 et BA2) voyageaient-ils ensemble ou séparément, je n’ai aucune idée sur la question. Le second apparaît-il nécessairement à la suite du premier, comme une mutation fatale en quelque sorte, même problème sans réponse à ce jour.

  59. Cromorne dit :

    @PhD 27 janvier 2022 à 15 h 18 min, et autres

    J’ai bien lu la conclusion.

    Pour évacuer tout malentendu, je suis pour la vaccination, triplement vacciné, impressionné par les exploits de Pasteur, et de BionTech, et, j’espère, non complotiste.

    Néanmoins je n’arrive pas (encore) à me sortir de la tête, que l’on balaie très vite d’un revers de main toute possibilité de conséquences à long terme de la vaccination proposée. Cette étude n’est pas faite, même si l’on peut considérer qu’elle confirme l' »absence d’effets secondaires délétères », pour me vider le coin de ma tête dans lequel est enfoui que tout cela s’est fait très vite. Au grand bénéfice de milliards de personnes, bien entendu.

    • Whynot dit :

      @Cromorne
      Cette inquiétude, comme pour tout médicament, est légitime. Mais vous dites « l’étude n’est pas faite » : ben non, forcément, puisqu’on parle du long terme et qu’on entre à peine dans le moyen terme !
      Le long terme, c’est la pharmacovigilance, et elle est particulièrement surveillée dans le contexte des vaccins.

    • PhD dit :

      @Cronorme

      Je n’ai jamais pensé que vous étiez complotiste. Mais les complotistes arrivent à vous faire douter. C’est normal.

      Aucun effet secondaire à long terme dû à une vaccination n’est survenu dans un délai supérieur à 2 mois après, et nous avons suffisamment de doses injectées pour avoir identifié les complications rares ou exceptionnelles. Par ailleurs, la quantité d’ARNm injectées lors de la vaccination est sans commune mesure avec celle que vous avez lors d’une contamination par le virus. Il faut donc être beaucoup plus inquiet des complications de la maladie que de la vaccination… Videz donc le coin de votre tête qui est encombré par vos doutes !

  60. Whynot dit :

    @NicoM
    Je crois que vous récoltez tout simplement le fruit de votre « véhémence », de votre volonté de vous « battre pour votre avis ». Ceux qui se retrouvent dans votre position souvent très tranchée et votre vision souvent binaire (si si, ne le niez pas je vous prie) vous lancent des fleurs, ceux qui s’y retrouvent moins peuvent le percevoir comme une « agression intellectuelle » et à force d’accumulation, c’est la volée de bois vert…

    Je ne serais pas aussi véhément dans ce que vous reproche Pierre, car ce serait trop binaire de croire que vous n’êtes qu’un parfait idiot bardé de tares. Néanmoins, « déformer les propos d’infectiologues ou d’autres intervenants ici », si, vous l’avez fait, notamment avec les miens et je n’arrête pas de vous le reprocher !! Dire que je suis inquiet de l’apparition d’un nouveau variant est une déformation de mes propos. Dire que l’élaboration de nouveaux médicaments plus performants est uniquement dû à une motivation économique est une déformation des intentions de nombreux scientifiques.

    Je ne vous fais aucun procès d’intention : comme vous le dites très bien il est évident que les propos de l’émetteur sont parfois interprétés par le récepteur à travers un prisme qui décale légèrement le point de vue émis. Néanmoins, entre interprétation et surinterprétation ou déformation, il y a tout de même un fossé.

    Je vous le dis, j’ai souvent plaisir à échanger avec vous car ce que vous dites est très souvent pertinent et me permet d’affiner ma propre réflexion. Je peux toutefois vous faire le reproche de ne (presque) jamais modifier votre position, souvent « militante », d’ailleurs, alors que tout suggère que vous devriez peut-être concéder un peu de terrain à l’interlocuteur. Toujours pas convaincu de l’effet rentrée car vous n’avez pas de preuve ? Il est je pense très difficile d’en obtenir, néanmoins l’allure de la vague omicron semble toutefois parfaitement illustrer ce phénomène. Et pas qu’en France. Ce n’est pas une preuve scientifique, mais parfois les constats les plus simples sont aussi ceux auxquels on doit accorder la plus grande importance puisqu’ils semblent permettre d’expliquer en grande partie un phénomène : c’est alors un postulat ou un axiome. Sans eux, pas de relativité générale, par exemple !

    Bref, tout ceci est hors sujet mais si on perd peu à peu tous ceux qui participent à la « fourmilière » (vous compris), le blog va pouvoir être fermé car il ne servira plus à rien, et ce serait bien dommage.

    • NicoM dit :

      Peut-être whynot, peut-être… Personne n’est parfait, je m’en excuse.

      Par contre, expliquez moi « l’allure de la vague omicron semble toutefois parfaitement illustrer ce phénomène » parce qu’en toute sincérité, je ne vois absolument pas sur la courbe ou se situerait un effet rentrée, ou vacances.

  61. Cromorne dit :

    @Whynot 27 janvier 2022 à 10 h 51 min

    « le facteur climatique me semble prégnant »

    Je me demande si ce n’est pas plus nos habitudes de vie, de conditions et de qualité d’habitat, en fonction du climat, que le climat en lui même. On trouve à longueur de vague le Haut-Rhin, et les Bouches du Rhône largement touchés, alors que le climat y est différent. Ou en dézoomant, la pandémie aurait dû exploser en Scandinavie.

    • Whynot dit :

      @Cromorne

      « Prégnant » ne veut pas dire « unique » : vos remarques sont très pertinentes, mais ce n’est pas incompatible je crois. Pour les cas particuliers on peut sans doute trouver d’autres facteurs plus importants qu’ailleurs : la densité de population dans le 68, le 13 ou le 69 sont bien au-delà de la moyenne nationale. Ce facteur-ci dépasse peut-être le facteur climatique pour ces départements.
      Pour les pays scandinaves, déjà, la culture est très différente de chez nous (on rejoint vos « habitudes de vie », et j’y associe une plus grande conscience collective) et vu qu’il y fait froid bien plus longtemps (et bien plus !) qu’en moyenne en France, l’occurrence des virus hivernaux y est sans doute plus importante, leur système immunitaire mieux entraîné, les vagues plus étalées. Et là aussi, la densité de population n’est en rien comparable avec la nôtre.

      Bref, multifactoriel j’en suis convaincu mais pour expliquer la disparité mondiale à l’échelle des continents, le facteur climatique me paraît très important (ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté que SARS-CoV2 « préfère » le froid au chaud).

  62. Whynot dit :

    @NicoM
    Bien d’autres intervenants ont suggéré diverses explications aux rebonds, pic dans le pic ces dernières semaines : je ne parle pas juste d’effet rentrée, mais aussi d’effet vacances, et d’effet « comportement particulier » (ie fêtes de fin d’année) :
    – contaminations en hausse quelques jours après le début des vacances (arrivée d’omicron)
    – envolée des contaminations immédiatement après Noel (homogénéisation territoriale et générationnelle)
    – « baisse de la hausse » (vous me suivez ? ;)) entre le 30/12 et le 02/01 (homogénéité quasi-atteinte)
    – re-envolée quelques jours après le Nouvel An (et donc aussi après la rentrée, re-belote pour le phénomène d’homogénéisation territoriale et générationnelle).
    – très forte évolution des taux d’incidence chez les 0-9 ans et 10-19 ans (les élèves) quelques jours après la rentrée, suivie quelques jours plus tard par une tout aussi forte évolution chez les 30-39 ans (les parents), alors que les autres tranches d’âge sont moins concernées (elles le sont un peu plus tard encore). J’avais vu passer de beaux graphes qui montraient bien ça, je n’arrive pas à remettre la main dessus, désolé…

    Tout ceci est « au doigt mouillé » et assez simpliste, il est évident que ce n’est pas l’unique explication mais il me semble certain qu’elle contribue largement. Je suis par ailleurs persuadé que les variations des dérivées sont plus sensibles encore aux variations que j’indique.

  63. Cromorne dit :

    @PhD 27 janvier 2022 à 16 h 22 min

    Je n’ai pas besoin des complotistes pour douter de moi même !

    Pour les effets secondaires et nos connaissances, je me demande s’il ne faut pas être prudent: ce virus nous a beaucoup surpris.
    Il reste aussi le phénomène de Covid long, particulier par rapport à d’autres maladies, qui montre que l’influence du virus (par les ARNm) peut être à plus long terme justement ? Existe t’il des cas de Covid longs apparus à distance dans le temps par rapport à l’infection ?

  64. Cromorne dit :

    @Whynot 27 janvier 2022 à 17 h 07 min

    Je souhaite apporter les éléments supplémentaires dans cette discussion.

    Le MERS est resté cantonné dans les pays du Moyen-Orient, et malgré quelques cas, ne s’est pas développé dans les pays plus froids.
    A la louche, la densité en habitants d’Oslo ou du comté d’Akershus est semblable à celle du haut-Rhin, pourtant il y a trois fois plus de décès dans le Haut-Rhin que dans la Norvège entière.
    Que le climat soit un facteur déterminant est une chose; cependant je pense qu’il y en a d’autres, prépondérants, lorsqu’on voit les différences entre deux pays voisins comme l’Allemagne et la France. Réduire cette différence à l’influence du climat nous prive de leçons à retenir (si certains en ont l’intention) pour d’autres épidémies. Et là vraiment, ça m’intéresserait énormément.

    • Whynot dit :

      @Cromorne
      Ah mais je ne réduis rien, je prends bien soin de dire que les différences observées sont multifactorielles.
      Quant au climat, il faut replacer mes dires dans le contexte : à l’origine c’était juste une hypothèse émise suite au questionnement de NicoM « pourquoi ça flambe autant en Eurasie et pas trop ailleurs ? »
      A l’échelle continentale, donc. Je ne me permettrais pas d’avancer quoi que ce soit comme influence climatique à une échelle plus zoomée !
      En revanche, permettez moi de trouver que comparer le Haut-Rhin à la Norvège en terme de décès n’est pas très pertinent : les taux d’incidence n’ayant rien de comparable (pas que pour Omicron), forcément les dégâts sont eux aussi incomparables.

    • PhD dit :

      @Cromorne

      Pour le MERS le climat ne semble effectivement pas en cause. Les dromadaires, si :

      https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/middle-east-respiratory-syndrome-coronavirus-(mers-cov) :

      « Bien que la majorité des cas de MERS chez l’homme soient attribuables à une transmission interhumaine dans les établissements de soins, les données scientifiques actuelles semblent indiquer que le dromadaire est un hôte réservoir majeur du MERS-CoV et une source animale de l’infection chez l’homme. Toutefois, le rôle précis que jouent ces animaux dans la transmission du virus et le mode exact de transmission ne sont pas connus. »

      et :

       » Le MERS-CoV est un virus zoonotique, ce qui signifie qu’il se transmet de l’animal à l’être humain. Des études ont montré que l’être humain contracte l’infection par contact direct ou indirect avec des dromadaires infectés. On a retrouvé le MERS-CoV chez des dromadaires dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte, Oman et le Qatar. Des anticorps spécifiques de ce virus (signe d’une infection antérieure de l’animale) ont été identifiés chez des dromadaires au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud.

      Les origines de ce virus ne sont pas entièrement connues, mais l’analyse de ses divers génomes laisse penser qu’il proviendrait à l’origine des chauves souris et qu’il a été transmis aux dromadaires dans un passé lointain. »

  65. MCC dit :

    Bonjour,

    Si le climat (froid et humide) était une variable si importante dans la diffusion d’Omicron, comment peut-on expliquer un taux d’incidence supérieur à 5000 à la Réunion actuellement, avec une trajectoire qui ressemble à celle de la métropole ?

    le taux de vaccination ?

  66. jsp dit :

    à Cromorne
    Existe t’il des cas de Covid longs apparus à distance dans le temps par rapport à l’infection ?
    Oui!
    de nombreux Covid-longs n’apparaissent pas dans la foulée de l’infection initiale, mais en décalé (plusieurs semaines après)
    et pas forcément en rapport avec une infection aiguë forte
    pas le temps de chercher les articles tout de suite , mais le phénomène est observé.

    • PhD dit :

      @Cronorme.

      La HAS précise que 3 critères qui définissent les patients souffrant de symptômes prolongés de Covid-19 :
      – ils ont présenté une forme symptomatique de Covid-19 ;
      – ils présentent un ou plusieurs symptômes initiaux 4 semaines après le début de la maladie ;
      – aucun de ces symptômes ne peut être expliqué par un autre diagnostic.

      Voir tous les détails sur les Covid longs :

      https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14678

  67. gilbert gabillard dit :

    ( …sauf si votre interlocuteur est derrière une plaque de BA13 très épaisse).

    le BA 13 fait 13mm d’épaisseur.

    S’il est fin 13mm…s’il est épais 13mm aussi !!

    Gilbert

    pour le reste : bravo

  68. MrFish dit :

    Bonsoir,
    Merci à tous pour vos très intéressantes modélisations, et vos commentaires, votre humour, et parfois vos élucubrations intempestives, qui permettent de contextualiser, raisonner et matricer ce que nous pouvons entendre, ressentir et constater.
    Je suis vos pages depuis quelques temps, muet (comme mon pseudo l’indique).
    J’ai des questions non pas épidémiologiques – je n’y connais rien, je suis consultant en stratégie spécialisé en recherche et innovation, mais épistémologiques (j’ai vu des bouts de débats là-dessus, plus haut).
    Est-ce le lieu ? Dites-moi, je ne voudrais pas encombrer…
    Mille mercis.
    S.

  69. PhD dit :

    Bonsoir,

    Pour info, voici un état des lieu de l’épidémie chez les enfants fin 2021 et tout début 2022 :

    https://www.vidal.fr/actualites/28626-covid-19-etat-des-lieux-de-l-epidemie-en-pediatrie.html

  70. GM dit :

    Salut à tous,
    je vous trouve bien agité et agressifs !!!
    Les chiffres doivent être relativisés. Ce n’est pas la même maladie que précédemment.

    Les cas explosent ! Arrêtons de tester les non- symptomatiques, puisque on ne veut plus isoler (on ne peut plus isoler). Et puis: on n’a aucun recul sur ce type de chiffres: c’est la première fois que l’on teste aussi largement, qu’en serait il si on tester la grippe en année non COVID !

    Les chiffres d’hospitalisation explosent ! Mais il n’ont plus de sens. Beaucoup (j’avais envisagé 20 %, mais c’est peut être plus !) de personne hospitalisés en service COVID sont des patients ayant une pathologie X avec un PCR positive sans grand lien avec la pathologie X.

    La mortalité COVID ? pareil. Il y a en moyenne 1800 décès en France tous les jours. Le taux de positivité est actuellement de 28%. La plupart des testés sont asymptomatique. On peut donc dire que 1 français sur 5 à une PCR positive. Donc … Si on teste les morts, il devrait y en avoir 360 par jours avec une PCR positive !

    Le seul chiffre fiable est le nombre de réa. qui est stable ou qui baisse. Restons calme. Les chiffres actuels n’ont aucun sens. Il faut sortir de la frénésie testante (ne tester que les malades) et de l’hystérie communicante.

    • Lithium dit :

      @ GM

      hop hop hop : biais de raisonnement détecté 😉
      Vous voulez tester les morts : ok pourquoi pas.
      mais affirmer que le taux de positivité des personnes testés est transposable à l’ensemble de la population, et donc aux personnes décédées, c’est non !

      La population testée et comptabilisée (donc hors autotests) n’est pas représentative de la population globale.
      Une grande partie des personnes testées le sont car cas contact : ça biaise totalement le caractère aléatoire de la population testée, car on a logiquement plus de probabilité d’être positif en étant cas contact (même si actuellement quasi tout le monde est cas contact…).

      Pire : depuis le boom des autotests, une part non négligeable des tests PCR ne font que confirmer des autotests positifs, or l’efficacité des autotest sur les cas positifs est très bonne (99%) donc la probabilité que le test PCR soit ensuite positif est aussi de 99% (en fait pas tout à fait car il faut aussi tenir compte de l’efficacité du test PCR mais je passe sur les raffinements mathématiques)
      ça peut d’ailleurs en partie expliquer le taux de positivité record actuel.

      Sinon pour suivre la surmortalité (ou sous mortalité) globale en France :
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/4923977?sommaire=4487854

      L’année 2020 commençait plutôt très bien…

  71. MrFish dit :

    Bonsoir,
    Si vous le voulez bien, quelques questions épistémologiques/méthode…
    Je comprends ce mouvement humain de modéliser tout pour en tirer des conclusions et d’affiner pour que ce soit reproductible, donc utilisable à fins de décision. Et c’est un fondement de la science… jusqu’à réfutabilité.
    On en a bien besoin, on cherche des comparables, des points d’appuis, pour comprendre ou décider.
    Mais passé ce besoin, pour entrer dans l’épistémologie, depuis quand arrive-t-on à modéliser le vivant. Sait modéliser la croissance d’un arbre, d’un animal, d’un enfant, le changement climatique ?
    Arrive-ton à modéliser la durée de présence « en société » d’un virus par des « gaussiennes » ? Avec des modèles simples ?
    Je crois nullement que nos modélisations soient capables de simuler un truc aussi complexe que l’expansion d’un virus dans un contexte sociétal…
    Pourquoi ne pas affiner avec des « options réelles » ou par des méthodes Monte-Carlo qui seraient plus intéressants. On pourrait mieux simuler : le climat, les individus, les concurrences de variants ?
    Tous ces modèles sont couramment utilisés en micro-économie – j’ai vu le débat là-dessus 😉 Reconnaissons que cette discipline a plus d’avance qu’en épidémiologie et en climatique, quant aux modèles ! (Seulement)
    Je suis assez sidéré de voir des modélisations officielles (I. Pasteur) ne prendre en compte que des modèles paramétrés simples – de rang 1, sans « option réelle », avec de multiples biais de conception, qui ne génèrent que des courbes de la première expression, donc ne reprenant que leur paramétrage initial !
    On n’a même pas pensé à « actualiser » – en quelque sorte.
    Je ne parle même pas d’analyser les événements en utilisant des algorithmes réconciliant causalité et statistiques pour déterminer les impacts des vaccins ou de la baisse naturelle de létalité du virus.
    Bref, je ne suis ni pur statisticien ni pur matheux, mais j’espère que nos gouvernants ont d’autres armes plus évoluées que les nôtres pour comprendre les phénomènes en cours et décider en toute connaissance de cause.
    Allez chercher ces modèles financier/marché plus performant, on devrait bien rigoler.
    Bonne soirée !

    • Kiki dit :

      Moi j’ai comme l’impression que les études dites scientifiques de Pasteur ne sont là que pour justifier a posteriori les décisions du gouvernement. Vincent Pavan du CSI s’est penché sur leurs études et n’a pas été vraiment impressionné, équations mal équilibrées, paramètres définis à la louche, résolution peu convaincante, il les a même trouvées frauduleuses…et a porté plainte
      https://reinfoliberte.fr/plainte-contre-x/
      Après chacun se fait son idée…

      • Philippe Brouard dit :

        Bonjour @Kiki

        Je suis navré, votre commentaire mettant en doute le travail de l’Institut Pasteur me désespère. Votre raisonnement ne tient pas debout car l’Institut Pasteur publie régulièrement des documents et communiqués avant les décisions du Gouvernement, voir notamment https://modelisation-covid19.pasteur.fr/ .

        Ensuite préférer nous mettre un lien vers un site « tout beau tout neuf », qui n’a donc que très peu de référence solide pour suggérer de la confiance, et qui ressemble plutôt à quelque chose de complotiste, là je dis stop ! Je ne dis pas que ce genre de site n’a pas le droit d’exister. Au début CovidTracker.fr c’était aussi « tout beau tout neuf », sans références. Mais disons que la confiance ça se gagne. ReInfoLiberte, je n’ai pas confiance, surtout si c’est pour s’attaquer à un établissement qui a l’Institut Pasteur fondé en 1888.

        Voilà, votre commentaire pourrait passer aussi à la trappe de la modération. Je n’en fais rien, je laisse en place. Disons que votre intervention illustre comment des mouvements (que je qualifierais de douteux) poussent sur internet en tentant de retourner le cerveau des gens. C’est craignos. Enfin, l’identité visuelle de ce site web me fait tout simplement penser à une secte. J’aime pas, vraiment j’aime pas.

        • Whynot dit :

          @Philippe Brouard
          Je vous rejoins totalement dans votre désespoir… Pour info, ce site est un dérivé de reinfocovid, vous savez, le truc initié par l’agité et influent docteur antivax Louis Fouché, où l’on trouve une multitude de désinformation sur fond de complotisme.

        • Kiki dit :

          Je vous ferai remarquer que je ne suis pas aussi péremptoire que certains dans mon expression : « impression » « chacun se fait son idée », je porte juste à connaissance l’avis étayé de Pavan et il me semble que c’est une démarche scientifique que de douter, la science n’est pas une religion où l’on peut excommunier en discréditant les personnes et en traitant de complotiste ce qui ne vous convient pas, et que le caractère politique des publications du comité scientifique sous couvert de Pasteur avait été déjà abordé sur ce blog et approuvé par l’un de vous (je ne sais plus lequel de vous trois). En tous les cas aujourd’hui beaucoup de médecins de mon entourage (qui au départ étaient dans la doxa) s’accordent à dire que maintenant tout cela n’est plus sanitaire mais est devenu politique.

          • Whynot dit :

            @Kiki
            Personnellement ce que je désigne comme complotiste n’est pas « ce qui ne me convient pas » mais bien « ce qui relève d’une fausse information étayée par des méthodes pseudo-scientifiques qui n’ont rien de scientifique ».
            Vous avez raison, le doute est l’apanage de la Science et est bien une démarche scientifique. En revanche, ce n’est pas le rôle de la Science de déterminer si les publications du comité scientifique sont entachées d’un biais politique : c’est une démarche politique, et non scientifique !
            Quand une source reconnue comme « assimilée complotiste » se targue d’avoir une démarche scientifique, pardon mais je n’y accorde aucune espèce d’importance… Je ne dis pas que tout est faux dans leurs conclusions, mais le point de vue est tellement biaisé qu’il m’est difficile de croire à la pertinence des propos…
            Et puis bien sûr, les publications du comité scientifique ont une portée politique. C’est évident car c’est son rôle : apporter un éclairage scientifique adressé aux politiques qui prennent les décisions. Une même démarche scientifique peut amener à diverses conclusions politiques, et on le voit bien concernant la gestion de la crise, différente d’un gouvernement à l’autre.

            • Kiki dit :

              Je trouve néanmoins très dommage que votre équipe de modelisateurs ne se soit pas penchée sur les études de Pasteur pour les analyser scientifiquement et répondre à Pavan pour démonter si nécessaire son analyse. Ce serait beaucoup plus constructif que de déclarer Pasteur intouchable et Pavan infréquentable. C’est en lisant toutes les opinions et raisonnements qu’on peut faire son avis. Moi même je vous lis toujours avec intérêt, même si je trouve que certains en font de trop dans l’acharnement covidiste.

              • Whynot dit :

                @Kiki
                Il va vraiment falloir détailler ce que vous appelez « l’acharnement covidiste », honnêtement je ne vois pas de quoi vous parlez…

              • JCD dit :

                @Kiki
                Les études de Pasteur sont largement discutées sur le blog. L’analyse de leurs prévisions aussi (2 ou 3 articles au moins pour ma part).
                Si vous parlez plutôt de l’analyse de leur modèle mathématique, il s’agit d’un modèle SIR classique, avec beaucoup de compartiments (classes d’âge, vaccination, a/symptomatiques etc…). Philippe Brouard a reproduit depuis 2 ans une version approchante de ce modèle (avec moins de compartiments) pour justement répliquer/expliquer les résultats.
                Mr Pavan connait très bien ce modèle aussi puisqu’il l’utilise dans sa version basique pour ‘démontrer’ que les confinements ne servent à rien. (J’y reviendrai dans un autre commentaire. Je suis quasi certain d’avoir trouvé les éléments mensongers dans son discours et sa démonstration. Le temps de confirmer cela et de mettre en forme pour que cela soit facilement compréhensible).

                Revenons à Pasteur : la base du grief de Mr Pavan tient en 2 points principaux :
                – Papiers en prépublication et pas complètement relus par les pairs avant prise de décision / toutes les hypothèses servant à alimenter le modèle ne sont pas publiques
                -> les pages 24 et suivantes du rapport de Pasteur me semblent donner la quasi totalité de ces informations. D’autres sont référencées dans d’autre papiers (ex : matrice de contact). Difficile de croire à une volonté de dissimulation. Reste le point juridique de la validité de décisions prises sur des études non ‘officiellement relues’. Je doute que cet argument soit très valide, à la base.
                (SI c’était le cas, les décisions sont par ailleurs du ressort du conseil de sécurité sanitaire sous l’égide du président qui a un régime pénal spécifique lorsqu’il est en exercice -> Mr Pavan perd donc son temps sur ce point).

                – Les équations de Pasteurs sont illisibles, non reproductibles, fausses.
                Cf lesdites équations page 2 ici : https://www.francesoir.fr/sites/francesoir/files/20210826_fs_plainte_contre_x_reinfolibert.pdf
                Il y a effectivement 2 parenthèses qui ont été oubliées après les « I hosp ». 𝐼h𝑜𝑠𝑝
                La formule a aussi été tronquée lors de la mise en page. Il manque un « /𝑁𝑗) » à la fin. Cette erreur d’exportation PDF a été corrigée lors de la republication du modèle en Septembre dernier.
                Mr Pavan sait pertinemment tout cela.
                Il fait l’amalgame entre 2 ou 3 typos (certes gênante pour la deuxième mais détectable par un spécialiste) et un travail qui serait bon à jeter à la poubelle. Pas sur que le tribunal apprécie de perdre son temps à cause de bugs bureautiques…

                – Pour terminer sur le site web de Mr Pavan, on peut y lire : « (…) voire d’impostures dans lesdites équations qu’il faudrait 3,37 X 1029 années pour résoudre… »
                Les équations SIR ne peuvent pas être résolues exactement. Ca n’est pas possible.
                Pasteur et les autres utilisent donc des moyens numériques (de simulation, d’intégration numérique etc…) pour approcher au plus juste les résultats des équations. Sa remarque n’a donc aucun sens.

                Cherchez l’imposteur…

              • Kiki dit :

                Professeur François Alla
                J’ai également démissionné parce que les experts du HCSP et les agences (HAS, Santé publique France, etc.) n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire. Celui-ci consiste à élaborer de l’aide à la décision, y compris quand elle ne va pas dans le sens du décideur ! Or, cette aide à la décision s’est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prises en amont.
                Dernier exemple en date, l’article récent sur l’impact du passe sanitaire sur le taux de vaccination, la santé et l’économie. Il ne s’agit pas véritablement d’une expertise, mais d’un « travail alibi ». Il a été porté par le Conseil d’analyse économique (CAE), qui est rattaché à Matignon et présidé par Philippe Martin, ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron.
                Parmi les signataires de ce papier, il y a aussi un membre du Conseil scientifique, le Pr Arnaud Fontanet, qui a milité pour le passe sanitaire. Donc, ce n’est pas un travail scientifique indépendant, au sens d’absence de conflits d’intérêts avec le pouvoir politique. D’autant plus que ce focus a été publié le 18 janvier, soit deux jours après le dépôt d’une saisine du Conseil constitutionnel sur le passe vaccinal. https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/politique-de-sante/pr-francois-alla-jai-demissionne-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-car-les-experts-nont-pas-joue

    • Whynot dit :

      @MrFish
      Vous avez totalement raison de soulever toutes les limites qu’on peut associer à des modélisations d’un système si complexe, et que c’est un biais humain de vouloir tout expliquer, modéliser, comprendre.
      Peut-être est-ce un vilain défaut, pour ma part cela me semble essentiel car c’est bien ça qui nous démarque des autres espèces animales. Sans cette volonté, on en reste à « la Terre est plate, centre de l’Univers autour duquel tout gravite ».
      Déterminer la « causalité du monde », covid inclus, semble tout à fait illusoire, mais c’est toutefois ce qui a amené Einstein à développer sa théorie de la relativité : les lois de la physique « pré-Einstein » expliquaient « comment ça bouge » mais pas « pourquoi ça bouge », et ça le dérangeait.
      C’est évidemment extrêmement complexe, encore plus depuis l’arrivée d’Omicron, on raconte sans doute beaucoup d’âneries ici mais je reste persuadé qu’on a sous doute vu passer sur ce blog à peu près tous les facteurs qui permettraient de modéliser de façon pertinente la pandémie. A aller chercher au milieu de tout ce qui n’en est pas, à « coefficienter », mais on doit sans doute avoir à peu près tous les éléments, pour certains difficilement quantifiables.

  72. jsp dit :

    Boosters increase protection against death from Omicron in over-50s to 95% – UKHSA

    Covid boosters increase protection against death from the Omicron variant to 95% in people aged 50 or over, the UK Health Security Agency said on Thursday.
    The UKHSA said that about six months after a second dose of any of the Covid vaccines, protection against death with Omicron was about 60% in those aged 50 and over. However, this increased to around 95% two weeks after receiving a booster vaccine dose.
    UKHSA added that data continued to show high levels of protection against hospitalisation from the booster. Effectiveness against hospitalisation was 90% for the Pfizer/BioNTech shot , dropping to 75% 10-14 weeks after the booster.
    For Moderna, effectiveness against hospitalisation was 90-95% up to 9 weeks after the booster.
    “The evidence is clear – the vaccine helps to protect us all against the effects of Covid-19 and the booster is offering high levels of protection from hospitalisation and death in the most vulnerable members of our society,” said Dr Mary Ramsay, head of immunisation at UKHSA.
    The UKHSA also issued an initial analysis of vaccine effectiveness against the Omicron sub-lineage called BA.2, which is growing in the UK and Denmark, finding a similar level of protection against symptomatic disease.
    “After two doses effectiveness was 9% and 13% respectively for BA.1 and BA.2, after 25+ weeks,” the UKHSA said. “This increased to 63% for BA.1 and 70% for BA.2 from two weeks following a booster vaccine.”

  73. GM dit :

    @MrFish.
    On est tout à fait d accord. La complexité est elle qu il est illusoire de prédire quoi que ce soit, si tant est que les données en entrée soient stables dans leur définition et leur mesure.
    Or, même à ce titre, il y a une extraordinaire plasticité des données en entrée qui fait que rien n indique qu un cas covid, qu une hospitalisation covid, qu un décès covid signifie la même chose aujourd’hui hui, avec un testing frénétique, qu il y a quelques mois.

    (Seul la réa covid est suffisamment contrainte à mon sens pour être comparable, et encore, on est passé de réa à soins continus au fil de l eau).

    Toute cette communication est là pour faire peur. Elle est hystérique depuis le début, et fait feu de tout chiffre pour servir son objectif … si tant est qu il y en est un, ou que cela corresponde plutôt à un bateau ivre à la dérive.

    Tout va beaucoup mieux. Ce n et plus la même maladie. Il s agit maintenant d arriver à freiner l emballement.

  74. Pro-pro dit :

    ////////////////////////// Le compte à rebours est déclenché : J -18 ///////////////////////////////////////////////

    @ tous, je viens de réaliser ( merci pour le lien de @Resphoina) que nous sommes sous régime de COVID 21L . J’abandonne de ce pas le Coco19

    @ Pierre. ce n’est pas en partant que vous pourrez continuez à partager ou défendre vos idées ici.
    Certains pourrait même être tenté de vous souhaitez une bonne partie de pêche avec Hervé V. & Bertrand.

    @NicoM, Whynot ne vous laissera jamais partir au regard de vôtre relation fusionnelle ;-D

    @Whynot, je suis un peu déçu d’apprendre que vous faites preuve de fatalisme ( même si au fond je n’y crois pas du tout). En tout cas le fatalisme freine voire anéanti toute indignation et sans indignation pas d’esprit de résistance.

    @les optimistes : je suis (am)usé d’entendre vos certitudes sur l’absence total d’effets secondaires* à long terme. Par définition, on ne les connaitra que d’ici 10 à 20 ans. Perso quand je parle d’effet secondaire, j’ai une approche globale et j’y inclus également en quelques sorte les effets secondaires des effets secondaires.
    * à noter que je ne restreint pas ces effets à long terme seulement à la vaccination.
    Pour les myocardites, je pense effectivement que le virus (DELTA) a plus d’effet secondaire que le vaccin actuel.
    Par contre je ne suis pas aussi convaincu de cela concernant OMICRON. Je suis même tenté de penser qu’OMICRON aura moins d’effets secondaires que Delta. Donc ce qui reste à évaluer, c’est le delta (jeu de mot involontaire) des effets secondaires sur les 0-17 entre OMICRON et vaccin actuel.
    Surtout qu’aujourd’hui, on a davantage besoin d’un vaccin pour lutter contre OMICRON que DELTA. Vacciner les 5-11 ans avec un vaccin fait pour DELTA (et ses prédécesseurs) serait un peu concon si on se rend compte qu’OMICRON engendre bien moins de myocardites que le vaccin pour (DELTA et antérieur), à fortiori si cette vaccination est faite après la vague OMICRON.

    L’autre effet secondaire à court terme mais qui pourrait engendrer des effets secondaires à long terme sur l’appareil reproductif féminin, concerne justement la perturbation des cycles menstruels. Je suis méfiant vis vis de tout le monde ( y compris de moi-même). Donc quand on m’explique que les effets des cycles menstruels constatés à court terme ne sont pas grave mais que l’on n’a pas pu établir de lien avec la vaccination, je n’ai pas forcément confiance dans le reste de l’article. A titre perso dans ma sphère famillio-professionelle (oui OK il y a peut être des biais), on m’a signalé ou j’ai été témoin de plusieurs cas (5) de perturbation de l’appareil reproductif ( perturbation du cycle des règles & douleur de règles(juste après la vaccination) suite à vaccination alors que pour une partie de ces mêmes personnes qui ont été « malade » léger du Covid avant ou après vaccination, je n’avais pas relevé ces mêmes symptômes. Excusez moi donc de rester pragmatique et de davantage faire confiance à ce que je vois et vis plutôt qu’à ce peux lire d’évasif sur le sujet même émanant des meilleurs spécialistes de Marseille ou d’ailleurs. Vacciner les femmes dont l’appareil reproductif est en place et arrivé à maturité OK ( à fortiori si elles sont ménopausées) mais instinctivement je suis beaucoup moins chaud pour des filles non encore réglées chez qui pour le coup on n’a pas pu observé d’effet secondaire des cycles menstruels. Du coup trop d’incertitudes et donc totalement contre la vaccination des 5-11 ans avec la version actuel du vaccins.

    Pour les 0-2 ans, mon cœur balance car je ne peux m’empêcher de me dire que le bénéfice est plus grand car cette vaccination contre covid peut servir également à rattraper le retard d’éducation du système immunitaire de cette tranche d’âge dans sa formation globale contre les autres rhumes et virus respiratoires, formation qui a été inexistence pendant l’hiver 2020-2021 car très peu de virus circulaient à cette époque du fait des confinements et gestes barrières ( <–en parlant d'effet secondaires en voilà un beau mais il était inévitable car on ne pouvait pas mettre en place des gestes barrières filtrants uniquement covid sans bloquer les autres virus respiratoires habituels.)

    • Whynot dit :

      @Pro-pro
      Le fatalisme que j’exprimais c’était seulement vis-à-vis de la dérive technologique, hein ? Et veuillez me croire, dans ce contexte ça ne m’empêche pas de m’indigner ! Seulement voilà, quand je vois que des gamins de 5 ou 6 ans ont déjà un smartphone ou une tablette entre les pattes à longueur de temps, je ne peux pas m’empêcher de croire que le mal est fait, aucun retour en arrière n’est possible : nos vies, la société, tout sera à l’avenir à travers ces outils à la base formidables mais si mal exploités et utilisés.
      La réalité virtuelle fait fantasmer ? Pas moi… Qu’on s’occupe déjà des problèmes de la « vraie réalité », on s’occupera ensuite éventuellement d’en ouvrir une nouvelle si vraiment on s’emm…..

    • PhD dit :

      @Propro

      Dans mon activité professionnelle, avec un échantillon beaucoup plus important que celui de votre sphère familiale, je n’ai pas remarqué le phénomène que vous décrivez. J’observe effectivement des troubles menstruels, parfois apparus juste après une vaccination, mais pas davantage qu’en dehors et globalement pas plus avant l’épidémie de Covid que depuis le début de la vaccination.

      Je comprends que vous puissiez être inquiet d’éventuels effets secondaires à long terme chez les filles vaccinées avant la puberté, puisque, par définition, il est impossible de constater un éventuel impact sur des cycles qu’elles n’ont pas encore.
      Ce que je ne comprends pas, c’est que les risques d’une infection naturelle – avec une charge en ARNm infiniment plus importante que celle contenue dans la dose pédiatrique du vaccin – ne semble pas vous inquiéter du tout.
      Pourtant, d’une manière générale, les rares complications graves observées suite à la vaccination sont bien moins fréquentes et souvent moins graves que celles constatées après la maladie.

      • NicoM dit :

        @PhD

        Vos explications sont justes cependant le raisonnement de pro-pro me semble interessant quand même : Vu que les vaccins sont basés pour le moment sur une souche « wuhan » sans doute plus dangereuse que la souche « omicron » qui circule, le ratio bénéfice/risque des vaccins ne s’en trouve-t-il pas modifié ?

        Pour le dire un peu grossièrement : Vaut-il mieux recevoir un peu d’ARNm wuhan vaccinal ou beaucoup d’ARNm omicron naturel ?

        Sans doute est-il trop tôt pour répondre à cette interrogation, mais le questionnement me semble malgré tout interessant, qu’en dites vous ?

        Ceci dit, la question sera sans doute réglée d’ici avril avec les livraisons des nouvelles formules des vaccins…

        • PhD dit :

          @NicoM

          Spontanément je préfèrerai recevoir à type de 4ème dose un peu d’ARNm du vaccin adapté à l’Omicron promis pour bientôt ou un vaccin en spray nasal s’il tient ses promesses.

          En attendant, contre Omicron, un peu d’ARNm codant la protéine Spike Wuhan me parait bien protectrice contre les formes graves et sans envoyer autant de personnes en réa que ce nouveau variant, même moins dangereux que Delta. Le rapport bénéfices/risques des vaccins me semble encore très favorable.

          • NicoM dit :

            @PhD

            Pour une personne de 70 ans c’est évident, mais pour une jeune fille de 14 ans ? Ça se discute, non ?

            Bizarement on oublie de raisonner par tranches d’âges, le paradoxe de Simpson etc. quand il s’agit de défendre le vaccin pour tous…

      • Phand dit :

        @phd
        Merci pour l’ensemble de vos réponses factuelles, claires et documentées. Et que. Je partage le plus souvent.

  75. Marsien en visite dit :

    @ Pro-pro

    Des effets sur le système reproductif féminin, soigneusement cachés par la presse complice, des effets à 10 ou 20 ans, pourtant démontrés par les vrais scientifiques, ceux qui savent mais qui sont contraints au silence, dont personne ne veut croire l’existence : pas de doute vous tenez là quelque chose de sensible.
    Heureusement que vous surveiller activement les cycles menstruelles des membres de votre famille et vos collègues.
    Félicitations pour cette vigilance !
    Merci vraiment de nous éclairer sur cette stérilisation de la population qui doit éclater au grand jour.
    Bill Gates ne pourra pas rester éternellement impuni pour ce génocide caché !

    Sinon la soirée était agréable ? pas trop « arrosée » ?
    et les pauses café au boulot en mode « et sinon tes règles sont pas un peu plus douloureuses ce mois-ci ? » ça se passe bien ?

  76. Ga dit :

    @ Marsien en visite
    Merci d’éviter le sarcasme et les attaques directes en mode « je me défoule  » : c’est très pénible à lire. Veuillez respecter les personnes qui gèrent le site au quotidien ainsi que les intervenants qui font, eux, l’effort de s’exprimer sans agressivité.

    • Philippe Brouard dit :

      @Ga, merci, je n’aurais pas dit mieux.

      @Marsien en visite
      Votre commentaire pourrait passer à la trappe de la modération. En cas de besoin d’indice comme quoi les Martiens ne sont pas sympathiques, je pourrai toujours relever celui là.

    • Marsien en viste dit :

      Mon cher « Ga » vous me voyez désolé si ma prose vous dérange.
      Si votre préférence va vers les circonvolutions insidieuses des complotistes, en effet j’en suis fort loin.
      Il ne me semblait pourtant pas que c’était l’objet de ce site ni que vous en étiez le cerbère.
      Probablement me suis-je trompé.
      Si j’assume volontiers l’aspect sarcastique, je reste perplexe concernant l’agressivité que vous me prêtez.
      Chacun estimera quels propos présentent le plus haut degré de gravité.

      • Ga dit :

        Il ne s agit pas du fond mais de la forme, et vous le savez sans doute très bien : ce qui me pose problème n’est pas la reprise ironique des différentes théories de propro mais les attaques personnelles de la fin tournant en dérision la « vie supposée » de votre interlocuteur. Ça c’est clairement irrespectueux. Malheureusement c’est devenu sur certains sites une normalité lorsque l’on est en désaccord. Je ne m’y résigne pas !
        Tout comme je ne me résigne pas à vous voir travestir mes propos pour décrédibiliser mon commentaire : demander le respect pour chacun n’est pas soutenir la théorie de la personne visée.
        Je ne suis pas le Cerbère du site, (ceci dit, si d’ autres le pensent aussi, je modifierai mon pseudo en conséquence :()) simplement une contributrice de ce lieu de discussions qui souhaite trouver ici un espace d’échanges courtois. Si vous relisez les fils, globalement chacun ici sait reconnaître ses erreurs et ses emportements et présenter des excuses le cas échéant. Et hop on passe à autre chose…

  77. Montimuse28 dit :

    A la simple lecture des graphiques, peut-on faire un lien entre la baisse, certes relative, des patients en soins critiques, et la baisse, réelle cette fois, du variant delta ?

  78. Whynot dit :

    @Montimuse28
    C’est fort probable ^^ C’est ce qui avait suggéré/espéré en raison de la sévérité moindre d’omicron, et au niveau timing ça colle à peu près avec une décrue (sorti car guéri ou décès) des patients delta.

    @DLB
    Les chiffres de ces deux derniers jours confirment-ils ce que vous avez dit avant-hier, à savoir que le soubresaut n’était bien qu’un soubresaut et non le signe de l’arrivée imminente de BAx ? Auquel cas je serais ravi de ranger mon « 6e sens » au placard 😀

    • Daniel Le Breton dit :

      Oui, ça confirme et j’en profirte pour faire un point:

      Pic des contaminations vendredi dernier (22/01) avec 360 000 cas (données SPF). Avec les données de Geodes on devrait approcher les mêmes chiffres ou presque puisqu’il y a un jour de décalage (SPF annonce des données correspondant à J-1 pour Geodes, qui publie avec un décalage de trois jours, c’est simple non ?). Il faut encore attendre quelques jours pour confirmer ce point particulier.

      Ile de France et Paris : dans la descente rapide (piste noire) des contaminations maintenant. Pic hospitalier le 26/01 et pic en soins intensifs le 21/01. Dans tous les cas de figure on ne voit pas encore apparaître la vague BA2, donc il y a un freinage à prévoir au cours de la descente des contaminations (une bleue?). La variant delta est encore très présent, surtout en soins intensifs. La fin des entrées hospitalières de delta se dessine pour la seconde moitié de février (idem au niveau national).

      Les britanniques arrivent au pic de leur vague de « BAx », celle-ci n’est pas encore visible sur leurs courbes hospitalières. Pour le Danemark le pic des contaminations devrait passer avant la fin du mois.

      • Whynot dit :

        @DLB
        OK, merci pour ce point, plutôt de bonnes nouvelles donc, en dehors de la persistance de delta plus longue que ce qu’on pouvait espérer.

      • NicoM dit :

        @DLB

        Je viens de comprendre à vous lire pourquoi l’épidémie a trainée tout l’hiver dernier.

        Parce que le ski a été interdit ! Comment le virus pouvait-il emprunter les pistes bleues et à fortiori noires ?

        Merci DLB de nous avoir ainsi éclairé !

    • NicoM dit :

      @whynot

      La moyenne mobile 7 jour des cas (à J-0) descend pour le 2eme jour consécutif, ce qui n’était pas arrivé depuis le 9 octobre soit le tout début de la 5eme vague.

      C’est bon signe, si ça se confirme les prévisions de DLB seront enfin avérées et non perturbées par un nieme variant au moment du pic !

      Cela m’amène à vous répondre à votre post plus haut.

      Les oscillations de cette 5eme vague sont davantage selon moi davantage provoquées par ce passage delta/omicron, quand à la hausse du taux d’incidence chez les enfants il est influencé par le fait que les enfants se font tester davantage quand ils sont à l’école, avec les procédures de cas contact.

      Pour en avoir le coeur net, j’ai regardé dans covid explorer les graphiques « nombres de tests » et « taux de positivité » des 0/19.

      Et mon intuition est confirmée : le nombre de tests diminue fortement pendant les vacances scolaires tandis que le taux de positivité subit une cassure durant les premiers jours de janvier.

      Donc désolé mais les explications du type « vacances / rentrée » ne me convainquent toujours pas. Elles paraissent logiques, mais pour l’instant ce ne sont que des « on dit » pour moi. J’avais les mêmes doutes concernant les confinements, JCD m’a fait changer d’avis en m’expliquant que le Taux de reproduction baissait immédiatement après la mise en place d’un confinement, ce qui m’a convaincu. Comme quoi je peux changer d’avis ;-).

      • Whynot dit :

        @NicoM

        Le taux de positivité est monté en flèche de Noel (quelques jours après le début des vacances) jusqu’à Nouvel An, pour faire une sorte de plateau jusqu’au 7-8 janvier, puis ça remonte en flèche (quelques jours après la rentrée).
        Cela ne va-t-il pas dans le sens d’un fort impact « vacances/rentrée » ?

        • NicoM dit :

          @whynot

          Moi je lis sur covidexplorer : hausse du 14/12 au 04/01 puis baisse du 04/01 au 11/01 puis hausse à nouveau.

          Mon explication : dans un contexte de hausse épidémique (car l’omicron explosait) le taux « naturel » de positivité augmente de manière continue. J’explique la baisse du 4 au 11 par le retour des enfants à l’école et donc davantage de tests de « cas contacts » qui sont moins souvent positifs et non de « cas symptomatiques » plus souvent positifs, ce qui était davantage le cas pendant les vacances. A partir du 11 le taux repart à la hausse parce que le rythme de croisière des tests en période scolaire s’est installé et que le virus circule de plus en plus activement.

          Regardez la courbe « dépistage » elle montre bien une forte hausse des tests avant les vacances, une baisse pendant, puis une forte hausse à nouveau après (pas au jour près, mais entre les délais de remonté, le fait que ce sont des moyennes mobiles mais ça colle quand même pas mal).

          D’ailleurs la courbe dépistage s’effondre à partir du 14/12, soit au moment ou le taux de positivité s’envole je n’avais pas tilté mais ça confirme.

          • Jean dit :

            @ NicoM: Grâce à vous j’ai découvert CovidExplorer, merci.

            Par contre nous n’avons a priori pas la même version car je ne vois pas sur mes courbes vos descriptions « d’effondrement » du dépistage et « d’envolée » du taux de positivité à partir du 14 décembre. Ni d’ailleurs de « baisse » du 4/1 au 11/1.

            Avec le graphique « scolaires » en sélectionnant « tous » et en calant en bas à partir de la rentrée de septembre :
            Concernant le taux de dépistage :
            – une baisse progressive de 6k à 2.5k entre le 1 septembre et la mi-novembre
            – une hausse progressive de mi-novembre jusque mi-janvier (avec un micro-pic juste avant Noel)
            – une baisse à partir de mi-janvier

            Mes explications concernant les évolutions :
            – baisse car fin de la 4e vague de cet été
            – hausse car début de 5e vague (avec micro-pic de tests avant de voir mamy à Noel)
            – baisse car possibilité d’autotest voir seulement des « déclarations sur l’honneur » par les parents

            Avec le graphique « scolaires » en sélectionnant « tous » et en calant en bas à partir de décembre :
            Concernant le taux de positivité :
            – un taux assez stable entre 6.6 et 8.5 jusqu’au 25 décembre
            – une hausse avec un taux stable entre 15.8 et 17.2 entre le 30 décembre et le 2 janvier
            – une hausse avec un taux stable entre 19.5 et 20 entre le 4 janvier et le 10 janvier
            – une hausse progressive assez constante partant de 19.4 le 11 janvier pour monter à 32.6 le 24 janvier

            Mes explications concernant les évolutions :
            puisqu’il faut environ 5 à 7 jours entre le moment de la contamination et le moment où le test est positif, il faut regarder à chaque fois ce qu’il s’est passé 5 à 7 jours plus tôt.
            – doublement du taux constaté entre le 30 décembre et le 2 janvier comparé à début décembre = effet des fêtes de Noel
            = effet important car tous les enfants fêtent Noel
            – hausse supplémentaire de 15-20% entre le 4 janvier et le 10 janvier comparé à fin décembre = effet du nouvel an
            = effet moins important car les très jeunes sont moins concernés par cette fête
            – hausse progressive de 50% au final à partir du 11 janvier = effet de la rentrée
            = effet important car tous les enfants sont concernés par la rentrée

            Si d’autres contributeurs ont d’autres explications ou si j’ai mal lu les courbes, je suis intéressé par vos critiques.

            • NicoM dit :

              @Jean

              Et moi j’ai découvert ce graphique « scolaire » sur covid explorer grâce à vous.

              Je n’ai pas utilisé ce graphique mais celui par « tranche d’âges » en choisissant la tranche 0-19 et effectivement et bizarrement les résultats ne sont pas les mêmes ! Ok il y a les moins de 3 ans et certains plus de 16 qui ne sont pas scolarisés mais quand même…

              Je vais creuser ça.

              Et j’ai également eu une idée entretemps pour voir s’il y a une corrélation épidémie / vacances gràce à covid explorer qu’il faut que je travaille.

              • Whynot dit :

                @Jean
                Merci d’avoir creusé la question, j’avoue avoir eu la flemme de chiffrer plus précisément mes postulats logiques adressés à NicoM. Ca va dans le sens de ce que j’écrivais un peu plus haut, donc dans le sens d’un effet « rentrée/vacances » loin d’être négligeable.

                @NicoM j’attends de voir le résultat de vos recherches. Mais attention au biais de confirmation, hein 😉

              • NicoM dit :

                @whynot : vous verrez, je ferai un truc très scientifique : hypothèse de départ, méthodologie d’étude, conclusion.

                Mon idée est d’exploiter l’onglet « zones de vacances » de covidexplorer pour les vacances de février et avril 2021 et voir si on observe un décalage selon les régions étudiées.

              • Phand dit :

                Depuis plus d’un an, on a observé que la circulation du virus était très différente entre les moins de 12 ans et les 12 ans+. Et les données de seroprevalence de fin octobre 2021, le confirment reflétant en parti la stratégie vaccinale. Avec 30% des 0-9 ans contre 74% chez les 10-19 ayant rencontré le virus ou le vaccin. Il me semble donc difficile d’utiliser les données observées chez les 0-19 ans sans ajustement avec d’autres variables.

  79. Phand dit :

    Pour ceux que cela intéresse, ils trouveront ci-dessous un lien avec le dernier rapport semaine 4 du UKSHA (service de santé publique britannique en anglais). Il donne beaucoup d’informations intéressantes sur l’efficacité vaccinale en fonction du statut vaccinal, le type de variant (dont omicron) avec des études appropriées et pas seulement des données descriptives. Une description différenciée de l’évolution des taux d’anti-corps liés à la vaccination ou à l’infection naturelle. Et des évaluations préliminaires de l’effet global du programme de vaccination en UK. et d’autres données encore.

    https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1050721/Vaccine-surveillance-report-week-4.pdf

    • Whynot dit :

      @Phand
      Merci pour le lien. Je vois après avoir parcouru en diagonale que l’étude suggère une meilleure efficacité de la 3e dose envers BA2 comparativement à BA1, ce qui contribue à expliquer une sévérité encore moindre de ce sous-variant par rapport à son grand-frère, intuitée par DLB il me semble et observée depuis.

  80. Whynot dit :

    J’ajouterais à l’attention de ceux qui disent encore ou ont dit des trucs du style « ne me parlez pas des vies sauvées parce que vous n’en savez rien », le rapport conclut ainsi : « Les estimations suggèrent
    que 127 500 décès et 24 144 000 infections ont été évités grâce au programme de vaccination COVID19, jusqu’au 24 septembre. »
    J’ajoute qu’on parle seulement du Royaume-Uni… On est donc sur un montant de « vies sauvées » à peu près équivalent au nombre de décès constatés dans ce même pays. Personnellement je trouve que c’est significatif, d’autant plus que ça n’inclut pas leur vague de « delta hivernal ».

  81. J dit :

    @MrFish
    – il faut distinguer les modeles ‘de connaissance’ (white box) et les modeles ‘de comportement’ (black box).
    – un modele de connaissance essaie de representer ‘comment ça marche’ en representant explicitement les phenomenes en jeu. Mais la modelisation des phenomenes est toujours limitée par (1) la comprehension des phenomenes en jeu et l’etablissement des regles (equations, logiques) qui les traduisent (2) la disponibilité de la valeur numerique des parametres necessaires. NB: (3) la possibilité technologique de calculer le modèle peut limiter le niveau de detail atteignable.
    Le point (2) est preponderant s’agissant du covid
    Du coup, la solution pragmatique est d’en rester a des modeles plutot simples et exlporer divers scenarios fonction des evolutions possibles des parametres identifiés comme dimensionnants. La comparaison entre la realité et ces scenarios pourra eventuellement conduire à raffiner le modele (en introduisant des parametres complementaires) si des differences irreductibles sont detectées.
    Les modeles climatiques sont plutot dans une boucle (2)(3), sans que les tendances principales identifiées dans les années 70 (avec des modèles simples) soient remises en cause.
    – un modele de comportement s’interesse aux ‘sorties’ du processus et pas du tout au ‘pourquoi du comment’ . La modelisation ‘par les gaussiennes’ utilisée par DLB en est un bon exemple: l’evolution des sorties du processus epidemique (nb de cas, d’hospitalisations…) est representée par un jeu de courbes (N=f(t)), dont les caracteristiques (position, amplitude, largeur) sont ajustées aux mesures disponibles. Cette modélisation est pertinente tant que l’evolution temporelle des variables d’intérêt garde ‘une bonne tete de gaussienne’; d’où l’exploration de modèle lognormal quand et si les mesures ont une forme plus disymetrique.
    – le choix d’un type de modèle depend des besoins et des possibilités.
    Pour reprendre une de vos questions, on sait modeliser la croissance d’un arbre, voire de plusieurs en fonction de paramètres externes (espece, éclairement, etc.) donc ‘black box’, mais je ne pense pas qu’on sache le faire en ‘white box’.
    Les modèles financiers sont du meme tonneau, et s’ils sont efficaces en ‘regime’ permanent, ils ne semblent pas vraiment capables de predire une rupture (krach).

    • NicoM dit :

      @J

      Merci pour ces explications, c’est interessant même si je ne suis pas sûr d’avoir tout compris 😉

      Concernant les « modèles financiers » sans être un krach dans le domaine 😉 il me semble que ça se rapproche de la philosophie des modèles des géologues, à savoir : la probabilité de la survenue de l’évènement augmente de plus en plus (krach / tremblement de terre) mais il est impossible d’en prévoir le moment exact.

      Les traders savent quand un krach est imminent, mais tant qu’il n’est pas là ça continue de monter (la bourse monte le plus dans la phase pré krach) donc ils n’ont pas intérêt à retirer leurs billes par contre dès que ça baisse ils se retirent tous brutalement car ils savent que c’est le krach, ce qui le provoque le krach (prophétie autoréalisatrice)…

      • J dit :

        @NicoM
        Le modèle de marché boursier que vous décrivez est typiquement un modèle de comportement : on ‘sait’ que ça monte fort avant de s’écrouler, mais on ne cherche pas à identifier les mécanismes qui aboutissent à cette évolution (d’autant que ça doit être trèèès complexe, comme pour le déclenchement des séismes).

  82. Joe dit :

    Bonjour,

    Après France Inter Le Monde https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/27/omicron-malgre-un-raz-de-maree-de-cas-plusieurs-pays-europeens-allegent-leurs-mesures_6111247_3210.html
    Comment comprendre ces pays alors que nous débattons encore du nombre de cas et que nous nous réjouissons, du moins certains, de l’instauration du pass vaccinal?

    • NicoM dit :

      @Joe

      Comment expliquer que 80% des Américains étaient pour l’invasion de l’Irak pour faire tomber Saddam Hussein tandis que 80% des Français étaient contre, 2 pays pourtant censés disposer d’une pluralité de presse et d’opinion ?

      Ça m’avait beaucoup questionné à l’époque. Et j’en ai conclu que mêmes dans des pays libres, l’opinion publique est orientée…

    • Whynot dit :

      @Joe
      Je ne comprends pas votre question… Il est question chez nous aussi d’allègement prochain des mesures, on est donc bien dans la même tendance que les pays cités, non ? A noter par ailleurs que ce n’est pas le cas pour tous (Allemagne par exemple).
      Le discours officiel, de plus, remet désormais assez volontiers en question le maintien du suivi du nombre de cas pour jauger de l’état de la pandémie et que d’autres marqueurs plus pertinents pour omicron doivent être privilégiés.
      Et puis, je ne suis pas certain que beaucoup se « réjouissent » du pass vaccinal : je crois que tout le monde, y compris ceux qui adhèrent (entre adhésion et réjouissance il y a un gap), s’en passerait bien.

    • phand dit :

      beaucoup des pays européens dont vous parlez, ont des pass sanitaire ou vaccinaux même nos amis suèdois.
      UK va le supprimer et les danois également.

  83. Cromorne dit :

    @ jsp 27 janvier 2022 à 20 h 44 min, @PhD 21h44

    Un Covid long peut donc apparaître « longtemps » après une infection.

    Par quel raisonnement, hormis notre expérience de milliards d’injections (ce qui n’est pas rien …), peut-on exclure alors qu’une réaction pourrait apparaître « longtemps » après la vaccination ?

    @PhD: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cromorne_(orgue)

    • PhD dit :

      @Cromorne

      Vraiment désolé d’avoir écorché votre pseudo. Mais cela m’a permis d’apprendre quelque chose.

      Un Covid long, par définition, n’apparaît pas à distance d’une Covid, c’est une Covid qui dure.

      Pour parler de Covid il faut réunir les 3 éléments suivants :
      – les malades ont présenté une forme symptomatique de Covid-19 ;
      – ils présentent un ou plusieurs symptômes initiaux 4 semaines après le début de la maladie ;
      – aucun de ces symptômes ne peut être expliqué par un autre diagnostic.

      Par contre ils peuvent parfois durer de nombreux mois.

      Si une réaction se déclarait longtemps après une infection guérie, on ne parlerait pas de Covid long. Il faudrait définir un autre terme. Je n’ai pas connaissance d’un tel phénomène 2 ans après le début de l’épidémie.

      En ce qui concerne des effets apparaissant à distance de la vaccination, avec le seul recul d’un an, je n’ai pas non plus trouvé de tels cas. Par contre les effets à court terme apparaissent extrêmement bénéfiques…

  84. Lithium dit :

    @ Phand

    Merci pour le lien vers ce rapport fort complet.
    Si on pouvait avoir la même chose en France…

    Je note rapidement :

    – Figure 1 pages 5-6 : Baisse dans le temps de l’efficacité vaccinale avec 2 doses et entre Delta et Omicron. Espérons que les versions améliorées des vaccins soient plus performantes dans la durée et aussi contre Omicron.
    Il faut cependant attendre un peu avant de savoir si la 3ème dose ne permet pas une immunité plus durable.
    La première semaine l’efficacité est moindre et il faut attendre 2 semaines pour atteindre une efficacité maximale.
    Cela confirme les chiffres français d’une étude de la DREES qui avait été évoquée ici et où l’efficacité moindre de la vaccination dans un premier temps avait fait débat.

    – impact sur la transmission : données insuffisantes pour Omicron mais efficacité d’au moins 50% contre Delta avec seulement 2 doses de moins de 6 mois. (Tab 2 p14)
    Pas assez de données pour les autres configuration de vaccinations mais on peut supposer que la 3ème dose augmente l’efficacité contre la transmission vu son impact sur les autres catégories (baisse des cas symptomatiques, des hospitalisations, des décès)
    Si ça pouvait éviter d’entendre ou lire encore et encore que la vaccination ne sert à rien contre la propagation du virus… (oui je suis un utopiste !)

    – efficacité de la vaccination supérieure contre BA.2 que contre BA.1 (tab 3 p15) : est-ce une bonne nouvelle ? Il faut attendre de savoir quel sous-variant va dominer l’autre avant de se réjouir.

    – couverture vaccinale de la population (fig 3 p20-22) : la comparaison avec la France n’est pas en notre faveur (voir les statistiques françaises sur ce site rubrique VaccinTracker) surtout concernant les 80 ans et +.
    Idem sur la 3ème dose, nous sommes en retard, mais UK était en avance sur la vague Delta et Omicron.

    – impact de covid19 et de la vaccination sur les grossesses. (p24-38)
    La vaccination montre un effet protecteur.
    Là aussi pas trop de surprise, on pouvait supposer que faire une forme grave de covid19 durant une grossesse n’est pas la meilleure chose qui puisse arriver (même raisonnement avec une méchante grippe ou toute autre infection).
    Cela a au moins le mérite de confirmer un ratio bénéfice/risque favorable à la vaccination pour les femmes enceintes.
    Désolé pour les complotistes, mais qu’ils se rassurent, cette analyse à des limites, qu’elle a le courage de souligner elle-même (p36) ça leur laisse donc encore des possibilités d’interprétations « personnalisées »

    – Séroprévalence de la population (Fig11 p49)
    Population étudiée : les donneurs de sang de plus de 17 ans (population représentative de la population globale ? Admettons…)
    Voila une analyse fort intéressante qui distingue la présence d’anticorps issus de l’infection seule (présence d’anticorps ciblant la protéine R, non concernée par la vaccination) et la présence d’anticorps contre sars-cov-2 issus de la vaccination et/ou infection (protéine S)
    Séroprévalence globale de la population proche de 100% (97,8%), dont environ 24% seraient dus à l’infection seule.
    Donc on peut en déduire :
    1) La quasi totalité des personnes non vaccinées auraient été infectées. Donc ce virus à « fait le tour » de la population.
    La situation « soit vacciné, soit guéri, soit décédé » semble donc déjà d’actualité outre Manche (au moins à 97,8%)
    2) la quasi totalité de la population possède des anticorps ciblant sars-cov-2.
    Pourtant le virus continue de se propager : on peut probablement dire adieu au rêve de l’immunité collective…
    3) Les chiffres concernent 2021 donc majoritairement les variants avant Omicron.
    La faible gravité d’Omicron peut donc aussi s’expliquer par le fait qu’il trouve fasse à lui une population qui ne soit plus immunitairement naïve face à sars-cov-2, que ce soit par vaccination ou contamination.
    ça complique la comparaison entre Omicron et les autres variants mais c’est le résultat qui compte et c’est confirmé par les chiffres actuels : face au variant dominant actuel (Omicron) la population développe moins de formes graves, même si l’échappement immunitaire d’Omicron lui permet quand même de se propager.

    Sans surprise, Londres est au dessus de la moyenne nationale : 29% de contaminés, ce qui confirme l’impact de la densité de population. (fig 14 p50)

    Sans surprise également la population jeune a été plus contaminée (fig 15 p51) : 33% pour les 17-29 ans contre 9% des 70-84 ans (plus prudents ? moins d’interactions sociales ? un peu des 2 ?)

    Rapport vraiment intéressant et très complet, synthétisant pas mal d’études, qui ne révèle pas de surprise mais confirme les tendances avec des chiffres (et ici la majorité des visiteurs aiment les chiffres 😉 )

    • NicoM dit :

      @Lithium

      Oui, rapport très interessant que j’ai juste survolé pour le moment, merci pour la synthèse.

      Concernant la durée de protection vaccinale / suite à infection, il me semble que si le virus n’est pas immunisant à vie, comment le vaccin le pourrait-il ? Dis-je une bêtise ou pas ?

      Il nous faut donc compter sur nos lymphocytes plus que nos anticorps pour une protection longue durée, néanmoins si on continue notre politique de vaccination dès que les anticorps chutent, comment pourra-t-on l’étudier ?

      • Lithium dit :

        @ NicoM

        concernant l’efficacité de l’immunité par infection vs vaccination, plusieurs critères entrent en jeu :

        – effet dose : une infection , surtout les cas graves génèrent énormément plus d’anticorps, par contre c’est plus risqué…

        – effet généraliste : lors d’une infection, le système immunitaire est confronté à l’ensemble du virus et non pas une protéine de surface. Cependant concernant sars-cov-2 les études montrent que la réponse immunitaire est plus performante en visant Spike car c’est vraiment la protéine qui est la plus « visible » et spécifique de sars-cov-2 donc l’immunité par contamination visant d’autres protéines de sars-cov-2 n’apporte pas d’efficacité supplémentaire.
        Contre sars-cov-2 il est préférable d’avoir des anticorps très spécifiques de Spike plutôt que des anticorps généralistes.
        ça n’est pas forcément la même chose pour d’autres virus.

        – la protection maximale semble donc apportée par un mixte : vaccination + contamination.
        Attention : ce n’est pas une incitation à la contamination volontaire.
        Je trouve d’ailleurs stupide l’idée de se contaminer volontairement pour se protéger contre… une contamination !

        Les lymphocytes B et T, disons les « cellules mémoires » de l’immunité par simplification sont effectivement les parents pauvres des études actuelles, essentiellement ciblées sur les taux d’anticorps, plus faciles à mesurer.

        Une étude sur SARS (sars-cov-1) montrait cependant l’existence de cellule mémoire plus de 10 ans après l’infection, par contre cette présence ne présage pas du niveau de la réponse. C’est malheureusement un phénomène trop complexe à modéliser et propre à chaque individu.

        Le souci avec sars-cov-2 c’est sa vitesse de réplication dans l’organisme : les lymphocytes sont parfois trop lents… Avoir déjà un taux élevé d’anticorps au moment de l’infection est plus efficace mais il est difficile de maintenir un taux élevé dans le temps sans rappels vaccinaux ou infections.

        • Lithium dit :

          étude de 2016 sur la mémoire immunitaire contre sars-cov-1 après 9 ans et 11 ans, évoquant aussi l’immunité croisée avec MERS-cov :

          https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7115611/

          Résultat ambiguë : la présence de cellules mémoires chez les 3 individus est démontrée après plus de 11 ans mais ça reste une étude sur seulement 3 cas et ça ne présage pas du niveau de protection.

          Ce n’est également pas forcément transposable à sars-cov-2.

          Pour info la conclusion indique un essai vaccinal de phase 1 sur un vaccin à ADN ciblant la protéine Spike de sars-cov-1. C’était en 2016…

          • Lithium dit :

            Résultat de l’essai de vaccin ADN ciblant la protéine Spike de SARS-cov-1.

            Etude sur 10 adultes (21 à 49 ans) dont 9 ont reçu 3 doses de vaccin ADN (le 10ème n’a pas reçu la 3ème)

            https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2612543/

            Conclusion :
            Le vaccin ADN contre SARS a été bien toléré et a produit des réponses immunitaires cellulaires et des anticorps neutralisants chez des adultes en bonne santé.

            C’était en 2008 !

        • Whynot dit :

          @Lithium
          « Je trouve d’ailleurs stupide l’idée de se contaminer volontairement pour se protéger contre… une contamination ! »
          Moi aussi, mais je crois que la plupart de ceux qui envisagent de se faire contaminer volontairement le font plus pour éviter la piqûre et valider le pass vaccinal que pour s’engager dans une démarche de protection individuelle 😉

      • PhD dit :

        @NicoM

        Il est possible de contracter plusieurs fois des condylomes accuminés (dus à des HPV 6 ou 11) alors qu’il existe un vaccin qui évite à 99% les contaminations.

        Donc un vaccin peut être immunisant à vie alors que le le virus ne l’est pas.

    • Phand dit :

      Pour les taux de couverture vaccinale, ils sont exprimés en pourcentage de la population cible, donc les taux de couverture ne diffèrent pas beaucoup de la France sauf pour le booster où ils sont à un taux supérieur. Pour les 80+, ils sont un peu au dessus mais entre 60 et 79 nous sommes un peu au dessus. Globalement notre couverture vaccinale est un peu supérieure à celle de UK.
      Un autre point intéressant du rapport est d’expliquer les limites de l’utilisation des données descriptives pour estimer les vaccine effectiveness.

    • Phand dit :

      @lithium
      Pour la seroprevalence, 2 remarques:
      Oui les donneurs de sang ne sont pas strictement représentatifs de la population générale et le rapport l’explique très clairement en donnant le possible effet de ce biais connu.
      Si un peu plus des 17 ans+ ont fait une infection récente entre semaine 33 et 52, cela ne signifie pas que ces infections n’ont touché que des non vaccinés car dans cette tranche d’âge le taux de couverture vaccinale devait déjà être de l’ordre de 90% semaine 33. De plus nous avons pas d’information sur la capacité du test à différencier les sujets vaccinés des non vaccinés en cas de positivité.

  85. Daniel Le Breton dit :

    Il y a 5,8 millions d’habitants au Danemark. L’estimation de la somme des vagues d’omicrons en cours donne 1,33 millions de contaminations à terme. Il y a 3,5 millions de vaccinés avec rappel et 4,7 millions de 2 doses comme d’1 dose (à quelque chose près).

    Cerise sur le gâteau, il y a trois vagues, les deux premières laissent à penser que la seconde (relativement petite) est née à la rentrée scolaire et la troisième (BA2) a commencé mi janvier.

    Il y a actuellement 967 personnes hospitalisées dont 33 en soins intensifs. Proportionnellement c’est nettement moins qu’en France (3 fois moins d’hospitalisés et 10 fois moins en soins intensifs, ça doit venir du taux de vaccination des plus âgés).

    • phil dit :

      je ne crois pas un instant à l’explication de la vaccination des plus agés comme constat d’un différentiel avec le danemark. J’ai de sérieux doutes sur les chiffres de SPF.

  86. Daniel Le Breton dit :

    Pic des contaminations Geodes le 21 avec 364 000 cas à comparer à 366 000 le 22 (donc le 21 chez Geodes). Kif kif comme on dit. Maintenant (une semaine après) on attaque la grande descente.

    Mis à part cela on se rapproche du pic des hospitalisations (y compris « avec » covid) prévisible pour la semaine prochaine. Quant à la qualité des chiffres, on ne dispose d’aucun moyen de vérification, donc on fait avec, doutes compris. Le seul fait que les chiffres des soins intensifs aient vu leur pic bien avant celui des hospitalisations conventionnelles pose question. Les cas de covid « avec » y sont pour quelque chose.

  87. Whynot dit :

    @DLB
    Peut-être un autre élément d’explication à cette bizarrerie, très simpliste et vu mon manque de connaissance sur le monde hospitalier je m’égare peut-être, mais allons-y :
    – réa/ soins critiques = majoritairement patients delta qui attaque les poumons et nécessitent de la ventilation, donc en baisse puisque la vague delta est passée
    – hospitalisation conventionnelle = majoritairement patients omicron qui n’attaque pas les poumons et ne nécessitent pas de ventilation, donc toujours en hausse vu qu’on passe à peine le pic des contaminations

    ??

    • NicoM dit :

      @whynot

      Oui, je pense comme vous, des réas largement occupées par des « delta », des hôpitaux remplis par des gens fragiles que l’omicron suffit à hospitaliser.

      D’ailleurs, on voit sur covidtracker que la tranche d’âge la plus représentée sont les 80/89 pour les hospitalisations et les 60/69 pour les réanimations.

      Mais tout comme vous, c’est une hypothèse, je ne suis pas un soignant hospitalier…

      Quand à la différence entre les réas France/Danemark, n’est ce pas du aussi, en plus de l’hypothèse vaccination, à une comptabilité différente des « réas » qui semble assez large en France (Surveillance continue incluse par exemple) ?

      Quand au pic, 3eme jour consécutif qu’il est en dessous de J-7, le pic se confirme enfin !

  88. Jean-Loup dit :

    (Correct sur PC. Désolé pour les smartphones en position portrait)
    Population générale :
    Pos. J-1___Pos. J-3____Tests J-3__% J-3
    278 129___248 258___1 055 366___23.52___15\01
    102 144____96 715____378 493___25.55___16\01
    464 769___528 682___1 784 013___29.63___17\01
    436 167___416 099___1 487 071___27.98___18\01
    425 183___417 933___1 507 287___27.73___19\01
    400 851___389 489___1 395 786___27.90___20\01
    389 320___377 155___1 363 055___27.67___21\01
    301 614___279 987___1 023 469___27.36___22\01
    108 481___100 543____348 903___28.82___23\01
    501 635___563 847___1 691 584___33.33___24\01
    428 008___393 898___1 290 184___30.53___25\01
    392 168_______________________________26\01
    353 503_______________________________27\01

    0 à 9 ans
    Pos. J-3____Tests J-3___%
    _7 772_____105 902___07.34___23\12
    _6 550______73 568___08.90___24\12
    __956_______8 440___11.33___25\12
    _1 844______12 728___12.49___26\12
    14 381______74 084___19.41___27\12
    12 673______67 339___18.82___28\12
    14 101______73 489___19.19___29\12
    15 402______87 242___17.65___30\12
    14 463______86 430___16.73___31\12
    _2 166______11 580___18.70___01\01
    _5 154______33 271___15.49___02\01
    34 614_____155 611___22.24___03\01
    26 745_____193 698___13.81___04\01
    28 387_____243 278___11.67___05\01
    32 973_____395 749___08.33___06\01
    35 015_____333 089___10.51___07\01
    28 751_____231 363___12.43___08\01
    13 075_____110 058___11.88___09\01
    73 086_____535 172___16.30___10\01
    44 858_____275 139___16.30___11\01
    44 146_____215 721___20.46___12\01
    44 850_____216 747___20.69___13\01
    49 506_____198 642___24.92___14\01
    38 618_____145 057___26.62___15\01
    17 391______65 082___26.72___16\01
    85 176_____279 902___30.43___17\01
    59 702_____205 644___29.03___18\01
    59 446_____217 335___27.35___19\01
    56 964_____197 899___28.78___20\01
    55 994_____181 114___30.92___21\01
    43 021_____134 695___31.94___22\01
    17 395______55 365___31.42___23\01
    90 880_____258 090___35.21___24\01
    56 362_____172 170___32.74___25\01

    10 à 19 ans
    Pos. J-3____Tests J-3
    _14 243____184 851___07.71___23\12
    _13 477____158 001___08.53___24\12
    __2 498_____23 433___10.66___25\12
    __4 342_____34 631___12.54___26\12
    _31 348____167 383___18.73___27\12
    _28 286____154 633___18.29___28\12
    _30 104____167 031___18.02___29\12
    _33 052____209 692___15.76___30\12
    _31 256____229 528___13.62___31\12
    __4 795_____27 683___17.32___01\01
    _12 189_____64 647___18.85___02\01
    _78 453____306 036___25.64___03\01
    _65 488____312 772___20.94___04\01
    _61 538____358 217___17.18___05\01
    _57 510____405 126___14.20___06\01
    _57 609____382 243___15.07___07\01
    _46 136____282 405___16.34___08\01
    _16 848_____92 085___18.30___09\01
    _98 305____486 230___20.22___10\01
    _74 388____346 563___21.46___11\01
    _73 517____306 474___23.99___12\01
    _64 230____261 902___24.52___13\01
    _69 605____261 739___26.59___14\01
    _58 441____215 089___27.17___15\01
    _21 805_____73 119___29.82___16\01
    121 115____338 778___35.75___17\01
    _93 532____276 875___33.78___18\01
    _94 964____290 566___32.68___19\01
    _82 730____246 837___33.52___20\01
    _84 574____247 401___34.18___21\01
    _68 081____204 783___33.25___22\01
    _22 773_____64 731___35.18___23\01
    131 888____316 176___41.71___24\01
    _90 953____235 549___38.61___25\01

  89. jsp dit :

    en Belgique
    https://www.lesoir.be/420980/article/2022-01-28/coronavirus-une-admission-lhopital-sur-cinq-concerne-un-enfant-de-moins-de-12
    Du 10 au 23 janvier 2022, 591 enfants âgés de 0 à 11 ans ont été hospitalisés pour cause de covid-19, en Belgique. Soit, en moyenne, plus de 42 enfants admis chaque jour à l’hôpital. Sur le même laps de temps, on recense près de 3.000 admissions covid . Donc près d’une admission à l’hôpital sur cinq concerne aujourd’hui un enfant de moins de 12 ans.

  90. Pro-pro dit :

    ////////////////////////// Compte à rebours : J -17 ///////////////////////////////////////////////

    @Ga et Ph. Brouard, merci pour vos interventions qui permettent de rappeler que la courtoise n’est pas inutile pour faire avancer le débat ( j’ai moi même faits quelques efforts en ce sens)

    @ Marsien en visite, je suis de nature assez méfiante. Mais comme il s’agit d’effet à long terme (dont je ne ne suis ni sur qu’ils se produisent, ni certain du contraire), je crains que nous devions attendre une bonne dizaine d’années pour clore la question. A cette occasion, et comme je ne déteste pas forcément entendre quelques sarcasmes bien placés, c’est avec plaisir que j’irai échanger sur le sujet avec vous autour d’un café ou d’une bonne bouteille.

    @ NicoM & Whynot ( je crois que vous n’êtes pas sur la bonne « piste ») Tout comme vous je pensais que les Réa était remplie en très grande majorité du Delta mais désolé de vous décevoir, Omircon y débarque en force en réa comme en Hospitalisation conventionnelle depuis début janvier (pour les tranches d’âge les plus jeunes) ma crainte est que les tranches des plus âgés prennent la « trace ».
    Je vous invite à aller triturer le fichier mis à disposition par la DRESS ci-après. Son seul défaut est d’être produit une seule fois par semaine le jeudi ou vendredi avec des données qui datent de 2 semaines. Son gros plus est qu’on y trouve (par jour, département, àge, statut vaccinal) les pourcentages d’Omicron ( et par déduction de delta = 1-Omicron en première approximation) au niveau des entrées en Hosp Conventionnelle, Rea, Décès.
    https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/covid-19-resultats-par-age-issus-des-appariements-entre-si-vic-si-dep-et-vac-si/download/?format=csv&timezone=Europe/Berlin&lang=fr&use_labels_for_header=true&csv_separator=%3B

    @ DLB Dans le fichier sus-cité de la DRESS on peut du coup y voir les vagues Delta et Omicron distinctement concernant les nombres d’entrées à l’hosto. Y retrouvez vos chiffres ?
    J’ai le sentiment que le débarquement d’omicron va donc faire trainer la descente de la Réa même si je pense que les séjours en Réa dus à Omicron seront plus courts que ceux dus à delta.

    @ Phand merci pour ce document (https://covidtracker.fr/atteindre-le-sommet-cest-encore-une-question-doxygene/#comment-7100) qui est une mine d’informations
    Je l’ai lu en verticale et effectivement la page 49 a retenu toute mon attention. J’ai eu l’impression d’y découvrir le chainon manquant de la théorie de la Grande unification des forces.

    @Lithium, merci de vôtre analyse de ce ce document t (28 janvier 2022 à 11 h 38 min -https://covidtracker.fr/atteindre-le-sommet-cest-encore-une-question-doxygene/#comment-7119),
    analyse à laquelle je vair réagir et plus spécifiquement sur la « …Séroprévalence de la population (Fig11 p49)…
    […] …2) la quasi totalité de la population possède des anticorps ciblant sars-cov-2.
    Pourtant le virus continue de se propager : on peut probablement dire adieu au rêve de l’immunité collective… »

    Et effet je ne tire pas la même conclusion que vous, peut-être à tort.
    Effectivement, la quasi totalité de la population étudiée (UK donneur de sang >17 ans) possède des anticorps réactifs à la protéine Spike ( soit par vaccination/ soit par infection) par contre seuls ceux ayant été infectés ont aussi des anticorps anti-N d’où la possibilité de détecter uniquement ceux ayant été infectés et non-vaccinés.
    La conclusion que j’en tire c’est que la quasi totalité de la population possède des anticorps ciblant non-pas Sars-cov-2 dans son ensemble ( tout le virus et toutes les versions de virus) mais uniquement une partie du virus : la protéine spike et uniquement sa version wuhan 2020. Et cela change tout sur la conclusion à mon sens si l’on se penche sur la possibilité de l’échappement immunitaire « partiel » d’Omicron face à la protéine Spike. Delta n’a pas eu « heureusement » la possibilité de « s’échapper » aussi facilement que Omicron. Je parle d’échappement partiel d’Omicron car il reste sensible aux anticorps s’il s’y trouve confronté en grand nombre ( d’où l’intérêt de l a3eme dose pour les personnes fragiles à risque de forme grave et DC.)

    Je partage totalement vôtre analyse – (28 janvier 2022 à 12 h 39 min – https://covidtracker.fr/atteindre-le-sommet-cest-encore-une-question-doxygene/#comment-7127) :
    « … lors d’une infection, le système immunitaire est confronté à l’ensemble du virus et non pas une [seule] protéine de surface. Cependant concernant sars-cov-2 les études montrent que la réponse immunitaire est plus performante en visant Spike car c’est vraiment la protéine qui est la plus « visible » et spécifique de sars-cov-2 donc l’immunité par contamination visant d’autres protéines de sars-cov-2 n’apporte pas d’efficacité supplémentaire.
    Contre sars-cov-2 il est préférable d’avoir des anticorps très spécifiques de Spike plutôt que des anticorps généralistes…. »
    Sauf que là encore, comme j’avais essayé de l’expliquer avec mon image du « décathlonien » ici
    (https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-5675) ou plus récemment avec celle du « joueur de tennis ». En effet à trop avoir sur-spécialisé notre système immunitaire sur la protéine spike avec ce « vieux » vaccin, on ne lui pas permis de s’entrainer sur d’autres parties du virus qui aurait pu l’aider à un peu mieux à contrôler Omicron. On a donc mis en place un un cercle vicieux qui nous oblige à vacciner de manière de plus en plus rapprochée pour maintenir des niveaux hyper élevés d’anticorps spécifiques à spike-wuhan pour avoir une chance de « stopper » des virus de moins en moins sensible à ces anticorps.
    Les deux façons de sortir de ce cercle vicieux sont : soit la vaccination immédiate avec un nouveau vaccin adapté à omicron.
    , soit tomber sur un virus beaucoup moins léthal mais hyper contagieux que l’on laisserait circuler après avoir évaluer qu’il n’engendrera pas l’apocalypse ( Omicron semble remplir ces caractéristiques).
    Je crois que certains pays ont choisi cette deuxième voie faute d’avoir un nouveau vaccin efficace face à Omiron.
    Et je le redis, cela n’empêche pas de vacciner (au contraire et surtout les plus fragiles en priorité).
    Si on veut sortir du beans, il y a donc cette solution : vacciner avec un vieux vaccin et faire circuler le virus.
    Quand j’ai commencé à poster sur ce site, c’était déjà ma vision des choses mais je voyais bien qu’elle n’était pas encore partagée ( on parlait même encore de vaccination comme seul moyen de stopper la circulation du virus dont on croyait les « non-vaccinés » comme en étant l’unique vecteur)

    Bon WE à tous et bises aux petits hommes verts !

  91. GM dit :

    @whynot et nicoM
    Je pense que vous avez raison.

    Les réas correspondent à la longue traîne du delta. Elle diminue progressivement depuis une grosse semaine.
    Si les chiffres de patient en réa semblent très élevés en France par rapport à d’autres pays notamment GB, il existe un biais important portant sur la définition de ces lits, puisque ils incluent en France les unités de soins continus et pas seulement la réa.

    Les hospitalisations conventionnelles semblent comporter une minorité de patients avec un tableau e pneumopathie clair. Les unités covid servent en quelques sorte à isoler, à ne pas mélanger des patients PCR – avec des PCR +. J ai demandé aux collègues vendredi. Les formes cliniques typiques représentaient fin de semaine un gros tiers des hospitalisations covid. Mais c est un chiffre très fluctuant.

    Les décès… à mon sens, comme dit plus haut, correspondent probablement à ce que je vous vois plus haut. Beaucoup’meurent Porteurs du covid, mais pas forcément du covid.

    Je le répète : ce n est plus du tout la même maladie, en comparaison notamment avec la situation d il y a deux ans.

    Question pour les semaines à venir :
    Faut il continuer à tester les non symptomatiques ?
    Faut il poursuivre les restrictions notamment ce passe vaccinal ?
    (Je pense que vous connaissez mon avis sur la question …. )

    • NicoM dit :

      @GM

      Merci pour vos infos qui semblent de première main et qui confirment nos intuitions de profanes…

      1/3 de véritables covid, ça devient n’importe quoi cette comptabilisation « avec » covid et non pas « du » covid…

      Quand au pass vaccinal, je sens bien le coup suivant : ils l’arrêtent en mars, avant les élections histoire d’endormir notre vigilance, puis ils prolongent la loi en juillet en catimini en nous disant « c’est juste au cas ou », « c’est dans la boite a outil »…. Et c’est justement ça le pire : un outil tapis au fin fond de la législation que tout le monde oublie, prêt a ressortir en cas de besoin, légitime ou pas…

      • Ga dit :

        Avec Covid et « du Covid » semble complexe à établir : ce que l’on voit beaucoup ce sont des personnes chez qui l’infection a fait décompenser d’autres pathologies, lesquelles sont le motif de l’hospitalisation . Même si une autre infection aurait sans doute fait de même, le caractère épidémique avec une incidence très élevée envoie donc beaucoup plus de ces personnes à l’hôpital. C’est donc aussi l’épidémie qui vient remplir les lits d’hôpitaux. Ils méritent donc d’être comptabilisés comme tels, ne croyez vous pas ?
        En revanche ils ne doivent pas être utilisés pour démontrer une quelconque efficacité/inefficacité vaccinale.

  92. Ga dit :

    @jsp
    Selon le lien donné plus haut par PhD en effet les hospitalisations augmentent chez les enfants en valeur absolue mais c’est toujours le même faible pourcentage d’enfants covid+ qui nécessite une hospitalisation, que ce soit pour des complications immédiates ou pour le syndrome inflammatoire multisystémique ou PIMS qui se déclare un peu à distance de l infection. L’augmentation du nombre de cas semble uniquement dûe à la démultiplication du nombre d’enfants infectés.

  93. Ga dit :

    @jsp toujours
    Et on a un doute sur l’augmentation en proportion avancée par l’article puisqu’il annonce 3000 hospitalisations « dont l’âge est connu »et qu’il établit ses statistiques là dessus. Ce qui laisse penser qu’il existe un autre pool d’hospitalisés dont on ne connaîtrait pas l’âge et qui ne pourrait pas entrer dans ce calcul, lequel serait alors forcément biaisé ? Ou je suis trop pointilleuse ?

  94. PhD dit :

    Bonjour à tous,

    Voici la dernière publication (28 janvier) de la DREES qui « présente pour la première fois les statistiques et estimations de protection vaccinale contre les décès en distinguant les personnes affectées par le variant Omicron et celles affectées par le variant Delta. »

    Son titre : Le variant Omicron concerne actuellement la majorité des décès hospitaliers avec Covid-19

    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2022-01/2022-01-28%20-%20Appariements%20sivic-sidep-vacsi%20Drees.pdf

    • Daniel Le Breton dit :

      Merci PhD

      Ce document est très utile pour aider à caler les vagues dans les cas difficiles. Les pics des entrées à l’hôpital et en soins intensifs sont passés durant la semaine qui s’achève. Le pic des hospitalisations est imminent.Encore une étape de franchie.

  95. Jean-Loup dit :

    Sur Géodes :
     »
    Précisions :
    1) Les données hospitalières (source SI-VIC) sont présentées par date de déclaration.
    2) Le nombre total de personnes « tous âges » peut parfois être supérieur à la somme du nombre de chaque classe d’âge si, pour certaines personnes, âge et date de naissance ne sont pas renseignés dans la base de données.
    3) Seules les personnes hospitalisées ou décédées en France sont représentées dans Géodes. Les personnes hospitalisées à l’étranger ne sont pas représentées dans Géodes.
    4) Jusqu’au 31/03 (2020), les instructions aux établissements de santé pour créer un dossier patient dans SI-VIC étaient un diagnostic de COVID-19 confirmé biologiquement.
    Depuis le 31/03 (2020), les établissements de santé doivent saisir systématiquement dans SI-VIC les patients hospitalisés présentant un diagnostic de COVID-19 confirmé biologiquement OU une TDM thoracique évocatrice de diagnostic de COVID-19. Toutefois, un établissement peut créer un dossier patient sur une base de forte suspicion clinique ou d’une imagerie évocatrice, puis effacer ultérieurement le dossier si le test s’avère négatif.

    Limites : 1) Certains patients, présents dans la base de données hospitalières à un moment donné, peuvent donc être retirés de la base de données par les établissements de santé lorsque le résultat biologique du patient est négatif par rapport à la Covid-19.
    2) Le système de déclaration des cas n’est pas exhaustif et le nombre d’établissements déclarant varie au cours du temps. »

    • Jean-Loup dit :

      Pour la distinction entre Soins critiques, SSR ou USLD, Hospitalisation Conventionnelle, voir : « Nombre de personnes actuellement hospitalisées par type d’hospitalisation et âge » sur Géodes toujours.

  96. Fred dit :

    Je suis surpris de retours autour de moi d’effets marqués et bien plus fréquents que lors des deux premières doses, en l’occurrence à chaque fois du Pfizer, mais sa part de marché et tel…
    Beaucoup de fatigue « signalées » et durables.
    Des périodes de fièvre elles bien plus brèves mais plus nombreuses.
    Des sensations de pressions au niveau du crane (pas de migraine) plus du type étau, là aussi en plus grands nombres.
    Et même un décès (si aucun lien n’est établi) post vaccination à 8 jours. Allant d’une dégradation sanitaire postérieure au vaccin, symptômes d’aggravants, jusqu’à hospitalisation et issue dramatique.
    Ce constat bien limité à mon environnement m’interpelle d’autant que les dux précédentes doses n’avait pas généré autant d’effet secondaires tant dans leur intensité que dans leur durée…?
    Parmi vous, des retours de cette nature ?

    • ffrancis dit :

      Pas de ressenti spécial autour de moi, personnellement aucun symptôme à part la douleur au bras moins marquée lors de l’injection de rappel.

    • Alexandre Jay dit :

      Bonsoir.

      Perso, troisième dose sans aucun effet. Je craignais un peu car la deuxiéme m’avait bien fatigué 24h après l’injection mais là rien. Je me demande si les effets ressentis lors de la troisième dose ne sont pas liés au fait que les personnes avaient le covid, vu les taux d’incidence du moment, cela doit arriver souvent. Troisième dose en ayant le covid, ça doit pas être terrible. Mais cela reste mon impression.

      • Fred dit :

        C’est exactement ce que je soupçonne, d’autant que de mon côté encore moins de symptômes que pour les doses précédentes si ce n’est, que par moment j’ai moi aussi cette lourdeur céphalique, mais je peux l’avoir chopé depuis…?

  97. PhD dit :

    Pour compléter ma réponse à Cromorne sur les Covid longs 28 janvier 2022 à 15 h 50 min, il semble que nous progressions sur la connaissance des mécanismes de cette pathologie :

    Entendu ce matin sur France Info :

    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-ma-sante/covid-19-des-points-communs-identifies-entre-les-patients-concernes-par-le-covid-long_4917263.html

    Auraient un rôle dans les Covid longs :
    – une charge virale importante
    – une réactivation du virus d’Epstein-Barr (EBV, de la famille des Herpès virus responsable notamment de la mononucléose infectieuse) (on reparle de ce virus en ce moment pour son rôle probable dans la SEP)
    – mécanisme auto immun (voir : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/37286-Covid-long-piste-autoanticorps et aussi https://www.nature.com/articles/d41586-021-00149-1 )

  98. JCD dit :

    @PhD, @Cromone

    Je me suis penché, avec les moyens du bord, sur l’analyse fort intéressante du rapport du CAE https://www.cae-eco.fr/staticfiles/pdf/cae-focus078.pdf concernant l’impact du passe sanitaire sur la vaccination de août à décembre 2021 (un de vos commentaires lors d’un précédent article).
    Leur manière de procéder est originale : une France ‘virtuelle’ sans passe sanitaire a été créée en prenant un cocktail de 50% de Rép. Tchèque, 20% de Malte, 15% de Belgique et une pincée de Japon et de Corée (Ces pays n’avaient pas mis en place de passe). Les dosages sur les différents pays sont notamment le résultat d’alignement des courbes de vaccination réelle vs prédite par rapport à un modèle simple mais efficace de projection (= modèle de Bass, utilisé pour prévoir l’adoption d’un produit par un marché).
    Cette France virtuelle sans passe est ensuite comparée à ‘la vraie France’.
    L’écart reflète ainsi l’impact du passe sur la vaccination.

    Les conclusions principales de ce rapport vs ce qu’il s’était dit sur ce blog :

    1/ « Le passe a généré 13 points de vaccinés en plus », soit 8,7 millions de gens.

    -> L’article du blog avait seulement évalué le pic de ‘sur vaccination’ de fin Juillet à fin août à 7,5% soit 5 Millions de français.
    Atteindre 13% = un surplus total de 8,7 millions de vaccinés en décembre est donc tout a fait cohérent mais difficilement mesurable de manière simple.

    2/ « Ces 13% de vaccinés en plus ont permis d’éviter environ 4 000 décès ».

    Il y a eu environ 11 000 morts sur S2 à l’hôpital. Moitié/moitié vaccinés/non vaccinés.
    Pour 1% de non vaccinés (donc 670 000 français), on a eu 50 morts en aout, 42 en septembre etc… soit près de 3 000 morts sur la période de 5 mois après avoir multiplié par un facteur 13 (pour considérer une tranche de 13% de non vaccinés).
    La même évaluation donne un peu plus de 500 morts pour 13% de vaccinés ‘efficaces’ (2 doses + 15j récente ou bien 3D / rappel) sur la même période.
    Soit 3 000 – 500 = 2 500 morts ‘sauvés’. Donc quand même en dessous des 4 000 du rapport.

    Mais ce chiffre de 2 500 suppose que les 13% de vaccinés ‘en plus’ soient homogènes avec la population des ‘déjà vaccinés’.
    Or -cf point suivant-, l’étude avance un gain de 45% sur les pics de lits de réanimations (et pas d’environ 13%/2 comme ce devrait être le cas si cette population était homogène).
    Ce qui implique que dans les 13% de survaccinés on ait plus de gens fragiles (je ne peux pas vérifier cela. Trop compliqué). Partant de là, en grosse approximation, si on rapporte aussi ces 45% aux 2 500, cela nous fait 2 500 x 1,45 = 3 625 morts. On est déjà plus proche des 4 000.
    -> Leur résultat de 4 000 morts est donc cohérent avec leur calcul de ‘13% de vaccinés en plus’ si on considère que ces ‘vaccinés’ de dernière minute étaient globalement plus fragiles/âgés.

    Ce chiffre de 4 000 me semble néanmoins largement sous-évalué. Cf plus bas.

    3/ « Les réanimations seraient montées 45% plus haut en décembre sans le passe ».
    Dans un article précédent, j’évaluais à x4 le pic en réanimations au 1er Décembre sans passe. On est donc loin des +45% du rapport. Problème, comme dirait Daniel…

    En fouillant cette étude, je crois (sans être sur à 100% car leur modèle de ‘France virtuelle’ n’est pas complètement décrit) qu’ils ont omis une donnée fondamentale : l’effet ‘stop contagion’ de la vaccination lui même additionné au fort ralentissement des contagions dans les lieux publics clos (effet passe sanitaire).
    Autrement dit, il me semble qu’ils ont oublié de compter la hausse (exponentielle, faut il le rappeler) des cas (et donc des décès subséquents) liés à ces 13%…

    Si on considère que 13% de vaccinés en plus font baisser de 10% le taux Reffectif (c’est l’ordre de grandeur que j’avais pris dans l’article du blog qui traitait du passe), alors on a mécaniquement un facteur de réduction du nombre de cas (ou d’entrées en réanimation, ou encore de décès) de 1,10^n au bout de n semaines . Soit 1,10^15 = x4 pour n=15 semaines entre aout et décembre.
    Par ricochet, c’est donc bien plus de morts que les 4 000 annoncés (plutôt 8 000 après évaluation rapide) qui ont été évités (ainsi qu’un re-confinement car les réanimations auraient explosé en cours de route).
    Ce calcul étant des plus basiques, je ne vois pas où/comment j’ai pu me tromper…
    J’ai donc bien l’impression que l’étude a oublié de considérer la hausse des cas dans sa ‘France virtuelle’ !
    Disons que 4 000 décès évités est un minorant…

    4/ « Sans le pass sanitaire, le PIB aurait été 0,6% plus bas ».
    Pas d’avis là dessus mais l’approche est très intéressante !

    • MrFish dit :

      Merci @JCD !

      Très intéressant que cette tentative d’utilisation et de détournement d’un modèle de Bass ! Très utilisé en marketing / management de l’innovation – on pourrait passer des heures dessus. En plus il y a pas mal de littérature dans pleins de secteurs différents, donc assez créatif à détourner… Venu du CAE, ça ne m’étonne pas, ils sont dans leur domaine de confort.

      Le plus compliqué est de définir le « portefeuille » de comparables pour simuler la « cible » qu’on cherche à modéliser, ou à valoriser. En général, on en fait plusieurs hypothèses pour prendre différents point de vues, donc, laisser le client (dans mon cas) choisir quelle option stratégique il va prendre.

      Donc l’idéal serait de le faire tourner avec d’autres portefeuilles de « pays » pour voir comment il se comporte : on pourrait aussi étalonner avec des données connues pour voir si ça marche réellement à notre cas… Ca se fait avec Excel. Mais pas le temps, mais pas du tout, de mon côté.

      Et merci pour vos autres commentaires sur mes question de la semaine !

      Bonne soirée et WE.

    • NicoM dit :

      @JCD

      Je vois que vous ne ménagez pas votre peine pour nous démontrer la merveilleuse efficacité des pass.

      Vous avez raison, le pass ça marche.

      Mais le confinement à la chinoise ça marche encore mieux, combien de vies aurait-on sauvées si on appliquait leur système : 100 000 ?

      La question est donc : quel prix démocratique est-on prêt à payer pour sauver des vies ?

      Vous me direz : le pass n’est rien par rapport a la vie et par rapport aux confinements. Je vous réponds : c’est vrai si on a la certitude absolue que c’est provisoire. Or nous n’avons aucune certitude a ce sujet, à part les belles paroles d’Attal ou de Véran. Et quand on voit leurs refus catégoriques de mise en place de seuils de retraits automatiques, même en provenance de leurs propres députés, ça ne m’inspire aucune confiance…

      • Fred dit :

        Libre à ces derniers d’en tirer la conclusion si évidente.
        Certains visant un deuxième mandat doivent avoir un léger doute sur leur avenir, d’autres doivent se dire qu’ils vont sortir de la zone « cible ».
        Ce sera de toute façon moins facile que le premier pour la premier mandat, même un sac à patate pouvait être élu avec l’estampille LREM.

      • PhD dit :

        Merci à JCD de s’être attelé de nouveau à l’estimation des effets sanitaires du passe sanitaire.

        @ Nico M

        Evitons de faire des procès d’intention. Je sais que vous êtes un opposant acharné au passe sanitaire.
        Vous faites les questions et les réponses et mettez sur le même plan le confinement à la chinoise et le « prix démocratique à payer pour sauver des vies » que représente le passe sanitaire. La comparaison est osée.

        Nous avions déjà une discussion sur le sujet ( https://covidtracker.fr/lete-indien/#comment-2884). Le passe sanitaire, outre le boost observé pour le nombre de vaccinations, vise à protéger les non-vaccinés : il équivaut à un confinement (bien moins strict que le confinement à la chinoise) limité aux seules personnes, très minoritaires en nombre, qui ont refusé une vaccination gratuite. Le but est de limiter l’embolisation des hôpitaux afin de pouvoir continuer à soigner toute la population pour les autres pathologies.

        S’il n’y a pas de seuil de retrait automatique, il existe bien une date butoir certaine de fin (1er juillet). Si la validité du passe devait être repoussée, la décision serait soumise au parlement démocratiquement élu.
        Mais je suis pour ma part certain que, si la situation sanitaire le permet, ce passe vaccinal sera levé avant certaines échéances plus proches…

    • Daniel Le Breton dit :

      @ JCD

      Calcul à la louche : 11800 décès pour la période considérée avec en gros 45% de plus d’hospitalisés, de soins intensifs, et par extension de décès ca donne 5300 décès de plus.

      L’hypothèse selon laquelle le Reff baisse de 10% pour 13% de vaccinés est une approximation pas très bien justifiée. Donc l’évaluation correspondante est sujette à caution elle aussi. Qui plus est le Reff n’a rien d’une constante sur une telle période, donc la fonction puissance ne s’applique pas vraiment.

      Au-delà de cela il est osé de limiter la projection dans le temps car toute augmentation de la contamination allonge la durée de la vague en pratique. Donc il est vrai que le calcul présenté donne un chiffre sous évalué, et je ne suis pas sûr que la méthode utilisée soit capable d’estimer l’augmentation de la durée de la vague pour arriver à une estimation mieux cernée.

      • JCD dit :

        @Daniel,
        Effectivement, concernant votre dernière remarque, le rapport ne concerne qu’une partie de la vague delta : les 5 derniers mois sur lesquels nous avons la donnée factuelle. Il faudrait y rajouter les décès de delta en janvier.

        Votre point sur le Reff est aussi valide. J’ai pris 10% pour mieux comparer avec ce que j’avais écrit dans l’article précédent, en évaluant ‘à la louche’ que ‘leur’ 13% correspondait à peu près à cette même valeur de 10%.
        Explication :
        – 7,5% de survaccinés double dose à fin aout/début septembre
        – 13% 15 semaine après (hypothèse de croissance linéaire du taux de vaccination, ce qui n’est complètement exact).
        – 92,5% d’efficacité vaccinale contre delta.
        Ca donne à la (très) grosse louche (7,5 + 13)/2 * 92,5% = 9,5%.
        Mais prenons un tamis plus fin que ladite louche pour faire un calcul plus propre !
        106,9% fin de première semaine ( = 1+7,5% * 0,925)
        114,7% la deuxième = 106,9% * (1+7,9% * 0,925). Le 7,9% étant le taux de vacciné 2ème semaine
        Etc… jusqu’à atteindre 426% la dernière semaine.
        426% / 106,9% = x 3,98
        Et 3,98^(1/15) = 9,7% de croissance moyenne (géométrique) hebdomadaire (d’où le 10%)

        Sur le nombre de morts (votre premier point), le 45% ne s’applique pas linéairement non plus. Faisons une règle de trois pour démarrer à fin août :
        Si on part donc de 7,5%/13% * 45% = 26% fin aout pour arriver à 45% en décembre, ça nous fait plutôt du 36% en moyenne (moyenne arithmétique cette fois puisque le CAE oublie la progression exponentielle).
        Donc 36% * 11 800 = 4 250 (j’avais plutôt 11 200 morts hors EPHAD mais bon…) -> on retombe sur leur 4 000 morts aussi.

        @NicoM
        Mon propos n’était pas de ré-écrire l’article sur le passe sanitaire. Mon propos était de comparer avec ce que dit le CAE (= démarche de cohérence), à l’invitation de PhD d’ailleurs.

        Mon propos n’est pas non plus de juger d’un point de vue politique/social si le passe sanitaire est mieux que le confinement, le couvre feu, la fermeture des écoles, le masque, ne rien faire etc… Mon propos est d’essayer de quantifier l’effet de telle ou telle mesure pour voir si elle est efficace du point de vue de la propagation du virus et de ses conséquences directes (cas / hospitalisations / réanimations / décès).
        (Le confinement à la chinoise est une mesure très efficace au niveau sanitaire mais est évidemment catastrophique au niveau social si elle se prolonge indéfiniment).

        • NicoM dit :

          @JCD et PhD

          JCD, j’ai bien compris vos propos, le CAE et vous avez fait des calculs intéressants qui démontrent l’efficacité du dispositif.

          Mon propos PhD n’était pas de « mettre sur un même plan  » le confinement chinois et le pass sanitaire mais de poser la question de « doit-on tout accepter du moment que c’est efficace ? » et « ou place-t-on le curseur de l’inacceptable ? ». Et j’ai placé le mien.

          La date de la fin est le 31 juillet, en pleine torpeur estivale, ce qui n’est absolument pas un hasard selon moi, et personne ne sait à quelle majorité on laisse cet outil coercitif…

          Je suis également assez confiant en son retrait avant les présidentielles, mais il restera dans la boite à outil, « au cas ou », et c’est cela qui est dangereux…

          Ceci dit, j’espère vraiment me tromper sur ce point et que vous ayez raison.

          Quand à l’efficacité sanitaire pure, on donne avec ce pass une visibilité inédite aux antivax, beaucoup se vaccinent non pas pour leur santé mais par contrainte, n’est-on pas en train de sacrifier les futures campagnes vaccinales pour celle-ci ? Pas grave on réactivera le pass…

          • JCD dit :

            @NicoM
            Voici un autre angle de vue concernant le sujet des anti-vax.
            Il m’a été inspiré par ce tweet : https://twitter.com/r_delome/status/1425543917051727876
            L’idée est de comparer les recherches « chloroquine » sur Google trends aux taux de vaccination des régions.
            Les régions à fort de taux de recherche ‘chloroquine’ sont assez logiquement les moins vaccinées.

            Si on coupe la France en 2 en fonctions du nombre de recherches par habitant, j’avais calculé qu’on a environ 4% (lire 4 points de pourcentage) d’écart sur le taux de vaccination entre ces 2 moitiés de France.

            Par exemple, si on prend Provence-Alpes-Cote d’Azur, région de 5 M d’habitants, les courbes covidtracker montrent que le taux de vaccination y est 4,5% inférieur à la moyenne française (on est dans les extrêmes, avec la Corse).

            Reprenons l’étude du CAE qui évalue que 13% de vaccination correspondent à 4 000 morts évités sur toute la France et partons de ce chiffre.

            Ramené à PACA, les 4,5% de ‘sous-vaccination’ correspondent ainsi à 100 morts (et donc à des centaines de réanimations et des milliers d’hospitalisations). Ca n’est pas de l’ordre du négligeable.

            Difficile d’évaluer en quoi marteler ‘la chloroquine est un remède contre le COVID’ contribue à conforter les hésitants et anti-vax dans leur croyance… Autrement dit : combien d’entre eux se seraient faits vacciner sans l’épisode chloroquine ?

            Tout cela pose la question de la responsabilité de ceux qui véhiculent ces informations toxiques (politiques, médecins, médias…) ou n’agissent pas vraiment pour les stopper (gouvernement/députés, ordre des médecins, CSA-Arcom…).

            Vos craintes sur l’encadrement du passe sont bien sur légitimes mais nous sommes quand même sur un paradoxe qui est que les voix s’élèvent et manifestent dans la rue contre une mesure (conçue comme temporaire) qui sauve des vies (le passe) alors qu’on déroule le tapis rouge à la télévision pour les marchands du temple dont la potion magique a pour effet secondaire de ne pas inciter à la vaccination (pour dire les choses pudiquement)…

            • NicoM dit :

              @JCD

              J’avais lu il y a quelque temps en arrière un article très interessant d’un historien qui expliquait les différences des taux de vaccination selon les régions par un rapport à l’autorité centrale différent, issue de notre histoire.

              Malheureusement, je n’ai plus les références de cet article et je ne me souviens plus des détails, sinon je vous l’aurais partagé.

              Donc je crois plutôt que ce n’est pas parce que Raoult a eu plus d’échos dans certains endroits que dans d’autres que la vaccination a moins marché dans ces régions, mais plutôt que le discours de Raoult ET le discours antivax ont davantage d’écoute dans certaines régions plutôt que dans d’autres pour des raisons sociologico-historiques.

              « Tout cela pose la question de la responsabilité de ceux qui véhiculent ces informations toxiques (politiques, médecins, médias…) ou n’agissent pas vraiment pour les stopper (gouvernement/députés, ordre des médecins, CSA-Arcom…). » C’est triste à dire, mais en gros vous appelez à la censure des propos non conformes à la norme du moment.

              Si des médecins savent que ce qu’ils disent est faux mais le disent quand même dans un objectif de notoriété c’est hautement condamnable, mais s’ils sont sincères ça ne doit pas être censuré dans une démocratie. Et c’est vrai dans les 2 « camps ». Ça participe au débat scientifique et social et en plus ça peut finir par s’avérer vrai au final.

              Quand aux médias, je suis désolé mais ils ont diffusé UN seul discours à 90%, ils parlaient de Raoult à 90% pour le critiquer, l’ordre des médecin l’a sanctionné… Je ne juge pas s’ils ont tort ou raison, mais on ne peut pas dire que ce discours a été propagé complaisamment.

              Vous dites que le pass est une mesure conçue comme temporaire, je vous rappelle qu’il a déjà été prolongé du 30 septembre 2021 au 15 novembre 2021, puis du 15 novembre 2021 au 31 juillet 2022. Qu’il a été étendu dans son application (d’abord les évènements de plus de 1000 personnes et les boites, puis les restau, bars, musées, bibliothèques…) et durci (acceptés vaccins ou tests 72H, tests 24h, vaccins uniquement, 2 puis 3 doses). Bref, à ce jour, tout ce qu’avaient anticipé les antipass s’est produit, rien de ce qu’avait espéré les propass ne s’est réalisé (mesure provisoire qui sera retirée dès que 90% des gens seront vaccinés).

              Je crois plutôt qu’il est présenté comme temporaire afin de nous le faire accepter plus facilement (au peuple comme au Conseil Constitutionnel), c’est la technique dite « du salami ». Néanmoins, afin d’éviter le procès d’intention, on verra bien le 1er août qui aura eu raison (néanmoins, même si c’est retiré, le fait qu’on l’ai fait une fois est déjà problématique : on a planté la graine…). Le problème de cela (éviter les procès d’intention), c’est qu’une fois qu’on y est, il est trop tard, c’est fait. Alors personnellement, je préfère prendre les devants, même si ça ne change pas grand chose à la machine en route, au moins je n’aurai pas participé à l’acceptation passive du dispositif.

              • JCD dit :

                Oui, j’ai aussi en tête cette défiance envers l’autorité centrale. Un article avait du passer sur ce blog.
                La chloroquine a soufflé sur les braises mais le feu était bien présent avant.

                La notion de « temporaire » est effectivement vague. Comme disait Fernand Raynaud, ça peut durer ‘un certain temps’. Plutôt qu’une date butoir qui n’a pas de sens dans l’absolu, la question est surtout : quels sont les critères de sortie (ou de ré-entrée).
                Le passe est ce que j’appellerais « une mesure d’ajustement lente » : elle va permettre de gagner 10% ou peut-être 20% sur le taux de reproduction, ce qui peut-être suffisant pour limiter la casse à 2 ou 3 mois. Mais elle est très peu efficace sur du court terme (ceux qui voulaient se faire vacciner le sont désormais)
                C’est un outil parmi d’autres. Le vaccin n’est pas suffisant quand il y a échappement vaccinal.
                Je ne sais pas ce qu’avaient anticipé les pro pass ou anti pass mais personne ne sait prédire ce qu’il va se passer dans 6 mois. (Mais tout le monde pourra dire après « je vous l’avais bien dit »).

                Enfin, vous parlez de censure. Ca n’était pas mon idée, car la censure est un acte d’autorité arbitraire.
                On peut graduer l’échelle de plusieurs façon, du rappel à l’information au rappel à la loi en passant par le rappel à l’ordre.
                Les réseaux sociaux mettent systématiquement une bannière de type « Attention à la désinformation COVID, allez voir du coté de l’OMS ». Pourquoi pas les télés en sous-titre ? (rappel à l’information)
                Quand la « norme » est objective (norme scientifique : fumer tue, boire est dangereux, la chloroquine est inutile, le vaccin sauve des vies) et que les discours inverses sont dangereux, pourquoi ne pas sanctionner la chaine ou le médecin ? (amendes, blâmes -merci Coluche-, interdiction temporaire d’exercer : rappel à l’ordre)
                Quand il le faut, on peut aussi légiférer pour les cas les plus graves. La « norme » dit aujourd’hui que le négationisme, racisme, homophobie etc… sont pénalement répréhensibles. (Rappel à la loi).

                Le fond du sujet étant que la « norme » soit définie par des mécanismes démocratiques (lois, consensus scientifique, conseil de l’ordre) et que la réponse soit proportionnée au mal.
                Faire croire sciemment que la terre est plate n’est fondamentalement pas très dangereux.
                Faire croire sciemment que les vaccins Covid ne servent à rien pour limiter l’épidémie ou les formes graves est dangereux.

  99. GM dit :

    @Ga.
    Vous avez raison. La distinction entre hospitalisation ‘pour COVID’ et ‘avec COVID’ est difficile voire artificielle. Tous les patients ne sont pas des jeunes avec des fractures du fémur qui ont une PCR positive. Les patients hospitalisés sont des patients le plus souvent polypathologiques, et la moindre infection peut constituer un point de bascule.
    Mais les pneumopathies hypoxémiantes que l’on voyait il y a deux ans semblent être minoritaires actuellement, de l’ordre d’un gros tiers d’après mes collègues, ce qui est d’ailleurs corrélé avec la baisse des réas.
    C’est difficile de rester dans la nuance … Je voulais surtout dire que les chiffres actuels sont biaisés et à considérer comme tels, sans pouvoir réellement les comparer aux précédents.

    @Mr Fish.
    On sacralise le modèle mathématique, parce que c’est vrai que c’est les maths qui permettent d’aller sur la lune. Je pense que les modèles mathématiques ne valent pas grand chose dans les systèmes complexes.
    On peut tout leur reprocher. La fiabilité des données en entrée; des paramètres cachés ou non jugés pertinents; une modélisation qui repose sur des mécanismes passés, alors que les règles du jeu changent; et le fait que les prédictions du modèle impactent sur les comportements et donc rétroagissent sur les régles du jeu.
    J’ai surtout l’impression (je suis un animal très empirique …) que les systèmes complexes sont inaccessibles à une modélisation, et que les ajustements statistiques réalisés sont autant de biais cognitif appliqués au modèle.
    Le modèle raconte peut être autant voire plus l’histoire et les pensées de son concepteur qu’il ne prédit l’évolution des données.
    (et cela vaut pour la médecine, les sciences humaines, le climat, …)

  100. markos dit :

    Bonjour,
    je suis les chiffres et je suis moyennement rassuré.
    j’ai jeté un œil sur les chiffres d’il y a un an pile, en pleine épidémie alpha, ou bêta.
    29 janvier 2021, moins de 1 million de doses et moins de 1000 vaccinés complets, moyenne 395 morts sur 7 jours.
    29 janvier 2022, 53 millions de vaccinés complets et 31 millions avec dose de rappel, moyenne 268 décès par jour sur 7 jours.
    je tiens à éviter d’être traité de complotiste ou de platiste, mais le variant delta supposé être moins mortel que l’alpha, je suis fort surpris d’un tel niveau élevé de mortalité après une telle politique incitative de vaccination de masse.
    est-ce que l’élaboration de l’arnm sur le wuhan n’a pas atteint ses limites de protection ?
    ne faut-il pas changer de stratégie sanitaire ?

    • Ga dit :

      Les périodes sont difficilement comparables car les restrictions au niveau des interactions sociales diffèrent : (en janvier 2021 nous sortions d’un confinement) et les causes de décès sont je pense différentes aussi en ce moment(cf la discussion plus haut avec GM).
      Quant à la stratégie sanitaire elle est supposée se baser sur la saturation hospitalière et non le nombre de décès : l’épidémie emporte et emportera encore. C’est ainsi. Ce qui serait intéressant serait d’évaluer le profil des personnes décédées : sont elles passées par la case des soins critiques (patients plus jeunes, décès lié à l’atteinte pulmonaire sévère ou ses complications) ou non (profil plutôt de personnes âgées, fragiles).

    • ffrancis dit :

      Le ratio nombre de décès sur nombre de cas constaté est complètement changé.
      Pour faire simple 395 morts pour environ 40 000 cas (il faudrait que je vérifie le chiffre exact) en janvier 2021;
      265 décès pour 400 000 cas en janvier 2022
      C’est grossièrement un rapport de 1 à 12. C’est loin d’être négligeable.
      L’analyse fine est plus délicate car il faudrait prendre en compte la dangerosité relative des variants et les proportions de décès par variant et classe d’âge.
      Globalement, la vaccination reste primordiale même si nous ne disposons pas encore de la variante anti omicron.

      • ffrancis dit :

        Il y a un autre moyen de se rendre compte de l’efficacité de la protection, c’est d’utiliser l’onglet case fatality rate dans le dashboard world de covidtracker. Même si il y a un biais, notamment avec le retard entre le nombre de cas et les décès, c’est assez parlant.

    • NicoM dit :

      @markos

      Comparer 2 vagues de date à date n’est qu’exceptionnellement pertinent, car les phases épidémique ne sont que très rarement les mêmes.

      En janvier 2021 on était plutôt dans un relatif creux de vague, là dans le sommet d’une vague exceptionnelle en nombre de cas.

      Il est plus pertinent il me semble de comparer selon des périodes relatives : « au moment du pic » par exemple, ou encore mieux, pour une vague complète.

      En phase haussière d’une vague on a relativement peu de morts par rapport aux cas, en phase baissière c’est le contraire, parce que les vagues sont décalées.

      Cela vaut aussi pour les comparaisons internationales, dire « à telle date tel pays a tant de cas et tant de morts par rapport à nous » n’est pas pertinent si on ne s’assure pas qu’ils sont dans la même phase de leurs vagues.

  101. PhD dit :

    @markos,

    Dans la mesure où la majorité des décès concernent des personnes non vaccinées avec rappel qui sont malheureusement encore trop nombreuses, ce n’est pas étonnant quand on voit la contagiosité du Delta et de lOmicron. Par ailleurs vous n’indiquez pas le nombre de cas quotidiens de 2021. Je n’ai pas souvenir de 500 000 cas à l’époque.
    Pour répondre à votre question , il me semble nécessaire, en attendant un éventuel vaccin plus adapté, de continuer à faire la dose de rappel, très protectrice contre les formes graves.

  102. ThierryP dit :

    Merci pour les 3 commentaires et les analyses en tête d’article. Il y a cependant un point d’interrogation. Pourquoi attribuer la 3eme gaussienne au sous variant BA2? Les données officielles précisent que même aujourd’hui, il n’y a pas plus de 1% de BA2. Par contre en analysant les courbes par classe d’âge (cf les données de covidtracker), il devient clair que la 3eme gaussienne correspond à la montée de l’épidémie ches les 10-19ans, puis 0-9ans. Au contraire il y a une nette diminution chez les 20-29ans. Globalement effet des vacances scolaires puis des retours en classe à partir de début janvier.Heureusement on est deuis qq jours sur la pente descendante. Cordialement.

    • Daniel Le Breton dit :

      @ ThierryP

      Bonne remarque en effet. Cependant cette configuration se retrouve dans tous les pays européens observés, dont le Danemark qui l’a clairement identifiée comme étant due au BA2. La généralisation est peut-être un peu rapide, mais d’un autre coté la France n’est pas non plus la championne du séquençage, le Danemark oui (avec les britanniques). De plus c’est bien le BA2 dont a parlé notre Premier Ministre il y a quelques temps, donc les soupçons convergent. Au demeurant ce ne serait pas contradictoire avec l’hypothèse que le BA2 touche d’avantage les plus jeunes. On verra bien si ça se confirme ou pas.

      • Resphoina dit :

        BA.2 n’est pas une sous-variante d’Omicron, c’est Omicron, plus précisément une sœur de la variante BA.1. Même les journaux écrivent de plus en plus cette fausse information.
        Verifiez l’arbre Omicron (21M) variante d’origine sur Nextstrain, elle dévie en 21K d’un côté (BA.1 et 1.1) et sur une autre branche BA.2 (21L) et BA.3.

        Mais, BA.2 ne descend pas directement de la BA.1.

      • ThierryP dit :

        Merci pour votre réponse. Cordialement

  103. Lithium dit :

    Après les visons, maintenant un cas de recontamination d’humains par des hamsters.
    Delta à réussi à faire :
    humain -> hamster – > hamster -> humain -> humain

    et comme les hamsters prennent aussi l’avion, tout ça c’est passé en faisant un tour de la planète, des Pays-Bas à Hong-Kong.

    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2022/01/30/hong-kong-transmission-du-sars-cov-2-de-hamsters-de-compagnie-a-lhomme-suivie-dune-diffusion-interhumaine/

    ça confirme que l’éradication complète de sars-cov-2 semble totalement hors de portée. Il y a trop de réservoirs animaux (visons, félins, hamsters, souris, …)
    ça confirme aussi que la politique zéro Covid est quasi impossible dans des économies mondialisées.

    • Fred dit :

      Lire ceci m’hérisse sérieusement le poil, pour le coup je serais favorable à un pass vaccinal pour les hamsters, leurs déplacements semblant si essentiel au bon fonctionnement de la planète.

  104. Jean-Loup dit :

    Nbre de décès hospitaliers depuis le début de la pandémie :
    0-9_10-19_20-29_30-39_40-49_50-59_60-69_70-79_80-89_>90
    0___1____4_____15____45___168___431___988___1611__720___mars-20
    2___2____12____51____145__521___1351__2505__4200__2483__avril-20
    1___0____5_____18____39___164___407___652___1065__772___mai-20
    0___1____0_____6_____12___56____106___192___270___215___juin-20
    0___0____0_____5_____9____18____69____84____136___68____juillet-20
    0___0____5_____3_____10___20____42____89____140___75____août-20
    0___0____1_____4_____10___36____98____241___464___319___septembre-20
    0___0____1_____15____35___96____350___845___1653__1024__octobre-20
    1___1____5_____22____93___293___1164__2506__4883__2302__novembre-20
    0___1____5_____12____52___209___747___1771__3180__2253__décembre-20
    0___1____7_____6_____56___229___745___1783__3668__2288__janvier-21
    0___0____11____17____58___242___810___1818__3192__1974__février-21
    0___0____7_____20____72___255___908___1910__3141__1616__mars-21
    0___2____11____37____98___376___1092__2103__3102__1674__avril-21
    0___0____3_____17____79___261___766___1251__1528__860___mai-21
    2___0____4_____9_____27___124___263___395___357___210___juin-21
    0___1____0_____11____14___65____123___210___193___116___juillet-21
    2___1____8_____31____64___166___380___618___785___448___août-21
    2___4____7_____19____47___156___347___533___595___300___septembre-21
    0___0____5_____15____26___71____150___212___275___125___octobre-21
    3___0____0_____9_____23___68____175___357___528___350___novembre-21
    0___0____8_____21____43___181___546___1081__1586__991___décembre-21
    11__2____9_____34____96___271___836___1476__2247__1402__janvier-22 (en attendant mardi pour le j-1).

  105. Jean-Loup dit :

    Positifs à j-3 depuis que l’indicateur est consolidé sur un mois entier :
    Total________Moyenne/jour____Tests/jour
    ___15 451_______515________37 803___juin-20
    ___25 172_______812________65 875___juillet-20
    __115 747______3 734_______116 110___août-20
    __303 364_____10 112_______182 857___septembre-20
    __933 730_____30 120_______235 494___octobre-20
    __680 058_____22 669_______225 436___novembre-20
    __383 944_____12 385_______287 617___décembre-20
    __557 308_____17 978_______286 580___janvier-21
    __494 210_____17 650_______306 900___février-21
    __846 477_____27 306_______402 852___mars-21
    __782 567_____26 086_______336 846___avril-21
    __365 670_____11 796_______321 335___mai-21
    ___92 692______3 090_______267 989___juin-21
    __374 985_____12 096_______403 873___juillet-21
    __647 027_____20 872_______704 269___août-21
    __220 946______7 365_______540 839___septembre-21
    __147 356______4 753_______353 629___octobre-21
    __615 668_____20 522_______428 458___novembre-21
    2 509 048_____80 937_______898 753___décembre-21
    8 276 447____318 325______1 348 514___janvier-22

  106. Daniel Le Breton dit :

    Pour les zones géographiques limitées (Seine, Ile de France), la descente des contaminations suit à peu près une gaussienne, mais au plan national la loi log normale est mieux adaptée. Donc sans réelle surprise, la descente va être moins pentue que la montée du fait de la désynchronisation entre les différentes régions.

    On attend le pic des hospitalisations alors que le pic des entrées à l’hôpital est passé. Les entrées en soins intensifs vont baisser un peu plus rapidement maintenant, mais la descente du nombre de personnes dans ces unités de soins va rester encore lente pendant quelques temps.

    Curieusement le taux de positivité continue de grimper : est-ce que les asymptomatiques se font moins tester et conduisent à ce résultat, je ne sais pas trop. Toujours est-il que la courbe des dérivées est on ne peut plus chaotique donc on peut se douter qu’il y a quelques interférences dans les données avec probablement des phénomènes comportementaux.

    Coté vaccinations c’est la descente progressive, il ne semble pas que le passe vaccinal ait un effet depuis qu’il est en place.

    • Kiki dit :

      Je ne comprends toujours pas pourquoi tester les Asymptomatiques. Autour de moi beaucoup d’infections, chez les amis vaccinés ou pas, ça tombe comme des mouches et le test n’est positif que 2 jours après les premiers symptômes et encore pas toujours. Donc tout ce cirque ça n’a plus aucun sens!

      • ffrancis dit :

        Il faudra sûrement changer la méthode mais ce n’est pas forcément le bon moment pour casser le « thermomètre ».
        Une période plus calme serait plus appropriée.

      • éponine dit :

        Bonjour Kiki.
        Se faire tester a au moins deux « avantages » si l’on en ressort positif :
        – ne pas avoir à aller bosser pendant quelques jours (sans toucher à sa réserve de congés payés), et
        – avoir un certificat de rétablissement de plusieurs mois faisant office de pass, sans avoir à se faire vacciner (si on n’a pas envie).

    • NicoM dit :

      @DLB

      Hypothèse pour le taux de positivité, donnée qui m’interpelle aussi depuis quelque temps (le fait qu’il monte, monte, monte aussi haut) :

      Le recours de plus en plus massif aux autotests : beaucoup s’autotestent en premier, et si l’autotest s’avère positif, vont se faire dépister en pharmacie ou en labo.

      C’est même le protocole normal pour tous les élèves.

      Pour valider cette hypothèse, il faudrait notamment vérifier que les ventes d’autotests augmentent continuellement. Quelqu’un a-t-il l’info ?

      • Ga dit :

        Oui je suis d’accord avec votre raisonnement : et outre l’utilisation des auto tests, la demande de  » test négatif officiel » est beaucoup moins forte que celle de » test positif officiel », du fait de la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal pour les plus de 16 ans, et du protocole sanitaire des écoles…

    • Lithium dit :

      @ DLb

      Pour le taux de positivité, comme déjà évoqué, je pense qu’il est largement biaisé par l’usage des autotests, beaucoup de tests PCR ne servant plus qu’à confirmer un autotest positif.

      Les tests officiellement comptabilisés n’étaient déjà pas effectués sur une échantillonnage représentatif de la population (cas contacts en grand nombre) et le taux de positivité ne pouvait donc pas être généralisé à la population globale.

      Maintenant c’est pire, les test comptabilisés inclus une grande part de personnes ayant déjà été testées positives par autotest, ce qui augmente logiquement le taux de positivité.

      L’influence des protocoles scolaires est nette sur cette vague.
      En regardant les taux d’incidence sur CovidExplorer, on voit que les 6-17 ans atteignent des taux de 7000 / 100 000 (graphique par niveau scolaire), alors que les 20-39 ans ne dépasse pas 4800 / 100 000 (graphique par tranche d’age). On ne retrouvait pas une telle disproportion sur les vagues précédentes.

      Presque tous les indicateurs semblent à la baisse, sauf chez les +80 ans, arrivant traditionnellement en fin de diffusion générationnelle.
      Les +80 ans étant aussi les plus à risques et pas forcément les mieux vaccinés, les hospitalisations et décès risquent de diminuer moins vite que les autres indicateurs.
      Heureusement ils ont l’air moins impactés, incidence de seulement 1000 / 100 000, ou alors ils sont simplement moins testés.

      Dans l’idée « plus on teste plus on trouve », il serait intéressant de voir la répartition du nombre de tests par tranches d’age, pas seulement des tests positifs.
      Je n’ai pas trouvé de données brutes, seuls les tests positifs seraient comptabilisés par tranches d’age ?

      • NicoM dit :

        @Lithium

        « il serait intéressant de voir la répartition du nombre de tests par tranches d’age, pas seulement des tests positifs. »

        Vous l’avez sur covid explorer « tranches d’âges » en sélectionnant le paramètre « dépistage ».

        Il est magique cet outil covid explorer, vraiment interessant !

        • Lithium dit :

          @ NicoM

          Merci pour l’info, je n’avais pas pris le temps de chercher dans tous les paramètres de tous les graphiques.

          Donc en sélectionnant « dépistage » et « pour 100 000 habitants » du graphe « Tranche d’age » on voit clairement que le taux de test diminue fortement avec l’age, avec un record à 3781 tests pour 100 000, mi janvier chez les 0-19 ans.

          Quand on coche en plus « somme cumulée » on visualise le bond des tests chez les 0-19 ans depuis décembre 2021.

          La répartition par tranche d’age de la population testée est très différente des vagues précédentes : un biais de plus pour la comparaison !

          https://covidtracker.fr/covidexplorer/

      • ffrancis dit :

        Regarder du côté de géodes exemple pour les 0-9 ans
        https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&f=09&i=sp_pos_heb.tx_dep_heb&s=2022-S03&t=a01&view=map2
        si c’est ça qui est recherché?

  107. Pro-pro dit :

    @ admins
    Bonjour,
    J’ai rédigé post dans la nuit de vendredi à samedi dernier (avec qques liens http) et jusqu’à cet instant je ne le vois pas publié. En avez-vous trace ?

    • Philippe Brouard dit :

      Bonjour @Pro-pro et @PhD
      Le modérateur de l’article est de retour, désolé pour ce délai. J’ai validé les commentaires qui étaient restés bloqués.
      bonne journée

  108. Joe dit :

    Bonjour à tous les lodelisateurs et contributeurs.

    Voic un lien sur les dispositions prises en Catalogne à partir du 28 janvier https://dogc.gencat.cat/es/document-del-dogc/index.html?documentId=918921.

    Pour ceux qui ne lisent pas l’espagnol, au vu du faible impact d’Omicron sur les hôpitaux et malgré des taux de tests positifs supérieurs à 3000/100000, ils ont décidé d’abandonner le pass pour l’accès aux restaurants, cinémas mais de garder les discothèques et les lieux dansants fermés. Voilà des décisions fondées sur un argument sanitaire.

    Pour ceux qui soutiennent mordicus la pertinence de nos mesures, un éclairage par les pays voisins me semblent utile. Pour revenir à la comparaison avec la guerre en Irak exprimée par un contributeur, évitons d’être les « américains » du Covid.

    De toute façon, la descente est engagée, apprêtons nous a entendre, contrairement à votre opinion Daniel, que c’est grâce au pass vaccinal.

    Bonne journée à tous

    • Whynot dit :

      @Joe
      « apprêtons nous a entendre, contrairement à votre opinion Daniel, que c’est grâce au pass vaccinal » -> et alors, libre à tous de ne pas l’écouter, non ? Ce seront des arguments électoraux, au mieux, mais je n ‘y vois pas de conséquence directe qui impactera nos vies. S’ils ont envie de faire de la méthode Coué pour se prouver qu’ils sont les meilleurs, personnellement tant que ça n’influe pas sur ma vie ça me fait une belle jambe…
      Malgré tout et comme d’autres l’ont exprimé un peu avant, je suis persuadé qu’on nous réserve plutôt des levées de restrictions surprises pour « nous faire plaisir » qu’un maintien de restrictions que tous nos voisins abandonnent ou sont en passe d’abandonner. Déjà, parce que c’est un mauvais calcul électoral.

    • NicoM dit :

      @Joe

      « De toute façon, la descente est engagée, apprêtons nous a entendre, contrairement à votre opinion Daniel, que c’est grâce au pass vaccinal. »

      Désolé mais vous travestissez totalement les propos de Daniel Le Breton qui n’a jamais écrit cela !

      Je suppose que vous mentionnez la phrase « Coté vaccinations c’est la descente progressive, il ne semble pas que le passe vaccinal ait un effet depuis qu’il est en place. »

      DLB parle de la descente épidémique PUIS parle du fait que le pass vaccinal n’a pas relancé la vaccination, il constate un fait mais ne lie absolument pas un phénomène à l’autre.

  109. Ga dit :

    Certes Whynot, mais je comprends les craintes de Joe : imputer des effets positifs disproportionnés à une décision politique aussi controversée participe quand même d’une forme de malhonnêteté assez préoccupante puisqu’elle crée un précédent mensonger qui, à force d’être répété, risque de devenir une « vérité » admise. Et le pass vaccinal une action « salvatrice » qui peut devenir une « recette » jamais remise en question. Rappelez-vous qu’il a fallu la commission d’enquête du Sénat pour reconnaître l’existence de la pénurie de masques du printemps 2020, pénurie jusque-là démentie par les politiques et dont peu de média se faisaient l’écho. Commission d’enquête par ailleurs plutôt light puisque Jérôme Salomon s’en sort sans une égratignure.

    • NicoM dit :

      @Ga

      Magnifique phrase que celle-ci : « imputer des effets positifs disproportionnés à une décision politique aussi controversée participe quand même d’une forme de malhonnêteté assez préoccupante puisqu’elle crée un précédent mensonger qui, à force d’être répété, risque de devenir une « vérité » admise ».

      Je n’aurai pas su mieux dire, c’est exactement ce qui m’inquiète dans ce mode de communication du gouvernement et dont je ne cesse de lutter ici.

      Ce gouvernement ne cesse de propager des slogans publicitaires qui ne sont que trop rarement critiqués, au sens de la critique, du doute scientifique.

      Quelques exemples : « nos mesures nous ont permis de limiter les contaminations », « l’accélération de la campagne vaccinale nous a permis de casser la vague épidémique », « le pass vaccinal doit être voté en urgence parce que la 5eme vague épidémique est très forte », « le pass évite de reconfiner » etc.

      Il ne s’agit pas de nier l’effet bénéfique des mesures et/ou vaccins, mais quelles contributions réelles représentent-ils ? 10%, 20%, 50%, 80% ? Bien sûr, que ça dépends des mesures et des vagues, mais la science consiste à chiffrer la part exacte (ce que fait ici JCD par exemple), la communication consiste à attribuer TOUS les résultats aux actions entreprises. Que le gouvernement joue ce jeu, c’est naturel, mais que les gens tombent dans le panneau et répètent ces slogans, là ça me fait mal…

      • Whynot dit :

        @NicoM @Ga
        Oui oui, je conviens tout à fait que ce que vous relevez est vrai, et la question que je me pose n’est pas tant « faut-il s’en émouvoir ? » mais plutôt « pourquoi s’en émouvoir aujourd’hui aussi brutalement ? ». Bien sûr que cette malhonnêteté intellectuelle est méprisable, mais je rejoins Lithium sur le fait que cela concerne TOUS les politiques, et non seulement « ce gouvernement » comme vous l’écrivez NicoM.
        Les slogans publicitaires en politique, ce n’est pas nouveau, ni même d’aujourd’hui dans cette ampleur pour justifier (a priori ou a posteriori d’ailleurs) d’une mesure prise. C’est peut-être une bonne chose que certains aujourd’hui montent sur leurs grands chevaux pour combattre ce phénomène, sans doute même, mais tout comme le phénomène de coercition technologique, pour moi il est déjà trop tard : le mal est tellement installé que le retour en arrière est simplement impossible.
        Il me paraît toutefois opportun de se demander « pourquoi ? ». Sauf que ce questionnement n’est pas lié à ce gouvernement, ni même à d’autres, ou encore à un « système », mais bien à titre individuel : qu’a-t-on fait, que n’a-t-on pas fait en tant que citoyens pour rendre cela possible ? Je n’ai nullement la prétention d’être irréprochable dans ce domaine, mais si je regarde un peu autour de moi ici et dans la vraie vie, j’ai quand même la sensation que parmi ceux qui aujourd’hui s’insurgent pour défendre les libertés individuelles et les droits et acquis dus à la citoyenneté ne s’en souciaient guère il y a quelques mois encore (tant que « leur » liberté n’était pas menacée, en fait), voire même que la définition de « citoyenneté » (qui reste individuelle et subjective) était quelque chose à laquelle plus grand-monde ne réfléchit depuis bien longtemps.

        Cette lente dégradation est vraisemblablement imputable, entre autres, à l’évolution du journalisme dont la mission n’est plus de décrypter les évènements de façon objective et critique avec pour objectif principal de sensibiliser les citoyens à ces réflexions. On va me dire « bah oui maintenant y’a que le pognon qui compte ». Certes, mais si l’intérêt du journalisme aujourd’hui est de « vendre », c’est bien parce qu’il y a une « demande »… Si les torchons people existent et brassent un pognon considérable, c’est bien parce qu’il y a suffisamment de gens pour les acheter…

    • ffrancis dit :

      C’est curieux qu’il ait fallu une commission d’enquête car le « pékin moyen » s’en est vite rendu compte.

    • Lithium dit :

      @ Ga

      Vous indiquez :
      « imputer des effets positifs disproportionnés à une décision politique aussi controversée participe quand même d’une forme de malhonnêteté assez préoccupante puisqu’elle crée un précédent mensonger qui, à force d’être répété, risque de devenir une « vérité » admise »

      S’attribuer le bénéfice de ce qui va bien et imputer ce qui va mal à des causes extérieures, c’est ce que font tous les politiciens, de tous bords et pour tous les sujets, principalement sur les sujets économiques mais vu le contexte actuel cela déborde maintenant sur le médical et l’épidémiologique
      Rien de nouveau en cela et faire une présentation volontairement biaisée de la vérité est malheureusement souvent l’apanage des discours politiques. L’autre grand classique étant les promesses non tenues.

      C’est justement en s’intéressant à la vérité, ou en essayant de s’en approcher le plus, donc à la réalité des chiffres et leurs évolutions concernant cette pandémie que l’on peut se faire son idée personnelle des effets sanitaires réels des décision prises.
      Pour les autres effets (économiques, sociétaux, …) il y a aussi des sources et des données chiffrées (INSEE, …)

      Faire une analyse critique, comparer avec les autres pays, … était auparavant le travail de fond des journalistes mais il semble en voie de disparition, submergé par le besoin d’immédiateté pour du « buzz à clic ».

      Sauf bien entendu à considérer que les données brutes sont volontairement truquées, ce que certains n’hésitent pas à affirmer. J’attends les preuves.
      A défaut de mieux j’utilise les chiffres officiels, tout en effectuant une analyse critique de ceux-ci avant de vouloir les faire « parler ».
      Une fois passées à la moulinette des calculs et restituées sous forme de jolis graphiques colorés, on oublie un peu facilement l’imprécision des données brutes utilisées. D’où l’utilité de mentionner les sources utilisées, la population réellement étudiée, les intervalles de confiance, écart-types, …

      Par exemple la comptabilisation des chiffres d’hospitalisations mélangeant « avec » ou « pour » covid me semble être un exemple de données « faussées » entrant a minima dans la catégorie des biais (involontaire ?) de présentation, même si la distinction médicale entre des patients hospitalisés « avec » et « pour » covid ne peut parfois pas être tranchée individuellement.

      • Philippe Brouard dit :

        Bonjour @Lithium

        Je fais une remarque au passage sur les données brutes. En développant un modèle de calcul avec le simulateur CT ici même, j’avais aussi comme idée de faire une sorte de « fact checking ». Je voulais aller plus loin que les données brutes et plus loin que les courbes qui montent et qui descendent, en me posant la question : est-ce que tout ça repose bien sur quelque chose de cohérent? Et bien je dis oui assurément. Après environ 20 mois de calculs, je peux montrer que les données brutes sont cohérentes, car j’obtiens assez peu de « patients » qui sortent en biais dans les calculs (voie sans issue). Je trouve donc que ces données brutes sont suffisamment fiables, surtout quand on considère qu’elles sont publiées au jour le jour. C’est même une belle prouesse de la part de data.gouv.fr.

        • JCD dit :

          Pub pour un ancien commentaire : https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4613
          Il s’agissait de débusquer statistiquement ‘les faux chiffres’ dans les communications officielles.
          Soit tout va bien, soit nous avons affaire à des faussaires redoutables !

          Je rejoins bien évidemment Philippe : mettre à disposition au quotidien une donnée propre relève de l’exploit. On peut s’en réjouir.
          (Combien de temps faut il dans un entreprise publique ou privée pour disposer de tableaux de bord nouveaux et pertinents ? Des mois si la donnée doit être préalablement nettoyée/agrégée !).

    • Fred dit :

      Après avoir fait bruler 600 000 masques périmés, enfin la péremption concernait l’élastique de ceux ci.

  110. Jean-Loup dit :

    @NicoM
    « Je n’aurai pas su mieux dire, c’est exactement ce qui m’inquiète dans ce mode de communication du gouvernement et dont je ne cesse de lutter ici. »

    Certes, mais covidtracker a-t-il pour vocation d’être un forum politique ? Vous dites (avec d’autres) que le pessimisme Covid est oppressant et l’optimisme indispensable, mais là, cela confine à l’angoisse permanente.

    https://www.musee-histoire-marseille-voie-historique.fr/content/chroniques-de-la-peste-1720
    Ce lien, non pas pour comparer les maladies, démontre encore une fois que la nature humaine, avec ses constantes, ne change pas. (Commencer à lire les publications par le bas de page me semble plus approprié car le contenu est antichronologique)

    « Médecins et chirurgiens n’en continuaient pas moins à débattre entre ceux qui déclaraient la peste et ceux qui restaient sur le diagnostic d’une fièvre maligne causée par une mauvaise alimentation. D’ailleurs, ces morts n’étaient-ils pas vraiment des gens de peu mal alimentés ? Si la peste avait commencé par tuer des riches, le diagnostic aurait été établi plus rapidement, pensait-on.  »

    « Le débat « scientifique » retarda en partie l’organisation des mesures à prendre contre les conséquences désastreuses de la peste. La dispute opposant les médecins à propos de la nature du mal arrangeait l’échevinat qui ne songeait qu’à éviter d’alarmer le peuple (Publication # 11). Ces incertitudes n’auraient toutefois pas dû conduire à repousser les dispositions que la situation sanitaire eût exigé, estimait le Père Giraud, qui était partisan du confinement. »

    « Fin mars, la situation épidémique s’était notablement améliorée au moins à Marseille intra-muros et, à Pâques 1721, la population avait timidement commencé à se risquer dans l’espace public. Les autorités urbaines, qui voulaient absolument éviter que les habitants se mêlassent, maintinrent la fermeture des lieux de rencontre et de vie collective. »

    « Ces mariages donnaient lieu à des attroupements festifs de survivants qui s’exonéraient du deuil sans dissimuler leur joie de vivre : « l’on vit succéder à la plus triste désolation, les jeux, les plaisirs, les festins, le dirai-je ? les bals et les danses », s’indignait le Dr Bertrand en fustigeant les entremetteuses qui avaient repris leurs activités de rabattage. Cette extraversion et ces rituels, qui ne respectaient ni les convenances sociales, ni les plus élémentaires mesures de sécurité sanitaire, contrevenaient à la bienséance et, qui plus est, risquaient par leurs conséquences de rallumer un mal assoupi. Car ne voyait-on pas se marier des couples « avec des plaies encore fumantes de peste » ? Le commandant Langeron s’entendit donc avec l’évêque Belsunce pour que le clergé ne donnât des autorisations de mariage qu’à celles et ceux qui auraient préalablement obtenu des certificats de santé délivrés par les médecins. »

    @Lithium
    « Dans l’idée « plus on teste plus on trouve », il serait intéressant de voir la répartition du nombre de tests par tranches d’age, pas seulement des tests positifs. »

    J’en avais publié un échantillon dernièrement mais vous trouverez facilement ce que vous cherchez sur geodes.santepubliquefrance : C > COVID-19 > Données de laboratoires (SI-DEP – à partir du 13/05/20).
    Il suffit ensuite de sélectionner une tranche d’âge -> action -> exporter au format xslx ou ods.

    • Lithium dit :

      @ Jean-Loup

      Merci pour l’info sur l’extraction des données SI-DEP de GEODES.
      Je n’utilisais que celles de data.gouv. qui me semblent plus « brutes » et datées et sourcées.
      A priori on devrait y retrouver les mêmes données mais toutes ne sont peut-être pas sur data.gouv

    • NicoM dit :

      @Jean-Loup, @whynot

      Merci pour ce lien, très interessant, sur la peste à Marseille. Eh oui, les humains ne changent pas, quand on voit qu’il reprennent leur vie après 8 mois d’une épidémie qui a tué la moitié des habitants de la ville, on comprends qu’il est encore plus légitime de vouloir la reprendre après 2 ans d’une épidémie qui a tuée 0,2% des habitants du pays.

      Je ne pense pas faire de politique dans le sens ou j’aurais fait exactement les mêmes reproches à tout gouvernement qui aurait pris les mêmes mesures et communiqué de la même manière. C’est juste que ce sont eux en place.

      Whynot, triplement vacciné et non antivax, m’a liberté n’est pas censée être limitée par les pass. Mais j’en fait une question de principe. Donc je me bat pour leur liberté (celle des non vaccinés).

      Sinon Jean-Loup vous avez raison, il ne faut pas que j’angoisse en permanence, je fais donc court !

      • Whynot dit :

        @NicoM

        J’avais bien compris, et je ne dis pas que ce combat est inutile. J’ai juste le sentiment qu’il est vain…

      • Jean-Loup dit :

        @NicoM,

        Vous avez bien raison de défendre vos convictions et votre envie de liberté. Bien que vigilant sur le sujet du passe vaccinal, je suis simplement un peu plus nuancé lorsqu’il s’agirait d’y déceler une volonté délibérée de contrôle hors de toute justification, ou d’outil qui pourrait tomber en d’autres mains. D’une part, la Société du numérique et de l’image est potentiellement dangereuse dans son entier actuellement car tous nos comportements sont analysés sans passer par l’État (google mobility). De l’autre, je ne suis pas suffisamment certain de détenir une vérité intangible pour la défendre ardemment dans un débat, d’autant plus par écrit que le trait d’humour peut être interprété à tort comme une provocation.

        Intéressant à lire.
        https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/2293

        « Ma question revient à demander s’il y a lieu de distinguer de la catégorie qui est constitutive de la rhétorique de l’argumentation […], une catégorie de désaccords insurmontables du fait que les règles mêmes de l’argumentation et les présupposés fondamentaux quant à ce qui est « rationnel », « évident », « démontrable », « connaissable », ne forment pas un terrain commun, situation où les adversaires d’idées finissent par se percevoir les uns les autres comme des « fous » et renoncent tout simplement et fort raisonnablement à discuter entre eux. »

        « Pour certains philosophes relativistes, le fait que les divers groupes humains jugent régulièrement les propos et opinions de l’Outgroup comme non seulement faux et déplaisants, mais comme « fous » et « idiots », confirme leur axiome selon lequel la vérité et l’objectivité sont de pures et contingentes conventions communautaires »

        « Le rhétorique et l’idéologique se superposent dans la mesure où le discours d’action et de décisions politiques n’est jamais de l’ordre du démontrable alors qu’il requiert pourtant une batterie persuasive bien orchestrée. Cette discordance entre la persuasion totale requise et le nécessairement-douteux décèle la « folie » propre à toute démonstration idéologique. Comme le rappelle Pierre Ansart (in : Geraets, 1979 : 174), « rien ne démontrera jamais – au niveau du rationnel – que l’Ogaden doit appartenir à l’Ethiopie ou l’Alsace à la France. Le discours politique est précisément ce discours pratique, ce discours inducteur de pratiques qui décide dans le douteux, dans l’indécidable et communique cette “folle” certitude nécessaire à la pratique politique ». Le politologue qui juge « irrationnelles » les seules convictions qu’il ne partage pas, feint de ne pas voir ce caractère général et essentiel des persuasions politiques et il donne du même coup un bel exemple de sophisme égocentrique. »

        • NicoM dit :

          @Jean-Loup

          Très intéressants vos propos et votre lien.

          J’ai donc découvert que j’étais un philosophe relativiste lol. « la vérité et l’objectivité sont de pures et contingentes conventions communautaires » c’est ce que je me tue à dire ici, et je me fait traiter pour cela de vouloir « diviser en 2 camps » ou d’avoir des propos « binaires ».

          Mais pas du tout. Je pense juste que selon le postulat de départ on aura une vision différente des choses.

          Si on veut absolument sauver des vies alors toute mesure y contribuant paraitra acceptable et ceux qui s’y opposent passeront pour des « fous ou des idiots ».

          Si on est attaché aux libertés publiques, alors toute mesure la mettant en cause paraitra inacceptable et ceux qui l’acceptent passeront pour des « fous ou des idiots ».

          Tout le monde veux les 2 en théorie, mais dans la pratique, il faut bien choisir son camp : on accepte ou on rejette les mesures proposées…

          La ou je ne suis pas dans le fil de ce que vous avez cité, c’est que je ne prends pas ceux qui ont un autre point de vue pour « des fous ou des idiots », car je comprends leurs postulats. Je comprends donc leur rationalité et je peux donc discuter avec. Mais je pense qu’on ne pourra jamais tomber véritablement d’accord, à court terme. Mais ce n’est pas grave tant qu’on se respecte…

  111. Lithium dit :

    Indéniablement le pass sanitaire a boosté les injections cet été. De nombreuses personnes trainant un peu des pieds, voulant attendre, se sont décidées grâce (ou à cause) du pass sanitaire pour passer des vacances quasi normales.

    L’effet du pass sur la campagne de 3ème dose est bien plus discret.
    C’est peut-être aussi à mettre en relation avec le niveau de contrainte :
    – le pass n’est concrètement pas demandé dans les lieux où il est pourtant obligatoire. Les bars et restaurants en particulier ne demandent que très rarement le pass, et jamais aux « habitués »,
    – les salles de spectacles, événement sportifs, musées, … demandent le pass mais on peut très bien présenter celui-ci de sa grand-mère, ça ne dérange personne, sans parler des faux pass qui semblent très nombreux.

    Donc un faible effet incitatif me semble logique vu le peu de contraintes réelles sur les personnes ne désirant pas se faire vacciner. De plus de nombreuses personnes ne sont tout simplement pas concernées par ces contraintes.

    Mauvaise communication cet été sur la vaccination qui allait « éradiquer la pandémie ».
    Largement survendue cet été, la vaccination subit un effet boomerang de rejet, et une politisation d’un acte médical. Beaucoup assimile la non-vaccination comme un rejet de l’ordre en place.
    Communication de nouveau déplorable sur la vaccination cet hiver, présentée comme une contrainte punitive, pour emmer… les français.

    Malheureusement à cause des débats interminables sur les pass, sur l’efficacité des vaccins, sur l’argent dépensé,… on oublie un peu que les vaccins sauvent des vies.
    Je crains que suite à l’épisode Covid, un rejet durable de la vaccination ne s’installe en France.

    • Whynot dit :

      @Lithium

      Crainte partagée, l’amalgame sera vite fait chez certains : si on m’a « menti » alors, on me ment encore. Et même si ce n’est pas le cas, et ben tant pis je cours le risque…
      On rejoint un constat que j’avais fait il y a un petit moment déjà sans le pousser vraiment : à la sortie de cette crise, le vrai grand perdant sera la Science, défiée comme jamais par un grand nombre, et dévalorisée par sa récupération à des fins politiques….

    • NicoM dit :

      @Lithium

      « Je crains que suite à l’épisode Covid, un rejet durable de la vaccination ne s’installe en France. »

      Eh oui, moi aussi… Je l’avais évoqué d’ailleurs plus haut…

      Et à votre avis, comment va-t-on s’y prendre pour que les gens se vaccinent désormais ?

      • Whynot dit :

        @NicoM
        Oiseau de mauvais augure !! Allez savoir, nos dirigeants vont peut-être apprendre de leurs erreurs et lors des prochaines campagnes ils s’appuieront en toute honnêteté sur des données scientifiques avérées qu’ils expliqueront avec beaucoup de pédagogie pour susciter l’adhésion ?

      • Lithium dit :

        @ NicoM

        Si la baisse de la vaccination n’impacte pas brutalement la société, sanitairement ou économiquement, au point d’avoir une incidence électorale, rien ne sera fait.
        Une autre mauvaise habitude politique est de fermer les yeux pour ne pas voir les problèmes (c’est un avis personnel et apolitique, tous les partis étant concernés).
        Je crains le manque de courage politique face au tapage grandissant des antivax, alors que la vaccination en plus de sauver des vies est un atout économique en terme de ratio coût/efficacité.

        Par exemple des enfants meurent de rougeole en France alors que cette maladie uniquement humaine pourrait être totalement éradiquée avec une couverture vaccinale de 95%. On plafonne à 80-85% il ne faudrait donc pas un effort immense pour arriver à 95%.
        Le nombre de décès de rougeole étant insuffisant pour susciter un déballage médiatique et avoir un impact électoral, il n’intéresse personne.

        Concernant la rougeole :
        https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2-etat_des_lieux_vaccination-2.pdf
        Document de 3 pages rappelant les énormes bénéfices de la vaccination, un peu vite oubliés. Je suis particulièrement d’accord avec la conclusion.

        • JFR dit :

          Conclusion qui me semble également être du bon sens.
          Par contre, j’aime bien aussi l’introduction :
          « La vaccination consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse, généralement en
          lui administrant un vaccin. Les vaccins, qui stimulent le système immunitaire, prémunissent la
          personne d’une infection ou d’une maladie. Il est établi que la vaccination permet de combattre et
          d’éliminer des maladies infectieuses potentiellement mortelles et on estime qu’ainsi plus de 2 à 3
          millions de décès par an sont évités. C’est l’un des investissements les plus rentables dans le
          domaine de la santé. »
          Même si on ne peut raisonnablement lui demander 100% d’efficacité, vu le nb de vaccinés et le nb d’infections, j’ai du mal à considérer le vaccin anti-covid comme un « vaccin » selon cette définition.
          Qu’il protège des formes graves les personnes à risque n’est sans doute plus à débattre, pour le reste…

    • PhD dit :

      @Lithium

      Pour avoir assuré une trentaine de vaccinations en centre en 2009 à l’occasion de l’épidémie de grippe H1N1, je pense que la réticence à la vaccination est largement ancrée en France. A l’époque ce n’était pas l’ARMm qui était en cause, il s’agissait des adjuvants. Heureusement que cette épidémie ne s’est pas révélée aussi meurtrière que prévue. La décision d’instituer le passe sanitaire est peut-être issue de l’expérience de 2009 compte tenu de la gravité de la Covid.
      Le rejet de la vaccination sera certes durable, mais il est déjà très ancien.

      • Lithium dit :

        @ PhD

        Effectivement le H1N1 a aussi laissé des traces dans l’imaginaire collectif.
        Le coût et un prétendu caractère alarmiste de la vaccination contre le H1N1 ont été très critiqués pourtant si par un énorme « coup de bol » ce virus n’était pas arrivé sous une forme atténuée en France, nous aurions été ravi d’avoir ces doses de vaccins si critiquées a posteriori.
        L’épisode H1N1, le zèle budgétaire de la cours des comptes et la négligence des ministres qui se sont succédés ont aussi entrainé la disparition du stock stratégique de masques.

        Idem avec le SRAS dont l’épidémie s’est étouffée toute seule sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.
        Beaucoup, y compris des décideurs politiques, pensent toujours que « ça n’arrivera pas » ou que « ça n’arrive qu’aux autres » mais pas à un pays riche au XXIème siècle alors qu’au contraire notre système hyper dépendant est très peu résilient.

        On ne peut pas toujours compter sur la chance…

        • Fred dit :

          Au cœur de cet imaginaire collectif, il y a quelques scandales sanitaires qui ont été de sérieux marches pieds. Les sanctions si longues à venir et au final si légères ne venant que rajouter au dégout et à la suspicion.
          Le citoyen lambda non sachant (on sait si souvent le lui rappeler) ne fait pas le distinguo entre médocs et vaccins.
          Lorsque Irène Frachon monte au créneau, contre le médiator, il n’y pas besoin d’un bus pour le peu blouses blanches qui l’accompagnent
          Mon souvenir de l’époque H1N1 étant une com visant a dire, vaccinez vous mais avant ça signez bien la décharge exigée par l’industrie pharmaceutique.
          Présentez comme ça, c’est déjà moins bandant… Perso j’ai pas eu confiance.
          Autre souvenir toujours pour ce vaccin là, 90 millions de doses commandées pour un peu plus de 60 millions d’habitants sans que les médias ne disent qu’il faut deux doses ET pas davantage la ministre de l’époque ?
          Autre curiosité encore pour ce vaccin, l’Allemagne passe acquisition de 60 millions de doses pour un coup unitaire nettement inférieure à la France qui en achète 50% de plus.
          Alors le zèle de la cour des comptes…

  112. Jean-Loup dit :

    Moyenne de tests/jour au cours de ce mois de janvier, plus moyenne de positifs.

    Tests———–Pos.
    199 396____42 457____0-9 ans
    252 983____67 014____10-19
    184 421____47 357____20-29
    190 562____52 511____30-39
    178 875____44 892____40-49
    129 676____27 422____50-59
    _79 107____13 805____60-69
    _49 937_____7 115____70-79
    _27 433_____3 529____80-89
    _13 224_____1 549____>90

    03 janvier (brut J-3)
    155 658____34 651____0-9 ans
    306 115____78 534____10-19
    351 432____93 028____20-29
    294 516____75 909____30-39
    265 990____63 585____40-49
    229 222____45 523____50-59
    149 256____23 120____60-69
    _97 355____11 704____70-79
    _52 615_____5 205____80-89
    _23 820_____1 686____>90

    10 janvier
    535 182____73 110____0-9 ans
    486 247____98 339____10-19
    246 494____62 981____20-29
    265 913____67 396____30-39
    260 641____58 916____40-49
    185 065____38 107____50-59
    109 745____16 768____60-69
    _71 571_____8 456____70-79
    _39 679_____4 197____80-89
    _20 099_____1 922____>90

    17 janvier
    279 974____85 237____0-9 ans
    338 864___121 196____10-19
    226 755____68 623____20-29
    274 056____91 430____30-39
    260 503____78 525____40-49
    173 417____44 925____50-59
    104 932____21 102____60-69
    _68 585____10 505____70-79
    _38 094_____5 206____80-89
    _19 195_____2 419____>90

    24 janvier
    258 512____91 112____0-9 ans
    316 763___132 212____10-19
    204 195____66 341____20-29
    260 733____94 893____30-39
    255 841____84 934____40-49
    166 879____48 701____50-59
    103 231____24 579____60-69
    _69 306____12 978____70-79
    _38 971_____6 624____80-89
    _19 845_____3 289____>90

  113. Cromorne dit :

    @JCD 29 janvier 2022 à 20 h 19 min

    Cette étude a de suite retenu mon attention. Et m’interpelle pour plusieurs aspects.
    Réalisée par le CAE, présenté dans les médias comme « organisme indépendant, rattaché au cabinet du premier ministre ». Elle évalue le pass sanitaire, entre autres, par un gain en nombre de morts.
    Le document est un préprint : je n’ai pas trouvé qui l’a relu, et critiqué.

    Ce qui me frappe, c’est le rapport entre le nombre de 4000 décès avec la différence actuelle avec nos voisins allemands, bien supérieure, voir encore l’éventail des mortalités dans les pays européens. Spontanément, je n’aurai pas choisi l’étude de l’efficacité du pass sanitaire, mais cherché les origines de ces différences bien plus conséquentes, et riches de leçons. Etude certainement beaucoup plus complexe, j’en conviens aisément.

    Ce qui me laisse pantois, c’est la construction de la France virtuelle, sans pass sanitaire. Sait-on si ce procédé est couramment utilisé pour d’autres études ?

    Dans la Table 2, je n’aurais jamais osé citer des articles de presse, plutôt que les sites gouvernementaux respectifs. Sachant que je ne suis pas amené à écrire ce genre d’étude 😊

    Je note aussi les plus de 90% de vaccinés, qui font la communication de nos dirigeants sur les plateaux télé. Des enquêtes d’opinion révèlent que 60% des nos compatriotes sont pour le pass. Que devient la différence ? Que se passera t’il lorsque dans le futur nos gouvernants auront besoin de notre adhésion : le pass laissera t’il des traces dans notre mémoire collective?

    Une étude sur les conséquences des « écoles ouvertes » me paraît tout aussi intéressante. Ses conclusions pourrait être moins avenantes.

    PS : je viens d’entendre sur une chaîne de TV, que nous avions 75 millions d’assurés sociaux !!! Je connaissais la pratique de « mésutilisation » des cartes vitales. Je ne savais pas que le « surplus » était aussi important. A-t-il une influence sur la qualité de nos statistiques ?

  114. Whynot dit :

    @Jean-Loup
    31 janvier 2022 à 17 h 24 min

    J’aime beaucoup l’extrait qui dit « le fait que les divers groupes humains jugent régulièrement les propos et opinions de l’Outgroup comme non seulement faux et déplaisants, mais comme « fous » et « idiots », confirme leur axiome selon lequel la vérité et l’objectivité sont de pures et contingentes conventions communautaires »

    J’avais formulé (en beaucoup moins bien 😊) dans les tous derniers jours de 2021 ici même un questionnement qui tendait vers cette conclusion : serais-je un « philosophe relativiste » en devenir sans le savoir ?? 😀
    L’appellation du courant me plaît en tout cas : ça m’évoque une sorte de chimère issue de l’hybridation entre Socrate et Einstein 😉
    Cela n’arrivera pas mais il me plairait de pouvoir me réclamer de l’héritage de ces deux-là : le monde n’irait pas mieux mais au moins j’aurais plus de moyens pour le comprendre « vraiment »…

    • NicoM dit :

      @whynot

      Mince alors, moi aussi j’ai découvert que j’étais un philosophe relativiste !

      C’est interessant cette intervention de Jean-Loup, il faut que je prenne le temps de lui répondre.

  115. RilaX dit :

    https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099%2821%2900768-4/fulltext?fbclid=IwAR13AvnCSC0mBy4i55XuOBI2HjZNDjERU8M2p-l1pAR1urxtyd92mwWf7g0

    Un article du Lancet (en anglais) sur l’efficacité du vaccin sur la circulation globale du virus.
    Pas de différence significative trouvé dans la circulation du virus entre vaccinés qu’entre non vaccinés.

    • NicoM dit :

      @Rilax

      Merci pour le lien, je l’ai passé sur google translate, ça marche vraiment bien ce traducteur maintenant…

      Voilà le résumé de l’étude :

      « Des études sur l’efficacité des vaccins ont démontré de manière concluante l’avantage des vaccins COVID-19 dans la réduction des maladies individuelles symptomatiques et graves, entraînant une réduction des hospitalisations et des admissions en unité de soins intensifs.1
      Cependant, l’impact de la vaccination sur la transmissibilité du SRAS-CoV-2 doit être élucidé. Une étude de cohorte prospective au Royaume-Uni par Anika Singanayagam et ses collègues2
      concernant la transmission communautaire du SRAS-CoV-2 chez les personnes non vaccinées et vaccinées fournit des informations importantes qui doivent être prises en compte lors de la réévaluation des politiques de vaccination. Cette étude a montré que l’impact de la vaccination sur la transmission communautaire des variants circulants du SRAS-CoV-2 ne semblait pas significativement différent de l’impact chez les personnes non vaccinées.2
      , 3
      La justification scientifique de la vaccination obligatoire aux États-Unis repose sur la prémisse que la vaccination empêche la transmission à d’autres, ce qui entraîne une « pandémie de non-vaccinés ».4
      Pourtant, la démonstration de percées d’infections au COVID-19 parmi les travailleurs de la santé (HCW) entièrement vaccinés en Israël, qui à leur tour peuvent transmettre cette infection à leurs patients,5
      nécessite une réévaluation des politiques de vaccination obligatoire conduisant au licenciement des travailleurs de la santé non vaccinés aux États-Unis. En effet, il existe de plus en plus de preuves que les titres viraux maximaux dans les voies respiratoires supérieures des poumons et les virus cultivables sont similaires chez les individus vaccinés et non vaccinés.2,3,5–7 Une enquête récente des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis sur une épidémie de COVID-19 dans une prison du Texas a montré la présence égale de virus infectieux dans le nasopharynx des personnes vaccinées et non vaccinées.6
      De même, des chercheurs californiens n’ont observé aucune différence majeure entre les individus vaccinés et non vaccinés en termes de charges virales du SRAS-CoV-2 dans le nasopharynx, même chez ceux présentant une infection asymptomatique avérée.7
      Ainsi, les preuves actuelles suggèrent que les politiques de vaccination obligatoire actuelles pourraient devoir être reconsidérées et que le statut vaccinal ne devrait pas remplacer les pratiques d’atténuation telles que le port de masque, la distanciation physique et les enquêtes de recherche des contacts, même au sein des populations hautement vaccinées. »

      JCD va devoir refaire ces calculs concernant le pass vaccinal 😉

      • NicoM dit :

        ses et non ces…

        On voit toujours ses fautes d’orthographe après coup, désolé… Google translate fait moins de fautes que moi c’est rageant…

      • JCD dit :

        Ca ne sera pas utile de refaire les calculs :
        – Population faible (et multi variants mais pas omicron). Intervalle de confiance faible (le risque relatif va de 1 à 3).
        – Intervalle de vaccination (2 doses à l’époque et pas 3) montant à 100j pour les vaccinés infectés.
        – Mélange Pfizer et Astra Z (moins robuste)
        – Population non vaccinées jeune vs plus âgée pour les vaccinés. (Pas d’éléments sur le fait que les non-vaccinés aient déjà eu le COVID ou pas). Les jeunes sont moins contagieux.
        – Etude intra muros (foyer) peu transposable à l’extérieur.

        C’est d’ailleurs les auteurs qui le disent eux mêmes, en réponse aux objections des relecteurs :

        While we also assessed the secondary attack rate (SAR)
        among unvaccinated contacts and contacts exposed to unvaccinated
        index cases, comparing these with the aforementioned SARs, and
        the corresponding calculation of vaccine effectiveness, were purely
        exploratory analyses. Our study was not sufficiently powered for
        such comparisons, as evidenced by the wide confidence intervals,
        which overlapped between groups. Therefore, extrapolation of our
        data to comment on the effect of vaccination in a wider context
        or at a population level requires careful consideration of our study’s limitations and caveats.

        Cf donc l’échange avec Joe plus haut sur les risques d’infections omicron. Les données les plus récentes (US + UK + DREES) + celle de Géodes disent qu’on est bien sur un risque d’infection entre 60% et 75% inférieur selon âge et récence de la dose de rappel pour omicron.

        • NicoM dit :

          @JCD

          Je veux bien croire au sérieux des études sur lesquelles vous vous basez, néanmoins, il ne vous prends jamais un doute quand vous constatez que la France est un des pays au monde ou l’omicron circule le plus et n’est dépassé, que par un seul pays : Israël ?

          Oui oui, le pays champion du multidose pfizer…

          Il ne vous prends jamais un doute quand on constate que des pays bien moins vaccinés que nous ne comptent pas plus de cas omicron que les pays survaccinés ?

          Parce que vous dites que l’on a 3 à 4 fois moins de risque d’être infecté une fois qu’on est triple vacciné, mais alors combien de cas aurait-on eu sans vaccin ? 1 million, 2 millions, 3 millions au pic ? Pas trop crédible, non ?

          Ne faut-il pas par moment constater des faits pour critiquer les études (critique au sens scientifique) ? Se dire parfois, « n’y a-t-il pas une c… dans le potage » ?

          Perso j’ai eu ce doute hier soir en regardant les infographies de France Info

          https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/infographies-covid-19-morts-hospitalisations-age-malades-l-evolution-de-l-epidemie-en-france-et-dans-le-monde-en-cartes-et-graphiques.html

          lorsque j’ai vu le graphique « Évolution du nombre de contaminations dans le monde en moyenne lissée du nombre de cas par jour pour un million d’habitants, depuis le 1er janvier 2021* » en constatant que c’est Israël en haut du graphique, quasi 2 fois plus de cas que la France ! Avouez que c’est questionnant quand même, non ? N’y aurait-il pas un soucis avec les rappels vaccinaux Pfizer ?

          • Sébastien MEDARD dit :

            Les chiffres relatifs aux infections n’avaient pas nécessairement une fiabilité énorme (du point de vue de la comparaison entre pays)parce que les critères ne sont pas les mêmes en fonction des pays et que le passage des tests est lié aux comportements de la population, ces comportements étant différents en fonction d’un certain nombre de déterminants tels que la « culture » de prévention par exemple, le moment de l’épidémie (les critères de la population aussi), le souhait de se faire tester, etc. En France, actuellement, sans symptômes (voire même avec symptômes), la tendance est « d’oublier » de se faire tester ou de faire tester réellement ses enfants. Sans compter qu’un certain nombre de tests réalisés à la maison échappent par définition aux statistiques.

            Sur le fond, un vaccin qui n’a pas nécessairement été réalisé pour limiter la diffusion du virus, qui plus est réalisé il y a deux ans, sur la base d’une protéine qui mute pas mal, bref, il ne faut pas s’étonner que le vaccin ne permette pas, avec le variant du trimestre, de jouer pleinement le rôle que l’on a voulu lui attribuer.

            Dans l’état actuel des choses, l’évolution des courbes de contamination est un indicateur qu’il faut continuer à regarder, mais reste secondaire. Il y aurait d’autres données intéressantes à regarder (en fonction du statut vaccinal typiquement) mais on n’en dispose manifestement pas…

          • Jean-Loup dit :

            @NicoM

            Couverture vaccinale au 31 janvier sur « Our World in Data » :
            1 dose____2 doses____Rappel
            94,15 %___90,49 %___49,80 %____Portugal
            87,52 %___81,91 %___45,98 %____Espagne
            83,35 %___81,35 %___61,27 %____Danemark
            83,16 %___76,39 %___55,51 %____Italie
            80,50 %___79,17 %____3,55 %____Japon
            79,74 %___76,33 %___48,00 %____France
            79,10 %___74,52 %___44,79 %____Finlande
            78,94 %___73,01 %___49,07 %____Norvège
            78,59 %___76,25 %___56,40 %____Belgique
            77,97 %___71,71 %___48,50 %____Pays-Bas
            77,09 %___74,31 %___37,11 %____Suède
            76,74 %___70,98 %___54,69 %____UK
            75,31 %___63,57 %___26,46 %____USA
            75,12 %___73,37 %___52,55 %____Allemagne
            74,78 %___70,38 %___46,50 %____Grèce
            74,59 %___74,49 %___48,51 %____Autriche
            72,02 %___65,58 %___54,72 %____Israël
            69,64 %___67,92 %___39,04 %____Suisse
            52,49 %___47,85 %____6,93 %____Russie

            • NicoM dit :

              @Jean-Loup

              Merci Jean-Loup, j’ai repris vos données, que j’ai classé par ordre de « 3eme dose » et j’ai mis à côté le nombre de cas par million d’habitants au 30 janvier.

              Bon, ça vaut ce que ça vaut, comparer des pays qui n’en sont pas aux mêmes phases épidémiques est peu pertinent, mais je vous laisse regarder le tableau et me dire ce que vous pensez de ma conclusion.

              Couverture vaccinale et Nbre cas / 1 millions d’hbts sur « Our World in Data » :
              1 dose____2 doses____Rappel__________________Nombre cas
              83,35 %___81,35 %___61,27 %____Danemark_____7756,89
              78,59 %___76,25 %___56,40 %____Belgique______4405,04
              83,16 %___76,39 %___55,51 %____Italie_________2370,74
              72,02 %___65,58 %___54,72 %____Israël_________9495,59
              76,74 %___70,98 %___54,69 %____UK___________1281,70
              75,12 %___73,37 %___52,55 %____Allemagne_____1827,00
              94,15 %___90,49 %___49,80 %____Portugal_______5480,27
              78,94 %___73,01 %___49,07 %____Norvège_______3723,66
              74,59 %___74,49 %___48,51 %____Autriche_______3603,80
              77,97 %___71,71 %___48,50 %____Pays-Bas_______3583,65
              79,74 %___76,33 %___48,00 %____France_________5013,39
              74,78 %___70,38 %___46,50 %____Grèce__________1758,81
              87,52 %___81,91 %___45,98 %____Espagne________2456,09
              79,10 %___74,52 %___44,79 %____Finlande_______674,43
              69,64 %___67,92 %___39,04 %____Suisse_________4126,61
              77,09 %___74,31 %___37,11 %____Suède_________NC
              75,31 %___63,57 %___26,46 %____USA____________1480,98
              52,49 %___47,85 %____6,93 %____Russie__________610,78
              80,50 %___79,17 %____3,55 %____Japon__________568,80

              Ce que j’en conclu est qu’on ne peut pas tirer de réelle conclusion dans un sens ou dans un autre. J’ai calculé la moyenne des cas des 6 pays qui ont injecté plus de 50% de 3eme dose, on en est à 4522,83 cas/million, tandis que les 4 pays en dessous de 40% en sont à 1696,79. Mais la vague épidémique n’explique-t-elle pas le plus fort taux de vaccination ?

              Donc pas de conclusion après une « étude » aussi sommaire. Néanmoins, il me semble que l’on ne peut pas affirmer que la 3eme dose est le moyen ultime de limiter les contaminations. En tous cas, il n’y a pas de corrélation claire qui apparaît, ce qui en soit paraît surprenant.

              • Jean-Loup dit :

                @NicoM
                C’est effectivement très difficile d’y voir une démonstration claire, d’autant qu’il faudrait le détail par tranche d’âge, sexe, horaires de travail/scolarité, nombre d’enfants par classe, mode de transport dominant, cantine scolaire ou d’entreprise, relations sociales, densité, etc.

                À condition d’y croire, il reste nos taux officiels français sur 100 000 (16 janvier) :
                ___________Vaccinés________________\\\\\\\\_Non vaccinés
                +6 mois :________________-6 mois sans rappel
                avec rappel___sans rappel
                11,63________32,70_______18,89_________153,28___Réanimation
                646_________1573________1622_________2114_____Test positif
                ————-
                Je ne sais plus qui avait parlé de l’état dépressif des jeunes à cause des restrictions covid mais la DREES a publié un rapport très intéressant en 2018.
                https://drees-site-v2.cegedim.cloud/sites/default/files/2021-01/ons3.pdf

              • JCD dit :

                @NicoM
                Quand tous les scientifiques formés pour ça, de grands pays différents, convergent dans leur études pour quantifier la protection vaccinale contre l’infection omicron entre 60 et 75% (3eme dose),
                Quand je peux en plus vérifier moi-même la cohérence de ce chiffre dans les données fournies par Jean-Loup : 646 / 1573 = 40% soit 60% de protection (sachant qu’on parle, sur géodes, d’une population de non vaccinés qui contient des enfants et dont une grande partie a pu déjà attrapé le virus…),
                effectivement, je n’ai pas de doute (au delà de savoir si il faut caler le modèle à 60% ou 75%).

                Vous dites que la France est un ovni en nombre de cas ?
                Si je regarde un florilège des pays européens comparables à la France (désolé ma capture d’écran de covidtrackerworld ne passe pas), je vois que la France est dans le peloton de tête, sans plus. (Les pays en voie de développement sont incapables de mesurer le nombre de cas).
                De même que d’autres pays ont pu être en avance sur d’autres vagues, la France est un peu au dessus sur celle-là. Comparer à l’oeil des courbes entre pays (que cela soit le UK, Danemark, Israel, AFS ou autre) est absolument infaisable. Il faut redresser la donnée dans tous les sens pour espérer pouvoir faire des comparaisons.

                Plusieurs millions de cas par jour ? Si le vaccin ou les mesures ne freinent pas assez, c’est l’immunité acquise par contamination qui va freiner à un moment ou à un autre.
                Mais effectivement, si le terrain était vierge, avec un R0 de 10 on pourrait atteindre plusieurs petits millions de cas par jour sur quelques jours (et 67 millions de français seraient contaminés à la fin). D’ailleurs on a atteint 500 000 cas mesurés en pic, ce qui nous fait pas loin du million, probablement, avec les asymptomatiques. En décembre, sur ce blog, personne ne croyait un instant qu’on dépasserait les 300 000 nouveaux cas.

                Donc tout ceci est cohérent, à défaut d’être modélisable simplement.
                Dans leur grande majorité les scientifiques ne passent par leur temps à se tromper, les organismes à bidonner les données, les politiques ou les media à mentir. Et heureusement !

  116. Fred dit :

    Une jolie porte ouverte, magnifique !
    Sinon pour les cas cas graves et décès ?

  117. Criau dit :

    Pour la méfiance envers les vaccins, l’industrie pharmaceutique n’y est pas pour rien. Elle a souvent cherché à cacher ou minimiser les effets secondaires de ses médicaments ou vaccins.
    Par exemple, la depakine, le médiator, le vaccin contre H1N1 qui a provoqué des narcolepsie, le vaccin contre le rotavirus qui a tué des nourrissons, la crise des opiacés.
    Ça ce sont les scandales qui me reviennent de mémoire, je dois sans doute en oublier.

  118. Whynot dit :

    @Criau

    Je ne nie pas les faits, et ne dis pas que c’est malhonnête. Toutefois, pour quelques scandales (10 tout au plus, et avec quel impact significatif), faut-il oublier les quelques milliers de médicaments qui ont un impact positif et qui sauvent des vies, et rejeter en bloc tout ce qui vient de cette industrie sur le principe que parfois, elle dissimule ? Que cela explique la méfiance pourquoi pas, la défiance par contre je ne comprends pas.

    • Whynot dit :

      « et ne dis pas que ce n’est PAS malhonnête », pardon

    • Criau dit :

      Je suis vaccinée 2 doses, j’y suis allée plutôt confiante(en ayant peur des myocardites quand même, même si j’ai conscience que c’est normalement un effet secondaire rare) . Mais depuis j’ai eu autour de moi plusieurs « possibles » effets secondaires graves du vaccin dont une mort inexpliquée dans les 10 jours suivant la 3e dose. Une autre personnes qui avait déjà des problèmes cardiaques mais qui a eu un gros problème cardiaque 2 jours après la vaccination. Et un proche, une myocardite détectée a une visite médicale ainsi qu’un autre problème de cœur. Alors ce n’est peut être pas du au vaccin, c’est encore plus dur de savoir sachant qu’on ne peut pas la dater.
      Il faut avouer que ça fait beaucoup rien que pour mon entourage et ça fait se poser des questions. Tout en sachant que justement un vaccin n’est pas quelque chose qui aide à guérir mais quelque chose censé protéger.

      • NicoM dit :

        @Criau

        Ma femme a eu des collègues qui ont eu des soucis, pour elle et moi rien de spécial sinon fatigue 24h après, petite douleur au bras pour moi, davantage pour elle, mais rien de bien méchant, moins que pour ma 2eme dose pour ma part.

        Nous l’avons faite chez notre généraliste de manière imprévue, en allant le voir pour autre chose il m’a dit « il reste 2 doses que je devrai jeter sinon, vous les voulez ? » et il était dans un mode « je ne me pose pas de question, le vaccin, c’est bien » qui m’a sans doute aidé à dédramatiser la chose.

        Je témoigne de ça par rapport au débat sur l’effet nocebo des vaccins.

  119. jsp dit :

    à Fred
    « Le citoyen lambda non sachant (on sait si souvent le lui rappeler) ne fait pas le distinguo entre médocs et vaccins ».
    Et les journalistes emploient très régulièrement sérum à la place de vaccin, contribuant à créer et entretenir la confusion entre les anticorps (fabriqués par les globules blancs de l’organisme) et les antigènes (microbiens par exemple) …
    Alors que ce serait tout de même simple d’utiliser le terme adéquat et à peine plus compliqué de rappeler une définition permettant la vulgarisation

  120. Pro-pro dit :

    ////////////////////////// Compte à rebours : J -14 ///////////////////////////////////////////////

    @DLB, @Whynot, @NicoM,
    Comme je vous l’avais suggéré par le lien figurant dans le post du 29 janvier 2022 à 2 h 48 min ( https://covidtracker.fr/atteindre-le-sommet-cest-encore-une-question-doxygene/#comment-7167 ), avez-vous pu triturer les données qui ont permis à la DRESS de sortir le rapport indiqué par @ PhD dans son post du – 29 janvier 2022 à 15 h 50 min).
    Données qui permettent de distinguer les vagues Delta et Omicron dans les entrées quotidiennes en Hospitalisations Conventionnelles et en Réa, ainsi que pour les décès quotidiens.

    @Lithium suite au lien de @Phand sur le dernier rapport semaine 4 du UKSHA , toujours dans le post du 2022 à 2 h 48 min indiqué ci-dessus, j’ai apporté une analyse légèrement différente de la vôtre notamment concernant la conclusion suivante: « …on peut probablement dire adieu au rêve de l’immunité collective… »

    //////////—–BREAKING NEWS—//////////// Flash Info Spécial dévoreurs de données ///////

    Sur « www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-hospitalieres-relatives-a-lepidemie-de-covid-19/ » ,
    >> A noter que depuis ce jour DATA gouv a rajouté « … la variable « PourAvec » dans les fichiers covid-hosp-txad-fra.csv, covid-hosp-txad-reg.csv et covid-hosp-txad-age-fra.csv
    Cette variable permet une sélection selon le lien de l’hospitalisation avec la COVID-19 :

    0 = Hospitalisations avec infection SARS-CoV-2
    1 = Hospitalisations pour COVID-19
    2 = Hospitalisations pour autre motif, avec infection SARS-CoV-2
    … »

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Pro-pro

      Comme j’y avais répondu oui, je m’en suis servi pour mieux caler certaines courbes.

      • Pro-pro dit :

        @DLB, et du coup que donnent les projections recalées :
        – disparitions de Delta des Hosp et réa pour quand ?
        – passage des réa à 1000 lits pour quand ? et avec quelle proportion d’Omicron vs Delta ?

        • Daniel Le Breton dit :

          Je suis de près et ça bouge, dans le mauvais sens, comme si BA2 allait marquer l’hôpital de son empreinte. Pour delta c’est une autre histoire, il est en train de rentrer lentement à l’écurie. Lequel des deux éteindra la lumière en sortant, les paris sont ouverts (début avril ?).

    • Phand dit :

      @pro pro
      Votre hypothèse d’absence d’immunité collective est possible mais il y a certains éléments que vous ne prenez pas compte dans votre analyse.
      Oui chez les donneurs de. Sang de plus de 17 ans, le taux d’anticorps montrant une immunisation naturelle ou vaccinale contre le SARS-CoV-2 cov2 est de l’ordre de 98% depuis la semaine 33. Mais ce dosage ne permet pas de connaître le taux d’anticorps neutralisants chez ces sujets. Et il n’y a pas à ce jour de corrélat de protection démontré.
      Le taux d’infections récentes dans cette population est de l’ordre de 5% entre la détection du variant omicron en Angleterre et l’atteinte du pic des cas (a quelques jours près). Pour un variant avec un R0 de 10, le contrôle de la vague a été rapide. Il y aurait donc un niveau de gestes barrière très efficace en UK (a vérifier), si nous postulons une absence d’immunité collective.
      De plus, en Afrique du Sud où la seroprevalence après la forte vague delta était de l’ordre de 80% avec un taux de couverture vaccinale de moins de 30%; la vague omicron a été contrôlée assez rapidement pour un virus avec un tel R0.

      Enfin la fin du rapport britannique explique bien la différence entre l’effectiveness sur le risque d’etre infecté (PCR+) et celui de transmettre le virus.

      Les études et analyses à venir, nous en dirons sans doute plus.

      • Pro-pro dit :

        @Phand, l’ « …adieu au rêve de l’immunité collective… » c’était l’une des conclusions de @lithium.
        Pour ma part, au contraire, je pense que cette étude montre que l’immunité collective est inatteignable en restant ancré sur une stratégie de sur-spécialisation du SI à la protéine « Spike de wuhan » en essayant de maintenir en permanence des niveaux d’anticorps élevés dans toute la population ( on partirait dans un cercle vicieux dont ne sortirait qu’un variant totalement résistant).
        Ce niveau d’anticorps élevé ne doit être maintenu que pour les personnes fragiles à risque de forme grave. Pour les autres, plus on fera de rappel avec la V1(Wuhan), plus on mettra du temps à atteindre cette immunité collective.
        C’est la diversité qui fera la richesse et la force de notre SI et je suis de plus en plus persuadé que, pour les personnes non-fragiles, la meilleure recette, c’est (2 doses V1 + confrontation à Omicron) plutôt que (3 doses V1 et confrontation à Omicron).

        • phand dit :

          désolé pour la méprise.
          Mais comment expliquez vous le rapide contrôle de la vague en Afrique du sud?
          et la situation britannique où les infections récentes ne représentent que 5% de la population avant de voir la circulation contrôlée?
          Je n’ai pas la réponse sur l’immunité collective mais les premières données UK montrent que pour les plus fragiles, 2 doses V1 + omicron font plus de dégats que 2 doses + booster et omicron.