Coup de vent ou tempête?

Pic de delta, omicron à l’horizon… par JCD

Le delta est en train d’atteindre son point culminant (nombre de cas, puis admissions à l’hôpital autour de Noël). Ceci nous mène à un pic en réanimation au 1er janvier un peu en dessous de 4 000 lits. On peut même espérer, avec l’accélération de la troisième dose, gagner encore quelques lits sur ces chiffres.

La simulation qui suit est donc proche de celle d’il y a 15 jours.

Projection au 13 décembre du nombre de lits en soins intensifs (hors effet omicron)

Si on restait là, on pourrait conclure que « tout va bien ou presque ».

Malheureusement, tout ceci ne tient pas compte de l’omicron dont on ne sait toujours pas grand chose :

  • Ro inconnu (Reffectif est cependant 3x supérieur en Afrique du Sud, ce qui ne veut pas dire que le Ro de omicron soit supérieur au Ro du delta, d’ailleurs, même si c’est probable),
  • Efficacité vaccinale contre l’infection inconnue (1ères estimations UK autour de 75% 3ème dose vs 88% pour le delta. Efficacité 2 doses inconnue).
  • Efficacité vaccinale contre la transmission inconnue (estimée sur le delta à 0,5 par Pasteur et à 0,37 par les Anglais ici : https://cmmid.github.io/topics/covid19/reports/omicron_england/report_11_dec_2021.pdf )
  • Potentiel de réinfection des cas déjà infectés auparavant (par alpha, delta…) inconnu (réinfections estimées à 3x plus -15% ?- que le delta par les Sud Africains)
  • Efficacité contre les formes sévères inconnue (iso delta ?)

Au vu des débuts de l’omicron en Grande Bretagne, une seule quasi certitude à ce stade c’est qu’il sera dominant en France début janvier, si ça n’est pas avant. L’observation d’ici fin décembre de la courbe en S caractéristique du remplacement d’un variant par un autre devrait aussi nous permettre d’évaluer une partie de ces inconnues et de commencer à établir le niveau de danger que représente omicron pour l’hôpital en janvier.

Tous les scénarios sont ouverts aujourd’hui : d’un pic proche de celui du delta à un pic bien plus violent.

En attendant plus d’informations sur omicron, voici le deuxième volet de l’analyse sur les effets du passe sanitaire.

Episode 2 : évaluation des effets réels du passe.

Nous avons vu lors du précédent article que le passe avait été conçu pour avoir deux effets : provoquer un pic de vaccination (à partir du 12 Juillet), puis une réduction de la contamination en lieux collectifs (à partir du 9 août).

La modélisation indiquait que pour un pic de réanimation situé fin septembre/début octobre, l’effet qu’on pouvait escompter était une réduction du pic de l’ordre de 30%.

Dans les faits, le pic de réanimation a été atteint le 1er septembre, grâce à un premier niveau d’immunité contre le delta. On peut donc se demander quel a été l’effet réel du passe.

La simulation ci-dessous part de la situation réelle de cet été (courbe rouge) à laquelle on enlève à la fois le pic de vaccination (12/7 au 19/8) et les restrictions en lieux collectif (cf hypothèse prise lors du dernier article : taux Reffectif abaissé de 10%). Ceci donne la courbe bleue qui correspond donc à un scénario où le passe n’aurait pas été mis en place :

Simulation, en bleu, de la vague 4 de cet été sans passe sanitaire

Le pic aurait été 17% plus haut, ce qui en soit n’est pas négligeable, mais on peut néanmoins conclure que le passe sanitaire n’a pas eu d’utilité en ce qui concerne la vague 4 qui n’est pas montée très haut.

Intéressons-nous néanmoins à la suite, en prolongeant la courbe bleue jusqu’au 1er décembre :

simulation, en bleu, de la vague 5 de cet automne sans passe sanitaire

Le résultat est bien différent.

On reconnaît les prémices de ce que l’Autriche ou l’Allemagne ont vécu ces dernières semaines (avec mise en place de mesures de contrôles fortes mi-novembre pour ces pays-là).

Pour mieux comprendre cet ‘effet de levier’ impressionnant, il suffit de mesurer ce que produit un taux Reffectif de 10% supérieur au taux mesuré ces 15 dernières semaines (entre mi-août et fin novembre) : 1,1015= 4,2.

Le fait de réduire les contaminations (= le taux Reffectif) de 10% dès la mi-août divise par 4 environ le nombre de lits en réanimation au 1er décembre.

En conclusion, on peut donc estimer que le passe sanitaire était ‘une bonne idée’ dans l’optique d’un pic début octobre (vague 4 attendue), mais inutile ou presque pour un pic fin août (vague 4 constatée), avec néanmoins une utilité essentielle pour la vague 5 que nous vivons en ce moment.

Avec un peu de recul, on voit que les pays qui ont le mieux géré cette vague 5 delta du point de vue de l’hôpital sont ceux :

  • Qui ont poussé pour la vaccination du plus grand nombre (UK, France, Espagne, Italie, Portugal) et/ou des plus âgés de manière prioritaire/obligatoire (Grèce, Italie).
  • Qui ont mis en place des mesures complémentaires ‘modérées’ de type passe sanitaire (Italie, France) ou, de manière plus originale pour l’Angleterre, en laissant filer les contagions pendant tout l’été pour créer un complément d’immunité naturelle fort utile cet hiver.

Les échecs sont plutôt ceux des pays ayant tout misé sur le vaccin (Allemagne, Autriche) mais avec des taux insuffisants et un bassin de contamination encore trop haut au sortir de l’été.

Les autres stratégies possibles ayant été abandonnées beaucoup plus tôt (laisser faire en Suède) ou zéro covid (Australie, NZ), au vu de l’impossibilité de maitriser la course du delta beaucoup trop véloce.

Reste à savoir si le cocktail vaccin + passe + autres mesures classiques (gel, masque…) sera suffisant pour enrailler la vague omicron à l’hôpital… Réponse dans une quinzaine de jours.

À grande vitesse la frontière est plus étroite entre ça passe et ça casse, par Philippe Brouard

En travaillant à l’actualisation des calculs du simulateur CT, j’ai obtenu un jeu de projections un peu étonnant. L’objectif étant d’entrevoir la charge dans les services hospitaliers d’ici à quelques jours, j’ai constaté que les niveaux de charge peuvent s’envoler même avec un Reffectif faiblement au dessus de 1,0. Pour le réglage en cours, Reffectif est estimé selon l’évolution des nouvelles contaminations des jours passés et l’incertitude s’agrandit quand on se rapproche du jour actuel, puis des jours suivant. Le nombre R est à la baisse depuis deux semaines et j’ai pris comme hypothèse que cette baisse l’amène à la valeur 1,0. Voici le graphique de réglage de Reffectif pour le simulateur CT.

Réglage de Reffectif pour le simulateur CT avec 3 hypothèses d’évolution dans les jours à venir

Le scénario médian est celui où R resterait stable à 1,0 correspondant à une situation d’équilibre, l’épidémie n’accélère pas et ne ralentit pas. Un autre scénario de baisse propose la situation où le coup de frein se poursuit encore dans les jours à venir. Le troisième scénario d’évolution de R propose une remontée lente de R, il se situerait légèrement au dessus de 1,1 pendant plusieurs jours. C’est le scénario « ça casse », on le verra un peu plus tard. Les calculs basés sur R permettent de produire la projection de l’évolution des cas positifs.

nombre cumulé de cas positifs au SARS-CoV-2 en France, données SPF et simulateur CT

En conséquence, à réglages constants pour les autres paramètres que R, le calcul de prolongation des courbes hospitalières permet d’essayer d’estimer le pic de charge à l’hôpital.

Occupation des services hospitaliers pour covid-19 France, données Santé publique France et simulateur CT.

On constate qu’un pic se matérialise si Reffectif continue à baisser (scénario optimiste). Mais si R se stabilise à 1,0 c’est un plateau haut qui se profile pour l’hôpital, avec 20000 hospitalisations dont 4000 en services de réanimation. Dans le scénario plus pessimiste, même avec R légèrement au dessus de 1,1 la charge prendrait une ampleur plus inquiétante. Le pic n’est pas visible dans ces conditions. C’est alors qu’on peut en conclure que la vitesse épidémique en cours est assez grande pour limiter la marge de manœuvre, la limite à ne pas franchir se situant pour R entre 1,0 et 1,1.

Cumul des décès hospitaliers liés à la covid-19 France, données Santé publique France et simulateur CT.

Une nouvelle plus agréable pour finir : du côté des Ehpad et EMS il y a toujours un nombre modéré de décès, même si ça remonte un peu. Pour ces populations vulnérables, c’est quand même une satisfaction de constater que la gestion de l’épidémie apparaît comme plutôt efficace. Comment expliquer que la situation est suffisamment sous contrôle dans ces établissements ?

Légende : Cumul des décès en Ehpad et EMS liés à la covid-19 France, données Santé publique France et simulateur CT.

Protocole sanitaire strict ? Il y a peut-être des choses à apprendre de ce côté là ?

Le pic du mois par Daniel Le Breton

Voici les illustrations des cas répertoriés et de leur variation journalière (la dérivée) pour la vague en cours. La correspondance avec une courbe de Gauss est assez exceptionnelle jusqu’au 10 décembre, ca n’arrive pas tous les jours et risque bien de ne pas se reproduire de sitôt. Depuis la tendance décroche de la courbe de Gauss.

Légende : Observations en moyenne hebdomadaire et enveloppe des courbes de Gauss
Légende : Variations journalières (dérivée des observations en fonction du temps) et enveloppe des courbes de Gauss

Sur le graphique ci-dessus le segment rouge donne les valeurs des derniers jours correspondant aux calculs, donc la direction que vont prendre les observations, et on constate que ça reste collé à la gaussienne jusqu’au 10 avant de s’en écarter ce qui veut dire que quelque chose se passe.

C’est toujours moins bon dans la descente a priori, en particulier dans la zone négative, du fait de l’asymétrie généralement observée (la descente est plus longue que la montée), et encore moins lorsqu’une vague d’omicron apparait ce sur quoi on peut s’interroger en regardant l’évolution récente.

Le pic de la vague actuelle de delta va se traduire par un pic d’hospitalisations et de soins intensifs. La précédente vague de delta a donné environ trois semaines / trois semaines et demi d’écart entre le pic des cas répertoriés et le pic d’occupation des lits à l’hôpital et en soins intensifs. Par ailleurs

  • Il y a eu un ratio de 47% entre le pic des entrées en hospitalisations et le pic des cas.
  • et un ratio de 10% entre le pic des entrées en soins intensifs et le pic des cas.

Si on applique cela à la vague actuelle ça nous donnerait, pour un pic des cas à 48 500, respectivement 22 800 hospitalisés et 4850 en soins intensifs, le tout devant arriver en toute fin décembre ou plutôt début janvier. Compte tenu de l’évolution du taux de vaccination en France on est en droit d’espérer des chiffres plus petits que ceux-ci. En appliquant la méthode des gaussiennes on estime aujourd’hui qu’on arrivera à 19 000 hospitalisés et 4300 personnes en soins intensifs à l’horizon du 8 janvier à quelque chose près (soit respectivement 39% et 9% des cas répertoriés au pic du 10 décembre). Les points d’inflexion correspondants se sont manifestés entre le 6 et le 10 décembre. Reste à attendre pour voir si on tombera effectivement sur ces ordres de grandeur car l’évolution récente des observations n’est pas prise en compte dans ces estimations.

Un des problèmes sous-jacent est celui des vacances de Noël qui peut amener à un redémarrage épidémique qui finira par se traduire à l’hôpital alors qu’on pouvait espérer se trouver avec une baisse du nombre des personnes hospitalisées. Tout ça en attendant omicron dont la rapidité pourrait se traduire dans une hausse des hospitalisations pendant la redescente de celles liées au delta. On ne sait pas dire si et de combien la campagne de vaccination actuelle va contenir ces tendances. D’où la pression qui continue de s’exercer sur la vaccination car certains scénarios pessimistes risquent de paniquer un peu plus les autorités sanitaires qui poussent à vacciner tout ce qui bouge.

Et l’omicron pendant ce temps là ? Et bien voici l’évolution de son Reff en Afrique du Sud :

Légende : Evolution du Reff en Afrique du Sud au 13 décembre 2021

Sa valeur est montée à 4,5 (en Irlande le variant alpha avait donné 3,2 à l’époque dans des conditions d’apparition similaires, à titre de comparaison). On est donc repartis pour un tour avant d’espérer apercevoir le vrai pic de la vague.  Logiquement il faut encore attendre plusieurs semaines pour voir l’impact sur l’hôpital et la mortalité mais les spécialistes locaux se veulent rassurants à ce sujet. Pendant ce temps là l’omicron fait son nid au Royaume Uni, et peut-être ailleurs en Europe et nous devenons les spectateurs impuissants de sa progression tant on ignore encore comment la présence largement majoritaire du delta et la dose de rappel vont le freiner. Un tiers des britanniques ont reçu cette dose de rappel, voilà un test grandeur nature qui nous intéresse au plus au point. Alors c’est peut-être un avis de tempête qui nous attend avec omicron. Le pire n’étant jamais certain il va falloir s’armer de patience pour connaitre le fin mot de l’histoire mais le suivi statistique des données peut identifier un redémarrage de vague, et omicron pointe son nez dans les données britanniques du jour. Serait-il en train de gagner la partie au Danemark, ça ne se confirme pas dans les pays voisins pour l’instant, qui restent bien orientés.

Le feuilleton continue avec de nouveaux épisodes à rebondissement en perspective.

Daniel Le Breton

  1. Victor dit :

    @Daniel Le Breton
    Bonjour,
    Merci pour vos contributions passionnantes.
    Est ce que le fait que la courbe des tests qui continue à augmenter (800K tests) par jour peut expliquer que le ralentissement de l’accélération des cas positifs se tasse ces derniers jours ?
    Le taux de positivité commence d’ailleurs à légèrement diminuer.
    Bien à vous.
    Victor

    • Daniel Le Breton dit :

      Bonjour Victor

      Je n’ai pas les idées claires quant au lien pouvant exister entre la croissance des tests et la réduction de la progression, à vrai dire je ne regarde jamais l’histoire des tests sauf cas d’espèce (arrêt du remboursement).

      Le taux de positivité devrait remonter à mon avis, je pense que Reff passe par un minimum avant de regrimper, mais on saura ça dans quelques jours.

  2. NicoM dit :

    Bonjour,

    Merci pour ces articles, toujours très instructifs.

    Le décrochage de la courbe de Gauss est marquant et bien inquiétant…

    Je profite de faire partie des 1ers commentaires pour vous demander : Qui êtes vous (les 3 auteurs) ? Des épidémiologistes ? Des médecins ? Des mathématiciens ? Faites vous ces études à titre privé bénévolement ou faites-vous partie d’une organisation ? Au vu de toutes les choses captivante que vous étudiez, ce serait intéressant de mieux vous connaitre !

    Enfin, j’ai trouvé cette étude : https://www.mdpi.com/2072-6643/13/10/3596

    Qu’en pensez-vous ? Le retour de la vitamine D au premier plan ? (Je pense que ça intéressera PhD qui nous débusque toujours des études pertinentes).

    Bien à vous.

    • Daniel Le Breton dit :

      Bénévole à la retraite bac +6 (ingénieur spécialisé). J’aime bien faire parler les chiffres et la modélisation aussi, jusqu’à la torture s’il le faut :).

      Vite, je cours à la pharmacie dès fois qu’on tombe en rupture de vitamine D fabriquée à pétaouchnock.

    • PhD dit :

      Bonjour NicoM

      Je vous propose une synthèse sur la vit D, encore une fois faite par VIDAL :

      https://www.vidal.fr/actualites/26529-vitamine-d-et-covid-19-la-supplementation-presente-t-elle-un-interet.html

      Je vous recommande de la lire plusieurs fois et attentivement en faisant attention de ne pas vous laisser piéger par les biais de confirmation, c à d de ne pas retenir que ce qui irait sur ce que vous pensiez avant de le lire…

      Bonne lecture

      • NicoM dit :

        @PhD

        Merci pour ce lien, je l’ai lu rapidement, je prendrai davantage de temps plus tard pour le lire attentivement.

        Mais je ne pense absolument rien concernant la vitamine D. J’ai eu vent de cette étude, j’en fait part à la communauté ici présente pour que vous puissiez la lire si ça vous intéresse et éventuellement la critiquer.

    • Philippe Brouard dit :

      Bonjour NicoM

      Pour ma part, je suis ingénieur en informatique, toujours en activité à la DSI de l’Université de Lorraine. J’ai une certaine appétence pour les mathématiques. Tout le travail ici même est effectué à titre privé et bénévole. Aucun conflit d’intérêt à déclarer. Je suis fier d’avoir Daniel et JCD comme compagnons de blog et je suis fier de lire les contributions des commentateurs, car cette petite fourmilière montre l’intérêt de cet espace d’échange. Et puis mine de rien, je crois qu’on n’a pas trop à rougir des expérimentations épidémiologiques effectuées ici même. Ça reste beaucoup de travail et pas facile de tenir dans la durée. Le soutien des lecteurs, ça aide. Merci à tous

      • JCD dit :

        @NicoM,
        De manière peu originale, je fais aussi partie du contingent ‘ingénieur’, dans la tech depuis 25 ans.
        Mon sujet étant plus particulièrement les Télécoms, je vous confirme, d’ailleurs, que je ne capte toujours pas la 5G après la 3ème dose, à mon grand regret.
        Donc culture des chiffres, même si on utilise ici globalement des maths à la portée du niveau terminale.
        Tout comme Daniel, je suis à l’origine un « passant qui passe » sur le blog (a contrario de Philippe, qui est un des pères fondateurs du site avec G Rozier. Bravo !), cherchant à mieux comprendre le virus, son fonctionnement et surtout ce qu’il nous réserve à moyen terme (afin de faire mes provisions de pâtes au supermarché avant tout le monde, bien sur (-: )

        • NicoM dit :

          @Daniel Le Breton, Philippe Brouard et JCD.

          Merci de m’avoir répondu. En effet, vous n’avez absolument pas à rougir des épidémiologistes travaillant pour les plus grands instituts, vu que vos prévisions sont souvent bien plus proches de la réalité que les leurs…

          Bravo à vous 3 pour vos recherches et votre implication, c’est toujours un plaisir pour nous de vous lire.

          JCD, c’est parce que vous n’avez que la 3G à votre 3eme dose, pour la 5G il faudra attendre la 5eme injection 😉

  3. jsp dit :

    https://www.theguardian.com/world/2021/dec/15/omicron-found-to-grow-70-times-faster-than-delta-in-bronchial-tissue
    se multiplie plus dans les bronches -> se transmet plus facilement
    attaque moins les poumons -> moins grave

  4. Ga dit :

    Attendons la revue par les pairs. Ce qui ressort également c’est que comme la transmission est beaucoup plus rapide, les formes graves, même moins nombreuses en pourcentage, risquent d’arriver vers l’hôpital sur un laps de temps plus court.
    Ou j’ai mal compris.
    Donc « un partout la balle au centre », on se retrouve in fine tributaires de l’efficacité de la vaccination sur ce nouveau variant.

  5. Daniel Le Breton dit :

    88376 cas ce soir en UK, ils sont sur la trajectoire de 120 000 dès la semaine prochaine.
    Les danois sont sur une trajectoire équivalente à 140 000 en France (ou en UK) vers Noël.
    Pour la France on manque encore de données. Frémissements en Allemagne.

    Ce ne sont que des ordres de grandeur mais c’est impressionnant. A première vue les hospitalisations sont plus faibles qu’avec le delta d’après les premiers chiffres venant d’Afrique du Sud, mais si les cas doublent ça va faire mal quand même.

  6. GM dit :

    La vitamine D … très discutée depuis le début, de mémoire dès que l on a constaté que les populations noires à New York et ondées étaient plus atteintes (du fait de la pigmentation cutanée , la Carence est plus systématique et prononcée que chez les caucasiens sous ces latitudes).
    Ça a été le grand impensé de notre politique sanitaire – pas assez disruptif et glamour.
    Son rôle : immunomodulation et facteur favorisant l expression du facteur ACE 2.(en gros, la protéine Spike utilise un récepteur m’embrasait, l ACE 2, si devient inactif et ne peut participer à la regulation, au freinage, du système renine angiotensine, dont l emballement est probablement un facteur majeur de forme grave. Et la Vit D intervient en stimulant l expression de cet ACE 2 et en restaurant un équilibre.
    J ai deux superbes articles là dessus, un peu denses, je vous donne les liens si vous souhaitez.
    (Ce qui est fondamentalement intéressant, c est que dans cette hypothèse, ce n’est pas directement l infection qui fait les dégâts, mais l effet toxine de la protéine Spike)

    • NicoM dit :

      @GM

      Oui, les Norvégiens notamment avaient lancé une grande étude et je n’ai jamais entendu parler des résultats. Je pensais que cette piste n’était pas confirmée, puis je suis tombé sur cette méta-analyse.

      Mais comme je le dis plus haut, je ne sais pas, je vais lire attentivement le lien envoyé par PhD.

  7. Framboise31 dit :

    Merci beaucoup à tous!
    Que ça fait du bien: capacité d’analyse, de synthèse, intelligence, humilité, et même humour!
    Tous les soirs, je suis impatiente de vous retrouver, un vrai plaisir ! Si on m’avait dit il y a quelques mois, que je prendrais du plaisir à lire des articles sur la Covid, je ne l’aurais pas cru….
    Et je pense ne pas être la seule…
    Vous pouvez être fiers de vous.

  8. Bruno dit :

    Bonsoir, il y avait ce soir un mathématicien et l’épidémiologiste Toubiana sur crowdbunker dans le 36 eme episode du csi.
    Intéressant leurs points de vue.
    Le matheux démontait le traitement statistique du gvt et toubiana la folie totale de l’épidémie covid.
    Je me doute bien que ce sont des complotistes mais franchement ça tient quand même bien la route.

    • Marsien en vacances dit :

      @ Bruno
      tout dépend du point de vue et de l’angle sous lequel on présente et on analyse les chiffres et surtout de la sensibilité (au sens large) de chacun.

      120 000 morts Covid en France est-ce grave ?

      Certains diront que ça ne représente que 0,18 % de la population française
      D’autres ajouterons que les décédés étaient principalement des vieux qui allaient bientôt mourir.
      D’autres affirmeront même que ce nombre de 120 000 est bidon.
      On peut aussi comparer à d’autres pandémies passées ayant fait bien plus de morts et pourtant tombées dans l’oubli.

      Pour info, le cancer (qui ne se transmet pas entre humain) c’est 154 000 morts par an en France.
      source : la même que pour les morts COVID : Santé Publique France
      https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/cancers
      Est-ce un drame ?
      La réponse varie en fonction de la proximité : pour les proches d’une personne décédée oui, sinon c’est plutôt une fatalité.

      150 ou 200 morts dans un crash d’avion est-ce un drame ?
      Beaucoup diront oui et pourtant c’est une goutte d’eau pour l’humanité et puis les accidents ça arrive… la faute à « pas de chance ».
      D’autres ajouteront que ça n’a jamais empêché les gens de voyager en avion.

      Depuis mi-mars 2020 c’est en moyenne 188 morts covid par jour en France, depuis plus de 640 jours, et c’est loin d’être terminé.
      Mais l’esprit humain s’adapte et cela semble maintenant une quasi normalité, un problème que nos cerveaux rejettent, lassés par cette information omniprésente.

      Chacun a sa définition de ce qui est « grave ».
      Pour certains c’est ne pas pouvoir étudier normalement, pour certains c’est le décès d’un proche, pour d’autres c’est ne pas pouvoir aller boire un coup au bistrot du coin.

    • ffrancis dit :

      On peut démontrer beaucoup de choses en jouant avec les maths. Le Dr Martin Blachier en a encore fait la démonstration dans un tweet (bon, moi je lui collerais un zéro en stats).
      Mais une question stupide à laquelle personne ne pourra (et heureusement) répondre: que se serait il passé si le gouvernement n’avait rien fait?
      Rien qu’à regarder les stats dans certains pays où les décisions ont été chaotiques, j’en ai froid dans le dos!

  9. Lithium dit :

    Les premières info sur ce variant semblent se confirmer sans avoir pour l’instant de certitudes : plus rapide (très probablement) et moins agressif (peut-être).
    Encore beaucoup d’incertitudes sur l’efficacité de la vaccination contre Omicron, que ce soit sur la transmission (très difficile à évaluer) et les cas graves, et sur la différence entre 2 doses et 3 doses mais vu la vitesse avec laquelle il progresse nous serons malheureusement très vite fixés concernant les cas graves.
    Le gros soucis c’est qu’il va arriver en France très très peu de temps après le pic de Delta. Les services hospitaliers n’auront pas le temps de désemplir.

    Concernant la vitamine D : sujet déjà évoqué mais un peu oublié il est vrai.
    corrélation ou causalité ?
    Un déficit en vitamine D semble être un facteur aggravant. C’est probablement aussi le cas de carences en d’autres vitamines.
    Un boost de vitamine D à l’apparition de symptômes COVID semble inefficace (trop tard ?).
    Seule une supplémentation régulière pour éviter une carence semble avoir un effet, selon des études cependant assez peu convaincantes.

    Pour opacifier encore un peu plus ce débat : quelle sorte de vitamine D ?
    Article sur une étude indienne qui démontrerait un effet mais pas de la vitamine D « commerciale »
    (lien vers l’étude publiée dans Nature le 11/11/2021 en bas de l’article)
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-un-metabolite-de-la-vitamine-d-confirme-un-effet-anti-inflammatoire

  10. Stephen Creton dit :

    Bonjour,

    J’aimerais soumettre une petite réflexion, en tant que simple médecin généraliste, confronté aux virus au quotidien.
    Les analyses des données Covid semble être effectuées avec une variable unique, le Covid.
    Or sur le terrain actuellement, au moins au niveau des formes symptomatiques, le nombre de virus autre explose(rhino-pharyngites, grippe probablement,…) semblant finalement laisser peu de place en proportion au Covid.
    Cette variable a-t-elle était étudiée ? Existe-t-il finalement une « niche écologique » ne pouvant être occupée par plusieurs virus? L’année dernière il n’y a pas eu de grippe, il serait interessant d’essayer de savoir cette année si une épidémie influence l’autre.

    Merci de votre travail.
    Dr.Creton

  11. Lithium dit :

    @ Stephen Creton

    J’avoue ne pas comprendre votre logique, un virus ne chasse pas un autre et une infection par la grippe ne protège pas du sars-cov-2, ni l’inverse.
    Au mieux on peut supposer qu’une personne malade va réduire ses interactions sociales (en étant clouée au lit ou en s’isolant volontairement) ce qui diminue momentanément ses risques de contracter une autre maladie.

    Il peut éventuellement exister un petit effet boost de son système immunitaire mais ça doit rester assez marginal.

    Aucune idée de l’effet global d’une pandémie envers une autre, si ce n’est indirectement par exemple l’impact très fort des gestes barrières l’hiver dernier qui avaient totalement éradiqués la grippe.

    Les infections saisonnières sont bien là, plus présentes que l’année dernière (relâchement des gestes barrières) mais pour l’instant dans des proportions peu alarmantes, voir le réseau Sentinelles :

    https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/

  12. Joe dit :

    Bonjour,

    Merci pour la qualité de vos analyses et celle de ce blog et des contributeurs.

    Votre analyse soutient l’accélération de la 3ème dose pour tous, avec à la clé la menace de supprimer le pass sanitaire au delà de 7 mois.

    Mais pour Omicron qui semble plus contagieux et moins dangereux, voir le retour d’expérience en Afrique du Sud, quel est l’intérêt sanitaire pour les jeunes? Autant les plus de 65 ans et les personnes à risques, je comprends mais mettre une telle pression sur tout le monde sans aucune différentiation et sans apporter le moindre argument scientifique interpelle.

    Je précise que je suis entièrement vacciné et dans quelques semaines sous le coup d’être « excommunié » si je ne fais pas la 3ème dose. Mais ce n’est pour moi que je pose la question, c’est pour mes enfants.

    Merci de votre analyse sur le sujet

    • Daniel Le Breton dit :

      Bonne question Joe car il y a un problème potentiel de timing. Admettons qu’on démarre une campagne de vaccination des plus jeunes au 1er janvier, on peut estimer que leur couverture vaccinale serait obtenue à partir de début février (deux doses à 3 semaines d’écart plus deux semaines de prise effective si je ne m’abuse). Or dans les conditions actuelles d’estimation de la vague omicron, celle-ci serait déjà assez loin dans sa phase descendante. Donc on arriverait après la bagarre avec un effet d’accompagnement limité. Mais cela reste estimatif, car on n’a pas de certitudes quant à la vague omicron elle-même à ce jour. A la louche je la vois à son pic début janvier pour l’instant. Pour cela il faudrait qu’elle se montre ce weekend, avec une « fulgurance » décuplée par rapport à celle de la vague delta. C’est ce qui vient d’arriver en UK depuis deux jours. Pour l’instant, je cite notre ministre : « on a atteint un pic qui continue de monter un peu » (capté hier à la télévision et de mémoire). Ce concept mathématique du pic qui monte bouleverse ce que j’ai appris en classes préparatoires, ce doit être le résultat de l’innovation en intelligence artificielle.

      Idem pour les vaccins spécifiques omicron (mars 2022) pour ce qui nous concerne, ils arriveront après la bataille franco-française de l’omicron, mais espérons-le suffisamment tôt pour d’autres pays.

      Petit rappel : si vous entendez parler de « plateau », dites-vous bien que c’est le signe du croisement de deux vagues et que la suivante arrive. Et celle-là (omicron) ne passera pas inaperçue.

      • Joe dit :

        Merci Daniel de votre réponse. Celle-ci ne répond cependant qu’à la question du timing (ce qui d’ailleurs n’est pas vraiment nouveau dans la gestion de cette crise).
        Pour l’intérêt sanitaire chez les jeunes d’une course à la 3ème dose en faisant peur avec Omicron alors qu’on dispose de l’expérience d’Afrique du Sud, je manque d’éléments pour être convaincu.

  13. Whynot dit :

    Je rejoins l’analyse de DLB, que je me permets de compléter : l’accélération de la vaccination « pour tous » a pour but je crois de limiter la casse à l’hôpital en raison des vagues croisées de delta et d’omicron. Nul ne sait encore quel sera l’impact d’omicron, mais on sait que la dose de rappel, à défaut d’être parfaitement protectrice, le sera suffisamment pour limiter grandement le nombre d’entrées en réa, qui seront déjà saturées ou presque par les « delta-isés » (pour la plus grande part des non vaccinés, faut-il encore le rappeler).

    Ensuite bien sûr, il conviendra d’analyser la nécessité ou non de procéder à une vaccination massive (enfants compris) contre omicron en mars selon ses capacités réelles (comme vous le dites Joe il « semble » plus contagieux et moins sévère, mais rien n’est certain pour le moment) et surtout sur son incidence à ce moment-là. Peut-être (et ce serait quelque part une très bonne nouvelle) que vacciner les plus fragiles (âgés, immunodéprimés, comorbides, etc…) serait suffisant à ce moment-là, ou bien peut-être qu’une vaccination massive serait intéressante également si l’effet du vaccin sur la transmission du virus est plus marqué qu’actuellement.

    Course contre la montre donc, mais nous partons avec un handicap et je ne suis pas certain qu’on réussisse à le combler tant ce nouveau variant semble véloce… Si la projection d’un pic omicron mi-janvier semble tenir la route (on n’est pas à l’abri d’une surprise !) alors la course est perdue d’avance ! Toutefois, cela ne remet pas en question l’utilité à l’instant t d’essayer de se prémunir au mieux avec ce qu’on a sous la main.

  14. Cromorne dit :

    Je cite la Prime Minister du Danemark, en date du 16 décembre:
    « Denmark has logged almost 3,000 Omicron infections in the past 24 hours, bringing the total number of cases to 9,009.

    Daily infections also broke another record, as 9,999 new ones were logged. Death rates and hospital admissions, however, are still far below the levels seen a year ago. »

    Au Danemark, Omicron va doubler Delta très vite.

  15. marion dit :

    en afsud , après les débuts en fanfare, il semble que cela ne monte plus….

  16. PhD dit :

    Bonjour à tous,

    Voici une revue des connaissances accumulées depuis la semaine dernière publiée hier par VIDAL:

    https://www.vidal.fr/actualites/28388-omicron-sous-tous-les-sapins-pour-noel.html

    Bonne lecture…

  17. Rhinehart dit :

    @Whynot

    le nombre d’entrées en réa, qui seront déjà saturées ou presque par les « delta-isés » (pour la plus grande part des non vaccinés, faut-il encore le rappeler).

    C’est toujours bien de taper sur les non-vaccinés, mais votre parenthèse est fausse. Rappelez-vous que les non-vaccinés représentant un petit pourcentage (on nous l’a assez expliqué pour justifier les présentations en pourcentage de population-type) sont désormais minoritaires en réa.
    https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-est-il-vrai-que-80-des-hospitalisations-concernent-des-non-vaccines-comme-le-dit-karine-lacombe-20211203_QPLLDHSJOFFH7GXEIPP6BYGMP4/
    https://www.liberation.fr/checknews/covid-19-y-a-t-il-76-de-non-vaccines-entrant-en-reanimation-comme-lecrit-le-monde-20211205_XNX3HLQXGVAJ3BLJC7FMEVXKQ4/

    • Whynot dit :

      @Rhinehart je ne tape pas sur les non-vaccinés, et ma phrase était effectivement entachée d’une maladresse : si aujourd’hui le nombre absolu de vaccinés en réa dépasse celui des non-vaccinés, c’est parce que comme vous le dites les non-vaccinés ne représentent plus une très grande part de la population. En revanche, il me semble clair que si on rapporte le nombre absolu des deux contingents sur l’ensemble du contingent, la « part » de non-vaccinés en réa est bien plus importante que celle des vaccinés. On peut donc raisonnablement estimer qu’avec davantage de vaccinés, le nombre total absolu en réa serait de fait diminué.

      Pour être encore plus clair sur ma position, je ne suis pas aussi tranché sur les non-vaccinés que vous semblez le croire. Je partage le sentiment de beaucoup ici que la vaccination rappel a un train de retard, et donc je m’interroge sur la pertinence d’une obligation et une extension des âges concernés en ce moment même. Je reste toutefois persuadé que si la part de non-vaccinés était plus faible, la situation serait sans doute moins tendue à l’hôpital qu’elle ne l’est aujourd’hui. Je ne jette pas la pierre, je suppute…

      En tout cas, je me joins à l’empathie adressée à nos soignants par lithium : les semaines à venir vont être rudes pour eux, et ça on ne peut que le regretter collectivement, vaccinés et non-vaccinés…

    • Jean-Marc dit :

      Bonjour,

      Je suis directeur adjoint dans un hôpital méridional et je vous confirme que l’essentiel des patients en soins intensifs (considérons que ça concerne les personnes sous assistance respiratoire, qu’ils soient en réa ou pas) sont non vaccinées. Les vaccinés sont des personnes très fragiles, immunodéficitaires par maladie ou du fait de leur âge avancé.

      Les personnes en réanimation ont actuellement entre 40 et 65 ans. Elles sont donc plutôt jeunes.

      La plus faible proportion de non-vaccinés dans la population corrélée à leur forte représentation hospitalière, généralement dans un état préoccupant, milite à mon sens pour la vaccination, je pense qu’il n’y a plus matière à débattre sauf à nier l’évidence.

      Sur le plan hospitalier, notre inquiétude tient à la conjonction des facteurs suivants:
      – une probable synchronisation de la fin de la vague delta et du début de la vague omicron, sans doute dès la semaine prochaine avec la dispersion en régions des parisiens pour les fetes et les embrassades en famille
      – un effet retard lié aux durées de séjour, qui va maintenir une forte occupation des lits alors qu’on va se prendre une claque brutale avec l’arrivée d’Omicron
      – une carence brutale probable de personnel qui sera lui aussi contaminé dans une proportion encore inconnue mais non nulle par ce variant particulièrement contagieux
      – une désorganisation probable de la société dans son ensemble qui va compliquer les fournitures de services tels que les transports sanitaires et les approvisionnements nécessaires au fonctionnement des établissements de santé

      Les ARS mettent d’ailleurs une tres forte pression sur le système de santé, mais les ressources humaines vont cruellement manquer, plus que les respirateurs.

  18. KL dit :

    Bonjour,

    Je ne comprends pas l’histoire de la courbe de Gauss ? ça ne ressemble pas du tout à une Gaussienne. En outre, quels sont les raisons biologiques qui justifient l’utilisation d’une telle loi dans le cas présent ?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ KL

      Quand vous dites « ca » de quoi parlez-vous précisément ? La plupart des paramètres d’une épidémie (cas répertoriés, entrée à l’hôpital, présences à l’hôpital, etc.) suivent une courbe en forme de cloche, c’est une constatation, pas un phénomène explicatif. La courbe de Gauss en est une, connue sous le nom de loi normale statistique. Une autre courbe en cloche se révèle souvent plus proche de la réalité, c’est celle de la loi Log normale qui présente une asymétrie qui est fréquemment présente (les chiffres descendent plus lentement qu’ils ne montent). Elle est aussi de nature statistique bien sûr mais elle est plus délicate à manipuler lorsqu’on cherche à simuler la réalité (les données épidémiologiques) avec. Il est assez facile de décrire les observations avec une courbe de Gauss, vague après vague, à l’aide de trois paramètres (il en faut un de plus pour la Log normale). A l’aide de sa dérivée (qui ressemble un peu à une sinusoïde), on peut simuler en parallèle la variation dans le temps (journalière) des paramètres. Si nécessaire on peut utiliser son intégrale (une sigmoïde, une courbe en S) pour simuler le cumul des cas quand c’est utile. L’ajustement des paramètres à ces deux ou trois courbes définit un compromis sur lequel on s’appuie pour projeter les paramètres suivis pour les jours à venir. Il faut attendre d’avoir dépassé le premier pic de la dérivée (le point d’inflexion de la gaussienne dans la montée, c’est-à-dire le moment ou l’augmentation des cas ralentit) pour bien régler l’amplitude. A partir de ce moment on se rapproche bien de la réalité que l’on suit au jour le jour et les projections sont plutôt bonnes. On repère tout événement nouveau comme la vague d’omicron si les observations divergent sensiblement des projections faites avec une courbe de Gauss par exemple. Comme disent les anglos-saxons, c’est  » quick, dirty (un peu) and cheap « . Sans modèle épidémiologique on se fait rapidement une idée de ce qui se trame et ça m’étonnerait vraiment que je sois le seul à faire ce genre d’évaluation rapide dans les moments difficiles.

  19. Piotr dit :

    Bonsoir à tous,

    Les jours passent et on semble rester sur un plateau légèrement ascendant en France. Plusieurs scénarios sont possibles : soit on transite directement vers une nouvelle vague (comme au RU et au Danemark), soit la vague redescend avant peut-être de remonter (comme aux Pays-Bas).

    On risque de migrer assez vite de delta à omicron. Quelles sont les perspectives ? Daniel a assez bien indiqué la dynamique actuelle en Afrique du Sud. Le R a encore tendance à baisser ces jours-ci, mais il y a de grosses zones de flou, liées notamment au fait que le 16 décembre était férié (fête de la Réconciliation). En fait, l’épidémie a quasiment atteint son pic dans le Gauteng (région de Johannesburg) mais elle est encore en phase très ascendante dans le reste du pays, en particulier la région du Cap.

    Par ailleurs, on a désormais des indices très forts qu’omicron crée moins de cas graves et de décès. La raison pourrait être la moindre capacité du virus a se répliquer dans les voies pulmonaires. Voici un tableau qui résume les niveaux de mortalité atteints à Tshwane (Gauteng) pendant les 25 premiers jours de chaque vague (suivant l’âge) : https://pbs.twimg.com/media/FGy0P7vUcAEYg36?format=jpg&name=4096×4096

    Si ces résultats se stabilisent dans le temps, c’est très encourageant : les taux de mortalités sont au moins deux fois plus faibles et ceci ne semble pas dépendre de la vaccination (qui est concentrée sur les plus âgés). Il est possible que la population ait acquis une très forte immunité naturelle l’été dernier. De plus, omicron étant plus rapide que delta, la différence réelle de mortalité est probablement encore plus grande que suggéré. Ce phénomène devrait se reproduire en Europe, mais dans des proportions qui sont encore à préciser. Si on gagne un facteur trois sur les formes graves, ça sera une énorme garantie.

    En résumé, il y a deux choses encourageantes en Afrique du Sud : la vague d’omicron a ralenti (mais n’a pas atteint son pic) ; les formes graves sont en proportion significativement moins nombreuses. On a évidemment besoin de confirmations dans les prochains jours/semaines.

  20. Piotr dit :

    Pour compléter, voici les données hospitalières
    -au Danemark :
    https://www.sst.dk/en/english/corona-eng/status-of-the-epidemic/covid-19-updates-statistics-and-charts
    -et au Royaume-Uni : https://coronavirus.data.gov.uk/

    Pour l’instant, ça reste sous contrôle du côté des hospitalisations. À suivre…

  21. Lithium dit :

    D’après les chiffres des 3 ou 4 derniers jours, il semble se passer quelque chose en France.
    Nous décrochons sérieusement de la courbe attendue.
    D’après mes calculs R eff ne diminue plus et reste constant à 1.04 du 11 au 13, et 1.05 le 14/12/21.
    Mes estimations donnent un R qui repart assez vite à la hausse sur les prochains jours, mais ce ne sont que des projections et les vacances scolaires vont modifier les habitudes de vie et les interactions sociales.

    L’exemple anglais actuel avec quelques jours de décalage nous aide à comprendre ce qui va nous arriver dans quelques jours, une ou 2 semaines maximum.
    On peut aussi se souvenir du remplacement de Alpha par Delta.

    L’explication la plus probable serait donc que nous ayons déjà en France une épidémie de Omicron significative (bien au dessus des quelques centaines de cas officiels) et en phase de croissance exponentielle rapide, pour l’instant un peu masquée par le début de la décrue de Delta.

    Encore une fois notre gouvernement a des œillères ou plutôt se moque de nous avec son pic qui continue d’augmenter…
    Ils savent que Omicron arrive. Ils ont les chiffres et des projections précises également.

    Encore une fois la campagne de vaccination a commencé tranquillement, avec un sentiment d’amateurisme très prononcé. Beaucoup de centres de vaccination ne sont même pas encore ouverts et sont prévus pour janvier. Il sera déjà trop tard pour cette vague.

    Effectivement nous allons avoir Omicron au pied du sapin. Pas vraiment le cadeau attendu !
    Enfin s’il est moins dangereux que Delta ça sera déjà un moindre mal.
    Je plains sincèrement nos soignants. Ils vont passer des fêtes de fin d’année très éprouvantes.

    Essayons d’être optimiste : la vague d’Omicron devrait être très forte mais rapide. Cela peut laisser espérer un printemps, voir un été, assez calme, du moins si un nouveau variant n’arrive pas d’ici là…

  22. Pro-pro dit :

    Et pendant ce temps là, Jean & Manu nous reparle de la vaccination pour tous les 5-11 et de la mise en place d’un pass vaccinal rendant la vaccination obligatoire. Ceci à grand renfort de message dont on peut douter de la véracité quand JC déclare pas plus tard que ce vendredi 17/12 : « …Nous assumons le faire peser la contrainte sur les non-vaccinés, car les services de soins critiques et de réanimation de nos hôpitaux sont remplis, pour l’essentiel, de personnes non vaccinées… »
    J’aimerai savoir d’où il tire ses chiffres ce monsieur ?
    En tout cas pour les entrées à l’hôpital ou en soins critique, la réalité est tout autre.
    Depuis mi-octobre , c’est fifty-fifty pour les entrées en soin critiques et même « Légèrement » supérieur pour les vaccinés concernant les entrées en hospitalisations ( Ecart en augmentation depuis mi-octobre du reste).
    La 3eme dose va contrer cet effet mais trop tard pour le PIC du variant D. Seul point positif, cela va amortir, le PIC de l’OMICRON.
    Du coup à mi-janvier quand le projet de loi liberticide du pass-accinal sera voté, on sera même peut-être déjà dans la descente de l’OMICRON.
    Et en tout cas d’ici là, on ne limitera la saturation des services hospitaliers autant en mettant l’accent sur la 3ème dose que sur la vaccination des non-vaccinées.
    La question est de savoir s’il est plus difficile de faire une 3eme dose à 51 millions d’individus déjà enclins à la vaccination ou à 4 millions [20-80+] n’ayant toujours pas gouté à une seul goutte de vaccin

    La source :
    https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/covid-19-resultats-par-age-issus-des-appariements-entre-si-vic-si-dep-et-vac-si/information/

    La VITAMINE D, c’est le lien avec tout. La vitamine D est un des booster du système immunitaire humain dont la vigueur influence directement la survie de l’espèce face à des organismes pathogènes.
    Elle est produite naturellement par l’homme quand il est exposé au soleil :
    – c’est ce qui fait entre autre que plus les hommes vivent éloignés de l’équateur, plus leur couleur de peau est claire (la sélection naturelle est passée par là, sinon on aurait tous la peau foncée)
    – c’est probablement un des facteurs qui fait que pendant l’hiver en Europe, on choppe plus de rhumes car en moyenne le taux de vitamine D de l’ensemble de la population diminue mécaniquement du fait qu’elle est moins exposée au soleil. A cause de cela on devient plus fragile et plus propagateur de maladie dans une population globalement plus fragile car moins dosée en Vit D.

    A quand un pass-vitamine D ?

    Quelques chiffres extraits de la drees :

    Population Non-vaccinés
    [0,19] 11054345
    [20,39] 1715409
    [40,59] 1669989
    [60,79] 853477
    [80;+] 240617
    Tot 15533837

    Population Vaccinés ( 1,2,3 doses)
    [0,19] 5069659
    [20,39] 14090289
    [40,59] 15716946
    [60,79] 13104459
    [80;+] 3892051
    Tot 51873404

    A noter que pour les 80+, je ne retrouve pas le chiffre de ~85 % de vaccinés (1 ou 2 doses) que l’on peut trouver ici :sur ce site : https://covidtracker.fr/vaccintracker/;
    En « pure » non vacciné avec les chiffre du site de la dress, on serait (au 5 décembre) à 240 617 / 4 132 668 = 5.8 %, soit 94.2% de vaccinés (1,2,3 doses) ce qui est une très très bonnes nouvelles

    En nombre d’individu statut vaccinal au 5 décembre :
    – Pour les 80+ :
    Complet de 6 mois et plus – avec rappel 2093482
    Complet de 6 mois et plus – sans rappel 751306
    Complet de moins de 3 mois – avec rappel 13491
    Complet de moins de 3 mois – sans rappel 239457
    Complet entre 3 mois et 6 mois – avec rappel 59897
    Complet entre 3 mois et 6 mois – sans rappel 641842
    Non-vaccinés 240617
    Primo dose efficace 83274
    Primo dose récente 9302

    – Pour les [60,79]
    Complet de 6 mois et plus – avec rappel 3645380
    Complet de 6 mois et plus – sans rappel 2928726
    Complet de moins de 3 mois – avec rappel 22462
    Complet de moins de 3 mois – sans rappel 616999
    Complet entre 3 mois et 6 mois – avec rappel 252207
    Complet entre 3 mois et 6 mois – sans rappel 5438767
    Non-vaccinés 853477
    Primo dose efficace 169047
    Primo dose récente 30871

    • marion dit :

      je suis assez d’accord avec vous sur le fait que les hospitalisations ne concernent certainement pas les non vaccinés à 80 % mais ne représentant que 10 % de la population éligible, 50 % en fait un gros contingent. Cependant, ce qui est étonnant est que les hospitaliers utilisent les mêmes chiffres (ficelles?). Par conséquent peut on vraiment faire confiance dans ces 2 entités sur la situation réèlle concernant les saturations de nos hopitaux ou n’y a t’il pas une sorte de dramatisation afin de passer ce moment sans voir arriver plus de malades et pas seulement de la covid mais aussi de la grippe et autres maladies contagieuses ? car si on coupe les relations , ce qui est valable pour l’un , l’est pour le reste.

      • Pro-pro dit :

        Cet Hiver, le gouvernement doit faire face à plusieurs épidémie et pas seulement CO19.
        Contrairement à l’hiver dernier, La grippe et autres infections respiratoires sont bien présentes comme « AVANT ». Il n’y a qu’à voir l’épidémie de bronchiolite qui atteint le même niveau que celle des hiver 2018-19 et 2019-20.
        C’est pour cela que le gouvernement agite le chiffon rouge et veut faire porter uniquement aux derniers non-vacciné la responsabilité de la surcharge hospitalière alors que cela fait 2 ans qu’il aurait pu mettre n place des mesures pour augmenter la capacité hospitalière déjà en défaut avant cette crise.
        Quand on a un problème du surcharge on le règle en réduisant la charge ou en augmentant la capacité.

    • Jean-Loup dit :

      Sur Géodes, les chiffres sont les suivants au 16\12 :
      1 dose
      78.1%______Tous âges
      _0.1%______0-4 ans
      _0.1%______5-9
      _1.1%_____10-11
      80.1%_____12-17
      93.5%_____18-24
      92.1%_____25-29
      88.4%_____30-39
      90.6%_____40-49
      93.0%_____50-59
      92.4%_____60-64
      91.2%_____65-69
      99.0%_____70-74
      98.3%_____75-79
      87.6%_____> 80

      2 doses
      76.5%______Tous âges
      _0.1%______0-4 ans
      _0.0%______5-9
      _0.9%_____10-11
      77.0%_____12-17
      90.7%_____18-24
      89.3%_____25-29
      86.2%_____30-39
      88.9%_____40-49
      91.8%_____50-59
      91.4%_____60-64
      90.3%_____65-69
      98.0%_____70-74
      97.2%_____75-79
      85.8%_____> 80

      3 doses
      26.2%_____Tous âges
      _0.0%______0-4
      _0.0%______5-9
      _0.0%_____10-11
      _0.5%_____12-17
      _9.2%_____18-24
      11.9%_____25-29
      14.5%_____30-39
      21.2%_____40-49
      33.2%_____50-59
      45.7%_____60-64
      56.0%_____65-69
      69.3%_____70-74
      73.9%_____75-79
      61.1%_____> 80

      • Pro-pro dit :

        Merci pour la réponse Jean-loup.
        Du coup https://covidtracker.fr/vaccintracker/; aurait plutôt tendance à s’appuyer sur les chiffres de géode qui ne correspondent pas à ceux de la DREES sauf erreur de ma part.
        Je ne vois pas où je fais une erreur pour les 80+ à partir des chiffres de la DREES :
        En nombre d’individu statut vaccinal au 5 décembre :
        – Pour les 80+ :
        Complet de 6 mois et plus – avec rappel 2093482
        Complet de 6 mois et plus – sans rappel 751306
        Complet de moins de 3 mois – avec rappel 13491
        Complet de moins de 3 mois – sans rappel 239457
        Complet entre 3 mois et 6 mois – avec rappel 59897
        Complet entre 3 mois et 6 mois – sans rappel 641842
        Non-vaccinés 240617
        Primo dose efficace 83274
        Primo dose récente 9302

        Soit non-vaccinés = 240617 et Vacciné (1,2,3 doses) = 3892051
        >> 94.2% de vaccinés (1,2,3 doses)~pour les 80+

        Quelqu’un a-t-il une explication ?

  23. Lithium dit :

    ça semble se confirmer : Delta en baisse légère ; Omicron en très forte hausse, d’après des données indirectes en Ile de France :

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/variant-omicron-en-ile-de-france-hausse-tres-recente-des-suspicions_fr_61bc6704e4b0bf370339b4fa

    • NicoM dit :

      Bonjour,

      Vu que nous sommes incapables d’estimer le nombre d’omicron je propose que nous en réalisions ici une estimation statistique.

      Daniel Le Breton nous a démontré que jusqu’au 10 decembre, la vague delta formait une courbe de Gauss quasi parfaite, n’en déplaise à KL 😊

      Ne pourrait on donc pas calculer le nombre de cas delta estimé selon la gaussienne et considérer l’écart avec la réalité comme étant l’omicron ?

      Ca restera estimatif mais on pourra comparer avec les vrais chiffres une fois qu’ils tomberont et je suis sûr qu’ils seront proches.

      Que pensez-vous de cette méthode ? Peut-être que Daniel Le Breton le calcule déjà. Si c’est le cas, n’hésitez pas a nous communiquer les résultats.

      • Daniel Le Breton dit :

        @ NicoM
        C’est juste une estimation sur les moyennes hebdomadaires qui donne que jusqu’à maintenant, on aurait à peine 2% de cas omicron dans les données (un peu moins de 1000 contrairement à ma première évaluation donnée dans la discussion de l’article précédent ou j’avais 3000 pour 65 000 cas). Donc on est dans les prémices et selon ma courbe omicron estimée à ce jour, on devrait voir le décollage de la fusée en milieu de semaine prochaine. Je suis dépité quand je vois le premier ministre dire que nous ne sommes pas encore au pic de la cinquième vague: le plateau va commencer à grimper un peu plus fort avant Noël. Le Reff est en train de toucher un plancher. Ca veut aussi dire que ce variant est en France depuis fin novembre et que les infectés sont plusieurs milliers à se balader. Personne ne l’a vu venir et si j’en crois ce que j’ai lu, il circule en Afrique depuis 6 mois.
        Les danois seront à leur pic à cette époque (la gaussienne colle avec les observations pour l’instant), on comprend leurs mesures de freinage mais elles arrivent trop tard, tout comme le passe vaccinal qui se pointera en France au moment ou omicron nettoiera le delta du paysage. Un train de retard, comme d’habitude.

        • marion dit :

          le pass vaccinal ne va pas changer grand chose car les non vaccinés se contaminent surtout au boulot. Concernant l’omicron, on pourrait avoir de moins mauvaises surprises que prévues, les contaminations au royaume uni ont augmenté mais les tests de 30 % également. Oui cela monte mais le doublement des cas peut être largement exagéré

        • Lithium dit :

          Ce qui m’horrifie dans le discours officiel de nos dirigeants c’est le côté faussement rassurant.
          Pour eux tout va bien et la vague va diminuer, comme si par magie Omicron allait épargner la France !
          J’attends leur discours dans quelques semaines indiquant que ce variant est tellement rapide qu’ils ne pouvaient rien prévoir, que les données scientifiques étaient trop partielles, bref le discours d’excuse habituelle qu’on entend depuis un an et demi : c’est faux !
          L’information est disponible donc avec leur petite armée de consultants ils ne peuvent l’ignorer.

          Qu’ils ne veulent pas prendre de mesures trop contraignantes c’est un choix politique (et électoraliste).
          Vu la lassitude générale cela aurait probablement fait râler beaucoup de français.
          Mais au moins qu’ils disent la vérité sur la situation pour que les gens puissent faire un choix éclairé et se protéger s’ils le souhaitent !

          Oui Omicron est déjà largement présent en France, en premier lieu en Ile de France.
          Non on ne pourra pas l’arrêter (le contrôle aux frontières des arrivants d’Angleterre est ridicule : ce ne sont pas quelques cas supplémentaires qui changeront quelques chose maintenant.)
          Oui ça va être tendu dans les services hospitaliers car nous sommes déjà sur un pic de Delta et que les autres maladies saisonnières sont présentes, contrairement à l’année dernière.
          Oui nous avons trop attendu pour lancer la campagne sur la 3ème dose et elle a été trop lente, même pour contrer le Delta, a fortiori contre l’Omicron qui fonce sans nous attendre.

          Mais d’après le discours officiel tout va aller mieux dans quelques jours…
          et bien non : Delta est très haut et les vacances vont être un formidable accélérateur pour Omicron qui va se répandre dans toute la France à la faveur des réunions de famille.
          On peut prévoir un pic d’Omicron dans une semaine ou 2 pour Paris et mi-janvier pour le reste de la France.

          Quand Omicron met seulement 2 semaines après la détection de quelques cas pour devenir majoritaire dans un pays, nos dirigeants font des réunions une fois par semaine et se laisse le temps de réfléchir une ou 2 semaines pour prendre leurs mesurettes (comme le contrôle aux frontières quand c’est déjà trop tard). Encore une fois ils sont totalement déconnectés de la réalité.
          De toute façon il est maintenant trop tard pour prendre des mesures efficaces (voir exemple du Danemark) sauf à décréter en urgence un confinement total dès lundi et enfermer tout le monde pour les fêtes, ce qui provoquerait probablement un chaos encore pire que le virus.

          En mars 2020, prendre 2 semaines de réflexion multipliait les cas par 4 et les morts aussi.
          Là en 2 semaines les cas sont multipliés par 16. Heureusement, grâce à la vaccination, le ratio des décès devrait être bien plus faible.
          Pour les malades souffrant d’autres pathologies qui se verront refuser l’accès aux urgences saturées de malades Omicron, la faute à « pas de chance » sera encore évoquée…

        • jean-dominique dit :

          Etes-vous déjà en mesure d’estimer la hauteur de la vague omicron au Danemark ou en Angleterre? En Afrique du Sud le démarrage a été très rapide mais le pic pas très élevé, un peu comme notre vague delta de l’été dernier; mais justement c’est l’été en Afrique du Sud…

    • Erwam dit :

      On remarque indirectement cette tendance aussi sur le dashboard departement de covidtracker.
      La part de non delta est de 13% à Paris avec une hausse très rapide des cas ces derniers jours.

  24. Alain RICCI dit :

    Félicitations pour ces recherches, je suis admiratif de cette constance à éclairer le grand public grace à des exemples et raisonnements accessibles. Notons que la prise en compte de tests PCR à CT<30 est arrivé ces temps ci, au sein du désordre méthodologique général…La dénomination de SARS Cov 2 avec signes cliniques, désaturation, RP ou TDM+ ET PCR+ est affectée par l'OMS à la dénomination de "cas", ce qui modifie le thermomètre dans le monde réel. Les déclarations hospitalières codent les "cas" sur test PCR+, dans le PMSI, avec fléchage des contaminants vers des lits dédiés par précaution, et pour recenser des co-morbidités utiles en T2A.
    Les codages PMSI évoluent en précision entre +10% et -10% par rapport à la valeur réelle du chiffre d'affaire alors que le bon soin pertinent dans le délai normal donne le bon chiffre par construction. Reste le bénéfice individuel et non altruiste d'ètre couvert immunologiquement par ces stimuli itératifs appelés vaccins pour éviter les atteintes graves que l'on sait actuellement gérer précocément et activement sans faire des anesthésies à but fonctionnel de 15 à 20 jours pour tolérer le tube et la machine. Merci encore.

  25. Ga dit :

    @Alain Ricci.
    En effet les personnes tentent ici d’exposer leurs raisonnements de façon accessible, ça serait sympa de les imiter.

  26. Lithium dit :

    @ Alain Ricci

    « Les codages PMSI évoluent en précision entre +10% et -10% par rapport à la valeur réelle du chiffre d’affaire alors que le bon soin pertinent dans le délai normal donne le bon chiffre par construction. »

    Moi je dirais : ça se discute… 😉

  27. Ga dit :

    Et je préciserais… : »que l’on sait MIEUX gérer actuellement ». Mais c’est loin d’être une formalité. Et il y a toujours un bon nombre d’ « anesthésies à but fonctionnel ».
    En tous les cas votre discours dans une langue si poétique lance des affirmations pour le moins discutables.

  28. Daniel Le Breton dit :

    @ Jean Dominique

    Pour l’instant j’ai un scénario assez plausible pour le Danemark avec un pic moyen hebdomadaire à 12 000 cas fin décembre. Si je traduis cela en proportion de la population française cela correspondrait à environ 140 000 cas par jour avec une fluctuation de +/- 20% (et encore je suis modéré car ça peut monter à +/- 30%) dans le courant de la semaine qui entoure ce point. En d’autres termes on pourrait imaginer jusqu’à 160 000 cas pour la France en cours de semaine, voire un peu plus si la vague était comparable, ce qui n’est écrit nulle part. Il n’y a pas besoin de sortir le trouillomètre n’est-ce pas ?

    Coté UK j’en suis à un pic de 110 000 cas à Noël, mais l’épidémie est moins avancée donc j’ai plus de mal à régler la dérivée et la durée de la vague sous forme de courbe de Gauss. Logiquement le pic devrait se situer après celui du Danemark donc ça risque bien d’être révisé à la hausse, sans que je voie se pointer les 200 000 à ce stade des évaluations.

    Pour la France qui est encore moins avancée dans le développement d’omicron j’ai un scénario très hypothétique à 100 000 cas en moyenne hebdomadaire actuellement au début du mois de janvier.

    Tout cela est révisable car j’attends les points d’inflexion pour améliorer les réglages. Ca ne devrait plus tarder pour le Danemark, enfin j’espère.

    • jean-dominique dit :

      Nous serions donc un peu en dessous de la vague antillaise de l’été dernier en termes d’incidence, et nettement en dessous en termes de mortalité grâce à la vaccination et à l’éventuelle moindre létalité d’omicron.

  29. Lithium dit :

    @ Daniel Le Breton

    Attention en généralisant d’un petit pays à un plus grand, on a un biais de diffusion !
    Plus le pays est grand plus les vagues ont des bases larges et des pics moins élevés (en proportion d’un petit pays) car la diffusion du virus est plus étalée dans le temps pour atteindre toutes les régions d’un grand pays.
    Le pic national peut être considéré comme la superposition de pics régionaux étroits mais légèrement décalés dans le temps.

    Les chiffres des USA le démontrent : les vagues y sont bien plus longues mais en proportion les pics sont moins élevés.
    En France la vague démarrera en IDF puis diffusera dans les autres régions, ce qui élargit la base.
    Le Danemark doit plutôt être comparé à une seule région française.
    Le population du Royaume-Uni est très proche de la France donc plus transposable même si la densité de population y est sensiblement plus élevée, ce qui tend aussi à des pics moins étendus dans le temps donc plus élevés et moins larges.

  30. Fred dit :

    Bonsoir à tous,
    Je m’interroge sur une illusion perdue nommée immunité collective.
    Le fameux Omicron si contaminant et peut être moins pathogène et létal ne serait il pas une chance (pour une fois…) de redonner perspective de s’en rapprocher ?

    Par ailleurs, et bien qu’ayant capté qu’assez partiellement l’échange entre Piotr et le Dr Cohen (de mémoire…) a t’on un peu plus d’éléments permettant de mieux prévoir l’incidence d’une contamination et une dose de vaccin, rappel ou autre rapprochée (orage cytokinique éventuel accru) ?
    En tout cas merci à vous de vos apports, de vos nuances, de la place aux doutes autant que vos infos.

  31. Lithium dit :

    @ Fred
    Je suis loin d’être un spécialiste mais d’après les données actuelles (contagiosité du Delta ou d’Omicron) et l’efficacité des vaccins actuels contre la transmission, au mieux 50% contre Delta, 30% contre Omicron ? l’immunité collective par vaccination est illusoire.
    L’immunité par vaccination+contamination pourrait être atteinte mais ça voudrait dire que tous les non-vaccinés tombent malades car vu la contagiosité des variants actuels il faudrait probablement 90% de personnes immunisées (si R0=10 pour Omicron par exemple).

    Autre problème (qui reste à confirmer) l’immunité contre le sars-cov-2 ne semble pas de longue durée, que ce soit par vaccination ou contamination.
    La contamination et la vaccination protègent des formes graves mais pas assez et pas suffisamment longtemps contre la contagion. C’est aussi le cas pour les autres coronavirus responsables des rhumes saisonniers.

    Donc à moins d’un vaccin plus efficace (les vaccins en sprays nasaux pourraient être très efficaces, en bloquant le virus dès son entrée dans l’organisme) l’immunité collective ne sera pas atteinte du moins pas durablement.
    Par contre au bout d’un certain temps, quasiment tout le monde aura été soit vacciné soit contaminé, donc les formes graves devraient devenir très marginales même si le virus continuera à circuler.

    D’ailleurs je trouve surprenant que de nouveaux vaccins ne sortent pas. Il y en avait des dizaines en développement.
    Je m’attendais à voir de nouveaux vaccins sortir chaque mois mais finalement rien depuis un an !
    Les labos ont abandonnés ou sont-ils pris de vitesse par l’arrivée d’un nouveau variant tous les 6 mois ?

    • richard dit :

      allez donc voir et suivre >VALNEVA, sauf qu’il semble qu’il ait du mal a obtenir des autorisations alors qu’ils ont terminés leur phase 3 et que d’autres ont obtenu des autorisations provisoires……et terminent la phase 3 en 2022..

      Bien j’arrête la au risque d’être taxé de complotiste…..

      S’informer c’est essentiel cela permet de ne pas risquer la manipulation et peut être d’éviter de dire que c’est la faute des autres…..

      bien cordialement

      • Piotr dit :

        On voit mal un nouveau vaccin émerger maintenant, cela supposerait qu’il fasse nettement mieux que ceux disponibles maintenant (lesquels sont en position dominante, donc bénéficient largement de l’inertie à performance égale). Les vaccins déjà disponibles couvrent plusieurs technologies et sont les mieux placés pour répondre aux variants (dans la mesure où ils bénéficient de la collaboration avec les gouvernements). L’enjeu serait qu’il y ait un accord pour produire des génériques le plus vite possible.

        Les traitements devraient quand même avoir un gros rôle à jouer dans l’avenir car on n’évitera pas de nombreuses hospitalisations. Il suffit de voir les vaccinés qui finissent à l’hôpital.

    • Fred dit :

      Va pour une immunité collective partielle et provisoire, et m…

    • Daniel Le Breton dit :

      C’est confirmé par les données des cas répertoriés. C’est très préliminaire mais la tendance donne une vague intense mais ultra courte. Le variant serait apparu en début de mois et se terminerait avant mi janvier. A suivre comme le lait sur le feu mais ça va être très instructif.

  32. Pro-pro dit :

    Omicron, ange de la mort ou bénédiction divine ?

    De ce que je lis ici et ailleurs, plus contagieux ( touche plus de gens et plus rapidement) mais et à priori moins virulent.
    Si cela se confirme, je pense (c’est ma vision personnelle et je peux largement me tromper) que c’est une opportunité de sortie de pandémie : un virus qui prend la place des prédécesseurs et occupe tout le terrain mécaniquement car plus contagieux et moins dangereux et donc qu’on peut laisser circuler plus facilement. Ceci permettrait de « vacciner » ( 1 dose, 2 doses, 3 doses, 4 doses, 5 doses, …) par infection très rapidement et très largement en limitant les risques pour une grande majorité d’individus ayant déjà une une base d’immunité par vaccination/rappel ou infection au variants précédents A, B, D. Alors oui effectivement, ceux présentant des facteurs de risques, non vaccinés et jamais infectés sont en danger (mais moins qu’avec le D) et de toute façon en moins grand nombre que sur les autres vagues.

    L’Omicron peut agir comme un booster de l’immunité collective tout comme le rappel vaccinal sauf que l’Omicron n’attend pas que les gens prennent RDV sur DoctoLib et va donc bien plus vite que le rappel vaccinal

    Une fois qu’il tournera en permanence dans la population en déclenchant de moins en moins de forme grave, cela renforcera mécaniquement notre système immunitaire collectif ( somme des systèmes immunitaires individuels). Et c’est grâce à un système immunitaire collectif renforcé que les nouveaux variant auront énormément de mal à voir le jour car neutralisés très rapidement et avec peu de chance de pouvoir muter. Pour muter, le virus doit se répliquer. Moins il se réplique, moins il mute. Or plus un système immunitaire est efficace moins la durée de vie de virus dans l’organisme est longue et moins le nombre de ces réplications est importantes.
    Si on avait eu l’Omicron en mars 2020, on aurait beaucoup plus de décès qu’à l’époque, mais là j’ai le sentiment que c’est plutôt ce qui va nous permettre de voir le bout du tunnel en nous permettant d’atteindre cette immunité collective renforcée et « permanente ».
    Le vaccin + geste barrière ne peut pas permettre d’atteindre un immunité collective permanente.
    Seule une population qui laisse circuler le virus chez les moins fragiles ( moins de 65 ans sans risques de comorbidités) tout en vaccinant les plus fragiles, peut espérant atteindre cette immunité collective permanente.
    De toute façon, nous ne sommes plus maitre du jeu car aucunes restrictions n’a été imposées par le gouvernement et comme l’obligation vaccinal n’interviendra pas avant mi-janvier, l’omicron aura déjà fait son petit bonhomme de chemin. Il aurait fallu avoir « rappelé » tout le monde en novembre ou confiné tout le monde dès ce WE pour limiter la nouvelle vague qui va commencer à se propager en province pour les fêtes. J’espère que cela ne sera qu’une vague de contamination mais n’induira pas une vague d’hospitalisation.

    Et finalement, je me demande, si ce n’est pas le pari qu’à fait le gouvernement, tout en désignant les non-vaccinés coupable de tout nos maux afin d’être couvert au cas où les services hospitaliers explosent à cause d’un omicron. plus virulent que le prévu.
    Ces gens ne sont pas bêtes et sont même pour certains de bons tacticiens. Ils ont attendu qu’une grosse majorité de gens soit vaccinés pour commencer à parler de vaccination obligatoire sinon cela ne serait pas passer dans l’opinion. Et comme les non-vaccinés ne se feront pas beaucoup plus vacciner d’ci mi-janvier et bien tout le monde leur tapera sur la tête de bon cœur car Jean nous a bien dit que c’était eux les gros « méchants » qui surchargent les services hospitaliers. « Diviser pour mieux régner », c’est une recette qui fonctionne souvent.
    Et une fois que la vague Omicron sera passée en février, ils se targueront d’avoir pris les bonnes mesures (passe vaccinal obligatoire) pour étouffer cette vague.
    Mon petit doigt me dit que le pass vaccinal obligatoire sautera courant avril au plus tard, juste avant un certain RDV entre un homme et un peuple.

    Ma conclusion pour une sortie de crise :
    je change un peu mon fusil d’épaule et je passe du
    « Le vaccin me protège mais ne protège pas les autres alors je garde le masque et mes distances » à
    « Vacciner mais laisser circuler entre gens vaccinés tout en gardant le masque et mes distances avec les non-vaccinés à risques ».

  33. Lithium dit :

    @ Pro-pro

    ce raisonnement fonctionnerait si Omicron était inoffensif mais ce n’est pas le cas, ou si nous avions eu le temps de vacciner massivement avec une 3ème dose, mais là il va manquer quelques semaines.

    Une plus grande vitesse de propagation n’est pas la seule caractéristique d’Omicron, il y a aussi son échappement immunitaire :
    2 doses d’AstraZenecca ou rien c’est pareil face à Omicron !
    2 doses de Pfizzer ou Moderna ce n’est pas suffisant, il faut une 3ème dose.
    Pfizzer 2 doses face à Delta : efficacité de 93% contre les cas graves et 50% pour la transmission
    Pfizzer 2 doses face à Omicron : efficacité de 70% contre les cas graves (60% seulement pour les 70 ans et plus) et 30% pour la transmission.
    et encore ce sont des chiffres pour une deuxième dose récente.

    N’oublions pas que les virus qui font le plus de morts ne sont pas les plus létaux mais ceux qui se propagent le plus.
    La grippe tue plus dans le monde qu’Ebola ! Pourtant à titre personnel je redoute plus d’attraper Ebola que la grippe.
    Donc même si Omicron est un peu moins létal, il risque de faire bien plus de dégât que Delta car il se propage plus vite et nous sommes moins armés face à lui du fait de son échappement immunitaire.

    Depuis le début de la pandémie l’idée est d’aplanir les pics afin d’éviter la saturation des hôpitaux.
    Là ça sera le cas de figure le pire envisageable : une nouvelle vague d’Omicron qui va déferler hyper vite alors que nous sommes déjà au sommet d’un pic de Delta.

    Enfin de toute façon les dés sont jetés. Notre gouvernement annonce des mesures pour fin janvier…
    L’histoire jugera si les Pays-Bas, qui confine en urgence dès ce dimanche, ont raison ou pas.
    Ils ont exactement le même taux de vaccination que la France.

  34. Fred dit :

    L’art d’arriver en retard et de faire croire qu’on est à l’heure.
    J’étudie les courbes, je vois ce qu’il va se passer et je décide quoi dire et en l’occurrence ne pas faire.
    Les futurs coupables sont tout désignés effectivement (à part ce qui ont vraiment peur, ils méritent quand même…), les non vaccinés, les parlementaires qui font traîner, le traitement ne prévoit pas le 49.3
    Vivement que cette saloperie deviennent un rhume comme les autres.

  35. Criau dit :

    J’aurais une question. Quelqu’un pour expliquer la petite vague de « variant autre que delta » que l’on a eu dans la Marne. https://raw.githubusercontent.com/CovidTrackerFr/covidtracker-data/master/images/charts/france/departements_dashboards/variants_nombre_Marne.jpeg C’est bizarre c’est le seul département qui semble présenter cette anomalie (je n’ai pas regardé tous les départements) .

  36. Patrick dit :

    Bonjour,
    Je suis assez impressionné par les résultats obtenus par les simulations SEIR (modèle à compartiment ?) validés par confrontation avec données réelles. Je ne comprends cependant pas certains commentaires, notamment ceux affirmant une équivalence de distribution avec une gaussienne. Or malgré une belle coïncidence, il ne peut s’agir d’une gaussienne car celle-ci décrit la distribution de valeurs autour d’une moyenne (distribution définie de -infini à + infini) et en aucun cas au cours du temps. A moins que je n’aie pas compris quelque chose d’essentiel (comme une infection de type gaussien parmi les membres du compartiment S ?), cette congruence (si c’est bien de cela qu’il s’agit) avec une courbe gaussienne relève du pur hasard et n’est d’aucune utilité informationnelle ni signification. Autre remarque, mais c’est de moindre importance, s’agissant de comptages (d’entiers et non de réels) la distribution devrait s’apparenter à une loi de Poisson et non de Gauss (mais OK, Poisson tend vers Gauss pour des nombres importants).
    Cordialement, P.

    • Piotr dit :

      Le décollage d’omicron en région parisienne est assez impressionnant. On peut désormais considérer que l’écart à la gaussienne est l’oeuvre d’omicron, et que c’est ce variant qui nous a privés du pic tant attendu il y a quelques jours.

      Quelle va être la suite ? La courbe des cas va certainement repartir assez fort, comme déjà à Paris. L’incertitude est grande concernant la courbe des hospitalisations et celle des décès, qui sont les questions cruciales. Le cas de l’Afrique du Sud laisse espérer que :

      -le taux d’hospitalisation est moindre ;
      -les cas hospitalisés sont moins graves, autrement dit : les séjours sont moins longs et il y a moins d’évolutions vers des cas très sévères ou mortels.

      Dans les jours à venir, on aura moins de nouveaux patients delta, de plus en plus de sorties de patients deltas guéris et l’arrivée de patients omicron. Si ceux-ci sont significativement moins nombreux en proportion (et si les séjours sont plus brefs), les choses peuvent rester largement sous contrôle.

      La clé est le taux d’hospitalisation. En Afrique du Sud, des données suggèrent qu’on gagne au moins un facteur 3 par rapport à la dernière vague de delta, et probablement un facteur encore plus grand car la nouvelle vague est beaucoup plus rapide. Mais on sait aussi que le niveau d’immunité dans la population a énormément augmenté depuis cet été, et que ceci explique une partie du phénomène.

      Le meilleur moyen de se faire une idée en Europe est de regarder la situation au Danemark et au Royaume-Uni. Pour l’instant, la vague d’omicron n’est pas lisible sur les hospitalisations, et c’est une très bonne nouvelle. Mais il faudra attendre au moins 5 jours pour avoir des informations plus fiables.

      Pour finir, les dernières nouvelles d’Afrique du Sud : l’épidémie a dépassé son pic dans le Gauteng, et semble proche de l’atteindre dans le pays. La croissance des hospitalisations est beaucoup moins rapide. Tout ceci est à prendre avec prudence car les données sont transmises de manière irrégulière, notamment avec le 16 décembre férié.

      • PhD dit :

        Bonjour Piotr

        Oui, mais le Danemark et le Royaume Uni prennent des mesures en urgence, mesures sanitaires qu’il serait prudent de prendre nous aussi en attendant d’en savoir un peu plus sur la gravité de ce variant, quitte à les annuler rapidement si elles s’avèrent finalement inutiles. Ce n’est pas certain que la population y soit prête…

        • Anti-anti dit :

          Oui mais le Royaume-Uni ou le Danemark ou les Pays-Bas n’ont pas la chance que nous avons : avoir des dirigeants super intelligents !
          (ça serait vraiment dommage de ne pas réélire des êtres aussi supérieurs…)

          Comme le nuage de Tchernobyl, le variant Omicron va certainement avoir peur de franchir les frontières françaises (ha zut il est déjà là)…

          ou alors nos dirigeants se moquent de nous et ne veulent pas prendre des mesures impopulaires à quelques mois des élections… non pas possible, ça serait jouer avec des vies humaines.

  37. Pro-pro dit :

    Le gouvernement français a fait le choix du ça passe ou ça casse et de laisser le raz de marée omicron déferler donc cela va effectivement entrainer une vague de contamination chez tout le monde car le rappel arrive trop tard.

    Par contre, croisons les doigts( a notre niveau nous ne pouvons pas faire beaucoup mieux), pour que cela n’entraine pas de vague d’hospitalisation.
    Pour l’Afrique du sud (https://www.worldometers.info/coronavirus/country/south-africa/) la vague omicron des cas n’a pas entrainée de vague de décès, c’est ce qui m’amène à être optimiste et penser que l’Omicron, comme on peut le lire de plus en plus, est moins virulent en terme de léthalité.
    Effectivement, la vaccination sans rappel n’empêche pas la circulation de l’Omicron mais semble protéger, à priori, tout de même pas mal des formes graves ce qui est le but premier de la vaccination ( et pas comme, on a pu nous le faire croire, d’empêcher la circulation du virus).

    En région parisienne, cela circule déjà très fort entre 10 et 20% :
    La Seine-et-Marne talonne de près Paris : (https://raw.githubusercontent.com/CovidTrackerFr/covidtracker-data/master/images/charts/france/departements_dashboards/variants_nombre_Seine-et-Marne.jpeg

    Avec cette stratégie qui conduit à un test en grandeur nature, le gouvernement, va juste nous permettre de répondre à la question :
    « Faut-il continuer à vouloir vacciner tout le monde pour empêcher la circulation ou au contraire, ne faut-il vacciner que les plus fragiles et laisser circuler comme pour la grippe pour sortir enfin de ce régime de Guerre liberticide »

    PS : j’espère bien que le Santa-Claus m’apportera les chiffres que je réclame depuis longtemps :
    Quand on est infecté, par qui à t-on le plus de chance de l’être : un vacciné ou un non vacciné ?
    J’ai bien mon avis sur la question mais aucun chiffre à l’appui pour le défendre.

    • Lithium dit :

      @ Pro-pro
      Je vous propose mon estimation, basée sur des probabilités (niveau lycée) et les chiffres connus sur Delta, celles sur Omicron étant encore trop incertaine.
      Hypothèses :
      – probabilité de contamination par une personne vaccinée 2 doses moins de 6 mois = 1/2 d’une personne non vaccinée,
      – pourcentage de personnes vaccinées : 90 %

      Donc en valeur relative, si vous croisez une personne vaccinée positive covid et une personne non vaccinée positive covid vous aurez 2 fois moins de risque d’être infecté avec la personne vaccinée.
      Si vous discutez longuement avec 2 personnes positives (1 vaccinée et 1 non vaccinée) et devenez infecté ensuite, la contamination sera estimée avoir pour origine :
      la personne vaccinée à 33%
      la personne non vaccinée à 67%.

      ça c’était pour les valeurs relatives.

      Maintenant prenons la population globale.
      exemple : vous participez à un évènement avec 100 personnes inconnues où la population est représentative de la population globale (90% de vaccinés ; 10 % de non vaccinés). Pas de masque, pas de gestes barrières : c’est la bamboche !
      4 jours après vous êtes positif covid.
      origine de l’infection : vacciné ou non-vacciné ?
      – probabilité d’avoir été infecté par un non vacciné = 18 %
      – probabilité d’avoir été infecté par un vacciné = 82 %
      détail : soit X la probabilité d’être infecté par un non vacciné.
      Vous avez été contaminé donc la condition est réalisée (probabilité = 1)
      1 = X * 0,1 + X/2 * 0.9 soit X = 1.8181…
      probabilité d’avoir été contaminé par un vacciné = X * 0.1 = 0.182 soit 18%
      probabilité d’avoir été contaminé par un non vacciné = X/2 * 0.9 = 0.818 soit 82%

      Même si le risque de contamination est plus faible en valeur relative (d’un facteur 2) avec un vacciné qu’un nom vacciné, le fait que la très grande majorité de la population soit vaccinée (facteur 9) aboutit en valeur absolue à un risque supérieur que l’origine de la contamination provienne d’un vacciné.

      Attention, le postulat de départ est une contamination, je n’évalue pas le risque de contamination en lui même mais juste son origine probable en cas de contamination !

      Si 100% des gens avaient été vacciné vous auriez eu 100% de risque d’avoir été contaminé par une personne vaccinée.
      Si 100% des gens n’étaient pas vaccinés vous auriez eu 100% de risque d’avoir été contaminé par une personne non vaccinée.
      Mais par contre le risque de contamination est divisé par 2 si vous vous trouvez dans un groupe de personnes vaccinées et positives par rapport à la même situation dans un groupe de personnes non vaccinées et positives.

      Ces calculs sont estimatifs bien entendu et il faudrait affiner avec : les vaccinés 1 doses, les vaccinés 2 doses, les personnes ayant déjà été malades, … et avoir de nouveaux chiffres pour Omicron.

      • Lithium dit :

        précision : dans mon estimation précédente je considère que les 100 personnes venues faire la bamboche sont TOUTES sont positives !
        C’est un cas assez théorique…

        En prenant comme nouveau postulat qu’ayant été contaminé, il y avait « au moins un cas positif » présent à cette fête, on peut aussi s’amuser à calculer la probabilité que cette personne infectée vous ayant contaminée soit vaccinée ou non vaccinée.

        Postulat :
        – une personne vaccinée à 2 fois moins de risque d’être contaminée par sars-cov-2
        Je prends la valeur actuelle, la plus pessimiste, tenant compte de la baisse d’immunité dans le temps.
        (données : https://covidtracker.fr/vaximpact/
        le ratio était de 1/4 pour la 4ème vague, il n’est plus que de 1/2 pour la 5ème vague ce qui confirme la perte d’efficacité de la vaccination dans le temps et l’urgence d’une 3ème dose)

        Donc vous avez été infecté, la condition est remplie, probabilité = 1
        soit X la probabilité d’être infecté par un non vacciné, qui serait donc lui même infecté.
        La probabilité d’être infecté par un non vacciné est de 50% par rapport à un non vacciné, et la probabilité qu’un vacciné soit positif par rapport à un non vacciné est aussi de 50%.
        Donc :
        1 = 0.1*X + 0.9*X*0.5*0.5
        X = 3.077
        probabilité que vous ayez été infecté par un vacciné = 69 %
        probabilité que vous ayez été infecté par un non vacciné = 31 %
        en gros une chance sur 3 que l’origine de l’infection soit un non vacciné alors qu’ils ne représentent qu’une personne sur 9.

  38. fred dit :

    Quand je regarde le cas du fameux Danemark ou l’Omicron semble prépondérant, je constate que le nbr de cas baisse depuis 2 jours (c’est vrai que ce sont samedi et dimanche) mais le nb est quasi stable par rapport à il y a 7 jours, donc ???
    https://worldometers.info/coronavirus/country/denmark/
    De+ les chiffres qui viennent de tomber du Royaume unis ce dimanche à 17 h (https://coronavirus.data.gov.uk/details/healthcare) semblent montrer une baisse (93.000 puis 96.000 et ce jour 76.000) , on est loin du doublement des cas tous les 2 jours, de + les malades COVID en « mechanical ventilation beds » sont plutôt à la baisse.
    Reste à comprendre pourquoi cette crainte du pire des gouvernements par rapport à l’évolution des chiffres tels qu’on peut les trouver dans des organismes relativement officiels ? peur d’être accusés de laxisme si la situation se dégradait quand même ?

    • Daniel Le Breton dit :

      Danemark: donc ça fluctue tout au long de la semaine mais ça ne change pas la tendance qui est pour l’instant une trajectoire à 12 000 cas en moyenne hebdomadaire fin décembre, et là on risque de voir une journée autour de 16 000 cas se pointer.

      UK: 76 000? mois je lis 82 866 cas (précédés de 93 000 puis 90 000). Il est possible qu’il faille une petite révision à la baisse de la projection mais on verra bien d’ici quelques jours. RAS coté hôpital comme décès (tendances baissières), on verra si ça dure.

      France: la progression continue, ça va commencer à chahuter avant la fin de la semaine. Alea jacta est disait Jules.

      @ Patrick: il faut regarder les gaussiennes avec des yeux d’ingénieur, pas de mathématicien (voir plus haut la réponse à KL).

      • Patrick dit :

        Bonjour,
        j’ai bien lu la réponse à KL…Ça tombe bien, je ne suis pas mathématicien. Et je m’excuse de persister. Le modèle gaussien est un non sens ici car vous traitez d’une série temporelle et non d’une distribution statistique. Il existe, que je sache, des modèles bien plus pertinents pour traiter des séries temporelles (ARIMA par exemple) et qui ont été développés pour faire des projections temporelles, ce qui est justement en partie votre objectif. Enfin, par souci d’exactitude et de pédagogie (déformation professionnelle ?) je suis convaincu qu’il n’est jamais bon de répandre de fausses idées (ici l’existence d’une distribution gaussienne pour en tirer une répartition sigmoïde) cela ne pouvant qu’ entraîner que de la confusion dans les esprits de tout un chacun (y compris les nôtres). Ne soyons pas laxistes, y compris dans nos méthodes d’analyse. Des approximations sont souvent nécessaires et raisonnablement acceptables, mais pas la confusion et l’erreur dans la façon de poser le(s) problème(s) et de tenter de les résoudre.
        Cordialement, Patrick.

  39. Gabillard Gilbert dit :

    Y a t-il une statistique sur la durée de séjour en soin critique selon les catégories vacciné/ non vacciné ?

    Cdt

    Gilbert

  40. ol dit :

    Quel boulot ! Mais tout ceci est vain puisque les chiffres bruts sont faux, les soignants le savent bien.

    • Anti-anti dit :

      @ ol
      Félicitation pour cette phrase. Un véritable cas d’école :
      1) commencer par un compliment pour être poli et faire passer ce qui vient ensuite
      2) une affirmation non étayée que tout ce boulot ne sert à rien
      3) l’argument d’autorité pour faire croire que l’on détient la seule vérité.

      Moi je pense :
      1) oui c’est un formidable travail qui est réalisé sur ce site
      2) les chiffres bruts sont certainement imparfaits mais rien ne démontre qu’ils sont totalement faux (nous vivons dans un pays un peu plus transparent que la Chine) et les projections effectuées ici se sont très souvent révélées pertinentes car confirmées a posteriori
      3) avancez vos données ou vos sources plutôt qu’une affirmation non démontrée telle que « les soignants le savent bien ».

  41. JCD dit :

    Quelques réflexions du week-end sur omicron.

    – Vu de loin, le cas de l’Afrique du Sud est peu représentatif de ce qui peut arriver chez nous : moyenne d’âge 27 ans (donc pays peu concerné par les cas graves), hôpitaux vides en début de vague omicron, c’est l’été là bas etc…
    Les observations terrains doivent être largement redressées pour être concluantes. Je n’ai pas encore vu d’études là-dessus, mais il faudrait par exemple des données de comparaison avant/après omicron sur les plus de 50/60 ans vaccinés/pas vaccinés.
    Mais admettons que les données sud-africaines plaident pour une virulence moindre de l’omicron pour toutes les classes d’âge. On va voir ci-dessous que d’une part cet indicateur est trompeur et que d’autre part, ça n’est pas forcément le bon indicateur à suivre aujourd’hui.

    – Intéressons-nous au Danemark, au travers du tweet de M Blachier relayé par Kiki dans le précédent article et re-calculons les pourcentages pour qu’ils puissent signifier quelque chose (calcul par ligne et pas par colonne. Voir la Table 4 ici : https://files.ssi.dk/covid19/omikron/statusrapport/rapport-omikronvarianten-13122021-i30w ) :
    306/(3540+306) = 8% des vaccinés 3 doses et infectés le sont par l’omicron.
    473/(473+38808) = 1,2% des non vaccinés infectés le sont par l’omicron.
    Soit une proportion 6x plus forte. (Attention, les mesures sont quand même récentes, en faible quantité, donc à manipuler avec précaution)
    -> Ceci montre que Omicron ‘troue’ en partie le vaccin, y compris sur 3 doses, dans ses composantes ‘protection contre l’infection’ et ‘protection contre la re-transmission’.
    Le Vidal (cf lien de PhD plus haut) indique 93% de protection contre l’infection (donc 7% d’échec) pour le delta contre 75% (donc 25% d’échec) pour l’omicron. Soit un ratio de 25%/7% = 3,6 à comparer avec le x6 calculé ci-dessus (mais qui prend aussi en compte le risque de re-transmission du virus par les vaccinés. Donc l’ordre de grandeur est cohérent).
    Le tweet n’apporte donc pas grand chose dans la connaissance de omicron mais il confirme le fait que nous allons avoir beaucoup plus de vaccinés (1, 2 ou 3 doses) touchés par omicron, comparativement au delta.
    Ce qui amène le point suivant passé un peu inaperçu dans la presse :

    – La table 6 du bulletin d‘information danois indique qu’il y a plus d’hospitalisations de omicron (1,1% des cas) que de delta (0,7% des cas) alors qu’on nous explique à juste titre, que omicron est moins dangereux que delta.
    Le paragraphe précédent explique pourquoi nous avons ce chiffre : omicron a beau être moins dangereux, il va contaminer beaucoup plus de vaccinés que le delta ne le faisait, donc mécaniquement, il va envoyer plus de vaccinés à l’hôpital à nombre de cas équivalent.
    Conséquence : avec un virus moins virulent, on a plus de gens à l’hôpital.
    Sauf erreur d’interprétation de ma part, ceci n’est évidemment pas une bonne nouvelle qui méritera confirmation.

    – Pour finir, je re-souligne un point déjà évoqué : la contamination est un paramètre exponentiel alors que la gravité (hospitalisation/décès) est un paramètre linéaire (x% des cas). Si les cas évoluent de manière ‘très exponentiel’ (comprendre avec un taux R supérieur à 2 ou 3) alors la variable la plus importante à observer et de loin, est le Reffectif (d’autant qu’on a vu au paragraphe précédent que l’indicateur de virulence est trompeur). Si on a 10 fois plus de cas au pic que précédemment parce que Reffectif s’envole, une virulence atténuée de 50% ne permettra pas d’épargner l’hôpital. (Cette remarque rejoint un des commentaires de @Lithium plus haut, sur Ebola vs la grippe).

    2 choses pour finir :
    – Le portail géode nous donne le % de delta dans le séquençage ( https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&i=sp_mutations_7j.tx_c1&s=2021-12-02-2021-12-08&view=map1 ). Le pic de delta est à 97,6% au 8/12. Aujourd’hui, nous sommes à 93,2% soit potentiellement 4,4% d’omicron. On suivra aussi avec attention le menu déroulant ‘omicron variant share’ de la rubrique covidtracker-world. (En lien avec la base de données Gisaid je pense) -> Même si les chiffres officiels ne sont pas publiés (dommage), nous avons quand même quelques indications.
    – Une nouvelle encourageante pour finir : le pic d’entrée en réanimation pour le delta semble être atteint ce jour avec une semaine d’avance (à confirmer dans les jours qui suivent). Le boost des 3ème dose joue à plein semble t il (Pasteur n’avait pas vu la 5ème vague delta arriver aussi haut mais ils avaient bien vu que la troisième dose pouvait nous permettre de raboter le pic de 10 ou 20%). Le pic de réanimation pourrait ainsi être atteint vers Noël à un peu plus de 3 000 lits.

    Avec « un peu de chance », la décrue delta sera amorcée avant que la montée omicron ne se fasse sentir à l’hôpital.
    Suffisant / pas suffisant, je ne sais pas encore pour ma part mais tout ceci n’est pas de bonne augure. Regardons jusqu’où le Reffectif va s’envoler et nous aurons la réponse. Sur ce point, je rejoins Daniel, je pense que nous aurons la tendance semaine prochaine.

    • Guillaume dit :

      Bonjour Joe,

      Vous n’avez pas idée à quel point votre post me fait plaisir, car je me pose la même question.
      Aucun média ne parle des chiffres sud africains qui me semblent pourtant très optimistes, pic très violent mais court, très peu de décès …
      Comparaison n’est pas raison, certes, mais il y a des raisons d’espérer

    • Piotr dit :

      Bonjour JCD,

      Tout de même, concernant l’Afrique du Sud, on estime qu’il y a eu environ 250 000 morts du covid depuis le début de la pandémie (par les données de surmortalité). Donc oui, ils sont concernés par les cas graves. Voici les données d’hospitalisation par âge à Tschwane, foyer de l’épidémie d’omicron (notez que le mode de calcul ne tient pas compte de la plus grande rapidité d’omicron, puisqu’on compare les cas graves à 25 jours) : https://pbs.twimg.com/media/FGy0P7vUcAEYg36?format=jpg&name=4096×4096

      Concernant la vaccination, ils sont à environ 25%. Mais une enquête de séroprévalence réalisée il y a quelques semaines indique que près des 2/3 de la population ont des anticorps. Malgré les différences que vous avez raison d’évoquer (saison, pas de vague de delta juste avant), je pense qu’il y a des éléments importants en vue d’une comparaison.

      On devrait avoir en France un pic des cas recensés à une hauteur inédite, qu’on ne peut pas encore évaluer. Par défaut, on peut imaginer 2 fois le pic précédent : Daniel Le Breton commence à se pencher sérieusement sur la question. Que va-t-il se passer pour les admissions hospitalières ? Les cas d’omicron enverront les gens à l’hôpital avec une probabilité x fois la probabilité qui existait pour delta. On ne connait pas x, mais on a des gros indices qui indiquent que x < 1. Le tableau que je vous ai envoyé suggère que x < 1/3, et peut-être même x < 1/9 si on tient compte de la rapidité d'omicron. Malheureusement, c'est en trompe l'oeil car entretemps, la population sud-africaine a acquis une immunité importante. Avec 2/3 de personnes ayant des anticorps, ils peuvent diviser par trois les cas graves. Ce qui me laisse faire l'hypothèse que x n'est peut-être pas éloigné de 1/3. Autrement dit, trois cas d'omicron feraient autant de dégâts qu'un cas de delta. Chaque delta en moins compenserait trois omicron en plus. Il faudrait pouvoir simuler les deux gaussiennes qu'on va additionner, mais je ne serais pas surpris que la courbe des hospitalisations ne croisse que très légèrement pendant deux semaines avant d'atteindre un pic. Dans ce cas, le nombre d'hospitalisés finirait par être stationnaire. Bien sûr, avec nos exponentielles, tout facteur mal évalué peut conduire à des résultats très différents. Les jours à venir vont nous permettre de préciser les choses !

      • JCD dit :

        Merci Piotr pour le graphique.
        Il faut néanmoins être prudent car ce graph ne ‘dévaccine pas’ la population pour apporter une comparaison à l’identique. Ce que je veux dire par là, c’est qu’une bonne partie de la baisse en gris est imputable au fait que les populations sont en partie vaccinées en vague 4 ce qui n’était pas le cas avant (et on peut imaginer que les classes d’âge les plus seniors sont les plus vaccinées).

        Exemple :
        – Vague 2 et 3, sur 100 personnes de plus de 80 ans, 50% décèdent (nb de vaccinés = 0) nous disent les courbes bleus et orange.
        – Vague 4, imaginons que 40% de cette tranche d’âge soit vaccinée. Vous avez 2% de décès liés à ces 40% de vaccinés auxquels il faut rajouter 50%*(1-40%) = 30% liés aux non vaccinés. Donc au global 32% de décès.

        La courbe grise affiche 20% environ soit 1,5x moins que les 32% calculés au-dessus.
        On est donc loin d’une division par 3 de la létalité une fois le biais du vaccin enlevé (sachant que j’ai pris le 40% au hasard)
        -> Il faut donc impérativement connaitre plus d’infos sur ces populations pour pouvoir en conclure quoi que ce soit sur la létalité de omicron.

  42. Joe dit :

    Bonjour,

    Il semble étonnant que nous soyons encore dans l’attente du retour d’expérience sud africain alors que nombre de contributeurs à cet excellent blog donne des éléments. À quoi servent la veille mondiale de l’OMS et les services des ambassades?

    Car derrière l’interrogation se trouve une autre question plus fondamentale, pendant combien de temps et sur quels critères accepterons nous que nos libertés soient soumise à un pass dont la validité et sa durée dépend du seul gouvernement, sans autre explication que l’appui sur la touche « inquiétons la population »?

  43. Daniel Le Breton dit :

    Une fois n’est pas coutume, les observations des présences à l’hôpital baissent nettement plus vite que les estimations faites par les gaussiennes il y a quelques jours. Conséquence la révision des projections est obligatoire et les chiffres plongent : 16500 hospitalisés dont 3200 en soins intensifs juste après Noël. Comme JCD, j’y vois la conséquence visible de la dose de rappel et c’est une bonne nouvelle. A la même période le pic des entrées serait de 1300 en moyenne dont 270 en soins intensifs. On ne parle que du delta ici, pas de l’omicron pour lequel aucun signal n’apparait à l’hôpital pour l’instant, même faible, mais ça viendra.

    On observe la même tendance à l’hôpital en UK qui a injecté plus de dose de rappel que la France (28 millions contre 19 millions). Paris qui voit omicron en avance est sous surveillance rapprochée car je compte plus sur la situation hospitalière française que sur la britannique pour nous servir de guide au niveau national. Si ça décroche à cause d’omicron on va le voir dans les données hospitalières parisiennes pour commencer.

  44. Daniel Le Breton dit :

    Bonjour Patrick

    Je n’ai rien inventé en matière de méthodologie, il existe des publications consacrée au Covid 19 faisant un parallèle avec les gaussiennes, comme celle-ci que l’on trouve sur ResearchGate (en page 6):
    “Epidemics, the Ising-model and percolation theory: a comprehensive review focussed on Covid-19”

    Certes, j’analyse des séries temporelles, et je le fais avec les moyens d’Excel. Si vous souhaitez investir dans Arima, libre à vous et je vous laisse le soin d’essayer sur des données non répétitives pour voir si ça projette quelque chose.

    A l’usage, l’utilisation d’une gaussienne comme support mathématique d’analyse n’est pas interdit que je sache et pas inapproprié en matière d’épidémiologie puisque des spécialistes l’ont fait. Une partie des modélisations épidémiologique est d’ailleurs statistique, même pour des approches du type SEIR. Alors en quoi une courbe statistique serait-elle inappropriée ? Je ne regarde pas les limites du coté de zéro, mais le haut des courbes en cloche, car c’est cela qui compte. Qui plus est ça marche plutôt pas mal à l’usage, c’est rapide et facile à mettre à jour pour voir à quelques petites semaines près. Ca ne remplace pas un modèle et ce n’est pas le but non plus.

    Si vous voulez faire une projection sur omicron, elle sera la bienvenue.

    Cordialement

    • Piotr dit :

      Bonjour Daniel,

      J’aurais quelques questions concernant vos gaussiennes : votre gaussienne pour delta, maintenant qu’on commence à reconnaître la percée d’omicron en France, décrit-elle toujours bien la réalité ? Pensez-vous pouvoir (bientôt) produire une gaussienne candidate pour la vague d’omicron, par exemple à partir de Paris ou de l’Île de France, si vous voyez que les courbes ne varient pas trop d’un département à l’autre ? Lorsque vous les aurez, il serait intéressant de faire des simulations pour les entrées hospitalières avec différentes hypothèses :
      -taux d’hospitalisation omicron = x taux d’hospitalisation delta
      où x= 1, 1/2, 1/3, 1/4. Quelle valeur maximale de x assurerait la stabilité des entrées à l’hôpital ?

      Bien sûr, le taux d’hospitalisation delta est variable dans le temps et indexé par l’immunité de la population. On considère ici la dernière valeur en date et on suppose que ça ne va pas bouger trop vite dans les prochains jours.

      Merci !

    • NicoM dit :

      @ Danièl Le Breton

      Effectivement, je ne vois pas ce qu’ils ont à critiquer cette analyse gaussienne. De ce que je me souviens de mes cours de stats, 80% (encore Gauss) des phénomènes naturels peuvent être représentés sur cette courbe en cloche et c’est bien pour cela qu’elle s’appelle « loi naturelle » : la chute des feuilles d’un arbre en automne, la fonte de la neige au printemps, la crue/décrue d’un fleuve en cas d’inondation, et bien sûr la trajectoire d’une épidémie…

      Quand à la loi de Poisson, c’est pour calculer le temps d’attente estimatif d’un standard téléphonique. Je ne vois pas le rapport, mais sans doute je ne suis pas assez mathématicien pour savoir…

  45. Lithium dit :

    @ NicoM @ Patrick @ Daniel Le Breton

    Une courbe de Gauss (ou loi normale, ou la loi de Poisson ou la loi binomiale selon les cas) décrit une répartition statistique (par exemple le nombre de personne d’une certaine taille). C’est fixe. Il n’y a pas de notion temporelle.
    Donc pour un mathématicien puriste c’est effectivement incorrect d’utiliser une gaussienne pour une épidémie.
    Mais elles sont pourtant très fréquemment utilisées dans toutes sortes de phénomènes car relativement aisées à manipuler. On pourrait affiner en utilisant Poisson mais je doute d’une différence significative.

    Je trouve qu’on chipote un peu pour rien. Une gaussienne me semble une très bonne approximation sur un délai pas trop long.
    L’intérêt d’un modèle c’est d’être « simple » à calculer et d’avoir des variables pas trop nombreuses, parfois au détriment d’une certaine imprécision.
    @ Patrick :
    Le retour d’expérience démontre que les postulats sont pertinents alors pourquoi vouloir être aussi puriste ?

    • NicoM dit :

      @Lithium

      Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas utiliser le temps comme paramètre tout comme on utilise la taille dans votre exemple de répartition en fonction de la taille d’une population…

      C’est « nombre de cas à J, J+1, J+2, etc », tout comme on dit « nombre de personnes à 1m50, 1m51, 1m52, etc ».

      Enfin, je ne suis pas assez mathématicien pour argumenter davantage, je laisse les mathématiciens et statisticiens argumenter davantage.

  46. Daniel Le Breton dit :

    Je refais une tentative car ce n’est pas passé

    @ Piotr

    Je viens de faire une mise à jour sur les cas répertoriés en France en prenant en compte la courbe des variants présentée sur Covidtracker (les pourcentages quotidiens moyens) et en essayant de coller au mieux aux chiffres et à la tendance : une fois isolé delta donne son pic vers le 15/12 (je suis remonté aux chiffres du 1er décembre pour les variants). Le réglage donne 128 000 au pic le 6 janvier, mais c’est très sensible à l’ajustement effectué dans ces conditions. L’accumulation des données permettra d’affiner le tir. Aucune chance d’atteindre 350 000 entre Noël et le jour de l’an comme je l’ai entendu à la radio ce midi, par un médecin qu’on voit de temps en temps sur les plateaux télé.

    Comme il n’y a pas de lien entre les paramètres dans mon étude descriptive, il n’est pas évident de séparer le delta de l’omicron au niveau des paramètres hospitaliers. On verra quand omicron se montrera à l’hôpital pour se faire une idée de sa quote part. Je surveille en même temps les hospitalisations et réanimations sur Paris qui est en avance de phase par rapport au pays tout entier.

    • NicoM dit :

      @Daniel le Breton,

      Je vous avais proposé un calcul mais je ne sais pas si j’ai été assez explicite.

      Pourriez-vous imaginer le nombre de cas « delta » en continuant votre gaussienne, et déduire de la différence avec la réalité le nombre d’omicron ?

      Si en poursuivant votre courbe vous arrivez à 45 000 cas delta (pure hypothèse) alors que les données donnent 52000 cas, alors on déduit qu’il y a 52000-45000=7000 cas omicron en France.

      Puis vous comparez ce calcul avec les chiffres publiés voire si ça colle ou pas, sachant que si ça se trouve c’est le calcul théorique qui est plus réaliste que le comptage par criblage…

      Qu’en pensez-vous ?

      Quand au Médecin qui annonce 350 000 cas, voilà un bon exemple « d’expert » fantaisiste mais sur lequel jamais aucun média ne viendra jeter l’opprobre alors qu’on ne pardonne rien à ceux qui osent émettre la moindre analyse un tant soit peu optimiste (cf Martin Blachier, qui au départ faisait parti de ceux qui annonçait des mauvaises nouvelles et était la star des médias et qui maintenant qu’il est moins alarmiste passe quasiment pour un complotiste…).

      Concernant les vagues, j’ai tenté de connaitre de combien elles pouvaient être en décalage, ça donne les chiffres suivants (c’est vraiment très grossier mais ça donne un ordre d’idées) :

      – Les nouvelles entrées en réa et à l’hôpital sont décalés d’une semaine par rapport aux cas.
      – Le nombre total d’hospitalisations et de réanimations est décalé de 2 semaines par rapport aux cas.
      – Les décès sont décalés de 3 semaines par rapport aux cas.

      On devrait donc voir très très vite l’impact d’omicron. Si d’ici la fin du mois les nouvelles hospitalisations/réanimations ne repartent pas à la hausse, c’est que vraiment l’omicron ne posera pas de problèmes aux hôpitaux cet hiver.

      • Lithium dit :

        @ NicoM

        Attention : il est très probable que la courbe de Delta chute brutalement car Omicron va lui griller la politesse !

        En clair, Omicron étant plus rapide il va éclipser Delta.
        Les personnes susceptibles d’être infectées (gestes barrières insuffisants) le seront plus vite avec Omicron.
        Pour une fois il n’y aura pas de baisse trainante pour Delta seul puisque justement il n’est pas plus seul.
        La courbe du Delta n’est plus indépendante mais soumise à la concurrence d’Omicron.
        Donc prolonger la courbe de Delta à la baisse me semble très hasardeux.
        Pas infaisable mais mathématiquement bien plus complexe, puisqu’il faut introduire cette notion de concurrence.

        • Piotr dit :

          @ Lithium

          Si vous avez des références scientifiques sur ce sujet (compétition entre variants), je suis preneur. Qu’il s’agisse de théorie générale ou de mise en évidence dans le cas du covid. Il y a beaucoup de points qui ne me semblent pas du tout clairs : deux variants opèrent-ils au même moment avec la même intensité (par exemple, omicron est fort à Paris actuellement, mais delta y avait commencé son déclin plus tôt) ? La probabilité d’être confronté aux deux variants à deux ou trois jours d’intervalle est-elle significative ? Si oui, ne peut-on pas « héberger » les deux virus, ou au minimum les propager ? Mon sentiment général est que l’influence d’omicron sur la vague de delta ne devrait pas si forte que ça.

          • Lithium dit :

            @ Piotr

            Désolé pas d’article spécifique, juste Darwin et sa bonne vieille théorie.
            Les variants de sars-cov-2 occupent la même niche écologique (principalement les humains).
            Ils ont les mêmes hôtes, les mêmes modes de réplications, les mêmes forces et faiblesses, à quelques détails près (les mutations), ils sont donc en compétition par la sélection naturelle.
            En considérant que l’infection par un variant déclenche une réaction immunitaire suffisante pour bloquer l’infection simultanée ou à brève échéance par un autre variant, le variant le plus rapide gagne la course évolutive.

      • Daniel Le Breton dit :

        @ NicoM

        Je vous ai fait une réponse le 18/12 avec une estimation d’environ 1000 cas omicron en oubliant de préciser la date, qui était le 14/12. Si je compare aux chiffres Covidtracker ça en représente 50%.

        ll ne s’agit pas de rechercher la gaussienne parfaite qui de toute façon ne représente pas l’exacte réalité. Dans l’exercice fait pour Piotr en singeant les données omicron de Covidtracker, j’atteins 128 000 cas le 6 janvier contre 93 000 le 4 janvier avec ma version de base, avec la même méthode que pour le Danemark et le Royaume Uni, et ça fonctionne dans ces deux derniers cas. La vérité est probablement dans la fourchette, enfin j’espère. Avec les chiffres d’hier, la version de base apparait mieux cadrée d’ailleurs.

        Le pays européen le plus avancé dans la vague omicron reste le Danemark avec un début probable mi novembre. Cinq semaines après on ne voit toujours rien sur les décès. En France Paris a démarré tôt, début décembre probablement et je ne vois encore rien à l’hôpital. Croisons les doigts.

    • Piotr dit :

      @Daniel

      Merci pour votre réponse, on va bien voir comment les choses évoluent dans les prochains jours. Regarder Paris va être assez précieux. Si on se rend compte que la courbe atteint des pics comparables en Afrique du Sud, au Danemark ou à Paris, on aura une bonne base pour extrapoler.

      Je prends votre estimation de pic à 128 000 comme une hypothèse « raisonnable haute », en espérant qu’on soit quand même en dessous.

      • Daniel Le Breton dit :

        Je ne parierait pas trop dessus car pour l’instant omicron ne diffuse pas partout en France. Il est plus que probable que la vague s’étale dans le temps. Le pic pourrait donc être plus bas mais il est sur que la durée sera plus longue que l’estimation actuelle.

  47. Fred dit :

    On a pas l’air mal question Omicron dans le puy de dôme, on talonne Paris

    Au passage :
    Cantal. Un médecin condamné à 6 mois de prison avec sursis, une interdiction d’exercer pendant 5 ans (le toubib en question a 75 ans…) et 40000 euros d’amende pour avoir délivré 35 faux passes sanitaires. Il aurait fourni des passes frauduleux à des soignants travaillant en Ehpad https://ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/cantal-un-medecin-condamne-pour-avoir-delivre-35-faux-passes-sanitaires-7558823 #COVID19

    Mai aussi :
    https://www.lindependant.fr/2021/12/20/covid-19-182-000-faux-pass-sanitaires-circulent-en-realite-en-france-la-fraude-prend-de-lampleur-10004430.php

    Ça va pas aider pour faire des stats, désolé.

  48. Fred dit :

    Autre lien qui pourrait intéresser nos statisticiens s’ils ne l’on lu :
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/12/13/variant-omicron-ce-que-lon-sait-de-lactivite-neutralisante-des-anticorps-du-risque-de-reinfection-et-de-lefficacite-des-vaccins/
    Avec quelques éléments sur la génération de l’infection à 5.2 jours
    Une première estimation d’un Refectif de 3.7
    La moindre efficacité des vaccins contre Omicron à l’exception des personne contaminées antérieurement et bénéficiant d’un schéma vaccinal complet. Intéressant…!

    L’ensemble des données cliniques indiquent qu’une vaccination complète (rappel inclus) donne une bonne protection contre les formes graves et sévères contre ce variant.

  49. Lithium dit :

    Enfin du nouveau au rayon vaccin, je commençais à désespérer…
    Arrivée du Nuvaxovid de Novavax.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/20/covid-19-l-agence-europeenne-des-medicaments-approuve-le-vaccin-de-novavax_6106809_3244.html

    Vaccin sous-unitaire « à l’ancienne » qui pourrait peut-être convaincre quelques vaccino-sceptiques.
    Conservation facile, entre 2°C et 8°C
    Efficacité de 90% sur les cas symptomatiques et 100% sur les cas graves mais chiffres basés sur la souche d’origine et les variants Alpha et Beta seulement.

    https://www.ouest-france.fr/sante/vaccin/ce-que-l-on-sait-du-nuvaxovid-le-vaccin-de-novavax-desormais-autorise-dans-l-union-europeenne-38605856-6196-11ec-a426-309c1cc5037a

  50. GM dit :

    Puisque rien n’est simple … Je ne sais pas si vous réalisez combien la pandémie aura fait progresser la recherche biomédicale …

    Ici, cette étude (lien en dessous pour les plus courageux) montre que le SARS-CoV2 est rétrotranscrit d’ARN en ADN et intégré au génome des cellules hôtes (une grande part de notre génome correspond à de l’ADN viral ou à de l’ARN de rétrovirus rétrotranscrit, comme on le sait depuis longtemps pour le VIH par exemple).
    Donc les patients guéris et excréteurs au long cours, de même que les réinfections, pourraient ne pas être des réinfections. Je cite: ‘ The integration and transcription of viral sequences may thus contribute to the detection of viral RNA by PCR in patients after infection and clinical recovery.’
    Mais sur les donnée de l’étude ces patients excréteraient des formes incomplètes et incapables d’être contaminantes
    ‘Because we have detected only subgenomic sequences derived mainly from the 3′ end of the viral genome integrated into the DNA of the host cell, infectious virus cannot be produced from the integrated subgenomic SARS-CoV-2 sequences.’

    Donc une PCR positive pourrait n’avoir …. Aucun sens.

    https://www.pnas.org/content/118/21/e2105968118#sec-4

    • Ga dit :

      @GM
      une autre étude basée sur celle que vous mentionnez semble plutôt rassurante sur ce point

      https://www.pnas.org/content/118/44/e2113065118

    • Fred dit :

      En Anglais j’entrave rien, alors…
      Est ce que cela veut dire que le vaccin Arnm passe finalement dans l’adn contrairement à ce qui avait affirmé par des sachants (émission de arte : la course aux virus) ?
      et ce lien :
      https://www.youtube.com/watch?v=3W7qxUGB5ZQ

      • Lithium dit :

        @ Fred

        La rétrotranscription de l’ARN en ADN a déjà été évoquée dans de nombreux articles pour contredire des Fakenews.

        https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/15/les-vaccins-a-arn-messager-peuvent-ils-modifier-l-adn-de-nos-cellules_6063490_4355770.html

        Ce phénomène existe mais il est spécifique à certains virus (rétrovirus) et qu’ils puissent intégrer durablement notre génome c’est très rare, là je ne parle même pas à l’échelle d’une vie humaine mais à l’échelle de l’humanité voir depuis la vie sur terre !

        Notre organisme fabrique et recycle de l’ARN messager en permanence pour fabriquer des protéines.
        L’ARNm du vaccin est utilisé pour fabriquer des protéines de Spike et décomposé en quelques heures, maximum 2 ou 3 jours.
        Si de l’ARN messager, quelque soit son origine, venait perturber notre génome aussi facilement la vie telle que nous la connaissons n’existerait tout simplement pas !

        C’est possible pour un virus d’intégrer notre génome mais avec une probabilité extrêmement faible. En pratique des rétrovirus (pas des coronavirus) ont effectivement déjà intégré notre génome mais c’est à l’échelle de l’évolution et ce ne sont pas des coronavirus, encore moins de l’ARN messager seul.

        Bref même si en science il ne faut jamais dire jamais, le risque est tellement faible qu’il me paraît impossible à calculer. Vous avez probablement des milliards de milliards de fois plus de risque de vous faire écrabouiller par une météorite, ou plus prosaïquement de décéder d’une forme grave du covid.

  51. Pro-pro dit :

    Un grand Merci à Lithium pour vos calculs très intéressants et dont je retiens comme hypothèse théorique que on a 1/3 chance d’être infecté par un non-vacciné et 2/3 par un vacciné.
    voir Post :
    https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4243
    et suite : https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4246

    A tous,
    en tout cas cela confirme ce que je pressentais. Il n’y a qu’à voir le profil vaccinal des testés positifs, des hospitalisés et des entrées en soins intensif pour se rendre compte qu’on a une différence entre la vague estivale et celle que nous vivons en ce moment. Les vaccinés sont en passe de détrôner les non-vaccinés dans tous les secteurs et on peut difficilement mettre cela sur le compte des non-vaccinés étant donné qu’ils sont moins nombreux que cet été. A moins que ceux restant soient devenus de super-super contaminateurs, mais j’aurais tendance à penser le contraire pour la simple et bonne raison qu’il sont plus contraint dans leur relation social ( pass sanitaire réduit à 24H) et sont un peu plus immunisés( donc un peu moins contaminant) que cet été car eux aussi rencontre le virus sans finir à tous les coup à l’hôpital ou vaccinés. Je tire ces conclusions des données provenant d’ici :
    https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/covid-19-resultats-par-age-issus-des-appariements-entre-si-vic-si-dep-et-vac-si/information/

    Pour finir, un petit graphique à regarder pour voir la comparaison entre vague de contamination et vague de décès : https://raw.githubusercontent.com/CovidTrackerFr/covidtracker-data/master/images/charts/france/departements_dashboards/comparaison_cas_dc_Paris.jpeg
    Je n’ai pas trouvé l’équivalent à l’échelle de la France et ‘équivalent pour les hospitalisations et entrée en soins critiques pour évaluer l’impact sur le système hospitalier,

    Pour l’instant l’Omicron, je le le sens bien. Il nous chasse le père fouettarDelta et nous laisse espérer qu’il ne va pas trop nous tabasser, en tout cas moins que le Delta sans pour autant que l’on puisse mettre cela sur le compte de la vaccination obligatoire.
    Finalement, le gouvernement aurait peut-être bien pris la moins mauvaise solution à l’insu de son plein grès pour nous débarrasser du Delta et de la vaccination obligatoire qui deviendra de fait obsolète avant d’avoir été mise en place.

    • Lithium dit :

      @ Pro-pro

      Je ne partage pas votre optimisme sur Omicron

      1) il n’est toujours pas démontré que Omicron soit moins létal. Espérons que ce soit le cas…

      2) même s’il était moins létal, sa plus forte rapidité de propagation le rend plus dangereux que le Delta ou a minima équivalent.
      De plus la vague Omicron va être rapide et risque de noyer nos services hospitaliers, avec des pertes de chances pour tous les français ayant besoin de soins, pas seulement les malades covid. Elle arrive de plus alors même que la vague Delta est encore à un haut niveau.

      3) la vaccination 2 doses a son efficacité qui diminue dans le temps et arrive en bout de course pour beaucoup, notamment les premiers vaccinés qui sont justement les plus fragiles (personnes âgées) et celles dont l’immunité décline le plus vite. On en voit déjà les effets contre Delta : l’écart entre vaccinés et non-vaccinés n’arrête pas de se réduire.
      Contre Omicron, sans 3ème dose, ça sera très compliqué pour beaucoup car il dispose d’une plus grande capacité d’échappement immunitaire.
      Les premières études démontrent par exemple une efficacité nulle de 2 doses d’AstaZenecca contre Omicron ! Les vaccins ARN s’en sortent mieux mais l’efficacité avec seulement 2 doses reste bien plus faible que contre Delta.

      Concernant votre dédouanement systématique des non-vaccinés, je ne partage également pas votre vision.

      1) ils représentent la majorité des cas d’hospitalisations et de cas graves alors qu’ils représentent 10% de la population, même si l’écart se réduit, l’efficacité vaccinale diminuant (dans le temps et à cause de l’arrivée de variants)

      2) Selon mon calcul « à la louche » s’ils représentaient 1/3 des origines de contamination ça serait déjà énorme vu qu’ils ne représentent que 10% de la population.

      3) que les non-vaccinés soient plus prudent j’en doute fort. C’est valable pour certains mais d’autres sont aussi anti masque et anti gestes barrières, voir dans un déni total de la pandémie.

      Je trouve un peu facile de toujours invoquer la « liberté individuelle » (doux euphémisme pour évoquer l’individualisme et l’égoïsme), en occultant totalement les devoirs de chacun en cette période compliquée.
      La liberté de ne pas se faire vacciner, la liberté de ne pas porter un masque, la liberté de contaminer les autres, la liberté de saturer les services d’urgence, … tous ces comportements à risque en pleine pandémie qui tue des millions de personnes dans le monde et pourrie la vie des autres, il faut quand même appeler ça comme il se doit : de l’obscurantisme scientifique mêlé à de l’individualisme coupable.

    • Jean-Loup dit :

      @Pro-Pro
      Il me semble que vous tordez les chiffres là. Bien sûr que la proportion de vaccinés positifs augmente, c’est logique puisque le nombre de « mal vaccinés » augmente proportionnellement et que la protection ne cesse de baisser avec le temps (perte d’efficacité qui conduit à cette dose de rappel), et les variants,

      C’est comme si vous disiez qu’il y a statistiquement plus de chances d’être embrassé par une brune que par une vraie blonde. Cela ne signifie pas pour autant qu’une brune est plus facile à séduire. Entre deux personnes à la plage, l’une avec crème solaire appliquée une seule fois le matin, l’autre sans, il est évident que le risque de développer des lésions s’équilibre au long de la journée. Crème inutile parce qu’il faut en remettre régulièrement et malgré tout éviter le soleil de 11h-15h ?

      D’ailleurs, les chaînes info relaient ce matin une protection de 0 % contre Omicron pour un vacciné double dose AstraZeneca, ce qui représente la majorité du Royaume-Uni.

  52. Fred dit :

    Le Royaume Uni est sous attentions pour savoir ce que Omicron peut donner comme conséquences entre autre, sur le système hospitalier.

    L’Afrique du Sud n’est pas considérée comme un bon exemple du fait de sa moyenne d’age.

    Mais les britanniques bien que faisant leur rappel en Arnm ont en amont usé de l’Astra Zeneca, du coup, est ce que cela ne crée pas un biais de fiabilité de cette « observation » ?

    Ne serait il pas plus judicieux de suivre plutôt le Danemark dont l’antériorité du variant est équivalente. ?

    • Guillaume dit :

      Pas tout à fait d’accord sur l’Afrique du Sud.
      Certes, la moyenne d’âge est plus basse, mais ils ont quand même été impacté durement par les vagues précédentes avec un nombre de décès par million d’habitants relativement équivalent à la France, et en plus ils ont une couverture vaccinale bien moindre.
      Sur le UK, on voit quand même que, malgré l’explosion des cas depuis la mi novembre, les hospitalisations restent modérées et, chose étonnante, les décès sont en baisse.
      Croisons les doigts …

      • Piotr dit :

        @ Guillaume

        Si on utilise les données de surmortalité, qui sont ce qu’il y a de plus fiable (même si elles ont des défauts), il y a eu environ 3 fois plus de morts par habitant en Afrique du Sud qu’en France. Au plus fort des vagues, ils n’arrivaient pas du tout à tester et à recenser tous les décédés du covid. L’argument de l’âge n’est donc pas du tout robuste !

        D’autres pays avec une moyenne d’âge comparable ont été encre plus durement touchés, par exemple le Mexique, le Pérou.

    • Daniel Le Breton dit :

      Rassurez-vous Fred, le Danemark est dans la boucle de suivi.

      • Fred dit :

        Merci Daniel

      • Piotr dit :

        Le nombre d’hospitalisés a quand même pas mal augmenté ces derniers jours au Danemark mais ça reste « modéré » par rapport aux cas. On est passé d’environ 460 hospitalisés vers le 12 décembre à environ 560 le 20 décembre : https://www.sst.dk/da/corona/tal-og-overvaagning

        Cette augmentation semble assez bien refléter l’augmentation rapide des cas depuis le 5 décembre, d’une moyenne de 4 500 par jour à 9 000 aujourd’hui.

        Je n’arrive pas à trouver pour l’instant le nombre d’hospitalisations quotidiennes. Dommage…

  53. Brice dit :

    @pro-pro

    Pour l’efficacité des vaccins, vax impact semble assez clair, sauf à remettre en cause ces chiffres.

    Le raisonnement « à la Ph de Villiers » qui dit que la vaccination n’est pas efficace (ou que l’on nous ment) parce qu’en pourcentage, les non vaccinés sont moins représentés que les vaccinés dans les hôpitaux ou dans les sources de contamination est quand même une tromperie assez classique. Il faut être bien naïf pour attacher une quelconque importance à ce genre de raisonnement.

    Un autre raisonnement qui consiste à dire qu’avec Omicron, plus besoin de se faire vacciner, tout le monde sera contaminé me gêne un peu. Si on se base sur un taux de mortalité de 1.38% pour les variants antérieurs à Omicron, même si Omicron est 3 fois moins mortel (pure spéculation) on aurait combien de morts? entre 250 000 et 300 000 morts? Sans compter la désorganisation complète du pays et des services de santé en particulier.

    Ce qui est vraiment embêtant, avec Omicron, c’est sa fulgurance. Moderna annonce une mise à jour du vaccin en 3 mois, ce qui est vraiment très rapide pour un nouveau vaccin, mais où en serons nous dans 3 mois?

  54. Lithium dit :

    Dans 3 mois la vague Omicron sera probablement déjà passée.
    Moi la question que je me pose c’est : dans quel état seront les services hospitaliers français à la fin du mois de janvier 2022 ?

    Sur la fulgurance d’Omicron, les chiffres commencent à être vérifiés.
    Sur son échappement immunitaire les données se confirment aussi.
    Sur l’inaction et/ou le délai de réaction insuffisant de nos gouvernants, il n’y a plus trop de doute non plus.
    Reste à connaitre la virulence d’Omicron, seule incertitude qui peut laisser un peu d’espoir.

  55. Nicolas G dit :

    Bonjour,

    j’ai l’impression que le pic d’infections en Afrique du Sud vient d’être passé. Est-ce que vous pensez qu’il y aura rapidement une reprise épidémique et/ou une seconde vague (en hiver par exemple ou avant) ? Ou que la transmissibilité d’omicron est telle que le pic est très vite atteint ?

    Je trouve que le fait d’avoir en Afrique du Sud un variant sans concurrence et en Europe un variant omicron face à delta est intéressant. Comme beaucoup je voudrais rapidement des données fiables sur omicron alors qu’il faut du temps, et que la vitesse des informations actuelles est déjà extrêmement rapide (certains peuvent se plaindre qu’en France on ne fait « que » 10 000 séquençages par semaine, mais c’était clairement impensable il y a quelques années). Dur de prendre son mal en patience, c’est un mal de notre siècle.

    Autre chose : avec la transmissibilité d’Omicron, des mesures sanitaires type confinement ou couvre feu auraient-elles encore un intérêt, avec l’inertie qu’on connaît sur l’impact de la pandémie ? En plus clair, à moins de confiner très vite (dès qu’on détecte quelques cas d’omicron), est-ce qu’on peut faire quelque chose à part les traditionnels gestes barrière ? J’ai l’impression que celui là peu y échapperont, le but est juste d’essayer d’étaler la gaussienne pour ne pas affronter deux vagues d’un coup (omicron+delta),

    Enfin, j’ai vu passer que même 3 doses d’ARN n’offrent presque plus de protections contre l’infection (symptomatique ?) au bout de quelques semaines, à confirmer, mais ça voudrait dire que pour omicron on ne peut vraiment pas (sauf nouveau vaccin qui arriverait trop tard) freiner omicron par le vaccin, juste réduire les formes graves (ce qui est déjà très bien).

    • marion dit :

      il apparait surtout que beaucoup cherchent à voir une catastrophe annoncée alors que ce variant est peut être celui qui s’est le plus humanisé, de plus , la 3 ème dose semblerait montrer des bénéfices sur la non infections et plus encore sur le plus important. Il semble quand même que la vague monte ultra vite et stoppe d’un coup, afsud et le royaume uni montre une stabilisation des cas , même si on peut supposer qu’un croisement existe entre delta et omicron mais au vu des « données » des spécialistes on pouvait s’attendre à beaucoup plus de cas en une semaine, on verra dans les 3 prochains jours.

      • Guillaume dit :

        Concernant le UK, il est un peu tôt pour parler d’une stabilisation des cas, on le saura d’ici la fin de la semaine , mais les données hospitalières restent encourageantes

  56. Cromorne dit :

    @GM une autre perspective concernant la « recherche biomédicale ».

    On aurait pu, ce qui n’a pas été le cas, voir apparaître d’autres techniques concernant les masques, ou encore d’autres générations de respirateurs.

    D’ailleurs en ce qui concerne les masques, nous n’avons pas fait disparaître de la circulation les masques en chiffon, qui probablement étaient mieux que rien, mais qui devraient être mis au rebut maintenant. La soi-disante norme écrite à ce moment là, n’est pas à la gloire de l’industrie française. Ni d’ailleurs le fait que l’on laisse, sur fond d’air de « réindustrialisation », maintenant bien seuls les fabricants de masques de nos contrées.

    Quelqu’un sait-il ce que sont devenus les milliers de respirateurs fabriqués entre autres par Peugeot (me semble t’il)? Tout cela tombe très vite aux oubliettes.

    • Jean-Loup dit :

      Le gros problème est qu’il n’y a pas eu d’investissement industriel massif parce que chacun s’est convaincu depuis avril 2020 que chaque vague serait la dernière. Le « vivre avec » a été totalement dévoyé alors qu’il signifiait des ajustements indispensables et non la course éperdue vers « la vie d’avant » sans aucune amélioration matérielle ni responsabilité civique.

      • Nicolas G dit :

        Oui, et cette vision court terme/manque d’anticipation n’est pas propre au covid (mais je ne m’étendrai pas pour ne pas faire de HS). Un peu comme quand on dit que la crise covid a été révélatrice du problème des hôpitaux alors que les soignants manifestaient depuis des années…(on a tendance à croire que les gens qui manifestent le font pour leur propre intérêt alors que c’est parfois pour l’intérêt général, mais idem je ne veux pas trop dévier)

  57. Pro-pro dit :

    A tous , bonjour

    @ Brice – https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4314,

    A aucun moment je n’ai pensé que la vaccination était inefficace.
    Au contraire s’il n’y avait une vaccination massive en France, l’omicron créerait créé un tsunami plus dévastateur qu’en avril 2020 où on a pourtant confiné car très contagieux dans une population complétement « vierge de vaccination »
    Et je ne serai pas surpris d’apprendre qu’en définitive la vaccination à permis et permettra de sauver 10, voire 100 ( chiffre purement imaginé) fois plus de vie en France que s’il elle n’avait pas eu lieu.

    Je ne dis pas non plus que faire la 3ème dose est inutile, c’est un élément d’une stratégie globale qui ne sera pas de trop pour amortir un peu la vague Omicron. Et il faut la faire en priorité au plus fragile ce qui heureusement a été fait ( plus des 2/3 des 65-80+ vaccinés complètement ont déjà été rappelés)

    Ce que je dis par contre, c’est qu’il est illusoire de s’acharner à croire que l’instauration du pass obligatoire va permettre d’inciter les non-vaccinés à se faire vacciner d’une part, mais surtout que , même si par miracle c’était le cas, la solution « tous vaccinés » ne permettra d’arrêter la circulation de ce virus et ses descendants.

    Vous parler de tromperie  » à la Ph de Villiers » , je veux bien, mais donnez-moi vos sources d’information que je puisse vérifier vos dires.
    Pour la part des personnes en hôpitaux, justement, il faut arrêter de raisonner uniquement en population rapportée mais aussi voir les chiffres en nombre d’individus car ce ne sont pas des pourcentages qui entrent à l’hôpital, occupent les lits d’hôpitaux et surchargent les hôpitaux mais bel et bien des hommes, femmes, enfants, non-vaccinés et vaccinés.
    En sachant que depuis plusieurs jours, voire semaines, le nombre d’entrée à l’hôpital des vaccinés est bien supérieur à celui des non-vaccinés ne vous en déplaise. Le nier c’est se privé d’un axe de réflexion. Quand je dis cela, je n’affirme pas que la vaccination est inefficace, je fais juste un constat qui doit mener à réflexion.
    Je vous invite à aller consulter ( pour en débattre avec vous si vous le souhaitez) les données qui le mettent en évidence et sont disponibles ici : https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/covid-19-resultats-par-age-issus-des-appariements-entre-si-vic-si-dep-et-vac-si/information/

    La où je partage votre avis, c’est sur le fait que la mise à jour des vaccins arrivera après la guerre de « l’omicron » et comme cela est dit depuis plusieurs jours, les dés sont jetés du fait du non reconfinement qui a été écarté, non pas à cause des non-vaccinés mais peut-être à cause d’une trop grande confiance dans le seul pouvoir de la vaccination à résoudre tous les problèmes. Le reconfinement aurait permis d’écrêter et étaler la fin du delta et l’arriver de l’Omicron. Il ne reste plus à espérer que « l’omicron » ne soit pas trop méchant.
    Pour moi, en tout cas, c’est un argument pour dire que stratégie « tous vaccinés » n’empêchera jamais la circulation de ce virus sauf à être vaccinés tous les jours.

    La vaccination, c’est INDISPENSABLE pour protéger les plus fragiles mais plutôt inefficace pour étouffer la circulation d’un virus dont les descendants seront de plus en plus contagieux.

    Juste pour info, pour la grippe, on fait une campagne de vaccination annuelle du « rappel » tous les ans vers octobre-novembre chez les plus fragiles et cette stratégie fonctionne plutôt pas mal.
    Là pour Co19, on a commencé début septembre. On sera peut-être obligé d’en refaire une à fin janvier pour éviter le rebond printanier d’Omicron comme on le voit parfois pour la grippe justement. (d’ailleurs à ce propos, il faudrait peut-être à l’avenir du coup revoir la stratégie du rappel vaccinale de la grippe en une dose en septembre et un dose en janvier)

    @ lithium – https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4315

    optimisme sur Omicron

    1) Tout à fait mais je reste optimiste( sentiment purement subjectif) sur ce point au regard du « petit » recul que l’on a avec l’Afrique du sud, la Danemark

    2) Globalement d’accord mais justement l’effet sur sur les services hospitalier dépendra aussi de sa virulence et notamment de savoir si l’omicron va entraine beaucoup de forme grave nécessitant des entrées en soins critiques.. Rappelons pour rester optimiste, qu’il se propage en France, essentiellement dans une population vaccinée complétement à 77% et « rappelés » au 2/3 dans les catégories d’âge dite fragile (65-80+). Là où je suis plus inquiet effectivement, c’est que la vague Delta est à son plus haut mais je garde un peu d’optimisme car je pense que la descente du D va aussi être plus rapide car l’omicron va lui couper l’herbe sous le pied. Je n’irais pas jusqu’à dire que l’Omicron va éviter des entrées en soins critiques des candidats qui y aurait été s’ils avait contracté le variant Delta et qui n’ayant contracté « que » l’omicron resteront en hospitalisation hors soins critiques

    3) Oui la vaccination voit ses effets diminuer dans le temps et le rappel est bien nécessaire. Je reste optimiste pour les catégories d’âge dite fragile (65-80+) qui sont plutôt assez rappelés ( 2/3 des vaccinés complets on été rappelés).

    Sur le les non-vaccinés,

    1) Je ne dédouane pas les vaccinés mais je ne m’acharne pas avec/sur âne qui ne me permettra jamais de gagner le prix de l’arc de triomphe.

    2) Oui, en pourcentage, les non-vaccinés ont très une grosse part mais en nombre d’individus leur influence diminue donc il faut peut-être penser à revoir la stratégie.

    3) les non-vaccinés ne sont pas forcément plus prudents mais ils sont plus contraints à moins de contacts, c’est une réalité avec un pass valable uniquement 24h donc mécaniquement moins de chance de se retrouver à faire la bamboula qu’avec les autres.
    La bêtise ne disparaissant pas après vaccination, elle reste répartie de manière égale chez vaccinés et non-vaccinés.
    Voici un cas, pas du tout représentatif, j’en convient mais bien réel(malheureusement) : Je connais des vaccinés (une probable minorités je l’espère) qui se font tester positif et ne tombent pas malade car bien protégés par le vaccins et qui pour autant ne s’isolent et continue à faire comme si de rien n’était grâce à leur sésame valable 6 mois. Il eu été intéressant de désactiver leur pass pendant 10 jours mais cela personne ne l’a implémenter. Il y a aussi ceux qui bien que se sachant cas contact et ne tombant pas malade ne vont même pas se faire tester pour pouvoir ne pas être contraint de s’arrêter de travailler. Des brebis galleuse, des « comportements à risques » il y en a partout et penser qu’ils sont uniquement le fait des non-vaccinés serait aussi une forme « obscurantisme ».
    Nous sommes tous égoïstes, certains plus que d’autres. Tout va bien tant que l’égoïsme des uns ne nuit pas à celui des autres

    Après avoir dit tout cela, je peux vous assurer que j’ai infiniment plus de respect et d’admiration pour tous ceux qui se soucient et protège le bien être des autres autant que le leur. Et j’ai le sentiment que vous en faites partie.

    A tous,
    Un seul mot d’ordre, le « RAPPEL » pour limiter l’impact sur les Hôpitaux, c’est la seule chose que l’on puisse faire à notre niveau

    • Lithium dit :

      @ Pro-pro

      Je reprends votre idée, que je trouve intéressante, de suspendre le pass des vaccinés qui sont cas contacts, a minima jusqu’à un test négatif (ou 2 tests négatifs) ou pour une durée minimale de 10 jours.
      (je suis d’ailleurs dans ce cas : vacciné mais cas contact il y a 7 jours, je suis toujours confiné chez moi malgré un test négatif, en attendant d’en faire un deuxième).

      Mais je doute que cette mesure soit un jour mise en place, ou alors seulement si la vaccination était obligatoire, car ce serait un frein à la vaccination, pourtant scientifiquement elle serait justifiée !

      Malheureusement je rejoins votre analyse sur la stratégie du tout vaccin largement survendue par nos dirigeants qui sont de piètres scientifiques mais très fort pour vendre du rêve !
      Les vaccins sont effectivement en premier lieu utiles pour limiter les cas graves, ce qui depuis l’arrivée de la vaccination nous a permis d’échapper aux confinements.
      Limiter la propagation du virus c’est un bonus fort utile mais ça ne suffira pas pour faire totalement disparaître sars-cov-2.

      Concernant votre phrase :
      « Tout va bien tant que l’égoïsme des uns ne nuit pas à celui des autres »
      Elle s’applique justement en premier lieu aux non-vaccinés.

      Enfin, même si je peux parfois avoir la dent dure contre les non-vaccinés, j’espère sincèrement qu’Omicron ne sera pas trop méchant, y compris avec eux mais je suis très pessimiste pour nos services d’urgence déjà au bord de la rupture (burn-out et démissions massives : ça c’est une autre vague dont on n’entend pas trop parlée) pour le mois de janvier.

    • Ga dit :

      Bien sûr qu’il faut raisonner en population rapportée ne vous en déplaise… mais il semble vous en déplaire.
      ….Il y a plus de morts sur la route chez les automobilistes ceinturés que chez ceux qui ne portaient pas la ceinture.
      Mais pourquoi donc ??? C’est louche…. 😉

  58. «  » »J’avoue ne pas comprendre votre logique, un virus ne chasse pas un autre et une infection par la grippe ne protège pas du sars-cov-2, ni l’inverse. » » »
    Contrairement à cette opinion, et selon la remarque du Dr Creton, un paramètre important est celui des autres viroses. Certains virus empêchent les autres de s’installer. Ce phénomène appelé interference est à la base de la découverte des interférons qui le médient. Il est même plausible que le retard en début 2020 de notre pays sur l’Italie et UK vient de notre épidémie de grippe qui a tardé à laisser la place. Cette fois nous avons eu un pic d’entérovirus à l’automne, qui s’est hélas terminé assez vite. Décalage et forme du pic, dépendent parfois de ce paramètre, l’un des moins accessibles. Le Sars-Cov2 s’est montré jusqu’à présent un virus assez dominant une fois installé. s’il n’y pas d’intervalle libre entre Delta et Omicron, on ne peut guère compter sur l’aide d’un autre virus. Pour Omicron, on peut prédire maintenant une vague hospitalière proche de nos limites de capacité mais gérable, s’il a l’amabilité de choisir une courbe aplatie par les 3 éme doses, une interférence, la distanciation sociale et les tests que la population semble se préparer à pratiquer à l’envers des conseils gouvernementaux. S’il a un front raide, même proportionnellement moins grave, Omicron fera sauter la banque. Le goulot d’étranglement n’est pas le nombre de respirateurs, mais celui des patients demandant plus de 6/l mn d’O2, ce qui est impraticable à domicile, et que les prises ordinaires hospitalières ne permettent pas si elles ne sont pas prévues pour les débits et pression des VNI, optiflow ou respirateurs.

    • Lithium dit :

      @ Jacques HM COHEN

      Je serais curieux de connaitre vos sources sur l’efficacité d’un virus d’une autre famille qui affecterait sars-cov-2.
      L’immunité croisée a largement été évoquée en début d’épidémie, voir même espérée, mais jamais démontrée.
      Au mieux une personne grippée restera clouée au lit et minimisera donc grandement ses risques d’avoir en plus le covid.

      Toutes les études que j’ai pu lire confirme qu’à part des virus très proches (sars-cov-1 ou éventuellement le MERS-cov) les autres immunités apportées par d’autres virus, même des coronavirus plus éloignés (HCoV-229E, HCoV-NL63, HCoV-HKU1, …) n’impacte pas le sars-cov-2, en tout cas l’effet serait si faible qu’il n’est pas mesurable.

      De même la vaccination contre d’autres maladies virales (grippe, …) a été évoquée pour limiter les effets du sars-cov-2. L’effet de boost immunitaire est négligeable et totalement insignifiant face ce virus.

      Même le BCG (vaccin contre un bacille et non un virus) réputé pour être un très bon booster de l’immunité innée se montre finalement inefficace face au sars-cov-2.

      source, étude au Québec publiée récemment :
      https://inrs.ca/actualites/covid-19-avoir-recu-le-vaccin-bcg-durant-lenfance-procure-t-il-un-effet-protecteur/

      Heureusement nous avons maintenant des vaccins spécifiques face au sars-cov-2, même si une petite mise à jour contre les derniers variants semble nécessaire…

    • Kiki dit :

      Je crois que vous oubliez surtout le facteur humain. Ce n’est pas le matériel qui manque à l’hopital mais le personnel dont une partie tellement maltraitée a démissionné et une autre a été virée faute de vaccination.
      Merci à messieurs Castex et Veran pour leur gestion hospitalière et leurs fermetures de lits, eux qui sont aux manettes de la réorganisation hospitalière depuis un certains temps supérieur au présent quinquennat. A un moment il faudrait tout de même s’en prendre aux vrais responsables du risque de saturation hospitalière!

  59. Guillaume dit :

    Derniers chiffres UK : 90000 cas, et, tres bon point, baisse significative des réanimations à 859 (vs 900 il y a encore 10 jours)
    On semble quand meme se stabiliser au niveau des cas, meme si une journée a 100k n’est pas exclue.

    • Tom dit :

      Bonjour,
      Quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Le Royaume uni à 3 fois moins de personne en Réa qu’en France avec un nombre de nouveau cas positif delta et omicron sensiblement supérieur en France et ce depuis cet été ??

      Merci pour votre retour.

      • Ga dit :

        @Tom
        Personne n’a la science infuse et il est beaucoup de choses qu’il est difficile d’expliquer, à moins de jouer les devins.
        Au hasard pour le RU : la proportion plus importante de vaccinés dans les populations à risque, un comptage différent (en France on comptabilise réa+ soins intensifs, en Angleterre les patients intubés (réa seule)
        Les références figurent dans les articles précédents.
        Sinon pas d’autre idée.

        • marion dit :

          c’est aussi là où il y a un biais sur les chiffres pour la france car les médecins hurlent qu’en france nous avons 6000 lits de réa, ce qui est vrai toutefois les chiffres présentés par le GVT et les médecins parlent de 3000 patients en soins intensifs et ce ne sont plus les mêmes chiffres car selon la DRESS, nous avons 5500 lits de réa plus 6000 de soins intensifs. Mais on est pas à une manipulation près des chiffres faisant partie de l’arsenal de la peur.

          • Ga dit :

            https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/nombre-de-lits-de-reanimation-de-soins-intensifs-et-de-soins-continus-en-france-fin-2013-et

            Attention les chiffres comprennent les lits pédiatriques. (Environ 10% des lits)

            3000 patients covid en soins critiques (rea+soins continus) c’est déjà beaucoup pour une seule maladie. Car il y a toutes les autres pathologies, et la raréfaction des soignants qui va s’accentuer.
            Je conviens comme vous que ces chiffres sont exhibés sans explication dans les médias avec une intention de dissuasion, ce n’est ni la première ni la dernière tentative de manipulation.
            Mais ce n’est pas non plus une affabulation. Les gestes barrière sont plus que jamais d’actualité : pour les non vaccinés, même pour ceux qui changent d avis à ce jour il est trop tard pour bénéficier de la protection du vaccin sur cette vague.
            Personnellement je redoute une 5e vague en outremer simultanément, au vu des taux de vaccination. Les disponibilités et la motivation des renforts ne seront plus les mêmes.

          • Chris dit :

            Bonjour Marion,

            Le problème à l’heure actuelle n’est pas d’avoir 3000 ou 6000 lits, le problème est que l’hôpital n’a plus le personnel pour les ouvrir. Je parle en connaissance de cause, je suis cadre de santé et confronté au problème. a aujourd’hui nous allons tenter de mobiliser pour début janvier mais à quel prix ?

  60. Lithium dit :

    Reste à voir :
    – combien de temps va passer avant une décrue tangible du nombre de cas en Angleterre,
    – l’impact sur les hospitalisations (décalage de 10 jours environ / pic de cas, si Omicron se comporte comme ses grands frères)
    – l’impact sur les réanimations et soins intensifs (décalage de 10 à 20 jours, jours / pic de cas)
    – l’impact sur les décès (décalage de 15 à 30 jours / pic de cas)

    Pour l’instant les hôpitaux anglais sont plutôt dans l’œil du cyclone : les hospitalisations à cause de Delta diminuent, celles à cause d’Omicron ne sont pas encore arrivées.

    • marion dit :

      vous voulez connaitre l’impact hospitalier et bien vous observez le danemark qui voit ses cas augmenté avec un impact omicron de plus en plus évident sauf que la courbe des hospitalisations a commencer a s’aplanir début décembre et que depuis si elle monte, cela est « probablement » liée à la part de delta dans les cas détectés depuis 3 semaines…mais vous n’êtes pas obligé de me croire surtout si vous pensez savoir avant les autres et surtout bien mieux.

  61. PhD dit :

    Bonjour à tous,

    Voici la dernière analyse de la DREES qui démontre le bénéfice important du rappel vaccinal pour réduire le risque de décès lié à la Covid :

    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-12/2021-12-17%20-%20Appariements%20sivic-sidep-vacsi%20Drees%20C.pdf

    et le communiqué de presse, plus court à lire :
    https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse/le-rappel-vaccinal-reduit-fortement-le-risque-de-deces-lie-au-covid-19

  62. Richard dit :

    Bj,
    Juste une réflexion…. Vos chiffres de cas positifs 52 234 semblent être loin de ceux annoncés ce matin sur différentes chaînes tv qui parlent de près de 76 000 positifs……
    Y aurait-il manifestement une manipulation des chiffres pour jouer sur la peur.

    Si c’est le cas il serait temps de remettre en cause certaines hypothèse de calcul ou s’interroger si vous ne devenez pas vecteur de « fausses » infos
    Bien cordialement

    https://www.lefigaro.fr/sciences/avec-seulement-2-de-patients-covid-en-2020-les-hopitaux-ont-ils-vraiment-ete-satures-par-la-pandemie-20211112

  63. Daniel Le Breton dit :

    C’en est presque fini pour l’Afrique du Sud pour qui la vague d’omicron durera moins de 50 jours, ils devraient en être débarrassés début janvier.

    Il y a une dimension géographique liée à la durée de la vague car toutes les parties d’un pays ne sont pas touchées en même temps, et typiquement pour la France comme le Royaume Uni la vague devrait durer plus longtemps avec éventuellement des rebonds traduisant des émergences de région en région. Si la vague s’étale son pic va lui aussi s’étaler voire se morceler dans le temps.

    Les estimations que l’on fait actuellement sont de fait biaisées par ce problème géographique sauf au Danemark qui est suffisamment petit et pour lequel on anticipe une vague de 80 jours avec un pic de 12000 cas en moyenne hebdomadaire juste avant fin décembre. Seul bémol, le point d’inflexion est probablement dépassé mais pas encore avéré dans l’analyse des chiffres, donc il pourrait y avoir une petite révision à la hausse, on verra.

    UK : la vague simulée par gaussienne a passé son point d’inflexion en fin de semaine dernière et se dirige vers un pic de 110000 cas en moyenne hebdomadaire pour Noël. C’est dans les jours qui viennent qu’on va voir l’influence de l’omicron sur les hôpitaux britanniques.

    France : le déluge de la vague d’omicron à la fulgurance foudroyante arrive pour Noël, on va s’approcher du cap des 100000 cas quotidiens qu’on dépassera par la suite vers début janvier (le Ministre confirme le chiffre en ce moment sur BFMTV). On est proches du pic hospitalier de la vague hivernale de delta mais on ne voit pas clairement 4000 personnes en soins intensifs en fin d’année compte tenu du timing de la vague omicron. La surveillance du cas de Paris laisse à penser qu’une remontée des hospitalisations est probable d’ici la fin de l’année, mais on manque encore de données pour cerner la situation.

    Ailleurs : Autriche, Allemagne RAS, peut-être un tout petit début d’omicron aux Pays Bas mais rien n’est moins sûr à ce jour.

    • NicoM dit :

      @Daniel Le Breton

      Pour info, l’Afrique du Sud est plus de 2 fois plus grande que la France métropolitaine (1,2 millions de km2 contre 550 000 km2). Donc plus que la France et la Grande Bretagne réunies…

      L’Espagne est à majorité omicron et le Portugal y est presque si cela vous intéresse à suivre.

    • Jean-Loup dit :

      L’Afrique du Sud est en plein été austral ; difficile de tirer des conclusions sur la durée de la vague à mon avis. Population vaccinée à seulement 26 % mais âge médian de 27 ans contre 41 en France, et les plus de 65 ans ne représentent que 6 % contre 21.

      Les données préliminaires américaines et du Royaume-Uni semblent rassurantes du point de vue de la gravité de l’infection par Omicron, mais il reste l’aspect perturbation socio-économique car si des centaines de milliers de salariés/fonctionnaires sont à l’isolement à cause de l’explosion des cas, cela va causer d’énormes problèmes, y compris de sécurité publique. Il faudrait également plus d’informations pour savoir si la stabilisation des formes sévères nonobstant la hausse des cas est due à Omicron lui-même ou à la dose de rappel.

      Dans ce contexte, il est évident que l’idée du passe sanitaire en entreprise reviendra car la pression mise sur les salariés pour assurer leur mission, même malades, ne fera que s’accroitre alors qu’elle est déjà en recrudescence depuis quelques mois et Delta. Comme beaucoup, je sais pertinemment croiser des collègues venant au travail se sachant positifs, refusant de porter correctement le masque en salle de réunion…

      • NicoM dit :

        @Jean Loup

        Je ne reviens pas sur l’Afrique du Sud, Guillaume vous a répondu.

        Concernant les perturbations socio économiques, des dirigeants rationnels concluraient que si l’omicron s’avère trés peu dangereux, des mesures particulières s’avèrent inutiles. Mais bon l’heure est à la panique généralisée…

        Votre dernier paragraphe démontre au contraire la parfaite inutilité sanitaire d’un « pass vaccinal », surtout en entreprise. A la limite, ce qui pourrait être utile sanitairement serait un « pass test » mais ce serait infaisable logistiquement (des millions de tests à faire chaque semaine…).

        Quand à obliger les salariés a se vacciner alors que se sont très majoritairement les retraités qui vont à l’hôpital, c’est d’une imparable logique…

        • marion dit :

          tout est logique dans cette crise, on oblige à la vaccination les plus jeunes mais on laisse la liberté aux plus à même d’occuper les lits de S.I se balader sans être vacciner. On appelle cela la loi électorale, tu votes , on te respecte, dans le cas contraire, met un masque, tait toi, et vaccine toi si tu veux pas grossir (en faisant du sports chez les moins de 18)

  64. Fred dit :

    Et Israël lance la quatrième dose…
    On va pourvoir rappeler Évelyne Leclerc et Fabienne Egal, ça devient tourner manège cette affaire, allez Charly musique !

  65. Guillaume dit :

    @jean-loup

    J’ai du mal à croire au coup de “l’été austral”
    La vague la plus meurtrière en Afrique du Sud date de janvier 2021 …

    • NicoM dit :

      @Guillaume

      Il y a clairement dans le monde academique, et que l’on peut ressentir sur ce blog, ce que j’appelle « un biais de pessimisme » qui consiste à moins mettre en doute les études et données pessimiste par rapport aux études et données optimistes.

      En clair une mauvaise nouvelle sera reprise instantanément et considérée comme sérieuse et factuelle sans peu de relecture tandis qu’une bonne sera toujours mise en doute.

      Quand on a annoncé que le variant alpha était plus dangereux que le Wuhan, avez vous lu de multiples commentaires du style « ça reste à confirmer » « attendons d’autres analyses » « c’est encore trop tôt »…

      Par contre l’omicron moins dangereux « c’est l’été en Afrique du Sud », « c’est un pays jeune » (ah bon les autres vagues n’ont pas tué la bas ?), etc.

      Les cas omicron explosent dans toute l’Europe, si d’ici la fin de l’année les entrées à l’hôpital et en reas n’explosent pas ce sera la preuve irréfutable que l’omicron est bien moins dangereux que ses prédécesseurs.

      • Jean-Loup dit :

        @NicoM
        Je ne fais aucunement la confusion entre passe sanitaire et vaccinal.

        Votre argument logistique est en effet le point clé des décisions à venir, mais réaliser ce qui est obligatoire au collège (autotest deux fois par semaine), est sans doute dans le domaine du possible, et avec une certaine fiabilité si la médecine du travail supervise dans les grands groupes.

        Pessimisme ? Optimisme ? Mon 2e paragraphe débutait en précisant que les premières données dans des pays plus comparables au notre, à la Métropole en tout cas, semblent rassurantes, voire positives, mais au bout du compte, l’important est le nombre de malades gravement atteints.

        Pour ce qui est de l’âge moyen d’admission à l’hôpital, il faudrait donc cesser la comparaison avec l’Afrique du Sud car le nombre de morts rapporté à l’âge médian de la population démontre que plus le virus circule, plus il réussit à trouver les individus fragiles chez les jeunes, et que le bilan peut être très lourd sans avoir besoin des plus de 65 ans.

        Par exemple, dans le bulletin de la semaine 48, il y a le détails des hospitalisions dans la ville de Tshwane Metro :
        Nbre__% comorbidités
        198_____1 %____0-4 ans
        _58_____9 %____5-9 ans
        105_____4 %___10-19 ans
        267_____7 %___20-29 ans
        380____10 %___30-39 ans
        178____21 %___40-49 ans
        153____20 %___50-59 ans
        140____24 %___60-69 ans
        _83____35 %___70-79 ans
        _71____23 %___> 80 ans

        https://www.nicd.ac.za/wp-content/uploads/2021/12/COVID-19-HOSPITAL-SURVEILLANCE-UPDATE_WEEK-48-2021_rev.pdf

      • Lithium dit :

        @ NicoM

        Sur le « pessimisme académique », je ne vous donnerais pas tord.
        C’est un reproche souvent fait aux projections de l’institut Pasteur, jugées a posteriori trop alarmantes
        C’est un peu vite oublier que ces projections servent surtout à alerter et prendre des mesures pour éviter qu’elles ne se réalisent.
        Même sans mesures officielles, le fait d’alerter, par exemple de l’arrivée d’un nouveau variant, permet de modifier le comportement de suffisamment de gens pour minorer l’impact global attendu s’il n’y avait pas eu ce changement de comportement.
        Il y a des prédictions auto-réalisatrices. Les projections sont plutôt anti-réalisatrices.
        Le vieil adage « il vaut mieux prévenir que guérir » me paraît tout à fait à propos.

        Sur la dangerosité d’Omicron, il semble se confirmer qu’il provoquerait moins de cas graves : formidable !

        Mais ça n’était pas évident au départ, voir illogique : variant plus contagieux = probable meilleure affinité avec les récepteurs de nos cellules = multiplication plus rapide dans l’organisme = plus forte charge virale et plus de risques de réactions immunitaires violentes endommageant les poumons parfois plus que le virus lui même (orage de cytokines).
        Mon raisonnement est très théorique (et très simplifié voir simpliste) mais qu’un variant plus contaminant soit moins agressif n’est pas intuitif, d’où probablement le scepticisme d’une partie du monde « académique ».

        Surtout que le premier pays concerné, l’Afrique du Sud, n’est pas aisément transposable à l’Europe et de nombreux biais rendent la comparaison hasardeuse : âge de la population, taux de vaccination, saison dans l’hémisphère sud, densité de population, taux de pauvreté et difficulté d’accès au soins, niveau des services de santé, nombres de tests, …

        Les arrivées régulières de nouveaux variants et de nouvelles vagues n’incitent pas à l’optimise, mais pour pondérer le scepticisme ambiant j’apporte quelques motifs pour positiver :
        A court terme :
        – la vaccination 3ème dose progresse très bien même si ça va être juste juste niveau timing. Si Omicron avait pu nous laisser tranquille un mois de plus ça aurait été mieux mais on va faire avec, pas le choix.
        – l’effet booster de la 3ème dose est très rapide (2 jours) donc les vaccinations 3ème dose vont jouer un rôle énorme face à Omicron et aussi sur la fin de vague Delta. (Par contre pour ceux qui se vaccinent 1ère dose maintenant : effet quasi nul)
        – l’exemple des fête de fin d’année 2020 est rassurant aussi : pas d’impact majeur des fêtes de fin d’année 2020/2021 sur l’épidémie. énormément de tests réalises, le record à l’époque, environ 500 000 par jours. Nous allons peut-être avoir le double de tests cette année.
        – la plupart des gens ont un comportement responsable, sans avoir besoin de directives de l’Élysée. Pour Noël, moment traditionnel de réunions intergénérationnelles, les gens sont prudents : tests, isolements si cas contacts, … Quand la vie de personnes proches peut être en jeux, les gens font plus attention !

        Et à moyen terme :
        – beaucoup de personnes touchées par Omicron = immunité pour un certain temps. Plus la vaccination 3ème dose, on peut espérer un certain répit au printemps.
        – ensuite l’arrivée de vaccin 2ème génération plus efficaces (pour une 4ème dose ?) et l’aide des beaux jours, devraient aussi permettre une certaine tranquillité.

        A plus long terme :
        A chaque vague on pense que c’est la dernière. En réalité il y aura probablement pendant longtemps des vaguelettes Covid (voir même tous les hivers) mais si ça reste du niveau maximum d’une méchante grippe ça sera déjà un début de retour à la normalité et l’abandon des gens barrières contraignants.

  66. Guillaume dit :

    @NicoM
    Merci pour votre témoignage plein de bon sens.
    En ce qui concerne l’Europe, je trouve également curieux que personne ne reprenne l’exemple du royaume uni.
    Quasiment pas de restrictions, nombre de cas en hausse de 150% (en moyenne) depuis la mi novembre, mais nombre de décès en légère baisse (de 170 par jour à 115) et hospitalisations stables.
    Loin de moi l’idée de louer BoJo, mais il y a quand même matière à être un minimum optimiste

  67. Fred dit :

    Il semble que 10% des hospitalisés ont des faux pass.
    Du coup, le pourcentage de non vaccinés hospitalisés est encore plus lourd, mais combien ?

  68. Pour expliquer les différences de nombre de patients en réanimation entre l’UK et nous, il faut regarder les catégories de patients: dans le site UK
    https://coronavirus.data.gov.uk/details/healthcare
    ce sont les lits de ventilation mécanique qui sont comptés en réa, Pas les patients sous O2 optiflow, VNI etc qui sont de la surveillance continue, laquelle chez nous est classée de façon variable tantôt comme réa tantôt comme médecine.

  69. @Lithium
    Je vous ai répondu. concernant l’interférence virale. Avec bien sûr de la doc en liens. Mais le post ne s’est pas affiché, peut-être du fait des images et des liens inclus. Je vais essayer à nouveau en mode texte uniquement. Désolé
    J.

    • Daniel Le Breton dit :

      S’il y a plusieurs liens dans votre commentaire, il doit nécessairement être validé par le modérateur de service qui n’est pas toujours en faction devant son ordinateur. Je viens donc de valider le dernier et ai mis le doublon à la corbeille. Il s’affiche plus haut dans la liste maintenant.

  70. Ga dit :

    @Guillaume
    Le pari du Royaume Uni était osé mais NicoM a partagé précédemment un article intéressant qui expliquait bien le raisonnement anglais. (Nb : avant l’été leur population à risque était mieux vaccinée que chez nous. Sans mesures de contraintes).

    @NicoM
    Votre raisonnement : « on verra bien si l’hôpital est submergé ou non, on jugera a posteriori » semble un peu théorique, limite virtuel, et déconnecté de la réalité qu’est un service de santé submergé au niveau national. Toute la problématique est que les mesures fortes de freinage en cas d’hôpital submergé ont une répercussion seulement au bout de 4 ou 5 semaines. c’est long. Et au delà des pertes de vie humaines toutes pathologies confondues cela entrainera une nouvelle hémorragie de soignants. Autant dire un service de santé exsangue, ce que chacun réalise à peine, et trop tard.
    Donc j’entends votre raisonnement, entendez l’autre côté et considérez que ce pays est en train de devenir un pays où nul ne pourra être soigné correctement en temps et en heure. C’est déjà le cas dans de nombreuses régions. Et les responsabilités sont multiples. Et peut être reconstruira t on un système privé, un système à l’anglaise, un bricolage quelconque, bref quel que soit le système d’après ça ne se fera pas en claquant des doigts.

    Vous prônez un « ça passe ou ça casse » en quelque sorte. Pourquoi pas. Ça cassera de toute manière au niveau des soignants.
    Votre « pari » semble beaucoup plus risqué à court et moyen terme que celui de BoJo.
    Mais à « casser du soignant », autant y aller à fond. C’est peut être cela votre point de vue.
    Ceci n’est pas un jeu vidéo….;)

    • Chris dit :

      Effectivement comme vous le dite « Ça cassera de toute manière au niveau des soignants. »
      Cadre de santé dans un bloc opératoire, je vous confirme que le futur n’est pas approprié, le présent est pire à vivre tous les jours de l’intérieur que ce que vous pouvez l’imaginer. Il n’y a rien de pire que de dégoûter des gens de faire ce à quoi ils ont été formé et ce qu’ils aiment faire.
      Les prévisions sont de 25% de départ des infirmiers spécialisés au premier semestre. Et zéro CV reçu ces 6 derniers mois. L’hôpital public fait fuir. Nous en parlons tous les jours entre cadres « de proximité ». Il faudra 5 à 10 ans pour reconstruire ce qui a été perdu depuis 2 ans. Et encore, en y mettant des moyens considérables.
      Sinon, je ne sais pas où nous allons.
      A aujourd’hui, les soignants sont en burn-out… Ne soyez pas malade dans les temps à venir.

    • NicoM dit :

      [email protected]

      Il convient de distinguer 2 rôles fondamentalement différents dans une crise sanitaire.

      Ceux qui modélisent les vagues épidémiques et qui peuvent établir des scénarii plus ou moins optimistes.

      Ceux qui doivent préparer les services hospitaliers et qui utilisent les pires prévisions afin de parer à toute éventualité.

      Je ne prône rien ici si ce n’est que je peux jouer au « petit epidémiologiste » qui n’a pas la pression de l’erreur vu que nous sommes ici pour nous faire plaisir entre nous 😊 sans aucun rôle officiel.

      Donc je ne sais pas encore ce que l’omicron donnera sur les services hospitaliers, je suis a priori optimiste mais il faudra attendre encore une bonne semaine pour en être certain à 100%.

      Et évidemment j’espère pour nos amis hospitaliers que ça se passera bien, mais j’ai envie de leur passer un message d’espoir !

  71. @ Lithium,
    Votre raisonnement confond immunité croisée et interférence. Concernant l’interférence, l’image la plus parlante c’est celle d »un arbre qui empêche la pousse d’autre chose à ses pieds. Son support ce sont entre autres les interférons. Sécrétés pour certains par des cellules immunitaires et pour d’autres par n’importe quelle cellule de l’organisme infectée par un virus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Interf%C3%A9ron
    Voici un exemple épidémiologique d’interférence. Regardez la figure 1
    https://www.thelancet.com/journals/lanmic/article/PIIS2666-5247(20)30114-2/fulltext
    Et un exemple d’interférence in vitro regardez la figure 6
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7852233/

    • Lithium dit :

      @ Jacques HM COHEN

      Merci beaucoup pour votre réponse

      Effectivement je parlais d’immunité acquise quand je parlais d’immunité croisées et des autres coronavirus (et des autres vaccins).

      concernant l’immunité innée et le rôle des interférons et d’une inflammation provoquée par un précédent virus pour « préparer » l’organisme et le renforcer contre une nouvelle infection (effet booster sur la réaction innée), je ne nie pas son existence mais il ne semble pas que ça soit suffisant dans la plupart des infections, et pas avec sars-cov-2 (malheureusement).

      1) il faut un virus en amont adéquate, en théorie n’importe quel virus respiratoire à ARN peut convenir
      2) il faut un timing parfait entre les 2 infections et ça c’est plus délicat

      Vos liens sont très intéressants et je vais réviser (un peu) mon jugement sur l’utilité thérapeutique des interférons.

      Je passe sur la page wikipédia, assez bien faite cependant.

      L’article du Lancet :
      Effet d’une primo infection par un rhinovirus sur la prévention d’une seconde infection par Influenza A.
      L’effet en population réelle (fig 1) semble flagrant mais l’opposition de phases ne vaut pas corrélation et encore moins causalité. Il est dommage que l’article n’évoque pas l’hypothèse de la saisonnalité de ces 2 virus : printemps et automne pour rhinovirus et hiver pour la grippe.
      De plus ces graphiques semble plutôt démontrer un effet de la grippe (qui « écrase » le rhinovirus en hiver) sur le rhinovirus que l’inverse. C’est pourtant l’inverse qui est ensuite étudié.
      Il aurait aussi été intéressant d’étudier au préalable la saisonnalité de chaque virus, sans influence de l’autre, pour voir si les courbes étaient différentes. Il parait cependant difficile de « choisir » les virus circulant en population réelle.
      L’étude in vitro qui suit démontre cependant un réel effet protecteur de l’inflammation par rhinovirus, pendant quelques jours, sur l’infection par Influenza (Fig 2)
      Le rôle des interférons est avancé pour expliquer cet effet (Fig 3). L’usage de l’inhibiteur (BX795) de la réponse innée (Fig 4) me semble brillamment enfoncer le clou et les résultats présentés en 4-D sont sans équivoques.
      Très bel article, digne du Lancet.

      L’article de NCBI (preprint) qui s’intéresse à sars-cov-2.
      Sa lecture est plus laborieuse, c’est dense et ça part un peu dans tous les sens (pas facile de présenter une telle somme de travail en quelques pages).
      Étude des protéines surreprésentées chez les malades covid (population réelle) ; choix de CXCL10 pour les tests in vitro. Ils balaient un peu facilement la différence de moyenne d’age (16 ans !) entre leurs 2 groupes.
      Les données et graphiques sont d’ailleurs relégués en annexes (fig S2C).
      Je n’apprécie pas trop de cacher ce qui dérange… mais a priori l’age n’influence pas l’expression de CXCL10.
      On passe ensuite au test in vitro (comme pour l’article du Lancet).
      Là encore un effet protecteur d’une primo-infection, 3 jours auparavant par un rhinovirus, est démontré (fig 5).
      Confirmation avec usage du même inhibiteur BX795 (fig 6).
      Effet de l’inhibiteur sur le développement de sars-cov-2 sans primo infection par rhinovirus (fig 7) : confirmation que bloquer la réponse innée n’est pas vraiment une bonne idée. On s’en doutait mais c’est toujours mieux de le démontrer.
      Il aurait pu être intéressant de comparer les résultats des fig 6 et 7.
      Article un peu plus « brouillon » que celui du Lancet mais finalement très similaire, dans la méthodologie et la conclusion.

      N’étant pas un professionnel du secteur médical, je ne suis la médecine qu’à travers mes lectures d’amateur plus ou moins éclairé, uniquement par passion pour la biologie et les sciences en général, mais mon domaine de prédilection est un peu éloigné (chimie organique et biochimie).
      J’en étais resté à des lectures sur les nombreux échecs de traitements à base d’interférons, pas tous inefficaces mais aux effets assez modestes, voir parfois délétères.
      Après la lecture de ces 2 articles, j’en déduis qu’il reste encore de l’espoir de voir des traitements utiliser cette approche, même si je vois 2 limites, déjà connues :
      – les études ne concernent des effets uniquement 3 jours après primo-infection. Il serait intéressant de voir comme évolue l’effet dans le temps, En très rapide déclin je suppose.
      – ce n’est pas une nouveauté mais ces études confirment que si les interférons peuvent avoir une utilité c’est très tôt après l’infection, voir idéalement juste avant ! D’un point de vue thérapeutique c’est assez difficile à utiliser.

      En tout cas merci beaucoup de m’avoir fait découvrir ces 2 articles très intéressants.
      Je vais essayer d’être enrhumé tous les 3 jours pour faire barrière au sars-cov-2 😉

  72. Sébastien MEDARD dit :

    Bonsoir,

    Je suis toujours aussi agréablement surpris par votre blog et par la qualité des échanges en commentaires, que l’on soit d’accord ou pas les uns/unes avec les autres d’ailleurs. Ca change de pas mal de choses que l’on peut voir ailleurs…

    Je me posais la question au sujet de trois quatre indicateurs qui me paraissent assez importants et qui pourraient être plus pertinents que ceux que l’on nous sert depuis plusieurs mois déjà, à savoir :
    – Le taux hebdomadaire de nouvelles admissions à l’hôpital de patients COVID-19 par classe d’âge
    – Le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en soins critiques de patients COVID-19 par classe d’âge
    – Le taux d’admissions en soins critiques de patients COVID-19 non vaccinés pour 100 000 personnes non vaccinées
    – Le taux d’admissions en soins critiques de patiences COVID-19 vaccinés pour 100 000 personnes vaccinées.

    En effet, le taux d’incidence *seul* ne veut plus dire grand chose depuis un moment déjà et supposant que les variants du virus s’atténuent dans le temps (hypothèse optimiste), on pourrait commencer à penser à l’après, pour « décranter » progressivement les mesures avec des indicateurs plus « opérationnels ».

    Qu’en pensez-vous ?

    • NicoM dit :

      @Sebastien Medard

      J’en pense que vous avez 100% raison. Si un virus n’envoie quasiment plus personne à l’hôpital (parce qu’il s’est atténué tout seul et/ou parce que nous avons développé une meilleure immunité à force d’avoir été contaminés et/ou vaccinés) on se moque pas mal qu’il y ait 1000, 10 000 ou 100 000 cas…

      On attrape tous 1 à 2 rhinites par an, il doit donc y avoir un taux d’incidence des rhinites fabuleux, que je sache on ne parle pas de confinement ou de pass pour lutter contre cette épidémie galopante… Enfin on va finir par y arriver au train ou va le monde…

  73. jsp dit :

    Mardi 21 décembre 2021, 18 des 20 patients du service de réanimation de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon sont des malades du Covid.

    Aucune femme enceinte n’avait été hospitalisée dans le service de réanimation de l’hôpital de la Croix-Rousse en 2020 lors des épidémies dues au variant Alpha. En 2021, elles ont été 23, contaminées par le variant Delta, à être prises en charge dans ce service.
    En comparaison, avant la Covid, il y avait environ une femme enceinte par an hospitalisée dans ce service au moment de la grippe.

    • Pierre dit :

      Très intéressant.

      Et habituellement (hors Covid), il y a combien de lits vides ?
      Et quelles sont les principales pathologies et leur pourcentage approximatif habituel ?
      Donc en gros quels malades ne sont plus « soignables » à cause d’un seul virus?

    • Ga dit :

      @Tom
      Ah, une nouvelle « fin de partie » !
      Ça nous manquait… 😉
      Attendons… On voudrait tous que Omicron soit un « bouquet final » spectaculaire mais inoffensif.

    • Lithium dit :

      ça pour une bonne nouvelle c’est une bonne nouvelle !

      Dommage que l’article de La Depeche cite Martin Blachier, ça décrédibilise un peu le contenu…

      Pour l’étude complète :
      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.21.21268116v1.full.pdf

      Quelques biais cependant :
      – le variant Omicron est supposé (il n’y a pas de séquençage systématique, juste un criblage) mais ça me semble une approximation très acceptable. (biais évoqué p11 et le graphique en p15 montre bien que les pics de Delta et d’Omicron sont nettement séparés, pas comme en Europe.),
      – échantillons peu nombreux pour éliminer les biais possibles (age, primo-infection, …)
      – présentation des résultats ambiguë : les tables p16 et suivantes ne détaillent pas chaque catégorie pour chaque variant, juste les 2 variants au début, ensuite les chiffres par catégorie (age, …) ne distinguent pas les variants. Présentation étrange ou un truc m’échappe ?
      Avec les chiffres présentés il ne me semble pas possible de reconstituer leurs calculs.
      Les données brutes sont disponibles sur demande aux auteurs, pas en libre accès.

      Il faudrait maintenant aller plus loin (scientifiquement, ou plus proche géographiquement) pour savoir pourquoi Omicron apparaît moins dangereux en Afrique du Sud et si c’est transposable ailleurs.
      Si par exemple ce sont des primo infections au premier variant local sud-africain (variant Beta) qui les protège (hypothèse peu plausible) ça ne nous aidera pas, le variant Beta n’ayant que très peu circulé en Europe.
      Attendons des confirmations par des études sur des populations plus similaires, Angleterre ou Danemark, qui ne devraient pas tarder, mais ce pre-print provenant d’Afrique du Sud donne de l’espoir !

  74. Lithium dit :

    Oups autre biais énorme que je n’avais pas vu.
    Je cherche un effet de la vaccination sur Omicron et je vois :
    (n/N : nb de cas graves / nb cas positifs) page 19
    non vaccinés : 13 / 42
    vaccinés : 4 / 9
    inconnus : 70 / 266

    page 21 :
    non vaccinés : 141 / 207
    vaccinés : 21 / 38
    inconnus : 391 / 792

    Bref le statut vaccinal est largement ignoré : ça laisse une énorme incertitude sur les résultats 🙁

    Autre biais ou au moins insuffisance: l’étude concerne uniquement les cas positifs, pas la population globale.
    Il serait bon de préciser le nombre de tests effectués et le taux de positivité.

    Et sinon pour tempérer un peu l’enthousiasme (désolé) : cette étude concerne les cas graves chez les personnes testées positives. S’il y a 5 fois moins de cas graves mais 5 fois plus de personnes contaminées : statu quo !

    • NicoM dit :

      @lithium

      Vous illustrez parfaitement ce que j’ai dit plus haut.

      Si cette étude concluait que l’omicron était 5 fois plus dangereux que le delta, vous ne seriez pas en train de débusquer tous les biais possibles et imaginables…

      Regardez la courbe de mortalité Sud Africaine, elle a a peine frémit !

      Même les Anglais commencent à pondre des études rassurantes. Tout va bien !

      • Jean-Loup dit :

        Bien sûr qu’il y a doute permanent, et l’on n’achète pas le temps lorsqu’il faut démontrer quelque chose, dans un sens ou dans l’autre.
        https://www.lci.fr/sante/baisse-des-cas-graves-est-ce-parce-que-le-variant-delta-est-moins-dangereux-2194760.html

        Déclaration de l’OMS le 26 novembre concernant Omicron :
         » Transmissibilité : On ne sait pas encore clairement si Omicron est plus transmissible (p. ex., passe plus facilement d’une personne à l’autre) que d’autres variants, notamment Delta. Le nombre de personnes dont le test revient positif a augmenté dans les régions d’Afrique du Sud touchées par ce variant, mais des études épidémiologiques sont en cours pour comprendre si cela est dû à Omicron ou à d’autres facteurs.

        Gravité de la maladie : On ne sait pas encore clairement si l’infection par le variant Omicron provoque une maladie plus grave qu’une infection par d’autres variants, notamment Delta. Les premières informations disponibles laissent entendre que les taux d’hospitalisation augmentent en Afrique du Sud, mais cela peut être dû à l’augmentation du nombre total de personnes infectées, plutôt qu’aux conséquences d’une infection spécifique au variant Omicron. Il n’existe actuellement aucune information suggérant que les symptômes associés à Omicron sont différents de ceux d’autres variants. Les infections signalées dans un premier temps concernaient des étudiants universitaires – des personnes plus jeunes chez qui la maladie est généralement plus bénigne – mais il faudra plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour comprendre le degré de gravité imputable au variant Omicron. Tous les variants du virus responsable de la COVID-19, y compris le variant Delta qui est majoritaire dans le monde entier, peuvent entraîner des formes graves de la maladie ou la mort, en particulier pour les personnes les plus vulnérables, et la prévention est donc toujours essentielle.

        Efficacité d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2
        Les premiers éléments de preuve donnent à penser qu’il pourrait y avoir un risque accru de réinfection par Omicron (c’est-à-dire que les personnes qui ont déjà eu la COVID-19 pourraient être réinfectées plus facilement avec Omicron), par rapport à d’autres variants préoccupants, mais les informations disponibles sont limitées. De nouvelles informations à ce sujet viendront dans les jours et les semaines à venir. « 

      • Lithium dit :

        @ NicoM

        « Si cette étude concluait que l’omicron était 5 fois plus dangereux que le delta, vous ne seriez pas en train de débusquer tous les biais possibles et imaginables… »

        si si aussi 😉
        Quand on a un esprit critique, on le garde !

        Je confirme qu’il est bien trop tôt pour crier victoire même si les nouvelles sont encourageantes.

        Cependant si des études, même non validées, avait indiqué un risque 5 fois supérieures, le principe de précaution aurait pu conduire à prendre de nouvelles mesures, sans attendre de certitudes.
        La réciproque me semble moins pertinente : vouloir relâcher les gestes barrières en plein pic, même si l’avenir va peut être s’améliorer, ne me semble pas raisonnable à ce stade des connaissances sur Omicron.
        A minima ça justifie de ne pas prendre de nouvelles mesures.

    • marion dit :

      pour l’instant, on est loin de 5 X de cas positifs comparé au delta même si c’est ce que les gouvernants cherchent à faire passer comme message et j’en ai un peu assez des gens qui « vomissent » sur tel ou tel alors qu’ils n’ont probablement pas le quart des compétences des personnes interrogées. L’étude sud africaine n’ a pas plus de biais que celles de pasteur ou de l’inserm utilisées par le GVT pour prendre des décisions ne servant à pas grand chose, de plus on pourrait aussi écouter les médecins qui ont vu ces mêmes patients sud africains et qui ont constatés « en vrai » que les cas omicron faisaient des formes légères aussi bien chez les jeunes que chez les plus agés. Si vous voulez des sources, la médecin qui a pour la première fois constaté l’apparition de ce variant en a longuement fait écho dans un journal local

    • marion dit :

      des études anglaises semblent confirmer les dires de blachier et les amplifies. En fait Blachier n’est peut être pas aussi ignorant que ce que vous semblez lui avoir infligé comme sanction. Vous feriez un excellent ministre de la santé actuel.

      • NicoM dit :

        @Marion

        Le cas « Blachier » est très intéressant à étudier.

        Au départ il annonçait souvent de mauvaises nouvelles, il était la star des médias, et les complotistes le détestaient.

        Puis il s’est mis à mettre en cause la stratégie officielle. Et la les médias l’ont beaucoup moins invité, l’Express et le Monde, de mémoire, lui ont consacré des articles au vitriol…

        A titre personnel, il me semble que ses prévisions se sont très souvent avérées justes. Il a peut être commis des erreurs mais qui n’en n’a pas commise ? Bizarrement on relève toujours les erreurs des uns et pas des autres…

      • ffrancis dit :

        @marion
        Il n’est pas sur que Martin Blachier ait tort, je ne suis pas épidémiologiste. Par contre sa façon de faire du buzz en annonçant une contre-vérité (et une façon de présenter un calcul qui lui ferait prendre un zéro par un prof de lycée) lui nuit grandement.
        Pas besoin de faire des ratios entre groupes disparates ( et paf pour le paradoxe de Simpson) pour montrer du doigt les limites d’un système où l’on annonce que la vaccination des plus jeunes comme mesure alors que la vague est déjà là et que plus de 2 millions de personnes à risque ne sont toujours pas vaccinées.
        J’ajoute que je ne suis pas contre la vaccination des plus jeunes lorsqu’ils sont à risque, bien au contraire.

  75. Pro-pro dit :

    Je réagis à ce que je prends comme un appel au secours, une urgence à venir

    # GA, #Chris : https://covidtracker.fr/coup-de-vent-ou-tempete/#comment-4371

    Cette stratégie du « ca passe ou cela casse ». Ici on ne peut que l’ constater, la réprouver ou l’approuver, mais c’est seul le GVT qui l’a choisie.

    Partout ( journaux, radios, télé, réseaux socios, …), depuis des jours, des semaines, des mois, on parle d’indicateurs, de vagues de contamination, de Delta, d’Omicron, de vaccinés et non-vaccinés, de vaccination des enfants, de Pass sanitaire à étendre à toutes les professions, de mettre en place la vaccination obligatoire( pass vaccinal), et ca fait s’agiter toute le monde ( les médias, les familles, ce blog, les courbes de gauss, …)
    Mais pendant ce temps là on ne parle pas de ce que les gouvernements ont fait à notre système de santé, le dernier en tête de liste. Il nous l’a affaiblie avant la crise et est en train de nous l’achever avec cette crise.
    Ca va faire deux ans qu’on se traine ce CO19 et dites moi quelles sont les mesures mises en place par ce GVT pour motiver les soignants ( faire en sorte de garder ceux qui sont en place et attirer les nouveaux). Perso, je n’ai rien vu. Je n’ai jamais entendu un journaliste ou un consultant remettre ce sujet sur la table.
    Elle est où la courbe de suivi de la remise en capacité de l’hôpital ? et celles du nombre de malades par soignants, ou du nombre de soignants par habitant. Je serai très surpris qu’un jour on les trouve sur les outils de propagandes que sont ceux des sites du GVT et que les médias se délectent à relayer pour faire de l’audience.

    Si en mai 2020, on avait mis en place un vrai plan pour reconstruire l’hôpital, on parlerait sans doute beaucoup moins du seul problème qui emmerde (électoralement parlant) encore ce gouvernement : non pas les morts car eux ne parlent plus , mais bien de la saturation des services hospitaliers. Sans bons boucs émissaires, c’est eux qui sont à considérer comme responsable. Malheureusement pour eux, le contre-feu des « non-vaccinés » responsables tous les maux est en train de s’éteindre et ils ne tarderont pas à être remis face à leurs responsabilités et jugés en place publique au printemps.

    En mars 2020, on avait encore un peu de soignants très volontaires mais pas assez de respirateurs, ensuite on a presque failli manquer d’O2 et maintenant on a des respirateurs, de l’O2 mais plus de soignants car ce GVT n’a pas voulu se donner la peine d’en prendre soin. Il s’est contenté de se couvrir en faisant porter la seule faute aux non-vaccinés.
    Aujourd’hui certain tombe encore dans le panneau du leurre non-vaccinés et ne voit pas qu’à l’heure actuelle le problème est que la capacité des services de soins hospitaliers est inférieure à ce qu’elle était en mars 2020 alors qu’à l’époque on était déjà dans une situation critique.
    La vague du Delta, on aurait du la prendre rudement mais sereinement, là elle risque de tout raser sur son passage alors qu’elle est plus petite que celles d’avril 2020, oct-nov 2020 et printemps 2021, tout cela parce que le GVT a refusé de confiner. Il avait cette possibilité. Il ne l’a pas saisie. Le GVT est criminel, il va tuer notre Système de Santé.
    Pour rappel en oct-nov 2020, on n’avait pas de vaccins et pourtant on n’a mieux réussi à contenir le nombre de personnes hospitalisées que lors de la vague d’avril 2020.
    Un an après, à la même période saisonnière avec pourtant une corde supplémentaire ( et pas des moindre) à notre arc : la vaccination de 77 % de la population, et bien on parle de gros risques de saturation. Chercher l’erreur. Le vaccin est clairement efficace contre le variant D, c’est donc que les décisions gouvernementale sont complètement foireuses voire « criminelles » pour l’hôpital : ou sont passés les couvre-feu et autorisations de déplacement, le confinement, les écoles fermées ( une ou deux semaines avant les vacances de noël). Si depuis début décembre le gvt avait agit, les soignants n’aurait pas eu à devoir subir une surcharge sur fin décembre-début janvier. Et qu’on ne me dise pas : « je suis vaccinés alors je ne veux pas être recontraint dans mes sorties/déplacement » car le plus important à l’heure actuelle sur les semaines à venir, c’est de préserver nos soignants. Peu importe ce qu’il nous en coutera…peu importe les responsables ( non-vaccinés, GVT, extra-terrestres..).

    • NicoM dit :

      @pro pro

      Vous évoquez le démantèlement de l’hôpital, j’ajouterais avec malice qu’il en sera de même avec la police.

      En effet, grâce au pass social plus besoin de faire contrôler les citoyens par des policiers, les restaurateurs s’en chargent gratuitement.

      C’est pas magique comme système ?

      • NicoM dit :

        Je complète ma réponse. Olivier Veran a déclaré « Empêcher les gens d’aller dans des bars, des restaurants, des lieux qui reçoivent du public s’ils ne sont pas vaccinés, c’est plus efficace que leur mettre une amende de 100 euros quand on les attrape dans la rue. »

        Remplacez « s’ils ne sont pas vaccinés » par ce que vous vouleź vous verrez ça marche très bien. Par exemple « s’ils n’ont pas payé leurs amendes ». « S’ils sont en retard pour leurs impôts » Etc.

        Notez que la vaccination n’étant pas obligatoire, on verbalise ou en l’ocurrence on puni des gens qui n’ont violé aucune loi.

        Enfin les loisirs sont cités dans la constitution dans le même article que la santé donc si le conseil constitutionnel sort enfin de sa torpeur il dira qu’empêcher des gens d’accéder aux loisirs est inconstitutionnel…

        Oui je sais je rêve…

  76. Daniel Le Breton dit :

    Quand on passe en revue les données hospitalières du Royaume Uni avec des gaussiennes on confirme le fait que tous les chiffres ramenés aux cas répertoriés sont plus faibles que pour le delta. Comme il s’agit de ratios c’est entaché d’une forte incertitude à cause du dénominateur. Cependant cela peut cacher une réalité locale tout autre. A l’échelle d’un pays les chiffres sont dilués par le fait que la vague ne passe pas au même moment partout et que localement l’encombrement des hôpitaux peut être élevé. Pour le concevoir il suffit de caricaturer la situation en imaginant que tous les cas observés sont localisés dans une région particulière et pas sur tout le pays. Dans l’ensemble les profils s’aplatissent et il reste à souhaiter que cela dure pour confirmer ce genre d’analyse. Il faut prendre en compte le niveau de doses de rappel en UK (30 millions de doses). Ils sont passés par 20 millions une vingtaine de jours avant leur pic de cas répertoriés attendu pour Noël, pour nous cela s’annonce un peu court car on a passé la barre des 20 millions 15 jours avant le pic attendu début janvier. Pour rattraper la situation des britanniques il faudrait encore 1 million de doses de rappel par jour jusque là. Alors on pourra espérer suivre leur tendance pour la situation hospitalière.

    En examinant le cas de Paris on constate que le pic est probablement passé ces derniers jours avec 50% de cas en plus par rapport au pic delta, seulement si j’ose dire car au niveau des pays on se situera entre 2 et 3 fois plus pour UK, Danemark et France. Espérons qu’il n’y aura pas d’autre pic à court terme. Le retard de rendu des chiffres (3 jours) empêche de voir la situation à l’instant t. La situation hospitalière qui est suivie sans retard est plus difficile à apprécier mais en première approximation on s’attend à une sévérité relative un peu plus grande pour omicron, ce qui nécessite confirmation par les chiffres à venir, et on ne connait pas le taux de couverture de la dose de rappel à Paris, ce qui a son importance dans le débat. Le phasage des vagues est défavorable et conduirait à une augmentation sensible des besoins en lits de soins critiques sans atteindre la limite locale (environ 300 selon les données récupérées). Ca reste préliminaire en attendant l’accumulation des données et on croise les doigts pour que ça évolue dans le bon sens.

    • NicoM dit :

      @DLB

      Les hôpitaux se moquent éperdument du nombre de jeunes ayant reçu la 3eme dose. Ils n’iront qu’exceptionnellement a l’hôpital.

      Ce qui compte c’est le nombre de personnes âgées ayant reçu leur 3eme dose !

      Ou en est la France vs UK sur le 3eme dose des plus de 60 ans ? C’est uniquement cela qui compte.

      Le nombre brut de vaccination ne compte pas si ce n’est à faire mousser nos dirigeants…

      Par ailleurs j’ai vu passer un tweet de Guillaume Rozier diffusé sur covidtracker citant une étude Britannique disant que l’omicron envoyait moins les non vaccinés à l’hopital, semblant démontrer une dangerosité intrinsèque inférieure de l’omicron.

      Enfin, les bonnes nouvelles s’accumulent, existe-t-il une seule étude prouvant une dangerosité égale ou supérieure au delta ? Un seul pays ou les indicateurs hospitaliers s’envolent ?

    • marion dit :

      les données sud africaine montraient des choses similaires avec un taux de vaccination différents, je pense qu’il va falloir simplement se dire , ce variant est beaucoup moins pathogènes et qu’il y ait 100 000 ou 200 000 cas jour ne changera peut être rien en terme d’hospitalisation. En gros c’est un gros rhume et puis c’est tout

  77. éponine dit :

    Bonjour,
    Je vous suggère à tous l’émission du 3 décembre 2021 à écouter sur France Culture, sur l’hôpital public (Le temps du débat, d’Emmanuel Laurentin : wéwéwé. franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/les-termes-du-debat-14-44-hopital-public). Plein d’autres raisons ont été avancées au sujet de la crise de l’hôpital et du personnel de soins, pas seulement résumée à la fermeture des lits et au départ des soignants.

    Le mantra depuis presque deux ans, c’est « l’hôpital va craquer », peu importe les taux d’occupation.

    Ici en Belgique, la énième vague de covid s’est soldée par une occupation divisée par 2 comparé à l’hiver dernier, que ce soit en hospi générale ou en soins intensifs, et un nombre de décès divisé par 5, et la rapidité du reflux est impressionnante. Pour autant, le Codeco (comité de concertation pour la gestion de la crise sanitaire) vient hier de décréter la fermeture des cinémas, théâtres, salles de fitness…, pour une durée non précisée.
    C’est quoi l’objectif ? Zéro patients ? Zéro morts ? Des hôpitaux vides ? (à ce sujet, leurs finances sont toutes dans le rouge tellement la baisse de fréquentation a été massive l’année dernière)

    Par ailleurs, quelqu’un a-t-il une piste sur la reconversion des soignants qui quittent la profession ?
    Parce que, après les départs massifs dans le secteur des cafés/restaurants, ça commence à faire un max de gens à recaser…

    • marion dit :

      on est dans une société hygiéniste où la maladie est interdite et si cela arrive, la médecine demande encore plus de moyens. Dans mon domaine, l’éducation, on rencontre la même chose, réduction totale des risques pour les enfants.Quand ils tombent sur les genoux dans les espaces extérieurs et bien pas un bobo alors que je me remémore mes chutes qui me laissaient de belles traces sur les genoux m’obligeant à faire bien plus attention. Vous avez raison, la situation hospitalière liée à ce virus est sans conteste différente de l’an dernier mais on trouvera toujours des gens d’où qu’ils viennent pour le contester jusqu’à nous enfermer pour prendre plus de place qu’ils n’en méritent

      • NicoM dit :

        @Marion

        J’avais lu une analyse disant que la fin de l’épidémie serait un choix politico-social et non pas médical parce que du point de vue médical il y aura toujours des cas, des hospitalisations, des réanimations et des décès et que de ce fait on pourra toujours justifier des mesures de restrictions, pour l’éternité…

        Quel dirigeant aura le courage de dire « les indicateurs hospitaliers sont descendus à un niveau suffisamment bas pour nous permettre de lever toutes les mesures ». J’ai bien peur que ces dirigeants se trouvent en Europe du Nord et non en France…

        • Bernard dit :

          Une 1/2 bonne nouvelle concernant omicron et les complotistes reprennent leur manipulation politique.

          Pensez-vous sérieusement que les instances internationales, la France, la Belgique… se réjouissent du ralentissement économique causé par les restrictions, qu’il y a un intérêt supérieur à « enfermer » ?

          Bien entendu que la santé est sous-dotée depuis des décennies mais les citoyens savent pour qui et quoi ils votent, en tant qu’adultes responsables. On ne résout pas un pandémie par le nombre de lits, à moins de vouloir pouvoir y caser tout le monde. Est-ce censé de désirer 100 000 lits de réa pour continuer de faire la fête de manière insouciante durant 5 ans, tout en contestant collectivement l’impôt les 50 ans avant et après la crise ?

          Nous sommes tous avides de stades de foot, de patinoires, de piscines, de plages en centre-ville, etc. Il faut assumer le dévoiement des dépenses publiques. La peur excessive du risque est une tare, mais la puérilité aussi.

          • Kiki dit :

            Oui deux sujets de réflexion
            -La dérive budgétaire amenant à une croissance déraisonnable de la dette de la France lors de cette crise sans le moindre investissement utile pour l’avenir de la santé
            -La situation financière internationale et un risque d’effondrement global pour très bientôt qu’on aura plus de mal à stopper qu’en 2008

          • Marine dit :

            « Est-ce censé de désirer 100 000 lits de réa pour continuer de faire la fête de manière insouciante durant 5 ans? »

            Vous reprenez l’argument du gouvernement, qui pose problème car il exagère la revendication initiale: non personne ne souhaite avoir 100 000 personnes en réa, mais la capacité actuelle est vraiment ridicule, même sans pandémie. Cela conduit à devoir faire des choix politiques et économiques drastiques car la moindre vague de covid (ou de grippe, ou de bronchiolite) sature les hôpitaux. Il n’y a pas que deux alternatives comme vous le sous-entendez, entre « une population en bonne santé » et « des matchs de foot ». Il y a beaucoup plus de variables, et un « hôpital public solide » fait partie de la réponse mais est activement sapé par le gouvernement (celui-ci et les précédents, mais celui-ci a eu deux ans pour en voir les conséquences désastreuses et ne semble pas rectifier le tir, on est en droit de se demander pourquoi, ou de s’en inquiéter, sans être complotiste)

      • Bernard dit :

        @marion

        Ce n’est pas une société hygiéniste que vous décrivez, mais la chosification des individus par d’autres.

  78. Marine dit :

    Entièrement d’accord avec ce qui se dit ici sur la cassé du système hospitalier public, la nécessité de vacciner les plus âgés et le tour de passe-passe consistant à dire « c’est la faute des non-vaccinés (je n’en rajoute pas tout est bien décrit au-dessus).

    Une étude (en laboratoire) intéressante venant d’Angleterre (et assez clairement décrite je trouve pour une fois) concernant l’évasion immunitaire d’Omicron ainsi que sa dangerosité probablement moindre (reste à savoir si ça peut compenser la contagiosité plus forte au niveau des hospitalisations).

    https://www.cam.ac.uk/research/news/omicron-may-be-significantly-better-at-evading-vaccine-induced-immunity-but-less-likely-to-cause

  79. Piotr dit :

    Bonjour à tous,

    Les données en provenance d’Afrique du Sud sont disponibles sur cette page : https://unsupervised.online/static/covid-19/estimating_r_za.html

    Elles évoluent assez vite mais pour l’instant :
    -le taux d’hospitalisation (nombre d’hospitalisations sur nombre de cas) est deux fois plus faible que lors de la vague précédente ;
    -le taux de mortalité (nombre de décès sur nombre de cas) est dix fois plus faible.

    Ces taux risquent de remonter. Mais la courbe des hospitalisations et la courbe des décès se rapprochent de leur pic, ce qui laisse espérer que les ordres de grandeur ne changeront pas trop.

    Au Danemark, on est à 570 hospitalisés (je ne trouve toujours pas les hospitalisations). Le chiffre est relativement stable depuis 3-4 jours, mais il est possible que les données varient brutalement.

    Au Royaume-Uni, on est à un peu moins de 900 hospitalisations par jour, en augmentation de 2% sur une semaine. Le nombre de cas a augmenté de 60% en une semaine.

    • marion dit :

      vous allez voir apparaitre des « oui mais » car je viens de voir que les décès avaient augmenter en afsud même si l’on peut supposer que c’est une remontée tardive des données mais…

  80. Ga dit :

    Courir derrière Omicron avec tester/isoler me semble perdu d’avance s’il est bcp plus contagieux, qu’en pensez vous ?
    … dernière consigne, avec Omicron les cas contacts vaccinés sont « isolés » aussi… ce qui est logique dans l’absolu et même pour delta. Mais si la contagiosité est aussi forte qu’on le pressent, ça va faire du monde à la maison dans les prochaines semaines, et en période de fêtes être à la maison c’est souvent avoir plus de contacts qu’au boulot. Or pour nombre de gens s’isoler c’est juste ne pas aller travailler.(souvent par impossibilité matérielle de s’isoler vraiment du reste du foyer). Cette stratégie n’a jamais été menée avec rigueur mais là avec Omicron on va voir combien de temps vont « tenir » les brigades de la CPAM avant de crier grâce…si ce n’est pas annulé avant faute de bras dans certains secteurs.

    • marion dit :

      le conseil scientifique après avoir demandé un tour de vis semble s’en être rendu compte et propose….en fait rien car ils ont tellement crié au loup que la ménagerie est vide

  81. Jean-Loup dit :

    Cette publication du Conseil scientifique était intéressante puisqu’elle analysait les conditions et modalités de sortie des mesures contraignantes, ou leur restriction à certains lieux ou populations cibles.

    https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_5_octobre_2021.pdf

      • marion dit :

        on se rend compte qu’une fois encore, ils supputent mais ils sont encore à coté de la plaque. Ils prédisent mais sans nuancer véritablement. Selon eux, l’hopital va forcément être en énorme tension cet hiver du fait de la covid sauf que cela pourrait être le cas mais pas necessairement du fait de ce virus

        • Anti-anti dit :

          @ Marion

          Vous par contre vous ne supputez pas vous affirmez et pérorez, sans sources ni données puisque les chiffres officiels sont forcément mensongers à vos yeux. C’est effectivement plus facile de tenir de tels propos…
          L’hôpital public est DEJA sous tension !
          Il l’est de façon quasi continue depuis mars 2020.

          https://www.europe1.fr/sante/covid-19-quelle-est-la-situation-dans-les-hopitaux-4080173

          Mais continuez à parler de petit rhume, qui a fait plus de 120 000 morts en France, probablement encore un chiffre fictif du grand complot gouvernemental ?

          • marion dit :

            c’est vrai que vous n’affirmez rien du tout, l’hopital est sous tension depuis 20 au moins alors vous vous êtes peut être réveillez en mars 2020 et si cela vous chante, vous pouvez prendre une bonne soupe et allez vous reposez. De plus quand vous saurez décrire un écrit, je parlais du variant Omicron qui pourrait être considéré aux yeux et au nez de beaucoup comme un rhume. Pour info, si on y regarde de plus près ce n’est pas la covid qui peut poser problème cette fois ci mais un retour à la « normale » pour les hospitaliers. Mais au regard de vos interventions, vous êtes le castrateur de services en cherchant à écraser l’autre, ex avec la morale faites à OL mais je pourrais également répondre qu’il est également possible d’ouvrir un livre et d’écrire ses mémoires plutot que d’en polluer celle de l’autre. Vous réclamez des sources mais sortir europe 1 comme reférence , c’est pas mal…

  82. Piotr dit :

    Plusieurs études au Royaume Uni indiquent un taux d’hospitalisation plus faible pour omicron :
    https://www.theguardian.com/world/2021/dec/23/hospital-admission-risk-up-to-70-less-with-omicron-than-delta-ukhsa-finds

    L’Agence de sécurité sanitaire britannique a trouvé une réduction de 50% à 70% dans les taux d’hospitalisation entre delta et omicron, à peu près en phase avec des études publiées par l’Université d’Édimbourg et d’Imperial College. On pourrait donc bien être sur un facteur 1/2 ou 1/3, ce qui serait assez conforme avec ce qui a été observé en Afrique du Sud.

    • Daniel Le Breton dit :

      Pour la petite histoire je trouve -75% en entrée hospitalière comme en lits avec assistance respiratoire, et dans l’état actuel des choses (vaccination en hausse) -50% en séjour hospitalier (avec recouvrement de vague).

  83. Fred dit :

    On parle beaucoup de la casse du système hospitalier publique, mais, le privé, il fait quoi ?

    • Ché dit :

      Il fait du fric. C’est son but non ?
      Si les malades covid rapportaient plus, ils s’en occuperaient.

      et bientôt la fin de l’isolement des cas contacts, nécessité fait loi !
      Le MEDEF aux manettes depuis le début : pas de fermetures des écoles (considérées comme des garderies) malgré une incidence record, et maintenant on va laisser courir le virus dans les entreprises après nous avoir rabattu les oreilles avec la stratégie « tester-tracer-isoler » qui en fait s’arrête à « tester » sans autre conséquence.

      Le « conseil scientifique » continue de se décrédibiliser.

      https://www.huffingtonpost.fr/entry/omicron-conseil-scientifique-desorganisation-de-la-societe_fr_61c47e9ce4b0d637ae8b1c9e

      • NicoM dit :

        @Ché

        Les écoles ne sont pas « une garderie » mais préparent les citoyens du futur.

        JAMAIS un pays ne devrait sacrifier les enfants pour protéger les retraités. JAMAIS. Sous aucun prétexte.

        C’est l’un des rare aspect de cette crise ou le gouvernement n’a pas cédé à la panique et est resté rationnel.

      • Tom dit :

        @ché,
        c’est déjà le cas , en tout cas pour l’isolement des personnes cas contact enseignant au sein de l’éducation nationale.
        une amie à moi est cas contact d’une personne vivant sous le même toit.
        Pourtant elle a eu comme ordre de ne pas s’isoler, et d’assurer l’enseignement à ses élèves…

  84. M L dit :

    Pour l’incidence hospitalière réelle de la flambée des contaminations, sur données françaises en tout cas , il va falloir attendre un petit peu puisque ce sont des tranches d’âges jeunes, qui normalement finissent peu à l’hopital, qui sont actuellement d’abord touchées. Cf. Les R (sur la base des positifs) et TI par âges :
    https://i.imgur.com/Qc6dXRz.png
    https://i.imgur.com/damohwh.png
    Source des données : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/r/406c6a23-e283-4300-9484-54e78c8ae675

  85. Ga dit :

    @che
    Désolée de vous contredire mais les structures privées prennent en charge les covid. Pas toutes, parce qu’elles ne sont pas toutes adaptées (des pneumopathies covid dans une clinique chirurgicale ce n’est pas adapté, peu de cliniques ont des services de réanimation) mais elles ont bien contribué à l' »effort de guerre » au cours des vagues précédentes.

    Par ailleurs le conseil scientifique (dont je ne suis pas une inconditionnelle supportrice) essaie de s’adapter à ce nouveau variant. Tester isoler était possible pour delta, pour Omicron on voit bien que ce n’est pas tenable. Les décisions changent au fil de l’épidémie, celle là me semble plutôt réaliste : si on isolait tous les cas contacts cela correspondrait à un quasi confinement « dur ».
    Le pari est de maintenir une « vie » en misant sur la moindre dangerosité de Omicron et donc sur un nombre d’hospitalisations « soutenable ».
    Changer son fusil d’épaule au fil des connaissances me semble indispensable, la situation évolue.( En l’occurence ils auraient pu anticiper un peu.)

  86. NicoM dit :

    Ces journalistes sont trop forts. Ils arrivent à pondre un article anxiogène à partir d’une étude très rassurante : https://www.lefigaro.fr/sciences/omicron-le-risque-d-hospitalisation-reduit-jusqu-a-70-par-rapport-au-variant-delta-20211223

    2 lignes pour les bonnes nouvelles (le résultat de l’étude), tout le reste de l’article pour les mauvaises (Ben oui, ne nous réjouissons surtout pas trop vite…).

    J’adore cette phrase : « Cette analyse, qui va dans le sens de deux études britanniques publiées mercredi, est toutefois «hautement incertaine à cause du faible nombre des malades atteints par Omicron actuellement à l’hôpital, » Ben oui, c’est justement ce que démontre l’étude… MDR

    • Anti-anti dit :

      Les phrases que vous citez ne proviennent pas du journaliste du Figaro mais des auteurs de l’étude, en l’occurrence l’agence de santé britannique, qui reconnait des limites dans son étude et c’est tout à son honneur.
      C’est le principe de la citation : « écriture en italique ».

      Reste que la tendance d’un plus faible nombre d’hospitalisations dues à Omicron semble se confirmer.
      Suffira-t-elle à compenser sa propagation plus rapide ?

      • NicoM dit :

        @anti anti

        Certes mais c’est une phrase bien illustrative des pudeurs de gazelles des scientifiques et du pessimisme des journalistes.

        Il y aurait zéro hospitalisé omicron qu’ils seraient capable d’écrire « on ne peut pas évaluer la dangerosité d’omicron car nous n’avons pas pu étudier de cas… »

        • Jean-Loup dit :

          Concernant le biais pessimiste,

          Les « antivax » ne sont pas les derniers pour contester les effets positifs du vaccin, réclamer plus de temps, de recul, plus d’études, plus de vaccinés à travers le monde afin d’évaluer les effets secondaires sur les autres…

          Les chiffres démontrent pourtant, jusqu’à présent, une tendance nette d’une protection efficace, y compris des très jeunes adultes et adolescents qui sont désormais moins touchés par les formes graves que les enfants.

          Pic des lits occupés/jour lissé sur une semaine.
          S18 2021
          _56___0-9 ans
          100__10-19 ans

          S34 2021
          _75___0-9
          _82__10-19

          S50 2021
          117___0-9
          _66__10-19

          S51 2021 incomplète
          144___0-9
          _78__10-19

          Pour autant, mettre en doute ces chiffres bruts est normal. Il faut évaluer si ce n’est pas le virus qui serait plus agressif chez les enfants, et/ou les conditions sanitaires autour d’eux, et/ou l’influence des conditions de fermeture des classes en constante évolution, et/ou l’usage plus ou moins fréquent de masques usagés/périmés, comparer avec des adultes non vaccinés ayant déjà eu ou pas la Covid, etc.

          Tout le monde veut consolider les données mais aucune prévention n’existe sans affichage des éléments négatifs. On ne met pas un panneau « Attention ! Ligne droite sûre à 150 m ».

          Politiquement, on pourrait tout à fait dire : laissons vivre les Français ! Malheureusement, le retour en arrière est impossible sans dégâts collatéraux si la situation dégénère. Encore une fois, la plupart des pandémies ont duré entre trois et cinq ans. Il faut l’accepter et faire preuve de patience en procédant étape par étape.

          J’entends et lis énormément qu’il faudrait mettre le paquet sur les fragiles — la vaccin obligatoire pour eux sans le dire ouvertement donc —, et laisser définitivement les autres catégories en paix. La question du comment se pose tout autant qu’avec les antivax, dont beaucoup sont par ailleurs âgés. De force avec des hommes en blouse blanche cassant la porte du domicile ? La police ? Exclusion des soins ? (C’est déjà le cas à un certain niveau pour un sénior vacciné qui passera de toute façon après un jeune dans la file d’attente vers un hôpital saturé.)

          La population des actifs déciderait en fait de la mise sous tutelle de tous les comorbides et des plus de 60 ans au nom de la liberté ?

          Tout comme la primauté absolue des jeunes sur les aînés, c’est un sujet civilisationnel, philosophique, plus du tout sanitaire. À mettre en perspective avec d’autres temps où la priorité allait vers le premier né au détriment des cadets.

          Meilleures fêtes possibles à tous !

  87. GM dit :

    Bon. On aurait pu penser avoir une pire situation. Omicron semble effectivement sur les données plus clément. Les chiffres d’hospitalisation semblent se décorréler des chiffres d’incidence (qui ne valent plus rien dire). Il est presque à craindre que la cacophonie anxiogène soit bientôt plus délétère que l’épidémie elle même.

    Profitons de ce beau jour de Noël et j’espère pour vous de vos familles respectives.
    ‘La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.’

  88. Pro-pro dit :

    La lumière brillent peut-être un peu pour les patients mais reste assez pâlotte pour le personnel soignant alors ne vendons pas la peau d’omacron avant de la l’avoir chassé

    Autant je suis optimiste avec ce variant pour le sort des patients, autant je me désole de la situation que vont vivre les aides soignants, IDE et médecins dans les semaines à venir.

    Et n’oublions pas qu’avoir des lits c’est bien, avoir des soignants en nombre suffisant c’est mieux car sans eux les lits ne servent à rien

    Gouverner c’est prévoir ( relever la tête de guidon et regarder loin la sortie du virage). Que notre prochain président s’en inspire pour décider un peu mieux à l’avenir.

    Un simple extrait de cet article qui fait référence à une étude australienne ( Le reste de l’article vaut la peine d’être lu). https://www.rtbf.be/info/societe/detail_augmenter-le-nombre-d-infirmiers-et-infirmiere-sauve-des-vies-et-permet-d-importantes-economies?id=10762435 :
    « …On voudrait vraiment que les pouvoirs publics, avec l’argent qu’ils peuvent donner derrière, voient les soins de santé comme un investissement et pas comme un coût… »

    Quelqu’un est-il en mesure de nous retrouver le ratio nombre de patient / Soignants en France ( avant crise ) ?
    J’ai cherché un peu mais rien de concluant.

    Par contre le nombre de non-vaccinés, je peux vous le donner : on l’a tous les jours à la une des journaux.

  89. Daniel Le Breton dit :

    Pour Michel dont le commentaire est en stand-by: svp synthétisez vos réponses à Marion sans répéter ses propres commentaires, on a du mal à vous suivre tellement c’est long.

  90. Fred dit :

    C’est beau ça bed managers, ça me fait penser à la blague des rameurs…

    La réforme de l’hôpital si j’ai bien compris a amené une tarification à l’acte, l’objectif des grands penseurs étant n’en doutons pas de faire des économies.
    Les hôpitaux avec une ceinture de plus en plus serrés ce sont de leur côté mis à faire des actes pour faire rentrer des tunes là aussi si j’ai bien compris.
    On voit là une belle l’illustration d’un effet pervers. Qu’en est il réellement ? Je crois me souvenir de cette lecture, que 30% des actes ne sont pas nécessairement justifiés ?

    Du coup, je m’interroge sur le coup des ARS dans le budget de la sécu, Et leur rôle aussi et quelques fois leurs pertinence ?
    A ce propos, j’ai une « anecdote » Franchement sucrée.
    Une jeune connaissance proche a terminé assez récemment sa formation d’ostéopathe en Angleterre à Londres dans une école semble t’il très réputée, le genre qui pète sur un diplôme. Il l’avait commencé en France à Saint Étienne, malheureusement pour lui le brexit est entre temps passé par là, il ne peut exercer, dixit l’ARS Auvergne.

    Les étudiants de cette école internationale par ailleurs fort onéreuse peuvent exercer dans leur pays d’origine dans toute l’Europe.
    Ce diplôme qui permet à nombre d’ostéopathes d’exercer en France pour les lauréats avant brexit, n’est aujourd’hui plus reconnu chez nous.
    Pour les conneries, là, on a pas besoin de réforme !

    Je vous l’avais dit que c’était sucré, désolé pour le hors sujet (il s’agit quand même de santé).
    A tous un joyeux Noël malgré tout, soyez prudent, protégez vous et ceux que vous aimez

  91. PhD dit :

    Bonjour à tous,

    Nous n’avions pas beaucoup d’éléments sur le rôle des infections asymptomatiques dans la transmission de l’épidémie.
    Selon une méta analyse chinoise parue le 14 décembre, 40,5 % des personnes dont la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est confirmée ont contracté une infection asymptomatique.
    Ce taux est encore plus élevé parmi les résidents ou le personnel des maisons de retraite, les femmes enceintes et les voyageurs en avion ou en croisière.
    Malgré les nombreuses imperfections de cette méta-analyse rappelées par les auteurs, ce taux élevé d’infections asymptomatiques explique très certainement la manière dont le risque de transmission opère dans les groupes de population.

    https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2787098

    En voici la conclusion (traduction Google)

    « Dans cette revue systématique et méta-analyse, nous avons constaté que le pourcentage combiné d’infections asymptomatiques par le SRAS-CoV-2 parmi la population testée était de 0,25%. Parmi la population confirmée, 40,50 % des individus présentaient des infections asymptomatiques. Le pourcentage élevé d’infections asymptomatiques met en évidence le risque potentiel de transmission d’infections asymptomatiques dans les communautés. Le dépistage de l’infection asymptomatique est requis, en particulier pour les pays et les régions qui ont contrôlé avec succès le SRAS-CoV-2. Les infections asymptomatiques doivent faire l’objet d’une gestion similaire à celle des infections confirmées, y compris l’isolement et la recherche des contacts. »

    Joyeux Noël à tous

  92. Jean-Loup dit :

    Concernant le biais pessimiste,

    Les « antivax » ne sont pas les derniers pour contester les effets positifs du vaccin, réclamer plus de temps, de recul, plus d’études, plus de vaccinés à travers le monde afin d’évaluer les effets secondaires sur les autres…

    Les chiffres démontrent pourtant, jusqu’à présent, une tendance nette d’une protection efficace, y compris des très jeunes adultes et adolescents qui sont désormais moins touchés par les formes graves que les enfants.

    Pic des lits occupés/jour lissé sur une semaine.
    S18 2021
    _56___0-9 ans
    100__10-19 ans

    S34 2021
    _75___0-9
    _82__10-19

    S50 2021
    117___0-9
    _66__10-19

    S51 2021 incomplète
    144___0-9
    _78__10-19

    Pour autant, mettre en doute ces chiffres bruts est normal. Il faut évaluer si ce n’est pas le virus qui serait plus agressif chez les enfants, et/ou les conditions sanitaires autour d’eux, et/ou l’influence des conditions de fermeture des classes en constante évolution, et/ou l’usage plus ou moins fréquent de masques usagés/périmés, comparer avec des adultes non vaccinés ayant déjà eu ou pas la Covid, etc.

    Tout le monde veut consolider les données mais aucune prévention n’existe sans affichage des éléments négatifs. On ne met pas un panneau « Attention ! Ligne droite sûre à 150 m ».

    Politiquement, on pourrait tout à fait dire : laissons vivre les Français ! Malheureusement, le retour en arrière est impossible sans dégâts collatéraux si la situation dégénère. Encore une fois, la plupart des pandémies ont duré entre trois et cinq ans. Il faut l’accepter et faire preuve de patience en procédant étape par étape.

    J’entends et lis énormément qu’il faudrait mettre le paquet sur les fragiles — la vaccin obligatoire pour eux sans le dire ouvertement donc —, et laisser définitivement les autres catégories en paix. La question du comment se pose tout autant qu’avec les antivax, dont beaucoup sont par ailleurs âgés. De force avec des hommes en blouse blanche cassant la porte du domicile ? La police ? Exclusion des soins ? (C’est déjà le cas à un certain niveau pour un sénior vacciné qui passera de toute façon après un jeune dans la file d’attente vers un hôpital saturé.)

    La population des actifs déciderait en fait de la mise sous tutelle de tous les comorbides et des plus de 60 ans au nom de la liberté ?

    Tout comme la primauté absolue des jeunes sur les aînés, c’est un sujet civilisationnel, philosophique, plus du tout sanitaire. À mettre en perspective avec d’autres temps où la priorité allait vers le premier né au détriment des cadets, ou l’âge des hommes envoyés au front.

    Meilleures fêtes possibles à tous !

    • Jean-Loup dit :

      Navré pour le post en double mais le premier n’est finalement apparu qu’après fermeture/réouverture du navigateur.

      Juste une question sur l’infection par omicron. En fonction des chiffres, sa gravité n’est-elle pas en fait ramenée au niveau du virus Wuhan ?

  93. Philippe Brouard dit :

    Bonjour

    En réactualisant mes calculs, je fais une nouvelle estimation de Reff vers 1,3 c’est à dire en hausse après un passage aux environ de 1,05. Certaines informations envoient des signaux rassurants sur l’impact du variant omicron vis à vis des hospitalisations (il serait moins dangereux), c’est une bonne chose. Mais je pense qu’il faut rester vigilant sur l’effet de la contagiosité plus forte (qui est la deuxième caractéristique d’omicron). La contagiosité a un effet exponentiel, tandis que la diminution de la dangerosité a un effet linéaire (c’est un %). Vis à vis de la modélisation, on navigue de plus en plus dans le flou en ce moment. On va avoir un intervalle de temps avec moins de données ce WE, ce qui va épaissir un peu plus le brouillard des projections. Selon les calculs via le simulateur CT en ce moment, la tendance reste celle d’une montée en charge du système hospitalier.

    Comme @Fred et autres commentateurs du blog, je souhaite un agréable Noël à tous, avec aussi un pensée forte pour le personnel soignant

  94. Alexandre Jay dit :

    Bonjour à tous!

    Que d’incertitudes. L’évolution de la science, le temps réel des informations, le contexte… tout est particulièrement impressionnant. Qu’aurait donné cette pandémie il y a 20 ans en arrière ? Espérons que quand tout ce sera calmé, il pourra y avoir des études l’esprit reposé.

    Encore merci pour les échanges et les liens intéressant! Je lis avec plaisir l’ensemble du débat.

    Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

  95. Pierre dit :

    La description clinique du Covid-omicron en Afrique du Sud il y a quelques semaines m’évoquait le Covid-Delta chez nos vaccinés 2 doses : quelques jours de fatigue +/- maux de tête et courbatures.

    Hier j’ai entendu une responsable de santé de là-bas évoquer 70-75% de la population immunisée via contamination des précédents variants.
    On sait que les immunisés (vacciné ou post-infection) sont plus à risque d’attraper Omicron que les précédents variants.

    Du coup je pense que c’est une hypothèse plausible pour sa moindre dangerosité malgré une contagiosité supérieure : il infecte proportionnellement plus de gens à faible risque car déjà immunisés que les précédents variants.

    Ce serait rassurant pour la population générale (ici immunisée à 70-75% par la vaccination).
    Pas forcément pour les non-vaccinés, non-infectés jusque-là.

    • PhD dit :

      Bonjour Pierre,

      Pour aller dans votre sens, voici un article du Dr Jean-Paul Marre de Fréquence Médicale reçu ce matin.

      https://www.frequencemedicale.com/generaliste/actualites/7727-Variant-Omicron-des-infections-moins-graves-selon-2-etudes-serieuses

      Je le reproduis ci-dessous :

      « Infectiologie
      Variant Omicron : des infections moins graves selon 2 études sérieuses

      Beaucoup plus contagieux que les précédents, le variant Omicron provoquerait des infections probablement moins graves selon les 2 premières études bien documentées, un mois après son apparition en Grande Bretagne.

      À l’heure où les hôpitaux français sont submergés par la vague hivernale liée au variant Delta et où les contaminations au variant Omicron sont en passe de dépasser celles du variant Delta, 2 études britanniques apportent l’espoir que les taux de contamination stratosphériques observés actuellement en Grande-Bretagne et en France avec ce nouveau variant ne se traduisent pas forcément par une explosion des formes graves.
      Bien sûr, il faut encore rester prudent car ces données concernent les évolutions à 10 à 20 jours des premiers cas d’infection à variant Omicron, infections qui ont touché initialement surtout les jeunes britanniques, en majorité vaccinés ou déjà infectés.
      Cela ne nous exonère donc pas de mesures urgentes et efficaces de réductions des contaminations car un faible pourcentage d’un beaucoup plus grand nombre d’infections peut représenter encore beaucoup d’hospitalisations…

      Tout ne repose pas sur les anticorps
      Depuis la découverte du variant Omicron en Afrique australe fin novembre 2021, les scientifiques s’efforcent de savoir s’il provoque une maladie plus grave que les autres variants, et si oui, chez qui. Les nouvelles études suggèrent que ce variant pourrait avoir des caractéristiques biologiques qui le rendent un peu moins dangereux que le variant Delta, celui qui a provoqué la pandémie de l’été jusqu’à aujourd’hui.
      Mais, l’éventuelle limitation du risque d’hospitalisations liées au variant Omicron observée en ce moment en Grande-Bretagne peut également être due en grande partie à l’immunité de sa population (plus de 30 millions de 3ème doses). En effet, un grand nombre des personnes infectées par le nouveau variant étaient déjà protégées contre une forme grave de la maladie, soit en raison d’une infection antérieure, soit en raison d’une vaccination.
      Si ce variant peut échapper aux anticorps des infections précédentes et proliférer dans l’organisme, il n’est peut-être pas en mesure d’échapper aux réponses immunitaires cellulaires, plus lentes mais qui préviennent les maladies graves.

      Réduction des deux-tiers du risque d’hospitalisation
      En Écosse, les chercheurs ont examiné les cas d’infections avec les variants Delta et Omicron en novembre et décembre 2021, en regardant combien de patients infectés par chaque variant ont été admis à l’hôpital.
      Selon les chercheurs, les infections avec le variant Omicron seraient associées à une réduction des deux tiers du risque d’hospitalisation par rapport à celles liées au variant Delta, mais la montée en flèche des contaminations à Omicron signifie que même si ces résultats préliminaires sont confirmés, ce variant entraînera quand même l’hospitalisation d’un grand nombre de personnes très rapidement.
      Autre élément positif, les chercheurs écossais confirment que le rappel par une 3ème dose de vaccin 6 mois après la 2ème réduirait de 57% le risque d’infection symptomatique.

      Réduction des formes graves surtout chez les vaccinés
      Une équipe de chercheurs de l’Imperial College de Londres (https://spiral.imperial.ac.uk/bitstream/10044/1/93035/10/2021-12-22%20COVID19%20Report%2050.pdf) a comparé les cas d’infection avec les variants Omicron et Delta au cours des deux premières semaines de décembre : ils rapportent une réduction de 20 à 25% des visites à l’hôpital et de 40 à45% des hospitalisations des patients infectés par le variant Omicron par rapport à ceux infectés par le variant Delta. Une réduction également nette, bien que plus faible que celle constatée par leurs collègues écossais.
      L’équipe a, par ailleurs, pu distinguer les effets de l’infection par le variant Omicron en fonction des différentes catégories de personnes : les personnes vaccinées, celles qui avaient déjà été infectées ou celles qui n’étaient pas du tout immunisées. Les chercheurs anglais confirment la suggestion des chercheurs sud-africains selon laquelle l’immunité acquise contribuait à rendre les infections par le variant Omicron moins graves en moyenne.

      Des résultats encore préliminaires
      La différence entre les résultats des études anglaise et écossaise peut également être due en partie à aux différences de ce qui a été mesuré. L’équipe de l’Imperial College London a inclus les personnes qui venaient consulter à l’hôpital, en plus de celles qui devaient être hospitalisées pour une maladie plus grave. Les chercheurs écossais n’ont examiné que les admissions à l’hôpital.
      Bien sûr, les deux équipes de scientifiques ont averti que leurs résultats étaient encore préliminaires, mais avec le remarquable travail de séquençage des variants réalisé par les britanniques, ce sont les données les plus avancées et les plus fiables dont nous disposons actuellement.
      Nous avons bien sûr encore besoin de données plus matures, sur de plus grands nombres de malades et de savoir ce que donne une infection avec le variant Omicron chez les personnes âgées qui pourraient être à risque d’hospitalisation.

      Le risque est grave pour les non-vaccinés
      Concernant les personnes non-vaccinées, du fait du très haut niveau de contamination du variant Omicron, l’hiver s’annonce assez sombre. Le Pr William Hanage, épidémiologiste à l’école de santé publique de Harvard, a déclaré au New York Times que les nouveaux résultats montrent clairement que les personnes non vaccinées, et qui n’ont pas encore eu la Covid-19, sont particulièrement à risque de formes graves (https://www.nytimes.com/2021/12/22/health/covid-omicron-delta-hospitalizations.html).
      Le variant Omicron se propageant de façon incroyablement rapide, il y a de fortes chances qu’elles soient infectées dans les semaines à venir, selon lui. Si tel est le cas, elles n’auront aucune immunité pour atténuer la violence de l’infection. Avec plusieurs millions d’adultes non-vaccinés en France, on doit craindre pour hôpital qui au bord de la rupture, sauf si l’on dispose d’antiviraux spécifiques.

      Un pic déjà atteint dans certains pays
      Pourtant, la nouvelle vague Covid-19 liée au variant Omicron semble tellement explosive qu’elle pourrait être de courte durée. C’est en tout cas ce qu’annonce l’Afrique du Sud, où les premiers cas d’infections avec le variant Omicron ont été découverts et où l’épidémie semble déjà avoir dépassé son pic. C’est aussi ce que l’on semble observer en Allemagne actuellement, mais après la mise en place de mesures de distanciation fortes.
      En France, les Pouvoirs Publiques veulent privilégier le maintien des activités culturelles, éducatives et de loisir au moment des fêtes mais celles-ci exposent une large partie de la population à se contaminer alors que la suspension de tous les rassemblements publics de masse et en intérieur en Allemagne s’accompagne d’une nette baisse des taux d’incidence.
      Étant donné que le variant Omicron est désormais ubiquitaire et qu’il est incroyablement transmissible, tout ce qui est en faveur d’une réduction des contaminations serait bon à prendre pour les hôpitaux… et la société. Si tous les contaminés, même non hospitalisés, vaccinés ou pas, s’isolent pour plus de 10 jours, je ne vois pas très bien comment la société française va tourner dans les prochaines semaines. »

  96. Resphoina dit :

    Ce qui est sûr, c’est que la grippe reprend ses droits à petits pas dans l’environnement viral. Elle suit la trajectoire de l’épidémie 2019-2020.
    CovidTracker va-t-il bientôt créer l’outil GrippeTracker ? Allez-vous faire un suivi précis de l’épidémie qui arrive ? Il faut s’attendre après Omicron à un retour à la congestion des réanimations vu les courbes qu’elle est en train de prendre.

  97. Cromorne dit :

    Joyeux Noël et bonnes fêtes à vous tous, ainsi qu’à vos proches !
    Portez-vous bien, et prenez garde à vous.

  98. Cromorne dit :

    A propos de suggestions de nouveaux outils, n’y a t’il pas, par des recoupements, la possibilité d’évaluer le nombre de faux pass sanitaires en circulation ? Un genre de faux-passtracker ?

  99. Piotr dit :

    Bonjour à tous,

    Des nouvelles du Danemark où le nombre de cas positifs aujourd’hui est inférieur à celui d’il y a une semaine. Cela pourrait indiquer le passage du pic. Hier déjà, on constatait une certaine inflexion dans l’augmentation des cas. À prendre avec prudence car les fêtes perturbent peut-être la détection des cas et la remontée des données. Si par hasard un pic était visible aujourd’hui, cela signifierait probablement qu’il a eu lieu il y a une semaine…

    Autre nouvelle encourageante : le nombre d’hospitalisés qui a baissé : 538 contre 570 hier. Il semble que ce nombre soit relativement stabilisé depuis une petite semaine. Même constat pour les soins intensifs. À suivre !

    Je vous souhaite de joyeuses fêtes malgré le contexte délicat

    • Daniel Le Breton dit :

      Pour le Danemark le point d’inflexion est apparemment passé le 14 décembre dans les chiffres (idem simulation par les gaussiennes qui ont 6 jours de retard par rapport à la date du jour 24-6 = 18) et le pic s’annonce pour le 26 avec 12 000 cas comme déjà annoncé dans le blog. Lorsque deux gaussiennes se superposent la résultante voit son point d’inflexion se rapprocher du pic, c’est mécanique en quelque sorte et ça limite l’anticipation des évènements.

      Pour le RU le point d’inflexion est passé le 13 décembre, 3 jours avant celui estimé par les gaussiennes, et le pic s’annonce pour aujourd’hui via ces dernières. Il est peut-être déjà passé dans la réalité, on en aura une idée dans 1h30 lorsque les britanniques publieront leurs chiffres. Il devrait atteindre environ 110 000 cas. Il semble qu’une fois encore les modèles épidémiologiques soient pessimistes : l’Imperial College annonce mi janvier pour le pic selon le dernier rapport du Conseil Scientifique.

      Pour la France il faut encore attendre un peu pour y voir plus clair. Aujourd’hui un médecin habitué des plateaux télé annonce 200 000 cas mi janvier.

      Bonnes fêtes de fin d’année à tous

      • marion dit :

        effectivement, j’ai pensé à vous quand je l’ai entendu mettre une giffle à tout le monde avec ses 200000

      • Piotr dit :

        Merci Daniel pour ces précisions ! En effet, ça me paraît assez logique que le point d’inflexion soit proche du pic dans la configuration actuelle. On peut s’attendre à une décrue rapide.

        Au Royaume Uni, ils ont 122 000 cas aujourd’hui, ça continue donc à monter mais un peu moins vite depuis quelques jours. Le nombre d’hospitalisés augmente aussi, on est à +8% sur la semaine (on était encore à +2% il y a deux jours).

  100. Attention à l’asymétrie du pic delta. On voit sur cet excellent site ( merci encore pour tout ce travail ) dans la répartition des variants, qu’omicron démarre assez fortement mais que delta reste en plateau pour l’instant.
    Ce n’est pas bon signe pour le futur: si omicron, certes plus contagieux, n’éradique pas ses congénères, il ne fera pas voiture balai de la pandémie. On saura assez vite d’ici un mois par la profondeur du creux post vague ce qu’il en sera.
    Par ailleurs, si delta fait de la résistance, les non vaccinés vont donc garder une assez sérieuse prime covid grave, additionnant la forte dissymétrie de gravité de delta les concernant à un moindre déséquilibre omicron.

    • marion dit :

      tout à fait d’accord avec vous, à vouloir à tout prix empêcher la diffusion d’omicron, on va se coltiner delta moins contagieux mais qui semble être un vrai « combattant »

    • Pierre dit :

      Plus j’y pense, plus le concept de « omicron est moins grave » me gène.
      Je ne vois pas pourquoi un virus plus contagieux serait « intrinsèquement » moins dangereux.

      J’ai évoqué hier une hypothèse : l’infection par omicron de gens protégés des formes graves par la vaccination ou la guérison d’infection par autre variant.

      J’ai fait un calcul approximatif ce matin :
      – il y a 52 millions de vaccinés
      – il y a eu plus de 13 millions d’infections en France (> 20% de la population), en considérant qu’un peu plus de la moitié s’est fait vacciner (c’est nettement plus chez les adultes mais c’est proche de 0% chez les < 12 ans). Disons encore 6 millions de protégés supplémentaires via infection sans vaccination.

      Ca fait 52+6=58 millions de français, soit 88% de la population.
      La protection contre l'infection par omicron pour cette population est inférieure à 75%.
      Donc au moins un quart de cette population est à risque d'infection par omicron : ça fait 22% (88/4) de la population globale.

      Au global omicron peut infecter :
      – les non-vaccinés et non-infectés antérieurement = 12% de la population
      – 1/4 des vaccinés et/ou infectés antérieurement = 22% de la population

      Si je considère qu'omicron est aussi grave que delta, mais que le fait d'avoir été vacciné et/ou infecté auparavant par un autre variant me protège des formes graves alors :
      22/(22+12) = 22/36 = 2/3 des potentiels infectés ne feront pas de forme grave grâce à leur système immunitaire (stimulé par la vaccination ou un infection antérieure).
      Seul 12/36 = 1/3 des infectés sont éventuellement à risque de formes graves.

      Donc on peut avoir un variant omicron aussi sévère que le delta, mais qui présente 3 fois moins de formes graves simplement parce qu'il infecte des gens "protégés" par une vaccination ou infection par autre variant au cours des 2 dernières années.

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Jacques

      Voilà un exemple intéressant ou la perception l’emporte sur l’analyse des chiffres. Ainsi le delta serait peut-être en plateau, et bien regardons de près.

      La première chose à faire c’est d’examiner les données. Par exemple je choisis le dernier point (10145 cas suspectés d’omicron), et y est associé la date du 21 décembre. Le chiffre total suspects + delta correspond lui à la moyenne mobile du 19 décembre. Pourquoi ce décalage ? Donc déjà les données sont entachées d’un biais. La logique voudrait qu’on lui associe la moyenne mobile du 21 décembre n’est-ce pas et là stupeur le delta s’envole à la poursuite de l’omicron. Ca c’est une première si c’est vrai. Or personne n’a d’exemple de ce type où l’omicron se fait manger par le delta (cf. UK, Danemark). Il est donc urgent de vérifier les données.

      Qu’à cela ne tienne on va un cran plus loin regarder l’allure de la dérivée et on constate que directionnellement les données sont décroissantes même si le coefficient de corrélation reste modeste. En tout cas l’hypothèse avancée (plateau) est fausse car la tendance qui devrait être à la quasi stabilité de l’évolution (dérivée nulle) n’est pas du tout confirmée par les chiffres.

      Voilà comment partant d’une impression on démarre d‘une hypothèse non un tant soi peu confirmée et on bâtit une théorie inquiétante que d’aucuns vont être tentés de s’approprier, même avec des si. Il n’y a qu’une seule méthode pour se prémunir des impressions premières, c’est de torturer les données.

      • Fred dit :

        Je capte pas votre propos Daniel, ce que cela veut dire exactement ?
        Je viens de poster ce jour (10h30) un commentaire qui fait part de mon inquiétude de voir Le Delta suivre le Omicron.
        Si vous pouvez avoir un propos plus éclairant afin de permettre à un béotien (je ne dois pas être le seul…) de mieux comprendre, d’avance merci, surtout si c’est rassurant.

  101. Joe dit :

    Bonjour et joyeux aux gestionnaires et contributeurs de ce blog très intéressant.

    J’ai demandé au Père Noël de m’expliquer quelques points sur la gestion et certains des commentaires:
    – quel est l’interêt de vacciner les enfants et les ados? Les personnes âgées ou fragiles étant protégées par la vaccination, les jeunes étant peu en risque, l’argumentaire en boucle me semble peu convaincant.
    – poursoi en Afrique du Sud, Omicron a été peu sévère et chez nous avec un taux de vaccination bien plus élevé, il deviendrait un problème? L’argument sur la moyenne d’âge répété à l’envi renvoie à la question précédente.
    – Quel est la situation actuelle de l’hôpital (nombre de lits et de soignants) en comparaison avec début 2020? N’est-ce pas là un indicateur tout aussi important que le flux d’entrées pour Covid et autres? Ne faudrait-il pas aussi donner des comparaisons du nombre de lits occupés à la même période hors Covid? Le taux de mortalité est suivi, pas celui des moyens.
    – enfin, comment se fait-il que 2 ans après le début de la pandémie des avancées rapides ont été faites sur les vaccins et rien pour le traitement des malades dès détection?

    Encore joyeux Noël et joyeuses fêtes

    • PhD dit :

      Bonjour Joe

      Pour votre question sur la différence entre nous et l’Afrique du Sud, je vous invite à relire mon post du 24 décembre à 15h34 et celui de Pierre de ce matin à 8h02. Si le taux de vaccinés est peu élevé en Afrique du Sud, la population serait assez bien immunisée par les variants précédents contre les formes graves grâce à l’immunité cellulaire (activation des cellules mémoires avec production de lymphocytes T) qui persiste beaucoup plus longtemps que les anticorps (immunité humorale). Faute de recul, nous n’avons pas encore beaucoup d’informations sur les effets de l’immunité cellulaire de la Covid et de la vaccination sur la gravité de la maladie. Quoiqu’il en soit, la France a encore beaucoup de non vaccinés capables d’emboliser les services hospitaliers. C’est cela le problème redouté.

      • RilaX dit :

        Seriez vous en train d’insinuer que la vaccination de masse aurait empêché une immunité collective naturelle plus efficace face à ce variant que ladite vaccination en cours pour s’en prémunir ?
        Ça fait 2 fois que je lis cet argument chez des « provax », je suis à peu près sûr d’avoir mal compris.
        Je pense qu’un développement de ce point qui m’échappe fortement serait apprécié par d’autres comme moi.

        • Tom dit :

          Je comprends la même chose que vous…
          on va nous expliquer qu’il ne faut pas comparer l’Afrique du Sud avec la France et que la moyenne d’âge y est plus faible.
          Toujours les mêmes arguments bidons.
          Et on va nous sortir que c’est encore la faute au non vacciné.
          Je me souviens encore de commentaire d’il y’a 2 ans en Afrique ça sera l’hécatombe on attend toujours….

          • ffrancis dit :

            Surmortalité en Afrique du Sud 250 000 morts annoncé 90 000 morts covid population 60 000 000.
            Difficile de tirer des conclusions, s’ils ont obtenu une immunité, ils en ont payé le prix fort

            • PhD dit :

              @Rilax et Tom

              Je ne vois pas comment vous pouvez tirer une telle conclusion de mes propos. La vaccination de masse a évité un grand nombre de morts. Il n’est pas question d’arguments de « provax » ou d’ « antivax », mais de faits et de résultats d’études.

              Nous avons un variant extraordinairement contagieux et malgré cela on constate un faible taux de formes graves parmi 2 populations très différentes : l’Afrique du Sud et la Grande Bretagne, laissant ainsi espérer une moindre dangerosité de ce variant Omicron.

              Mais cette moindre dangerosité est-elle intrinsèque au virus et/ou la conséquence d’autres phénomènes ?

              D’abord constatée en Afrique du Sud, on a pu expliquer cette moindre dangerosité par la faible moyenne d’âge de cette population.

              En ce qui concerne la Grande Bretagne, très majoritairement vaccinée, cette moindre dangerosité ne serait-elle pas la conséquence de la vaccination ?

              Très récemment une étude (qui demande certes confirmation) montre qu’en Grande Bretagne, cette moindre dangerosité ne concerne que la part vaccinée de la population, pas du tout la population non vaccinée.

              Par ailleurs des études (souvent preprint) semblent montrer que le variant Omicron, in vitro, échappe à la neutralisation par les sérums de personnes doublement vaccinées et ceux de sujets convalescents. Par contre, elles indiquent que les sérums des personnes qui ont été infectées puis vaccinées deux fois par le vaccin Pfizer, ou qui ont été vaccinées et ensuite infectées, peuvent neutraliser le variant Omicron, mais à un degré moindre que ce qu’on observe avec le variant Delta.

              Pourquoi les Britanniques non vaccinés auraient-ils un risque supérieur de formes graves que les Sud Africains peu vaccinés ? L’hypothèse des auteurs de l’étude est que l’immunité acquise (immunité cellulaire) contribue à rendre les infections moins graves en moyenne, que cette immunité ait été acquise par la vaccination ou par la maladie. D’où la possible raison pouvant expliquer (outre le jeune âge de la population) la faible dangerosité de ce variant dans la population d’Afrique du Sud peu vaccinée mais fortement contaminée par les variants antérieurs .

              Pour répondre à la question de Joe, la meilleure immunité contre les formes graves semble donc être celle obtenue par les personnes qui ont été vaccinée après avoir fait la maladie. Mais, comme le fait remarquer ffrancis, ce serait catastrophique de recommander un tel processus, étant donné le nombre de morts et le nombre de Covid longs qui en résulteraient…

              Pour limiter les contaminations, il faudra attendre la nouvelle génération de vaccins, peut-être ceux par voie nasale.

              Ce serait bien d’avoir un avis éclairé d’un immunologiste sur ce sujet.

              • Bernard dit :

                @PhD, Pierre, Lithium et d’autres,

                Merci pour vos explications/réponses étayées !

                Malheureusement, on repère facilement le caractère insidieux en arrière-plan d’un certain type de question ou de raccourci, et qui les pose.

              • NicoM dit :

                Bernard

                L’on repère également vos accusations insidieuses…

                Ici on a le droit de poser des questions qui fâchent et c’est la grande force de ce blog.

                Les certitudes de ceux qui prennent les décisions gouvernementales pour des paroles d’évangiles n’ont d’égales que ceux qui croient les « études facebook »… Heureusement personne ici n’est dans une de ces 2 tendances extrémistes.

                Il n’y a pas de question qui fâche en science. On doit tout étudier sans a priori. Par ailleurs, s’agissant d’une crise touchant 100% des habitants de cette planète, d’une manière ou d’une autre, d’autres avis que ceux des médecins doivent être écoutés : philosophes, juristes, économistes, sociologues, etc.

      • Maruon dit :

        Peut on dire que l Afrique du Sud a eu plus de contaminations que nous, ce n’est pas sûr et il semblerait que la vieille Europe cherche à contredire les faits venus d ailleurs

    • Whynot dit :

      @Joe

      D’autres vous ont répondu sur les 3 premiers tirets, je vais tenter d’aborder une explication du 4e (pas d’avancée dans le traitement des malades).

      Alors déjà, si, des avancées sont bien réelles dans la prise en charge des malades, notamment sur le traitement clinique des formes graves. Ce ne sont bien sûr que des traitements palliatifs : ils soulagent les symptômes mais ne combattent pas l’origine de la maladie, comme une immense majorité des traitements en fait : quand vous prenez du paracétamol, vous combattez le symptôme mal de tête mais pas ce qui en est à l’origine (un abus la veille par exemple ^^).

      Si c’est de vrais traitements curatifs que vous attendez (des virucides, donc), il est normal que cela prenne bien plus de temps que les vaccins. En effet, pour concevoir un vaccin il « suffit » de faire du mimétisme : on injecte à l’organisme un « truc qui ressemble à » et il apprend tout seul comme un grand à se défendre. Pour ce qui est des traitements, c’est plus compliqué : il faut en effet concevoir une molécule qui tapera le plus fort possible sur le virus (efficacité) sans trop taper sur les cellules propres à l’hôte (effets secondaires). C’est le même principe qu’une chimiothérapie pour le traitement des cancers. Or, pour « taper fort » sur un virus, il faut pouvoir cibler un mécanisme spécifique (c’est-à-dire un mécanisme qui lui est propre, qui ne concerne pas les cellules de l’hôte). Et donc, il faut connaître tous ses mécanismes biologiques. Et ça, c’est bien plus compliqué que de comprendre par exemple la structure de la protéine spike qui l’entoure.

      Ca, c’est pour les « médicaments moléculaires », de la chimie pure donc, appliquée au vivant. Il existe d’autres types de traitements (mais là je m’éloigne un peu de mon champ de compétences), basés notamment sur des anticorps monoclonaux mais pour ceux-là, on rejoint plutôt les problématiques de mimétisme. Si je ne dis pas de bêtise, il me semble que les traitements récemment validés contre la covid sont à base d’anticorps monoclonaux. Comme c’est « plus facile », cela explique que ce sont les premiers à arriver sur le marché.

      D’après ce que je vois ici (https://www.has-sante.fr/jcms/p_3304161/fr/covid-19-deux-nouveaux-traitements-evalues-par-la-has), un antiviral moléculaire développé par MSD a été évalué mais il semblerait avoir été recalé car moins efficace que les traitements à base d’anticorps monoclonaux.

  102. PhD dit :

    Il me semble important, au stade où nous en sommes, après 2 ans d’épidémie et 1 an de vaccination, d’avoir une idée des phénomènes immunitaires qui nous permettent de lutter contre les infections et de comprendre l’efficacité de la vaccination.

    Je vous propose une vulgarisation canadienne que j’ai trouvée très didactique : https://msss.gouv.qc.ca/professionnels/vaccination/piq-immunologie-de-la-vaccination/fonctionnement-du-systeme-immunitaire/

    Je vous recommande de cliquer sur les 2 liens vers le site Réseau Canopé. pour visionner les vidéos.

  103. jsp dit :

    situation des réa aux hospices civils de Lyon (HCL) le 21 décembre 2021
    https://www.lyoncapitale.fr/actualite/covid-19-a-lyon-la-pression-de-plus-en-plus-forte-au-sein-des-hcl
    159 lits, 158 lits occupés dont 68 par des patients covid

  104. jsp dit :

    jeudi 23 décembre , transfert d’un patient réa covid des HCL de Lyon vers Brest à l’hôpital Clermont-Tonnerre

    • NicoM dit :

      @jsp

      Par hélicoptère avec invitation des médias ?

      @bernard : oh la vilaine insinuation complotiste bouh pas bien, je vais m’infliger une autopunition !

    • NicoM dit :

      @jsp

      Plus sérieusement, je regarde les chiffres de l’assistance publique des hôpitaux de marseille, ils sont à 66 patients en réas alors qu’ils étaient montés bien plus haut lors des vagues précédentes (plus de 100) et que Marseille est la région la plus touchée par cette vague delta.

      Comment expliquer que Lyon, moins touché, ait plus de patients réanimés que Marseille (qui sont des agglos de taille équivalente) et qu’ils soient déjà débordés ?

      Ps @bernard : ça c’est bon, j’ai le droit ?

      • NicoM dit :

        Je modère un peu mon com en relisant jsp je vois qu’il parle de 66 patients covid contre 68 à Marseille des niveaux proches donc. Mais Marseille devrait être bien plus haut que Lyon…

      • Bernard dit :

        @NicoM
        Je ne vous ferai pas l’affront de minimiser votre intelligence. Vous connaissez la différence entre questionnement et « questions » à réponse induite au sous-entendu visible à des kilomètres. C’est tout.

        Sur ce, bonne journée (pluvieuse…) à tous.

  105. Fred dit :

    A regarder l’explosion des contamination, j’avais remarqué il ya 3, 4 jours que malgré l’arrivée d’Omicron dans mon département (63, puy de dôme) les contamination au variant delta était en progression. J’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’un effet « résiduel », un sorte d’inertie de remontée des données.
    Je viens d’aller voir ce matin, ben ça grimpe sévère également.
    Avec le cul qu’on a depuis le début de cette m… ne va t’on pas se retrouver avec une locomotive Omicron qui tire les wagons Delta ?

  106. Fred dit :

    A regarder l’explosion des contaminations, j’avais remarqué il y a 3, 4 jours que malgré l’arrivée d’Omicron dans mon département (63, puy de dôme) les contaminations au variant delta était en progression.
    J’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’un effet « résiduel », un sorte d’inertie de remontée des données.
    Je viens d’aller voir ce matin, ben ça grimpe sévère également !!???
    Avec le cul qu’on a depuis le début de cette m… ne va t’on pas se retrouver avec une locomotive Omicron qui tire les wagons Delta ?

  107. RilaX dit :

    Bonjour,
    J’ai trouvé un peu de lecture pour nos amis matheux : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.24.21268373v1.full.pdf+html

    Il semblerait que les chiffres européen autour du covid ne respectent pas la loi de Benton. Ce qui indiquerait (conditionnel) une manipulation de ces données.

    • RilaX dit :

      J’ai écrit Benton au lieu de Benford, toutes mes excuses…

      • JCD dit :

        @RilaX,
        Cette loi est relativement empirique mais est très intéressante.
        Pour la France, voilà ce que ça donne :
        https://covidtracker.fr/wp-content/uploads/2022/01/Benford.jpg

        Rien d’anormal sur cas et décès (étudiés par l’étude que vous citez). Idem sur les entrées en réa.
        Par contre, les hospitalisations sur-représentent le chiffre 1.
        Probablement un effet lié à la ‘boucle fantôme’ identifiée par Philippe Brouard dans un lointain article. (Patients ré-hospitalisés une deuxième fois, après une réa ou un retour à domicile par exemple).
        En effet, la loi de Benford ne semble pas marcher sur les sommes (sommes de cas, décès, réa = marche mal aussi).

        Donc rassurez-vous, SPF a déjà du mal à publier les données (et c’est normal, c’est compliqué de rassembler des données propres), ils n’ont certainement pas le temps/le loisir de les manipuler (pourquoi faire d’ailleurs ???).
        L’auteur de l’article se borne d’ailleurs à relever des écarts statistiques sans en quantifier l’importance. Il n’incrimine pas non plus tel ou tel état même si la formulation peut-être tendancieuse : dans la classe, il y a forcément un premier de la classe et un dernier : pointer les derniers de la classe revient à sous-entendre que ceux-ci sont des tricheurs… Pas sympa pour eux.

  108. Daniel Le Breton dit :

    @ Fred @ NicoM

    Je vais essayer d’être plus clair : il y a un problème avec les données concernant la répartition des variants dans le site Covidtracker. Lorsque ces données sont parues je les ai utilisées pour suivre ma simulation avec les gaussiennes (on peut calculer la part de chaque variant). Sur le seul graphique national (et pas sur les graphiques similaires par département), on peut récupérer les chiffres en pointant sur le graphe avec la souris. Il faut de la patience car ce n’est pas aisé. Donc je récupérais ainsi la date et le nombre de cas suspects à l’omicron, puis je reportais ça dans mes fichiers et je calculais la part du delta. Or il y a deux ou trois jours j’ai vu la part du delta repartir à la hausse, tout comme vous l’avez constaté pour le Puy de Dôme, donc j’ai regardé de plus près pour m’apercevoir que la valeur associée au delta, elle aussi récupérable sur le graphique, était décalée de deux jours par rapport aux miennes. J’ai corrigé sans creuser le sujet pour retrouver des courbes plus conventionnelles à la clé.

    A l’occasion du commentaire de Jacques qui voyait une stabilité du delta pour sa part, je suis allé un peu plus loin dans l’analyse des données de Covidtracker. L’origine du décalage peut être multiple. Une erreur d’agencement des données par exemple mais il n’y a rien de logique a priori. On prend les cas répertoriés de manière lissée mais en général SPF choisi la moyenne des 7 derniers jours (J 0/-7), tandis que les matheux prennent J +/-3 pour centrer la moyenne mobile sur le milieu de la période. Ca donne le même chiffre mais pour deux dates différentes si vous voyez ce que je veux dire. Les données sur omicron sont elles-mêmes moyennées sinon elles seraient erratiques. Oui mais comment ? S’il y avait une confusion à ce niveau on trouverait 3 jours de décalage dans les dates et pas 2. Mystère et boule de gomme donc. J’ai donc testé plusieurs options pour en voir les conséquences et sans surprise on peut faire apparaître une reprise du delta dans certaines conditions de décalage en jouant sur les dates pour les cas suspectés d’être omicron d’un coté et les cas répertoriés de l’autre.

    Comme il n’est pas possible de récupérer directement le détail des données des graphiques (ex : par téléchargement), on en est réduit aux spéculations sur l’origine du problème mais il est bien présent dans les données et il y a peut-être différentes situations selon les départements. Mais on ne va pas pouvoir en rester là et se distinguer par un comportement singulier supposé du delta propre à la France.

    Il y a un prix Ig-Nobel de médecine à la clé (je vous laisse voir sur la toile à quoi correspond ce prix décerné par Harvard) !

    Maintenant, grâce à RilaX, je vais lire la papier sur la loi de Benford pour m’instruire.

    • M L dit :

      Le taux de Omicron est déduit comme complément à l’unité de celui du Delta. C’est une valeur moyenne sur les 7 derniers jours. \r\n
      Les données pour Delta sont là :\r\n
      https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-de-laboratoires-pour-le-depistage-indicateurs-sur-les-mutations/ \r\n
      Et on peut les visualiser là :\r\n
      https://geodes.santepubliquefrance.fr/#c=indicator&i=sp_mutations_7j.tx_c1&s=2021-12-17-2021-12-23&t=a01 \r\n

      • Daniel Le Breton dit :

        Merci M L

        Les choses sont plus claires maintenant, j’ai tout recalé avec les données et les bonnes dates figurant dans vos liens et c’est cohérent même si, jusqu’au 20 (limite des données récupérées), Jacques pouvait légitimement supposer que le « pic » de delta était plat. Mais ça, c’est avec les « bonnes » données, pas celles du graphique de Covidtracker. Pour la suite il faut attendre mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur le fait que ça va redescendre.

        Ce soir on subit le contre coup d’un jour férié le samedi (27 700 cas) et demain ce sera bis repetita pour les chiffres, de quoi faire baisser la moyenne glissante et ce sera pareil dans une semaine. Ca va calmer un peu le gros coup de vent.

        Les britanniques font (en ordre dispersé) quasiment le viaduc jusqu’à la rentrée et il faudra attendre jusque là pour avoir des chiffres à jour. Dommage, on comptait sur leurs chiffres hospitaliers pour se repérer.

  109. Piotr dit :

    Bonsoir à tous,

    Deux hypothèses pour expliquer la trajectoire de la courbe delta (hormis les erreurs sur les données) :

    -grosse vague de tests juste avant noël et les réunions en famille : augmentation « artificielle » du nombre de delta et omicron ;

    -problème de séquençage qui fait passer des omicron pour des delta, peut-être relié au problème soulevé il y a deux semaines des omicron furtifs.

    Je pense que cette anomalie va disparaître assez vite. Suivant les régions, on remarque que l’épidémie d’omicron arrive plus ou moins longtemps après le pic de delta. J’ai l’impression que ça peut faire des différences assez importantes à la fin. C’est vraiment regrettable qu’omicron ne nous ait pas laissé une ou deux semaines de répit.

  110. jsp dit :

    @ ffrancis
    165 patients covid en réa dans le Rhône le 25 décembre,, pas incompatible avec 68 patients covid en réa aux HCL le 21 déc : il y a d’autres réa que les HCL, par exemple Villeurbanne, Villefranche s/ Saône …
    https://www.leprogres.fr/sante/2021/12/26/covid-19-30-deces-en-une-semaine-dans-le-departement
    Le site de Géodes est tellement mal fichu que je l’utilise peu :/
    Merci à ce blog d’exister 😉
    @ NicoM
    les transferts interrégionaux sont plus discrets, j’ai trouvé un peu par hasard
    et les médecins ne le font que contraints…
    @Fred
    mon fils est interne en anesth-réa au CHU de Clermont-Ferrand, mais en chir orthopédique donc pas dans le secteur covid pour le moment, on verra si on lui demande d’assurer en réa covid (il l’a fait le printemps dernier au Puy-en-Velay, c’était costaud !)

  111. Fred dit :

    Merci à tous de vos apports !
    Jsp, je pense que votre fils pourrait bien l’être, à Clermont la mayonnaise a bien prise…

    • marion dit :

      actuellement nous sommes dans les hospitalisations liées au delta et pourquoi serions nous différents des danois qui malgré une hausse importante des cas n’ont pas vu un effet trop important sur les hospitalisations et réanimations

      • NicoM dit :

        @Marion

        Et d’ailleurs les « nouvelles hospitalisations » sont en baisse légère depuis 19/12 (moyenne mobile 7 jours), soit 6 jours après mon estimation du « pic delta », ce qui correspond en gros au délai moyen entre le « pic des cas » et le « pic des nouvelles hospitalisations ».

        Pour les entrées en réanimations, le pic est peut-être au 24/12, mais il est encore trop tôt pour le savoir.

        Les chiffres hospitaliers semblent se stabiliser, en suivant la décrue du delta, comme si l’omicron n’existait pas…

  112. JCD dit :

    Chaque pays est spécifique en termes de pyramide des âges, d’immunité acquise, de vaccination des tranches d’âge, de remplissage des hôpitaux, de densité de population, de saison etc…
    Le 20 décembre, nous avons franchi le cap des 10 000 cas omicron.
    Celui-ci se multiplie à hauteur de +25% tous les jours (+38% en Angleterre. Sans doute une moindre efficacité de Astra Z). C’est encore plus rapide qu’en mars 2020.
    C’est à dire x4 en 6j ou x10 en 10j environ pour la France. Omicron sera majoritaire cette semaine.

    Soit 100 000 cas Omicron le 30 décembre, 1 000 000 de cas le 9 janvier etc… ‘si rien ne l’arrête’.

    2 façons d’arrêter/ralentir omicron :
    – Les mesures sanitaires.
    – L’atteinte relativement incertaine (car dépendante du l’efficacité vaccinale, de la capacité de réinfection de omicron, du rôle des asymptomatiques. Autant de facteurs mal connus) du seuil d’immunité.

    Quand faut-il décider entre ces deux alternatives ?

    Pour 50 000 cas quotidien de delta, nous avons 3 000 lits en réanimation.
    Considérant que omicron envoie 3x moins de monde à l’hôpital et qu’une tension très forte est à 6 000 lits, on peut donc ‘encaisser’ environ 300 000 cas omicron quotidien (en supposant que les lits delta se soient vidés entre temps, ce qui n’est pas tout à fait vrai).
    Si on considère que l’incubation omicron est de 6 jours, cela veut dire qu’une décision de type couvre-feu/confinement, avec effet immédiat, est nécessaire à 125 000 cas omicron, soit le 31 décembre environ.

    (au passage, le fait que omicron soit 3x moins hospitalisant nous fait gagner 5 jours sur le planning car 1,25^5 = 3. C’est toujours bon à prendre, mais on voit que ça n’est pas le sujet principal. Le sujet, c’est la vitesse de propagation).

    -> Le conseil de sécurité de demain aura donc une des décisions les plus difficiles à prendre depuis mars 2020 : croit-on pouvoir atteindre l’immunité collective avant 300 000 cas quotidiens ou non ? Les Pays bas ont répondu non à cette question.
    Le point d’inflexion a intérêt à se manifester dans les jours qui viennent…

    • NicoM dit :

      @JCD

      Toutes les vagues dans tous les pays ont cessé bien avant qu’une quelconque « immunité collective » ai pu être atteinte, quelles que soient les mesures qu’on pris, ou que n’ont pas pris leurs dirigeants.

      Je comprends très bien votre raisonnement théorique, mais ce raisonnement ne s’est jamais traduit dans les faits.

      Le point d’inflexion n’arrivera pas dans les jours qui viennent, mais vous verrez que l’on ne montera pas aussi haut en nombre de cas que vous le craignez et les hôpitaux ne seront pas saturés même si le gouvernement ne décide pas de mesures fortes supplémentaires.

      Vous verrez.

    • Daniel Le Breton dit :

      @ JCD

      Méfions-nous des coefficients qui envoient les chiffres au ciel. Comme samedi était férié reprenons le jour à 104 611 cas. Il y avait un facteur 1,79 avec le chiffre d’une semaine avant. Donc les chiffres ne doublent même pas en une semaine pour l’instant. On est loin du doublage annoncé compris entre 2 et 3 jours! Ce coefficient va monter puis redescendre et ce sera le signal du début de la fin. Pour ma part je vois le point d’inflexion dans les jours qui viennent.

      Coté lits ça ne va pas tarder à remonter, car comme pour les cas ça redémarre au pic du delta. Dans le cas de Paris cette remontée serait de 60% par rapport au delta avec l’estimation du moment. On n’aura peut-être pas la chance des britanniques sur ce plan à cause du moment ou se produit le croisement des vagues.

    • marion dit :

      1 million de cas le 9 janvier puis 10 le 20 , il me semble relire les données du conseil scientifique britannique qui annoncait par ailleurs 35 000 hospitalisations quotidiennes et 600 à 6000 décès en fin d’année. Mais comme nous sommes un peu différents , on ne sait jamais.

      • JCD dit :

        Bonjour,

        @NicoM, il n’y a pas de magie dans tout cela !
        Si les vagues ont cessé par le passé, c’est qu’elles avaient été stoppées soit par des mesures, soit par une immunité collective ‘précaire’.
        C’est toujours un de ces deux schémas qui se reproduit. Une vague ne disparait pas ‘comme ça’, sans raison.
        Regardez le dernier exemple en date du delta : immunité ‘estivale’ atteinte en aout puis redémarrage en automne avec le froid et le changement des comportements puis atteinte de l’immunité hivernale ces jours derniers (grâce au vaccin + contaminations naturelles).
        On est globalement sur un modèle prédateur-proie : le prédateur (tel variant/vague) s’éteint progressivement avec la raréfaction des proies (ici il s’agit des humains qui sont soit immunisés soit se cachent/confinent). Le prédateur ne s’évapore pas tout seul. Pas de magie.

        @Daniel : je pense que dans le 1,79, vous englobez le delta ? Mais si on ne regarde que le omicron, ça va plus vite.
        Anecdotiquement, le dernier rapport UK, très fouillé, de très grande qualité, avec Figure 12 le +37% pour omicron :
        https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1043807/technical-briefing-33.pdf

        2 choses :
        – Pour atteindre les 6 000 lits, il faudrait un plateau d’une semaine à 300 000 cas donc si on raisonne en pic pur (cas typique de mesures sanitaires fortes qui génèrent des pics plutôt que des plateaux et donc une courbe relativement étroite), on pourrait monter un peu plus haut en nombre de cas sans dégâts pour l’hôpital.
        – Le propos de mon commentaire était simplement d’expliquer que les chiffres peuvent rapidement devenir impressionnants et qu’il n’est pas évident d’avoir des certitudes quand l’épaisseur du trait se joue à quelques jours. Pour ma part, je n’ai pas encore de conviction sur le fait que ça va bien se passer ou pas mais cette semaine répondra à la question.

        • Daniel Le Breton dit :

          @ JCD

          En effet, le seul omicron va plus vite, mais moins que pour les anglais. Son coefficient multiplicateur à 7 jours est à actuellement à 4 (après un pic à 5). Il est proche de +/- 2 pour le ratio à 3 jours. Alors est-ce qu’on va voir ce niveau de 4 arriver ? Et bien non. Donc on ne verra pas non plus omicron doubler tous les 3 jours lorsqu’il aura totalement remplacé le delta car il sera alors en fin de vague.

          A la louche on va probablement dépasser un peu 2 pour le ratio à 7 jours, Paris est à 2,6 mais c’est probablement dû à la forte concentration de population. En général Paris a plus de taux d’incidence que le pays entier (de quelque chose comme 20%). Reste à voir si les données réelles vont démentir cette projection, on n’est pas à une mauvaise blague près de la part du virus, bien que jusqu’à présent, les cas du Danemark et du RU aient été plutôt bien ciblés.

          Je conseille aux âmes sensibles de ne pas regarder le taux d’incidence à Paris les jours qui viennent (1813 le 23 décembre), car ça va percuter tous les plafonds observés à ce jour !

        • NicoM dit :

          @JCD

          Pas de magie mais je pense que votre modèle explicatif est trop simplifié et oublie d’autres paramètres connus ou inconnus à ce jour.

          Désolé…

  113. Marsien en visite dit :

    @ NicoM

    Merci de m’indiquer votre vendeur de boule de cristal, ça m’intéresserait d’en posséder une aussi !
    Sinon je pense que les virus n’ont que faire des mantras.

    Pour l’instant ce qui semble le plus se confirmer c’est l’incroyable vitesse de propagation d’Omicron.
    Sa moindre propension à générer des cas graves est présumée mais sans certitude et surtout sans ratio précis.

    L’avenir est pour Omicron : il se développe de façon exponentielle alors que les lits de réa sont en nombre fixe.
    La seule limite à l’expansion d’Omicron c’est la population française (ou au moins une bonne fraction de celle-ci) et le niveau de vaccination qui peut limiter les cas graves mais très très peu la propagation.
    Si ça ne suffit pas il n’y aura malheureusement pas d’autre solution qu’un confinement strict, mais je suis preneur de toute autre solution moins contraignante !

    Je me souviens de ceux qui disaient il n’y a pas si longtemps que 100 000 cas par jour c’était impossible en France.
    Nous y sommes et ça va encore monter !
    Nous pensions avoir 1 ou 2 semaines de décalage avec les anglais mais en réalité nous étions aveugles (pas assez de séquençages et pic de Delta) et c’est maintenant seulement 3 à 5 jours de décalage.

    • NicoM dit :

      @Marsien en visite

      Très bien, notons donc bien 300 000 cas, 6000 patients en réa.

      On en reparle dans un mois.

    • marion dit :

      dire que 6 millions de tests peuvent expliquer ces 100 000 cas est faire preuve de bon sens mais la semaine prochaine, on va retomber à 3 millions sur la semaine et cas baisseront mais on dira que nous testons moins. La réalité est que nous ne connaissons pas depuis le début le nombre de cas quotidien par conséquent ce n’est pas la peine de faire de projections la dessus mais de récupérer les données d’autres pays et on aura peut être l’idée de ne plus penser franco français car pour l’instant omicron n’engage pas les systèmes hospitaliers vers la catastrophe que certains prédisent (si j’étais mauvaise langue peut être « espère » pour dézinguer les décisions)

      • Daniel Le Breton dit :

        Ca ressemble à la politique de l’autruche, Marion. De quel autre pays peut-on s’inspirer pour tenter de deviner ce qui va se passer? UK? Ils sont aux abonnés absents pour la semaine.

        Je ne parierais pas ma chemise sur un statu quo à l’hôpital pour les trois semaines à venir, voyez-vous.

        • marion dit :

          et bien le danemark par exemple, l’afrique du sud aussi qui est en période estivale comme l’an dernier alors qu’ils connaissaient une vague épidémique trés importante avec une moyenne d’age identique mais un impact sanitaire différent. Comme je vous l’ai déjà dit , j’observe mais je ne calcule pas, pas les connaissances dans ce domaine cependant j’ai souvent cette « vague » impression que des chiffres sont annoncés sans qu’ils ne soient vraiment atteint. Je ne fais pas l’autruche car bien sur que cela aura un impact mais il ne faut pas nier que les patients actuellement hospitalisés vont sortir et qu’il est loin d’être sur que l’omicron ait un impact aussi important que le delta. Il se pourrait que les hospitalisés omicron se substituent à ceux de delta dans les prochaines semaines et équilibre le potentiel d’accueil. Pour finir, il va être compliqué d’imposer quoi que ce soit car on ne pourra pas faire comprendre alors que le rappel est lancé qu’il faille ne plus bouger et fermer car le risque est un stop total de se faire injecter une 3 ème dose. Dans mon cas, et sans raconter ma vie, j’ai annulé mon rdv de ce jour que j’ai repoussé à mercredi tout en prenant une option pour le 20 janvier car ce vaccin je l’ai fait pour participer à des compets sportives et s’ils les empêchent et bien je ne ferai pas pas de rappel. Philippe (et non Marion)

          • Daniel Le Breton dit :

            @ Philippe (Marion)

            Surement pas l’Afrique du Sud car le delta avait quasiment disparu lorsque l’omicron s’est imposé. Le Danemark pourquoi pas mais je n’ai pas l’historique de la situation hospitalière (Piotr est plus au courant que moi). C’est pour cela que je regarde Paris et que je vois la situation empirer en soins intensifs. Peut-être trouverais-je qu’elle empire moins dans quelques jours, je l’espère. Idem au niveau national, et c’est dû au rapprochement des vagues a priori, et sans les données britanniques, il n’y a pas de progrès possible dans l’analyse comparative.

            Vis-à-vis de votre rappel vaccinal je n’ai qu’un seul conseil à vous donner : quand plusieurs options se présentent pour une décision, il faut choisir celle que vous regretterez le moins selon vos propres critères. On ne peut donc pas la prendre à votre place.

            • marion dit :

              merci pour votre bon sens. Concernant l’afsud je parle de l’impact direct d’omicron et non de la cohabitation avec delta. Au danemark que je suis, l’impact sur les hospitalisations n’est pas trop important et l’est encore moins sur les soins intensifs. A Paris, le delta reste tout de même présent même si cela baisse et selon les médecins, on est encore dans des patients delta, confirmé par ma belle soeur (infirmière libérale qui conserve des liens avec des anciens collègues)

  114. NicoM dit :

    J’ai déjà égratigné le Figaro, je passe au Monde maintenant…

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/26/covid-19-new-york-constate-une-hausse-des-hospitalisations-d-enfants_6107367_3244.html

    Attention attention, le nombre d’hospitalisations d’enfants à New York a quadruplé, preuve irréfutable que le covid touche désormais tout le monde, tremblez citoyens (et accessoirement, lisez-nous…).

    Il manque juste une petite info dans l’article. Oh, juste un détail… Quadruplé à partir de combien ?

  115. Jean-Loup dit :

    Pic de nouvelles hospitalisations / semaine chez les enfants lors de chaque vague, en France :
    ____________0-9 ans___Volume total
    S14 2020______92_______19417____0.47%
    S44 2020_____148_______16737____0.88%
    S13 2021______83_______13145____0.63%
    S34 2021_____132________4528____2.92%
    S49 2021_____214________7503____2.85%

    Lits occupés / jour en soins critiques
    S15 2020______22________6824____0.32%
    S45 2020______15________4131____0.36%
    S18 2021______12________5223____0.23%
    S34 2021______14________2243____0.62%
    S48 2021______13________1930____0.67%
    S49 2021______16________2430____0.66%
    S50 2021______26________2846____0.91%
    S51 2021______32________3176____1.01%

    [Géodes]

  116. Whynot dit :

    J’ai rattrapé mon retard de lecture de quelques jours (vous avez été productifs, dites donc ^^) de ce blog, et il y a un truc qui m’inquiète : il me semble y avoir pour certains une volonté affirmée de scinder la population en deux groupes : ceux qui sont d’accords, et ceux qui ne sont pas d’accords. D’accords avec quoi ? Et bien, le sujet varie : le gouvernement, la vaccination, le pass sanitaire, les décisions prises, l’analyse des chiffres, bref, un peu tout en fait. S’il est évidemment essentiel de se questionner sur un ensemble de choses, éventuellement de remettre en question, je suis effaré de voir que cela tourne souvent en un affrontement frontal entre deux positions trop tranchées ! Tout le monde y va de son lien vers « une étude qui montre que », sauf que « une étude », en Sciences, ça n’a jamais été suffisant pour « montrer que »… C’est l’accumulation des études (et donc des savoirs) au fil du temps qui permet d’établir un consensus, qui se construit autour d’un grand nombre d’études, souvent contradictoires (d’où l’importance de la remise en question, mais pas n’importe comment non plus). Or je ne crois pas que ce soit le cas pour quel que soit le sujet de débat.
    On peut toujours, quel que soit le sujet, trouver une étude qui montre l’inverse de ce que le bonhomme d’en face affirme, mais ça ne constitue nullement une preuve que le postulat initial soit faux…..

    Ce qui est encore plus surprenant dans tout ça, c’est que bien souvent, les savoirs scientifiques sont remis en question, comme si les scientifiques n’étaient plus aujourd’hui que de vilains méchants qui veulent nous faire peur ou qui veulent vider notre porte-monnaie. Et ceux qui rejettent aujourd’hui en bloc ces savoirs le font la plupart du temps en évoquant des études… scientifiques (!!!) contradictoires. Allez comprendre…

    • Daniel Le Breton dit :

      C’est l’apanage des sciences « molles » qui n’obéissent pas à des lois gravées dans le marbre Whynot, le consensus ressemble au Graal et la partition est inévitable. Même dans les sciences « dures » comme la physique, on peut trouver des désaccords alors que les équations fondamentales restent immuables. J’en déduis que c’est dans la nature humaine.

    • Jean-Loup dit :

      Pour moi, le plus grave n’est pas cet affrontement parfois binaire en fonction de ses convictions, de son mode de pensée… mais plutôt de voir une frange très très majoritaire de la population considérer qu’il y a une bande de méchants scientifiques : les « enfermistes ». Une sorte de réaction paranoïaque ultra développée, certes en fonction de la sensibilité politique, mais aussi voire surtout chez les plus diplômés et/ou aisés financièrement.

      Hors Covid, il y a de toute façon un travers des médias qui s’accélère depuis cinq ans, c’est le fait de donner une même valeur, et donc 50 % de temps de parole, à une information totalement invérifiée ou marginale. D’où le fait d’avoir transformé sémantiquement une assertion en « révélation ».

  117. Whynot dit :

    Certes vous avez raison Daniel, mais ce que je déplore ce n’est pas tant ce constat mais plutôt le fait que dans la situation actuelle c’est plus destructif que constructif. Chacun a le droit d’avoir son propre avis, fondé ou infondé, c’est une évidence et cela mènera nécessairement à la partition que vous évoquez. Toutefois, ce que je regrette c’est que trop réfutent des faits scientifiques établis pour la seule et unique raison de pouvoir continuer à défendre son avis… Je ne tape sur personne en particulier, car cela concerne autant les complotistes, les antivax, les enfermistes, les libertaires ou encore les provax trop acharnés !

    Concernant la pandémie, il me paraît évident comme vous le dites que le consensus ressemble au Graal : on ne le trouvera sans doute jamais ! Je trouve que cela pousse d’autant plus à l’humilité : si la Science n’arrive pas à trouver ce consensus, comment peut-on avoir un avis aussi tranché que certains (dans un sens ou dans l’autre) ? Je n’arrive pas à comprendre ce mécanisme… Pourquoi s’affronter sur des sujets qui n’obtiendront probablement jamais de réponse ? La nature humaine, oui, mais il me semblait également que la nature humaine c’était aussi se serrer les coudes face à une menace universelle…

    D’autre part, si la « bonne réponse » face à la pandémie constitue un Graal, il y a tout de même certains consensus concernant ce foutu virus, et malgré tout on trouve toujours une part (grandissante ?) réfutant ce consensus (je pense notamment à l’utilité du port du masque).

  118. Daniel Le Breton dit :

    On peut aussi voir la dedans les effets psychologiques de la pandémie, personne n’en sort complètement intact.

  119. NicoM dit :

    @whynot et Jean-Loup

    Je pense que les positions peuvent être opposées parce qu’il s’agit d’un sujet concernant notre santé et que peu de sujets sont aussi intimes que notre santé.

    Je pense que les postulats de départs sont différents et donc le débat ne part nécessairement pas sur les mêmes bases.

    Regardez les réactions des gens face à un symtôme identique. Prenons une toux. Les uns vont se ruer chez le médecin et lui réclamer une ordonnance longue comme le bras. Les autres vont dire que c’est pas grave et que ça va passer tout seul.

    En temps normal chacun fait ce qu’il veut et tout se passe bien. Mais la plusieurs problèmes se posent.

    1 c’est une maladie contagieuse.
    2 les autorités et les médias nous parlent de cette maladie en permanence entrainant la psychose.
    3 les autorités désignent des boucs émissaires
    4 les autorités prennent des mesures sociales exceptionnelles
    5 les autorités imposent sans imposer les vaccins.
    6 ça dure, dure, dure…

    Bref un cocktail pour que les positions se radicalisent de plus en plus… (S’il s’agissait de conseils et non d’obligations, nul besoin de contester…)

    Pour info, les historiens nous apprennent que toutes les pandémies ont généré des révoltes… La question n’est donc pas de savoir si ça arrivera, mais quand, pour quel motif et surtout quelle en sera l’ampleur…

    • Whynot dit :

      Je ne pensais que mes remarques susciteraient autant de réponses ^^
      @NicoM j’aimerais toutefois rebondir sur ce que vous dites :

      1. Certes, comme beaucoup d’autres
      2. Si les autorités et les médias n’en parlaient pas, ne croyez-vous pas qu’on les accuserait de dissimuler et donc d’atteindre à notre liberté de savoir ce qui se passe ? Qui plus est, la planète entière est touchée, on ne parle pas de Lucette qui dans son village du Gers a du mal à avoir une bonne connexion internet… Cela concerne tout le monde, je ne suis pas choqué qu’on en parle beaucoup. Que cela génère une psychose je le conçois, mais c’est plus le traitement qui en est fait que le fait de traiter, enfin je crois.
      3. Très honnêtement, ce n’est pas ce que je perçois… Que l’on cherche à comprendre d’où vient le problème, et pointer du doigt les réponses potentielles à ce problème, je n’appelle pas ça de la stigmatisation.
      4. Vous auriez préféré un laisser-aller comme dans certains « vrais » régimes autoritaires, quitte à laisser mourir peut-être 10 fois de personnes (chiffre purement spéculatif). N’auriez-vous pas dans ce cas fustigé les autorités en clamant qu’ils ne se soucient pas des citoyens ?
      5. Il s’agit d’un choix stratégique… Si le virus n’avait pas autant muté, allez savoir, peut-être que cette stratégie aurait été couronnée de succès et que tous y auraient adhéré. Pour ma part, je reste convaincu qu’une véritable obligation aurait peut-être été mieux comprise, et donc mieux acceptée. Ce n’est plus ma position aujourd’hui, la promesse de l’immunité collective semblant désormais inatteignable, les vaccins actuels n’empêchant pas la transmission des nouveaux variants. Je reste toutefois persuadé de l’utilité collective de la vaccination, et donc du fait de la suggérer !
      6. A titre personnel, je suis intimement convaincu depuis septembre 2020 que ce serait le cas… Je ne suis donc pas surpris, et peut-être que cela m’amène à une plus grande acceptabilité. Ce que je regrette, c’est qu’on (autorités, médias) a trop parlé de « sortie de crise », faisant miroiter à la population une issue imminente.

      Nous sommes d’accords, le cocktail est explosif, et la pandémie n’a pas fini de nous surprendre par ses conséquences. Toutefois, je reste persuadé que si nous étions tous un peu plus mesurés dans nos réactions, dans un sens comme dans l’autre, la crise ne serait pas terminée mais peut-être que nous la vivrions « un peu moins mal ».

      • NicoM dit :

        @why not

        Je tente par ces points d’expliquer les radicalités des uns et des autres pour répondre à votre post.

        Je reprends les points pour m’expliquer davantage.

        1 Certes, mais s’agissant d’une maladie dangereuse, la responsabilité des uns envers les autres se trouve renforcée ce qui radicalise les positions entre les « cools » et les hypocondriaques.

        2 « mais c’est plus le traitement qui en est fait que le fait de traiter » tout à fait. C’était le sens de mon propos.

        3 Laisser croire au grand public que l’épidémie circule à cause des enfants et des 10% de non vaccinés et qu’elle serait éradiquée si 100% étaient vaccinées est une escroquerie intellectuelle tellement grossière que cet « argument » n’est plus utilisé depuis que l’omicron fait exploser les records de contaminations.

        4 Je n’ai jamais dis cela. Je dis juste que comme des mesures sociales exceptionnelles sont prises, on sort du cadre scientifique et médical et que chacun va nécessairement se positionner.

        5 Je pense que le pass sanitaire est une rupture anthropologique majeure qui va changer définitivement nos sociétés libérales occidentales vers un modèle de contrôle et de suspicion à l’aide de la technologie. J’y suis donc opposé quelqu’en soit l’efficacité sanitaire, du moins dans cette forme sans aucun garde fou. Mais j’espère vivement me tromper sur ce point, croyez moi…

        6 Vous aviez raison, j’étais trop optimiste à l’époque sur ce point.

        Je pensais également au vécu de chacun qui radicalise les positions.

        Imaginez 2 jeunes de 25 ans. L’un a eu une forme très légère du covid, l’autre a perdu son grand père. Il est probable que le premier se dise « toutes ces mesures pour ça ? » Tandis que le second va penser « on aurait pu le sauver si on en avait fait davantage ».

        • Eric87 dit :

          Le point 4 c’est certainement celui d’où partent tous les positionnement car il se base réellement sur des choix de vie, des choix philosophiques, sur lesquelles il n’y a pas de vérité rationnelle mais des vérités propres à chacun. Par exemple, pour moi seul un danger certain et immédiat pour tous (genre un nuage toxique) peut justifier de restreindre le droit au déplacement. Je pense que seule la première vague par son caractére subit et inédit pouvait justifier ce confinement le temps de trouver autre chose (même si je pense que ce confinement aurait du cesser 2 semaines plus tôt). Vous pourriez me sortir des projections avec des centaines de milliers de morts, ça ne changerait pas ma position: confiner n’est pas admissible.
          Et en fait,peut importe les projections les mesures sociales ne peuvent être prises que par rapport à des choix politiques , des choix de vision de la société, de vision de la vie.

  120. Ga dit :

    Beaucoup de gens ont besoin de positions tranchées et de principe d’explication pour rester à flot dans cette période d’incertitudes.
    Les scientifiques (honnêtes) déçoivent car ils n’ont pas les réponses. Et nombre de personnes veulent des affirmations.
    Alors on se tourne vers qui en donne, on se construit sa théorie, ses convictions. On établit son expérience personnelle en vérité universelle.
    Des interlocuteurs de proximité, voilà ce qui manque je crois pour expliquer la recherche et l’état de la science.

  121. Piotr dit :

    Bonjour à tous,

    La situation pour les jours et semaines à venir est toujours aussi incertaine, et malheureusement, le flux habituel des données est perturbé par les fêtes de noël. La NHS a annoncé un calendrier très chaotique pour la semaine qui commence : il va falloir « lire entre les lignes »… Au Danemark, c’est également un peu confus : le nombre d’hospitalisés fait le yoyo et est remonté hier à 579. Pour l’instant, on reste dans la même fenêtre (550-600) depuis une semaine. Même constat pour les soins intensifs et les patients sous respirateurs.

    L’espoir qu’un pic de cas ait été atteint au Danemark le 23 a été douché par les chiffres d’hier. Je ne serais pas surpris que noël ait perturbé les choses d’une manière ou d’une autre et que le pic ait réellement eu lieu. On le saura très vite.

    En France, on a aussi droit à des variations importantes liées à noël. Le nombre moyen de cas a dépassé 70 000 et devrait encore monter. Le nombre d’hospitalisations a légèrement baissé depuis une semaine mais cette tendance peut-elle se poursuivre avec la montée d’omicron ?

    • Daniel Le Breton dit :

      @ Piotr

      Pour moi les observations suivent toujours la gaussienne et l’inflexion a eu lieu le 14/12. Le pic aura probablement lieu le 28 mais il faut trois jours pour le vérifier. Rendez-vous donc l’année prochaine, lorsque les chiffres danois correspondants paraîtront.

      • Piotr dit :

        @ Daniel

        Merci, on va voir ça. Les chiffres d’aujourd’hui semblent confirmer que le pic n’est pas pour tout de suite. On atteint les 12 500 en moyenne hebdomadaire. Et les hospitalisations ont passé la barre des 600 : 608, dont 70 en soins intensifs.

        • marion dit :

          @ piotr j’ ai également observé la même chose pour les chiffres de ce jour au danemark . Les études anglaises et écossaises concluaient tout de même que les hospitalisations seraient encore présentes mais de moins longues durées, pour ce qui concerne les soins intensifs au danemark, cela reste relativement stable. Pour finir, le week end de noël comme pour nous est une boite qui n’a pas encore fait ressortir tous les chiffres. Je reste quand même optimiste car les effets sur les réas sont quand même le point central de cette maladie, que les gens n’en meurent pas après qu’ils passent 1 ou 2 jours hospitalisés n’est pas grand chose en regard de soins intensifs.

  122. Hugo dit :

    @Whynot

    Le caractère tranché voire péremptoire de certains avis reflète surtout, à mon avis, tranché lui aussi, la politisation intense du débat sur la gestion de la pandémie.
    Comme tout ce qui affecte la vie en société, les décisions prises par les pouvoirs publics face à la pandémie suscitent des critiques, ce qui est normal en démocratie. En présentant leurs décisions comme scientifiques ou techniques, les autorités cherchent à dépolitiser le débat, comme l’habitude en a été prise depuis longtemps pour les politiques économiques, le débat se déplace sur non pas les choix des dirigeants mais sur ce qui est présenté comme la base de leurs décisions, ici la médecine, la science etc.
    La conséquence, terrible de mon point de vue, est la disparition des conditions minimales au dialogue entre une partie de la société et le reste. Il n’y a plus de référence commune sur lesquelles s’appuyer pour tenter de trouver un compromis, ce qui risque d’effacer le fondement du contrat social, à savoir le consentement à l’autorité en échange de la garantie par cette même autorité de droits fondamentaux. Les fausses attestations de vaccination constituent une manifestation inquiétante de ce délitement du corps social.
    Sur ce, bonne fin d’année.

    • Beck dit :

      Bien sûr que les questions économiques, sociales, militaires, médicales etc sont politisées. Et cela est un horizon indépassable.
      Bien sûr que dans cette danse le politique a sa part de responsabilité, mais les professionnels ont une part équivalente. Tout simplement car c’est stratégique de défendre sa paroisse en jouant du contexte. La « science » économique sait très bien le faire, le médical également, les agriculteurs, etc etc…

      Alors essayons toujours de débattre car comme disait un célèbre professionnel de la politique « je crois aux forces de l’esprit ».

      Merci à tous et toutes de continuer d’alimenter le débat. Merci aux auteurs du site pour l’information qu’ils nous donnent à lire.

  123. GM dit :

    Oui, le débat est hystérique depuis le début, et beaucoup de confrères se sont fait un gloriole sur les plateaux télévisés alors qu ils étaient incompétents.
    Mais cette politisation est d autant plus marquée que le politique en a fait un marqueur, a pris possession du sujet. Les médecins sont aujourd’hui dépossédés des instruments. Ils vaccinent quand ils peuvent en exécutants et non en praticien. D ailleurs la vaccination n est plus un geste médical , il peut être pratiqué par presque tous, et ce relai essentiel patient-médecin traitant est piétiné par le gouvernement mais pas seulement. Et ce sont eux qui peuvent repérer et convaincre les récalcitrants.
    Le politique aujourd’hui ment de manière honteuse. Beaucoup ne supportent plus cette vaccination obligatoire déguisée, alors que une obligation vaccinale des populations cibles serait un discours mieux compris. La justification medicale du passe sanitaire est bafouée cyniquement, le durcissement de règles qui ont montré leur utilité relative est très mal accepté. La mise au pilori des rétifs au vaccin tourne à la débandade ( sur le thème : finalement ils ont toujours eu raison).

    Et puis … je crois que l on attendait tellement du vaccin … et que la déception sur sa demi efficacité est majeure. Les repas de famille ont beaucoup tourné autour du vaccin et de sa pertinence. Le problème du risque iatrogène est aujourd’hui secondaire, mais l efficacité clinique du vaccin est largement mis en doute.
    Et honnêtement, il est aujourd’hui difficile de défendre ce tout vaccinal, en tout cas à mon sens.

    Donc. C est difficile de tenir une position nuancée et rationnelle. Et le politique, sa communication, la faiblesse du journalisme -voir une certaine connivence – n amélioreront pas les choses.

    • marion dit :

      j’ai relu ce jour un message de la ville de paris (mon employeur) datant de juillet, un paragraphe de celui ci insistait sur le caractère anti contamination du vaccin, c’est une des raisons qui font qu’un grand nombre hésitent encore à faire la 3 ème dose car ils considèrent que ce vaccin est d’abord une barrière pour soi même et là c’est discutable la possibilité de se rendre dans divers lieux de vie sociale. Je reconnais que c’est pour cette raison que je me suis fait vacciné mais également pour ce qui était induit jusqu’en Aout ou septembre, la non transmission mais là je persiste à croire que je ne le ferai que pour la poursuite d’une vie sociale mais est sanitairement acceptable pour moi, j’ai plus que des doutes.

    • Fred dit :

      On attendait tellement du vaccin, tant on nous l’a vendu comme la solution.
      Au départ outre sa protection de 95%, il empêchait la circulation du virus, les vaccinés ne contaminaient pas.
      C’était la com des scientifiques et des politiques.
      Comme auparavant les mêmes nous avez vendu quelques « leurres » démentis ensuite par les faits, comme celui ci dessus, ben…
      Ce soir à titre d’exemple, les jauges sont rétablis, 5000 en extérieur, 2000 en intérieur, sauf pour le meeting politiques justement.
      Alors comme dit plus haut, forcément ça va finir par friter, ce n’est que question de temps.

      • Jean-Loup dit :

        Eh oui, vous achetez un tamis à semoule, et patatrac, un variant à base de farine arrive et passe par les mailles.

        Concernant, la politique, c’est constitutionnel semble-t-il :  » Les Sages l’ont rappelé le 9 novembre dans leur avis sur la loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire. « Si ces mesures peuvent intervenir en période électorale, la présentation du ‘pass sanitaire’ ne peut être exigée pour l’accès aux bureaux de vote ou à des réunions et activités politiques », écrivent-ils.  »

        https://www.publicsenat.fr/article/politique/passe-sanitaire-jauges-annulations-comment-les-modalites-des-meetings-peuvent

        • Fred dit :

          Merci beaucoup à vous Jean-loup !

          En enfonçant des portes ouvertes, on évite des se faire mal à l’épaule, c’est bien.

          On achète ce qu’on nous vend, la taille des mailles n’a jamais fait parti des caractéristiques avancées sur le produit, au contraire.

          Pour ce qui relève de la constitution je ne suis pas en recherche d’info, je le savais. Ce qui me dérange c’est une différence de traitement des événements. Non pas que je souhaite une absence de jauge, mais bien que je trouve normal qu’elle s’applique aussi aux meeting politiques. A mon sens ni contaminant ni mortel pour la démocratie.

  124. Alfred PAOLINO dit :

    Fred
    bonsoir
    Je ne suis pas un spécialiste des mathématiques ou des statistiques
    Pourriez-vous SVP m’expliquer -en mode vulgarisé – pourquoi le R effectif dit R0 est actuellement à la baisse alors que le nombre des contaminés explose depuis plusieurs jours ?
    le R effectif baisse depuis une dizaine de jours est passé de 1.35 à 1.07 avec qualification au 26/12 de « modéré et stable » sur votre site

    P.S je lis attentivement toutes vos contributions qui m’éclairent par leur diversité mais aussi par leur vraie humilité.
    Continuez et merci

    • Prof Grincheux dit :

      @ Alfred PAOLINO

      Attention le R0 est une « constante » pour un virus et une population homogène ayant une vie « normale ».
      Comme des gestes barrières existent, on parle plutôt de R effectif.

      Il s’agit du nombre moyen de personnes que contaminent une personne infectée.

      S’il est supérieur à 1 (cas actuel) une personne infectée en contamine donc un peu plus d’une autre en moyenne. L’épidémie progresse, même si R diminue.
      Pour R>1 et en baisse l’épidémie continue donc de progresser mais « moins vite ».

      Attention également au mode de calcul de ce coefficient R : il est généralement calculé avec un décalage de quelques jours, selon des chiffres ayant eux-mêmes un temps de redescente, même si certaines méthodes peuvent permettre d’avoir une estimation à J-1.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_reproduction_de_base

    • Fred dit :

      Celle là elle doit pas être pour moi ou y a maldonne ?

    • Daniel Le Breton dit :

      Avec ma définition du Reff j’ai 1,33 en montée au 24 décembre.

  125. JM dit :

    Bonjour,
    Sur le dashboard France, le graphique « Saturation des services de réanimation » n’est plus mis à jour depuis le 29/11, quel dommage !
    La raison est-elle identifiée ? Les données ne sont plus publiées par l’état ? Un mécanisme de mise à jour est en panne ? Autre chose ?
    Bien à vous,
    JM

  126. Fred dit :

    Je suis peut être entrain d’écrire une grosse connerie, mais je n’arrive pas à identifier les tranches d’age des morts et leur statut vaccinal respectifs.
    Je voudrais bien y voir plus clair, à votre bon cœur svp.

    • Jean-Loup dit :

      @Fred
      Ça ne signifie pas grand chose en fait puisqu’une personne très âgée aura possiblement eu sa 3e dose cet été. Dans le pire des cas, la protection est aussi faible qu’une autre personne avec deux doses il y a six mois. AMHA

      Sinon, quel est le sens de la question ? Démontrer qu’un vacciné a plus de risques ?

      @JM
      Sur l’application #tousanticovid, la saturation nationale est de 65 % au 26 décembre.

      • Fred dit :

        Je ne vois pas ce qui peut laisser penser ça !
        De tout les propos que j’ai eu ici vont dans le sens de vaccinez vous, perso j’ai un rappel depuis le 2/12.
        Par contre j’aimerais bien y voir plus clair sur ma situation réelle et par la même de celle de proches.

        Sinon, quel est le sens de votre suspicion ?

  127. Daniel Le Breton dit :

    Je reviens vers Jacques HM COHEN et le partage delta omicron.

    J’ai récupéré toutes les données de base et si elles sont correctes vis à vis de l’omicron, une fois l’agencement des dates assuré, on note pour le cas de la France comme pour Paris une tendance au plateau voir au redécollage du delta (un peu osé peut-être).

    Et donc la question se pose effectivement: le vieux variant ferait-il de la résistance et pour combien de temps encore?

    • Eric87 dit :

      Le point 4 c’est certainement celui d’où partent tous les positionnement car il se base réellement sur des choix de vie, des choix philosophiques, sur lesquelles il n’y a pas de vérité rationnelle mais des vérités propres à chacun. Par exemple, pour moi seul un danger certain et immédiat pour tous (genre un nuage toxique) peut justifier de restreindre le droit au déplacement. Je pense que seule la première vague par son caractére subit et inédit pouvait justifier ce confinement le temps de trouver autre chose (même si je pense que ce confinement aurait du cesser 2 semaines plus tôt). Vous pourriez me sortir des projections avec des centaines de milliers de morts, ça ne changerait pas ma position: confiner n’est pas admissible.
      Et en fait,peut importe les projections les mesures sociales ne peuvent être prises que par rapport à des choix politiques , des choix de vision de la société, de vision de la vie.

    • NicoM dit :

      @DLB

      Alors ça, si ça se confirme, c’est une sacré tuile pour les hôpitaux…

      Autant je suis optimiste concernant la virulence de l’omicron, autant je perçois que si on a un delta haut + un omicron qui explose ça va devenir très très difficile pour les hôpitaux…

      Au fait, lors de la première vague on disait « on ne forme pas un infirmier réanimateur en 6 mois ». En 6 mois non, mais en deux ans non plus ? De combien les effectifs ont-ils été renforcés ?

    • Lithium dit :

      Bonjour,

      Je suggère de prendre les données actuelles (pendant les fêtes de fin d’année) avec une extrême précaution.
      Pendant les 2 dernières semaines de l’année beaucoup de choses vont brouiller les chiffres et les projections et nous rendre quasi « aveugles » :
      – le comportement des gens va être différent et les interactions sociales aussi : écoles fermées, beaucoup de gens en vacances (ça c’est plutôt favorable à une moindre propagation), brassage générationnel et géographique (ça c’est plutôt défavorable : propagation intergénérationnelle et géographique plus rapide)
      – énormément de tests, record battu avec plus de 1 million de test par jour donc même en corrigeant avec le taux d’incidence cela n’est pas transposable avec une situation à 300 000 test /jour
      – vacances, saturation des labo, système SI-DEP qui saute, jours fériés : les données redescendent avec des décalages. On peut bien sur lisser, par exemple sur 7 jours mais ça fait forcément perdre en sensibilité.

      Que le Delta fasse un « baroude d’honneur » n’est pas si surprenant avec les interactions sociales augmentées en cette période de fin d’année mais en toute logique Omicron devrait le supplanter en situation standard.

      Si Delta venait à résister à Omicron sur le long terme, même quand Omicron aura infecté une grande partie de la population (surtout ceux ayant le plus de contacts : les plus jeunes, les actifs, …) cela voudrait dire que l’infection par Omicron ne protègerait pas contre Delta et l’inverse serait probablement vrai aussi.
      Cela signifierait que Omicron et Delta ont tellement de différences que l’immunité contre l’un ne confère pas une forte immunité contre l’autre et ça serait une vrai tuile car nous aurions alors 2 épidémies en parallèle !
      (c’est déjà le cas pour la grippe dont plusieurs variants circulent simultanément).
      Mais il est beaucoup beaucoup trop tôt pour confirmer cette éventualité.

    • marion dit :

      le redécollage en nombre de cas positifs semble quand même lié aux tests pratiqués (80 000 contre 40 000 les semaines précédentes) car on constate qu’omicron prend de toute façon de plus en plus de place, 64 contre 36 % alors qu’il y a une semaine c’était l’inverse

  128. Joe dit :

    Bonsoir,

    Ma question sur la pertinence de la vaccination des enfants, sans réponse dans ce blog est à mettre en lumière de l’information donnee ce soir par le ministre de la santé (cf live du journal le monde): » A ce jour, 190 enfants sont hospitalisés en France à cause du Covid-19, dont 35 en service de réanimation. Des chiffres à comparer aux 23 000 enfants hospitalisés chaque année à cause de la bronchiolite et aux 14 000 enfants admis à l’hôpital à cause de la gastro-entérite, insiste Olivier Véran. « Evidemment, si de nouvelles données apparaissent en France ou à l’étranger sur l’impact du variant Omicron chez les enfants, nous pourrions être amenés à prendre toute mesure utile pour les protéger », a-t-il ajouté »

    Quelqu’un peut-il expliquer pourquoi il faut vacciner tous les enfants qui sont peu touchés par le Covid? Pour ceux actuellement hospitalisés j’ai l’intuition qu’ils pourraient avoir des fragilités les rendant de toute façon éligibles a lja vaccination? Mais ce n’est qu’une intuition que des faits médicaux et scientifiques pourraient confirmer.

    Merci et joyeux réveillon à tous

    • Resphoina dit :

      @Joe
      Sûrement pour compenser arithmétiquement les 2 millions d’individus de plus de 60 ans et/ou fragiles qui ne sont pas vaccinés sur la base de l’idéologie politique du tout vaccinal.

    • NicoM dit :

      @Joe

      Moi, la seule raison que j’y vois, c’est l’affolement généralisé qui empêche de réfléchir convenablement…

      Cette comparaison entre le covid et la bronchiolite constitue ENFIN une lueur de lucidité bienvenue… Pourvu que ça dure !

      Pour info, j’avais demandé vers la mi décembre à une amie pharmacienne hospitalière à l’APHM (Marseille) comment ça se passait pour eux avec le covid sa réponse a été du style « ça commence à se tendre à cause de la bronchiolite »…

  129. jsp dit :

    Taux d’incidence = Nombre de cas cette semaine pour 100k habitants
    Pourriez-vous être plus clair dans la légende des cartes, graphiques etc
    En indiquant : Nombre moyen de cas journaliers durant cette semaine pour 100k habitants
    En effet, si on a 700 cas par semaine, cela peut vouloir dire 100 cas par jour pendant 7 jours, ou 120 cas par jour pendant 5 jours et seulement 50 cas le samedi et 50 cas le dimanche où on diagnostique moins
    Alors qu’il s’agit de 700 cas en moyenne par jour durant 7 jours
    Si j’ai bien compris …
    Et 700 personnes infectées , fois 10 jours de durée de contamination possible , divisé par 100000 hab multiplié par 67 millions hab
    ça fait un pool de 4,6 millions de personnes possiblement contaminantes , bien que le risque soit surtout dans les premiers jours (et même avant le diagnostic)

  130. jsp dit :

    Mea maxima culpa
    OUPS : Je regarde les tableaux de bord du journal le Monde
    ordre de grandeur du nombre de cas diagnostiqués par jour = 67000 pour 67 millions d’hab , soit un diagnostic positif pour mille habitants
    Donc 100 par jour pour 100000 hab et 700 par semaine pour 100000 hab
    Taux d’incidence hebdomadaire = 700 pour 100000 hab
    Donc le pool de personnes possiblement contaminantes à l’instant t fin décembre est de l’ordre de 670 000 personnes , soit une personne sur cent
    A multiplier par trois à Paris, une personne sur trente environ

    • Lithium dit :

      @ JSP

      durée de contagiosité : 9 à 12 jours, disons 10
      https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/covid-19-contamination-contagiosite-tests-tout-ce-que-vous-devez-savoir-59704

      Vous semblez oublier que les tests positifs ne représentent pas la totalité des cas.
      Il n’y a par définition aucun chiffre précis sur les contaminés non testés (asymptomatiques ou personnes malades ne se faisant pas tester et ne s’isolant pas). Las approximations retiennent généralement un facteur 2. Une récente étude chinoise confirme cet ordre de grandeur.
      Remarque : autre grande zone de flou : les auto-tests qui ne comptent pas dans les statistiques officielles. Pas certains que toutes les personnes ayant un auto-test positif aillent faire un test PCR de confirmation.

      Donc un taux d’incidence moyen de 700 / 100 000 par semaine soit 100 / 100 000 / jour soit 67 000 / 67 000 000 / jour ça fait potentiellement 67 000 * 10 * 2 = 1 340 000 personnes contagieuses en ce moment.
      soit 2% de la population, une personne sur 50 en moyenne nationale.

  131. Pro-pro dit :

    Je suis de plus en plus optimiste car le brouillard des ténèbres se dissipent petit à petit.

    Tiens par exemple, il n’y a plus personne en France pour contester le fait que la vaccination ne sert à rien pour stopper l’épidémie ( les chinois sont sacrément dans la mouize avec leur stratégie zéros Covid qui freine le développement de l’immunité la plus efficace, celle que l’on utilise depuis des dizaines de milliers d’années, à savoir l’immunité naturelle.)
    Attendez, relax, on se calme, j’en vois déjà certain me faire dire ce que je n’ai pas dit.
    Je le redis pour la Xème fois, « oui la vaccination est efficace » voire même très efficace dans certain cas mais pas de manière égale pour tous.
    Pour rappel, le but de la vaccination (le seul finalement, vu cela n’empêche pas la circulation du virus et à fortiori des nouveaux variants), c’est de protéger les plus fragiles à risques (ceux présentant des comorbidités et/ou étant immunodéprimés). L’immunodépression allant grandissante avec l’âge, on peut considérer si l’on se réfère à l’exemple de la grippe qu’elle devient non négligeable à partir de 65 ans.
    Donc comme pour la grippe, la priorité vaccinale doit avant tout concerner les personnes fragiles à risques ou les plus de 65 ans.
    S’acharner à vouloir vacciner TOUT le monde est d’une part une tâche ardue et surtout peu rentable en terme de résultats efficaces escomptés. De quels résultats parle-t-on : les seuls qui soient facilement mesurables sont le nombre de décès et la saturation des services hospitaliers. Cela tombe bien , on a des chiffres et même de l’historique hivernale, sans vaccin (novembre 2020) et avec vaccins décembre 2021.
    Autre fait intéressant, on a un groupe témoin ( non représentatif de l’ensemble de la population mais faute de mieux je le garde) non vaccinés en 2020 et toujours non-vaccinés en nov-déc 2021. Ce groupe témoin est super maous(costaud) en nombre avec 7,75 millions d’individus.
    L’intérêt avec ce groupe c’est de pouvoir tenter donner une estimation de la force des variants Delta et Omicron. (plus fort ou moins fort que le variant de nov 2020).
    En admettant que l’on ait déjà atteint le pic des hospitalisations et Réa dans ce groupe pour le variant Delta, on a à la grosse un augmentation de 50 à 60 % du pic des Hospitalisation et Réanimation avec la vague detlta actuelle par rapport à la vague de nov 2020. Alors effectivement en pourcentage, ça à l’air monstrueux et Claire Chazal se serait évanouie en le découvrant sur son prompteur histoire de faire de l’audimat au journal de 20h.
    Dans les faits on est passé de 20 à 35… personnes sur toute la France. Horreur et damnation, la sardine va boucher le port de Marseille et on va saturer les hôpitaux avec ces 15 gamins supplémentaires. Du coup on doit lancer d’urgence la vaccination des 5-11 et pour gagner du temps je propose de leur faire 1ère dose, 2n dose et rappel en même temps.
    Passée l’émotion des chiffres « effrayants » et anxiogènes, et laissant mon ironie au placard, je tente une explication dont j’attends éventuellement un examen critique, contradictoire mais argumenté car c’est comme cela qu’on progresse tous. Pour moi la grosse différence entre nov 2020 et nov-déc 2021, c’est que le virus circule beaucoup plus qu’à l’époque car cet hiver pas de confinement, de couvre-feu contrairement à l’hiver dernier. Du coup ces 7,75 millions d’individus ont eu à mon sens beaucoup plus de chance de rencontrer et d’être en contact avec le virus cet hiver que l’hiver dernier. Du coup le surplus ne parait pas si grand voire même un peu faiblard si on tient compte du fait que le Delta est plus contagieux(et peut-être même un peu pus virulent) que le variant de nov2021. c’est même à se demander si l’immunité naturelle acquise n’aurait pas déjà jouée dans cette population de bambins un rôle d’amortisseur en sachant qu’ils n’avaient que sur elle sur qui compter. A noter qu’avec 35 individus hospitalisés, on est encore loin des chiffres d’hospitalisations de cette même population pour la grippe et la bronchiolite comme le rappelait JOE un peu plus haut.
    Du coup, est-ce qu’il reste quelqu’un pour me dire quel est l’intérêt ( à l’échelle du pays) de la vaccination des 5-11 ?

    Pour savoir où la chasse au non-vacciné sera la plus profitable voici, ci-après la moyenne sur les 5 dernières semaines des nouvelles hospitalisations hebdomadaires par tranche d’âge ( en nombre et % du total) :
    9 144 3%
    19 51 1%
    29 168 3%
    39 325 6%
    49 375 7%
    59 640 12%
    69 934 18%
    79 1088 20%
    89 1081 20%
    90 523 10%

    et l’état d’occupation de la réa :
    9 33 1%
    19 3 0%
    29 46 1%
    39 148 4%
    49 298 9%
    59 671 20%
    69 1079 32%
    79 882 27%
    89 143 4%
    90 22 1%

    Stratégiquement , il faut chasser sur les terres des plus de 50 ans en priorité, je dirais même plus les 50-79 et même encore plus les 50-69 car les 70-79 sont déjà vaccinés à près de 99%( il ne reste que ~60000 non vaccinés dans cette tranche d’âge). Les 50-69 non vaccinés sont au alentour de 1,2 millions.

    S’entêter à vouloir vacciner uniquement ( cœur de cible du passa vaccinal obligatoire) les 3,2 millions de non vaccinés des 12-49 ne permettra d’alléger au maximum que de 500 places la réa ( en admettant 100 % de vaccination efficace à 100%). A mon avis on ne gagnerait guère plus de la moitié des 500 places. Pas de quoi boucher le port non-plus.

    Faut-il un pass-vaccinal par âge ? oh la la, quelle est difficile cette question pour nous et surtout pour le gouvernement qui ne peut pas se permettre de perdre ses électeurs…
    Non le pass-vaccinal obligatoire ne doit pas l’être du tout et encore moins par âge dans les conditions où on nous le vend ( un rappel tous les 3 mois) A un moment il faudra que cela cesse cette affaire. Je réclame le même traitement que pour la grippe un point c’est tout.

    A noter que les +80 ne surchargent pas la réa mais sont tout de même très présents à l’hôpital et paient toujours le plus lourd tribu parmi les décès. Par contre je crains fort que que le pass vaccinal n’ait aucune influence sur la vaccination pour eux. Trop rares et difficile à débusquer les derniers spécimens non-vaccinés car ce ne sont pas ceux qui von le plus souvent au boulot, cinoche, théâtre, bistro , resto, stade, salle de sport, night/échangiste club et autres voyage en métro, bus, train, avion.

    Pour rappel depuis le début de l’épidémie , décès par tranche d’âge ( sans tenir compte des ~25000 mort en Ephad qui étaient probablement âgés pour une majorité de plus de 75 ans à leur décès)

    9 13 0,01%
    19 15 0,02%
    29 108 0,11%
    39 359 0,38%
    49 1045 1,10%
    59 3734 3,91%
    69 10942 11,47%
    79 21925 22,99%
    89 36241 38,00%
    90 20996 22,01%

    décès par tranche d’âge depuis 6 mois ( 27/6/2021)
    9 7 0,06%
    19 6 0,05%
    29 28 0,25%
    39 102 0,90%
    49 209 1,85%
    59 682 6,03%
    69 1622 14,33%
    79 2826 24,97%
    89 3674 32,46%
    90 2161 19,10%

    A noter que je n’ai jamais réussi à retrouver dans les chiffres des décès et présents en réa, ceux souffrants de comorbidités ou d’immunodépression histoire de savoir la part des personnes à risques dans les décès et présence en réa pour les moins de 65 ans.

    • PhD dit :

      Bonjour Pro-pro

      Quand vous dites que la « vaccination ne sert à rien pour stopper l’épidémie » et que « la vaccination n’empêche pas la circulation du virus », c’est peut-être vrai pour le variant Omicron, mais pas pour le variant Delta pour lequel les études évaluent à environ 50% la diminution la protection contre les contaminations. Si elle n’empêche pas la circulation du virus, la vaccination la limite. Il avait été montré que la charge virale des non vaccinés asymptomatiques était bien supérieure à celle des vaccinés asymptomatiques (ce n’était pas le cas pour les formes symptomatiques). Une méta analyse chinoise a estimé à 40% environ le nombre de formes asymptomatiques parmi les tests positifs. Il sera intéressant de savoir si la propagation du variant Omicron est la même dans les populations vaccinées et/ou immunisées et la population naïve vis à vis des coronavirus.

      • Whynot dit :

        Ah ben nos commentaires se sont téléscopés ^^ Ce chiffre sur delta fait réviser à la hausse mon « calcul à la louche » dans ma réponse à Pro-pro. Je vous rejoins sur la nécessité d’avoir la même donnée sur omicron pour affiner un peu les estimations et le « bénéfice réel » qui semble espéré.

    • Whynot dit :

      @Pro-pro

      Il faut reconnaître que votre argumentaire se tient, mais faire les questions et les réponses de façon aussi tranchées, désolé mais ça ma choque !
      Je ne me prononce pas sur la pertinence ou non de vacciner tous les enfants, mais comme vous posez cette question j’ai envie d’essayer d’y répondre d’une façon différente de la vôtre : moins de verve sans doute, peut-être moins d’ironie aussi (j’essaie de me contrôler dans ce domaine car c’est souvent difficile à percevoir sur un texte écrit). Je vois plusieurs raisons pour expliquer ce choix :

      1. C’est cohérent avec la stratégie initiale… On est d’accords ou pas avec cette stratégie, mais quand nos gouvernants se contredisent on surligne les contradictions. On peut également faire l’effort de reconnaître que depuis quelque temps le cap ne change pas (à tort ou à raison je n’en sais rien)

      2. Pour exciter un peu les antivax je vais aller sur un peu de cynisme : parce qu’on a des doses, beaucoup de doses, autant que l’argent dépensé serve à quelque chose…

      3. Parce qu’au final, quel est le problème à vacciner les enfants ?? Je comprends la réticence disant qu’ils sont très peu concernés par le covid donc à quoi bon, mais le risque encouru avec le vaccin démontré comme fiable (ce ne sont pas les autorités qui le disent, hein, ce sont les études scientifiques robustes) est encore plus faible que la probabilité pour eux de terminer à l’hôpital suite à infection covid

      4. Parce que delta + omicron ça fait beaucoup d’un coup et que vu les mesures prises hier j’ai la sensation qu’il y a un peu panique à bord. Le nouveau message c’est « si on ne fait rien le pays sera à moitié paralysé fin janvier en raison des trop nombreux arrêts maladies, cas contacts etc étant donné le nombre assez hallucinant de nouveaux cas hebdomadaires que l’on attend ». Ce qui finalement, fait sens : si 5 % de la population est en arrêt maladie, ça va forcément impacter notre vie à tous… Or, comme les non vaccinés adultes semblent désormais inatteignables pour la majeure partie, on se rebat sur les gamins. Non pas pour les protéger eux, mais pour compenser arithmétiquement ! On va me tomber dessus en disant que ça ne sert à rien, le vaccin n’empêchant pas la transmission. C’est faux ! Tout comme il est faux d’affirmer l’inverse ! Le vivant, ce n’est pas binaire : ce n’est pas « éteint » ou « allumé ». Alors oui, le parachute vaccinal est bien troué, mais il reste encore un peu de tissu. Oui, le vaccin limite « très peu » la transmission mais on n’est pas sur du zéro pointé. Petit calcul à la louche, vous semblez aimer ça : admettons que la transmission du virus est limité ne serait-ce qu’à 10% par le vaccin (pure spéculation). Avec 200 000 nouveaux cas par jour, donc 1 400 000 cas par semaine, ça ferait la bagatelle statistique de 140 000 cas évités par semaine. Donc 140 000 arrêts maladies en moins, et donc une France « moins ralentie ».

      Je n’ai ni la prétention d’avoir raison, ni la volonté de soutenir les décisions gouvernementales. Néanmoins, je commence à en avoir ras-le-bol de cette émotion collective dès que les mots « enfants » et « vaccins » sont dans la même phrase. Je ne sais pas si c’est pertinent ou non, seule une boule de cristal le pourrait, mais à titre personnel je trouve que la pertinence de toutes les réserves qu’on entend reste aussi à démontrer… Pourquoi là, ça choque, alors que pour bien d’autres vaccins obligatoires personne ou presque ne se pose la question ? Pourquoi là, ça choque alors que quand quelqu’un voyage à l’autre bout du monde pour son plaisir, il ne rechigne pas à piquer son gamin parce que les autorités l’y obligent ? Pourquoi là, ça choque alors que le bénéfice espéré est davantage collectif qu’individuel ?

      Bref, perso je n’ai pas d’avis tranché (en même temps, je ne suis pas directement concerné, ça aide peut-être ^^). Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est quand même un peu balaud d’avoir une arme à disposition et ne pas tenter de s’en servir : si ça ne sert à rien, bon ben tant pis tout ça pour ça mais je n’arrive pas à percevoir de conséquence dramatique à ça. Si ça sert ne serait-ce qu’un tout petit peu, c’est toujours ça de pris. Peut-être que ça nuit à l’immunité naturelle qui vous est chère, peut-être pas, mais bon courage pour le démontrer !

      • Jean-Loup dit :

        @Whynot

        Comme vous le souligniez, cette pandémie universelle aurait pu laisser croire à une réponse unie mais les populations sont biberonnées à la segmentation commerciale depuis des lustres. Chacun dans le monde voit la pandémie sous un prisme extrêmement réducteur limité à soi, ses enfants et même les ascendants ne comptent plus : « ils ont bien vécu les boomers, qu’ils acceptent de mourir. »

        La phrase universelle, elle, est que « le virus est pour les autres (les fragiles, les vieux, les comorbides « volontaires » ) « .

        • NicoM dit :

          @JeanLoup

          Je ne suis pas trop d’accord avec vos analyses.

          Le fait que les formes graves de cette maladie ne concerne quasiment que certaines populations n’est pas une vue de l’esprit mais un fait.

          A partir de la je trouve que les gens non concernés, majoritairement les jeunes, font preuve d’un esprit de solidarité et de sacrifice tout a fait remarquable (ca c’est le positif) je leur reproche même une trop grande passivité (le négatif).

          Les boomers qu’ils protègent aujourd’hui n’auraient jamais accepté toutes ces mesures ! D’ailleurs, comme je le disais precedemment, les boomers n’avaient strictement rien fait contre la grippe de Hong Kong qui avait fait des ravages en 68-69…

          Qui meurt du covid ? Les vieux bien plus que les jeunes.
          Qui se voit privé d’études ? Les jeunes uniquement.
          Qui se voit privé de loisirs ? Les jeunes plus que les vieux.
          Qui va payer par le chômage la crise économique ? Les jeunes uniquement.
          Qui va devoir rembourser la dette covid ? Les jeunes uniquement.

          Alors désolé mais je ne supporte plus ces leçons de morale de la part des gens qui bénéficient de toutes ces mesures.

          Ps : Je ne suis plus jeune mais je pense à eux !

          • Ché dit :

            @ NicoM

            Comment enfoncer des portes ouvertes…

            Les jeunes étudient plus que les vieux… quel scoop !

            Les jeunes sont plus privés de loisirs que les plus âgés ? D’où sortez vous cette affirmation ?
            Les retraités ont du temps et beaucoup de loisirs, hors période covid. Ils sont probablement aussi voir plus impactés sur ce point.

            La crise économique à payer : quelle crise économique ??? ça fait presque 50 ans qu’on nous parle en permanence de crise économique.
            Le CAC40 ne s’est jamais aussi bien porté et notre premier de cordée : Bernard Arnaud s’est octroyé 1,5 MILLIARD de dividende en 2020, sur lesquels il paiera très peu d’impôt (merci Macron et la flat tax)
            (petit exercice : cela représente combien de fois la masse salariale d’un service de réanimation ?)

            Rembourser la dette ? Vous croyez vraiment que la dette sera remboursée ? C’est un mythe ! La dette covid appartient à la banque centrale européenne. Elle est virtuelle, comme la totalité de la masse monétaire : juste du vent, des chiffres dans un ordinateur, une pure vue de l’esprit, au pire un épouvantail pour faire passer des réformes.
            Avant l’UE on faisait fonctionner la planche à billet, maintenant c’est l’emprunt. C’est semblable car il s’agit en fait d’un emprunt à nous même (la banque centrale européenne appartient aux états européens) et le résultat est le même : l’inflation.

            Alors désolé mais je ne supporte plus l’égoïsme de certains qui au nom de leur individualisme voudraient désigner des boucs émissaires (les personnes âgées) et leur imposer des choses liberticides (vaccination obligatoire, confinements, …) tout en hurlant à la défense de leur propre liberté individuelle et que ce seraient eux les boucs émissaires.

            La ficelle est un peu grosse.

    • NicoM dit :

      @pro pro

      Je plussoie à votre analyse !

  132. Daniel Le Breton dit :

    Entrée d’omicron à l’hôpital confirmée, pas encore pour les soins intensifs, une question de jours probablement.

    Spéculation du jour: 150 000 cas ce soir. Si c’est moins ce sera une bonne nouvelle. En fait je crains qu’on s’approche des 200 000 avant samedi, sans les atteindre. La moyenne mobile sera plus basse bien sûr (80 000 +).

    • marion dit :

      a la condition que l’on continue sur les bases de plus d’un million de tests, j’ai un peu de mal avec ces chiffres de cas qui ne veulent pas dire grand chose et sont directement liés à la détection. Si l’on recherchait les 4 autres coronavirus, on aurait très peur et pourtant ils sont les principaux acteurs de la saturation hospitalières visible chaque année par les détresses respiratoire qu’ils provoquent chez les personnes fragiles mais cela on ne le dit

      • Jean-Loup dit :

        @marion
        Mais pourquoi ne donnez-vous pas ces chiffres que vous connaissez apparemment ? 🤔

        • marion dit :

          vous croyez que les années précédentes toutes les cas de détresses respiratoires encombrant les hopitaux étaient dus à l’opération du saint esprit, de plus pensez vous que les réa pédiatriques voient leurs saturations liés au seul covid. De plus, je vous invite à bien relire les conditions d’admissions de nos voisins (chez nous cela n’est pas explicite) signifiant qu’une hospitalisation pour une infection respiratoire est classifié covid des qu’un patient présente un test positif et ce pendant son hospitalisation. La problématique actuelle est probablement qu’il devient impossible de dire si une personne est en détresse respiratoire pour des facteurs intrinsèques ou bien que cela soit directement lié au covid (surtout avec le niveau de vaccination actuel). Le P.Cohen en parlait encore ce matin, on constate une hausse des pathologies classiques à l’hopital, en gros comme les années précédentes quand tout le monde, je dis bien tout le monde semblait s’assoir dessus

          • Whynot dit :

            @marion
            Vous semblez suggérer qu’une part non négligeable, voire majoritaire des patients aujourd’hui en réanimation fléchés « covid » sont entrés en réa pour toute autre chose et que leur positivité covid est d’origine nosocomiale. Je me trompe ??? Si c’est le cas, je veux bien vous croire mais cela reste à prouver et très honnêtement je suis dubitatif : cela existe sans doute, peut-être même pour une part non négligeable, allons jusqu’à 10 % pour être fous. Mais du coup ça reste faux pour les 90 % restants…

            • NicoM dit :

              @whynot

              C’est un fait que les chiffres hospitaliers sont les cas remontés « avec covid » et non pas « du covid ».

              J’ai lu plus haut que 5% de la population était actuellement atteinte du covid.

              Cela signifie statistiquement que 5% des hospitalisés hors covid vont être comptabilisés covid.

              Ca joue a la marge pour les populations très touchées par les formes graves du covid.

              Mais ça aura un impact statistique important sur les populations peu touchées par les formes graves du covid.

              Prenons les accidents de moto chez les jeunes. Imaginons qu’il y ai 100 entrées en réa/mois de moins de 30 ans pour cette cause. Eh bien ça fera 5 jeunes en réa covid !

              S’il y avait 500 jeunes en réa vraiment covid ça jouerai à la marge. Mais s’il y en a 10 ça fausse les stats !

              Je prends des chiffres fictifs mais c’est le raisonnement qu’il fait retenir et celui-ci me semble correct.

              Les journaux titreront « hausse des réas covid chez les jeunes » alors que ça ne sera que le fait, dans cet exemple, de la hausse du taux de positivité dans cette tranche d’âge.

              • Lithium dit :

                @ NicoM

                « J’ai lu plus haut que 5% de la population était actuellement atteinte du covid.
                Cela signifie statistiquement que 5% des hospitalisés hors covid vont être comptabilisés covid.  »

                Énorme biais de raisonnement : ça serait vrai si le fait d’être positif covid était sans incidence sur leur état de santé et totalement étranger à la raison de l’hospitalisation. ce qui reste à démonter et dont je doute fort.

                je doute par exemple qu’une personne arrivant aux urgences avec un tibia fracturé soit codifiée « patient covid » comme raison de son admission, même si elle a un test positif.
                A contrario pour une personne positive covid arrivant pour détresse respiratoire, il serait surprenant que ce sars-cov-2 ne soit responsable de rien dans son état pathologique

              • NicoM dit :

                @lithium

                Non je ne pense pas avoir commis un biais de raisonnement.

                Si je pense qu’une personne positive au covid arrivant a l’hôpital avec un tibia fracturé sera comptabilisé dans les « patients covid ».

                Si un hospitalier peut confirmer ce serait cool.

                Et les stats Santé Publique France indiquent bien patients AVEC covid.

                Je ne dis pas que ces patients constituent la majorité des hospitalisations covid, ils s’y ajoutent simplement, et ça pourrait peut être avoir une influence statistique non négligeable chez les jeunes.

          • Jean-Loup dit :

            @marion
            Je ne crois rien et n’ai jamais prétendu que la maladie n’existait pas sur Terre avant la Covid-19, mais de votre côté, pourquoi opposer le seul Sars-CoV-2 à tous les autres coronavirus réunis. Certains l’ont fait avec LA grippe, ce qui ne veut absolument rien dire puisqu’il y a des souches dominantes ou concomitantes chaque hiver, et aux conséquences variables.

            http://www.rencontressantepubliquefrance.fr/wp-content/uploads/2017/06/BONMARIN.pdf

      • Whynot dit :

        @marion
        Hypothétiquement, si demain un vaccin est disponible contre ces « 4 autres coronavirus », vous faites quoi ? Vous vous faites vacciner et vous conseillez à tous de le faire ?

        • marion dit :

          et bien honnêtement, chacun doit prendre ses risques, les coronavirus provoquant chaque année des détresses respiratoires ont les mêmes cibles que la covid. Moi, je ne me vaccinerai pas et si vous voulez le fond de ma pensée, je ne me serai pas fais vacciner pour celui ci avec les bonnes infos sur les possibilités de transmettre et s’il n’avait pas été lié à un pass

          • Whynot dit :

            @marion
            Sans vouloir vous offenser vous frisez la malhonnêteté intellectuelle je trouve… Vous dites « avec les bonnes infos sur les possibilités de transmettre ». Personnellement, je n’ai jamais eu l’impression qu’on nous mentait sur ce point, mais peut-être est-ce parce que nous ne cherchons pas les infos auprès des mêmes sources : oui, les politiques ont fait du mensonge par omission. En même temps, est-ce que c’est nouveau ? En revanche, il me semble que les données scientifiques ont été assez claires là-dessus depuis un moment : non, ce n’est pas magique, ça n’empêche pas la transmission à 100 %, mais oui, ça la limite tout de même !

            On a là je crois une illustration typique du biais de confirmation : vous cherchez seulement les infos qui confortent votre position initiale !

            • marion dit :

              vous m’avez posé une question et je vous ai répondu, par conséquent m’entendre dire que je suis malhonnête est assez gonflé. De plus je réitère que JE ne me serai pas fait vacciner si les infos avait été les bonnes sur la non transmission du virus, vous comprenez la nuance avec « si on ne m’avait pas menti » et là vous semblez chercher le conflit en affirmant ce que je ne dis pas. Ma position initiale reste la même, ce vaccin devrait être préconisé pour les catégories de personnes les plus à risque mais je n’oblige personne à me suivre car il me semble que la liberté de penser n’est pas encore lié à un pass

              • Whynot dit :

                @marion
                Oulà non, loin de moi l’idée de chercher le conflit, je cherche à vous comprendre et par là-même, comprendre tous ceux qui partagent votre avis.
                Je ne crois pas avoir « affirmé ce que vous ne dites pas » comme vous le dites, j’ai beau chercher dans ma courte réponse, je ne vois pas…
                Vous parlez d’un mensonge, mais vous réduisez l’information à ce seul mensonge (s’il en est vraiment un), sans considérer le reste de l’information, appuyée sur des faits scientifiques, et qui dit que la vérité sur la transmission/non transmission avec le facteur vaccin n’est pas aussi tranchée que vous semblez le penser.

                Par ailleurs, et comme d’autres, je m’étonne de vos affirmations sans sources sur la saturation des hôpitaux chaque hiver. Qu’il y ait du monde en réa chaque hiver je veux bien le croire, mais si ce n’est que 10 % de ce qu’on a actuellement il ne me semble pas que ce soit comparable. Mes respects pour vos belles-soeurs, mais malheureusement la parole rapportée d’un ou deux individus n’a jamais constitué de preuve scientifique ! Si vous choisissez d’appuyer votre opinion sur ces paroles rapportées, libre à vous, mais à titre personnel je préfère fonder mon opinion sur des faits scientifiques avérés…

          • NicoM dit :

            @marion

            La flambée de tests pour les fêtes de fin d’année 2020 ont entrainé une baisse massive du taux de positivité.

            Il n’en n’est rien cette année ou la hausse du nombre de tests s’accompagne d’une hausse du taux de positivité.

            Je ne suis pas sûr que la hausse du nombre de tests n’est pas le fait de la hausse épidémique et non d’une ruée sur les tests pour les fêtes.

            Nous le saurons très très vite.

      • Daniel Le Breton dit :

        @ Marion

        Les cas ne sont pas liés qu’à la détection. Quand l’épidémie démarre le nombre de cas donc de tests augmente nécessairement du fait de l’expansion de celle-ci. Certes une demande exceptionnelle à la veille des fêtes fait grossir le nombre de tests et de cas mais on en ignore la proportion par rapport à une situation « normale ». La relation n’est surement pas directe: doubler la détection ne double pas le nombre de cas. Hélas, on n’a même pas de règle du pouce sous la main pour pouvoir en tenir compte.

        • marion dit :

          je parlais de l’augmentation (assez faible) des cas de delta qui étaient en hausse à paris et qui pouvaient avoir un lien avec l’augmentation des tests. Je pense qu’avec un nombre de tests équivalent à la semaine précédente, on aurait une continuité de la baisse de delta mais avec une hausse de cas lié à omicron. Je ne sais pas si vous me suivez.

      • PhD dit :

        @Marion

        Où avez-vous lu que les hôpitaux étaient saturés chaque année par des détresses respiratoires dues à des coronavirus avant 2020 ?

        Je vous suggère de lire le dossier de L’INSERM dont je cite un extrait qui avait été validé en 2015 :

        https://www.inserm.fr/dossier/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov/

        « Les Coronavirus (CoV) forment une immense famille de virus possédant un génome à ARN extrêmement long (plusieurs milliers de nucléotides). Ils sont entourés d’une capsule de protéines en forme de couronne qui leur vaut leur nom. Il existe de nombreux sous-types de coronavirus infectant différentes espèces animales. L’Homme peut en héberger au moins cinq, parmi lesquels les plus courants sont HCoV-229 et HCoV-OC43.

        Très répandus, ces virus sont associés à des rhumes et des syndromes grippaux bénins. Ils peuvent également infecter l’Homme sans déclencher de symptômes ou, à l’inverse, être impliqués dans des complications respiratoires de type pneumonie chez des personnes immunodéprimées ou des nourrissons.

        Ces virus se transmettent facilement d’homme à homme par voie aérienne, au contact de sécrétions ou à celui d’objets contaminés, particulièrement en période hivernale. La période d’incubation qui précède l’apparition des symptômes dure 3 à 6 jours et les traitements, s’ils sont nécessaires, sont symptomatiques (traitement de la fièvre, des congestions ou des douleurs éventuelles). Néanmoins, les infections à coronavirus ne sont habituellement pas diagnostiquées en raison de leur caractère bénin et de leur guérison spontanée. »

        J’aimerais connaître vos sources.

        • marion dit :

          mais que vous le vouliez ou non, avec tout les types de ressources et de données que vous possédez, chaque année nos services de réanimations sont « saturés » (le terme est peut être trop fort) où du moins fortement occupés par des patients souffrant de syndromes respiratoires aigus liés à des surinfections provoquées par des rhumes ou des grippes et pour autant peu de gens s’en offusquent. Il est à noter qu’actuellement le covid n’embolise pas les services de soins critiques mais y participe….toutefois on grimpe aux rideaux. Pour finir, mes sources ne sont pas dans des pages de l’inserm ou autres mais dans des faits relatés par mes belles soeurs qui ont travaillées dans les hopitaux parisiens et y conservent des connaissances. Elles me confirment 2 choses , les non vaccinés sont très présents en soins intensifs mais qu’on y retrouve aussi les pathologies respiratoires des années précédentes

          • NicoM dit :

            @marion

            Je vais être mauvaise langue mais toutes les fonctions publiques sont toujours « saturées » , « en manque de personnel », « en manque de moyens »… Toutes : les hôpitaux, les policiers, les profs…

            C’est du langage syndicaliste de base depuis que la fonction publique existe…

            J’ose espérer que pour une fois ce soit vrai ! (Sinon c’est qu’on se serait vraiment, mais alors vraiment foutu de notre g…)

            • marion dit :

              les infirmier(es) sont saturés mentalement même si cela ne l’est pas complètement en terme de lits mais les médecins , je m’en fous car quand A.Chiche , hier soir, hurle en disant que les services sont complètement à l’agonie , que le personnel soignant a besoin de renfort et qu’on arrive pas à recruter tout en étant dans une station de ski, (il avait beau se planquer mais on voyait que c’était bien des chalets avec une neige épaisse sur les toits) j’ai un peu les boules pour les infirmier(es) qui ne prennent pas de congés. On va me dire qu’il a le droit, certes mais tu ne viens pas faire le paon devant les français qui en voyant cela ne peuvent le prendre au sérieux

      • Pierre dit :

        @ marion

        j’avais déjà fait un calcul il y a quelques mois pour estimer le nombre de cas « non-détectés » à cause de la chute des tests puisque déremboursés alors pour les non-vaccinés.
        J’en avais conclus que les chiffres variaient de quelques % seulement en divisant par 2 le nombre de tests.

        Donc actuellement, en doublant le nombre de tests (pour les fêtes) on va varier à la hausse mais de quelques % seulement.
        On n’ajoute pas 100% de résultats de tests positifs en doublant les tests.

        L’essentiel des tests positifs, ce sont les symptomatiques et les cas contacts.
        Les tests fait « au hasard », seulement pour aller voir mamy ne sont qu’exceptionnellement positifs (hors symptomatiques et cas contacts).

        • marion dit :

          vous dites qu’on ne double pas le nombre de tests positifs en doublant le nombre de tests et bien en l’occurence il semblerait que si puis que le taux de positivité reste le (7 à 8%) , par définition les test positifs vont être 2 x plus élevés si vous faites 2 x plus de tests

          • NicoM dit :

            @marion

            Je ne crois pas que le nombre de tests soit divisé par 2 après les fêtes.

            Il y a beaucoup de tests car il y a beaucoup de cas et cela s’analyse parce que le taux de positivité justement augmente.

            Cf mon commentaire ci dessus.

            • marion dit :

              beaucoup se sont fait tester pour aller aux réunions de familles et ont été surpris du résultat et comme noël c’est pas toutes les semaines. Le taux de positivité est passé de 7,5 à 8, pas une grosse augmentation, par contre il pourrait grimper à 20 la semaine prochaine.

              • Daniel Le Breton dit :

                La relation taux de positivité vs cas répertoriés qu’on peut établir à partir des données existantes voudrait alors dire qu’on se situe vers 400 000 cas par jour.
                Probabilité nulle pour la semaine prochaine.

              • Pierre dit :

                @ Marion :
                « beaucoup se sont fait tester pour aller aux réunions de familles et ont été surpris du résultat »

                Supposons 4 cas-contact par personne positive.
                70k positifs/j avant Noel, donc 350k test/j pour ces positifs et leurs cas-contacts.
                Reste 650k tests « seulement pour les réunions de famille ».

                J’arrondis le taux d’incidence à 1000 /100.000 habitants : donc 1% de la population est positive.
                La moitié est symptomatique, donc s’est fait tester pour symptomes (et se retrouve parmi les 350k tests)
                Donc reste au maximum 0.5% pour les 650k tests fait pour les réunions de famille : ça fait donc au maximum 3250 personnes surprises par le résultat du test la veille de Noel (je dis au maximum car une grosse partie des 0.5% de la population positive asymptomatique va se retrouver dans les cas contacte et pas dans la population testée simplement pour les fêtes).

                Augmentation maximale de tests positifs en triplant presque le nombre de tests :
                + 3250/70.000 = 4.6%

                Puisque j’ai considéré qu’aucun cas contact était positif et que j’au augmenté un peu l’incidence pour faciliter le calcul, ce 4.6% est à mon avis très surestimé par rapport à la réalité. Mais il donne un ordre de grandeur.

    • NicoM dit :

      @DLB

      Exact, le nombre de nouvelles hospitalisations en moyenne mobile 7 jours est reparti a la hausse hier soir…

      Omicron, résurgence delta, un peu des 2 ? A suivre…

      • marion dit :

        c’est vrai mais il est important de dire qu’hospitalisation avec omicron n’est , selon les études anglaises, pas la même chose que pour delta, elles sont beaucoup plus courte mais pas forcément moindres. De plus les hospitalisations sont nommer ainsi des que l’on est installé dans un lit parfois pour quelques heures

        • Marsien en visite dit :

          @ Marion

          A voir vos affirmations on peut quand même légèrement douter de votre bonne foi :

          – Le sars-cov-2 n’est qu’un coronavirus parmi les autres, il ne sature pas plus les urgences que les autres.

          – La vaccination ne sert à rien puisque qu’elle ne limite pas 100% des cas graves ni la propagation à 100% (donc un médicament doit être efficace à 100% ou jeté à la poubelle d’après vous).

          – Le nombre de cas n’augmente pas c’est juste les tests qui augmentent.

          – Omicron ne provoque pas d’hospitalisation. A zut les hospitalisations augmentent… A oui mais maintenant ce sont des hospitalisations « lights » pas des personnes »vraiment » malades, juste de touristes qui voulaient faire un tour aux urgences pendant les vacances…

          tout cela sans aucune source plus fiable que les copines de vos belles-sœurs…

          • marion dit :

            question bonne foi, vous semblez également l’avoir égaré, a quel moment ai je dit que sars cov était un coronavirus comme les autres? Concernant la vaccination, mettez vos lunettes, j’ai dit que si j’avais eu l’info qu’il n’empêchait pas la transmission, je ne l’aurai pas fait. Par définition, les cas augmentent en testant plus, si on en était resté à 300 000 tests quotidien, le résultat serait à peut être comme en allemagne (moins de 30 000 en moyenne avec un taux de positivité à …20%). Pour finir, je répète, selon les études britanniques et sud africaines, omicron amène des hospitalisation moins nombreuses et surtout plus courtes avec des entrées en soins critiques fortement réduit. Mes sources sont à peu près les mêmes que tout le monde mais peut être que votre pensée cherche à en voir le coté sombre, perso, je n’ai jamais pensé que ce virus allait nous occuper pendant 10 ans et qu’on le veuille ou non, ce qui pose problème n’est qu’en partie celui ci mais bien plus , les possibilité d’accueillir à l’hopital. Bon retour.

        • Eric87 dit :

          Oui et il faut d’ailleurs rappeler que de très nombreux français qui n’ont pas de médecin traitant, n’ont d’autres choix que d’aller aux urgences pour se faire soigner. A fortiori dans cette période de fêtes où un nombre non négligeables de médecins libéraux peuvent être en vacances.

  133. @Daniel Le Breton

    Bonjour Daniel, J’essaie d’être court et dense pour ne pas surcharger le blog, mais cela expose à ne pas assez expliciter ce que je cherche. Et la saison des fêtes avec la dégradation du recueil des données et ses changements de comportement ne nous aident pas. A la limite ( et ce n’est pas bien !! ) si le pic delta va redescendre plus ou moins vite, cela ne m’émeut guère.
    Mais la compétition delta/omicron est très importante pour tenter de prédire l’évolution de la pandémie au delà d’omicron. On a du mal aussi pour une autre raison car voir delta s’effondrer face à omicron dans certains pays, implique de ne pas simplement constater une coincidence de fin de pic delta. A vaincre sans péril omicron dans ce cas ne démontre pas son potentiel éradicateur des autres variants. L’idéal d’observation est face à un variant montant ou relativement stable en plateau. Sur ce site aujourd’hui delta ne descend toujours pas. Malheureusement, on ne peut encore en tirer de conclusion car la carte de répartition des variants en France montre une forte disparité géographique, donc que la compétition entre les souches n’a pas encore lieu partout. On aimerait savoir plus vite, mais de toute façon en fin de pic omicron, qui sera bref vu sa contagiosité, on aura une seconde fenêtre d’observation en regardant la circulation virale résiduelle et ses types.
    Un variant peut éradiquer ses congénères et donc l’épidémie de 2 façons, soit par l’immunité qu’il induit mais je crois que pour ce virus il ne faut pas trop rêver ( dommage, cette sale bête échappe à ses prédateurs naturels, mes congénères immunologistes ! ), soit par sa pression sur la circulation des autres. Ce virus a très peu de réservoirs latents ( sida non traités, déficits immunitaires… sauf à changer d’espèce ), en 10 J il doit avoir trouvé un nouvel hôte car il ne peut survivre SDF. Compte-tenu de son efficacité de transmission qui est faible, en dessous d’une certaine prévalence, il meurt. Je sais bien que sur un écran et une courbe, on peut toujours faire repartir une épidémie de quelques cas résiduels, mais en culture c’est déjà moins facile quand on dilue, et dans la vraie vie, ni les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, ni les morts-vivants ne ressuscitent indéfiniment.
    On aura une idée fin janvier pour deviner si omicron va terminer la pandémie et en avril on sera fixé.

    • NicoM dit :

      @Jacques HM Cohen

      Merci pour cette intéressante analyse.

      Avril, voici une échéance épidémique qui va fortement intéresser nos amis politiques…

  134. Whynot dit :

    @Jacques HM Cohen sur le fond je vous rejoins : la compétition delta-omicron semble être une clé pour dégager l’horizon à moyen terme. Toutefois, vous concluez par « On aura une idée fin janvier pour deviner si omicron va terminer la pandémie ». Comment pouvez-vous en être aussi certain ? Je vous rejoins sur le fait qu’on saura à cette date si oui ou non il deviendra dominant, mais pour « terminer la pandémie » il me semble toutefois que d’autres paramètres doivent être réunis : une dangerosité moins importante pour omicron (ce qu’on ne sait pas encore de façon tranchée à l’heure actuelle), et la non-apparition d’un énième variant. Non ?

    • NicoM dit :

      @whynot

      C’est tout le sens de son analyse  » la compétition delta/omicron est très importante pour tenter de prédire l’évolution de la pandémie au delà d’omicron »

      Quand à la dangerosité inférieure d’omicron c’est bon on le sait maintenant, il vous faut combien d’études pour vous en convaincre, 75 ?

      Quand on vous dit qu’un variant est plus dangereux la bizarrement une seule étude vous suffit…

      • Whynot dit :

        Vous êtes sérieux, là ?
        En ce qui me concerne non, une étude ne me suffit ni dans un sens ni dans l’autre… Je ne crois pas m’être déjà affolé sur ce blog en partant d’une donnée issue d’une étude unique en pré-print…
        De plus, je ne crois pas avancer une grosse énormité en énonçant que pour le moment la dangerosité moindre n’est qu’une suspicion. Certes possible, désormais même très probable, mais cela reste à prouver et c’est je crois ce que beaucoup attendent ici : que va donner le ratio contaminés/hospitalisés/réanimés pour omicron ? Il ne me semble pas qu’à l’heure actuelle le cas non-représentatif de l’Afrique du Sud (non représentatif pour plein de raisons évoquées ici même) et les quelques maigres données qui commencent à émerger de voisins plus proches suffisent à être aussi tranché ! Les études peuvent donner une tendance, mais le « monde réel » s’éloigne souvent de cette tendance.
        Je ne suis pas alarmiste (j’étais même un des premiers ici à dire que ce variant POURRAIT être une bonne nouvelle si…), mais j’ai l’habitude de rester prudent. C’est ma nature, et dans le contexte c’est un trait de caractère qui s’est renforcé je l’avoue. Vous conviendrez que ce virus ne fait que nous surprendre depuis le début, et que cette méfiance est un tout petit peu justifiée.
        Si de votre côté vous êtes persuadé que si omicron gagne la bataille face à delta nous serons libérés une fois pour toutes de cette pandémie d’ici quelques mois, libre à vous mais pour ma part je vais attendre un peu de voir ^^ Si l’avenir vous donne raison, tant mieux. S’il me donne raison (ce que je n’espère pas), vous serez déçu, tandis que je ne serai que désagréablement fataliste…

        • NicoM dit :

          @whynot

          J’ai été un peu véhément et je m’en excuse.

          C’est cet éternel « biais de pessimisme » qui m’énerve. 😊

          Je pense que l’on trouve toutes les mauvaises excuses du monde pour ne pas prendre en compte les études Sud Africaines. Qu’ils soient différents certes, mais de la à dire que ça ne veut rien dire (je ne parle pas de vous mais en général)… Leurs précédentes vagues ont beaucoup plus tué avec beaucoup moins de cas se sont ils subitement mis a rajeunir ?

          Je pense qu’on ne sera jamais débarrassé de cette pandémie et par conséquent qu’on ne sera jamais débarrassé des mesures maintenant que nous sommes entré dans cet engrenage…

          • Whynot dit :

            Excuses bien évidemment acceptées ! On s’énerve tous un peu, mais tant qu’on arrive à reconnaître qu’on pousse le bouchon un peu trop loin c’est signe que le dialogue reste constructif ! Je vous donne raison : c’est vrai, je le confesse, je suis atteint par le « biais de pessimisme » ^^ Ou « biais d’excès de prudence » peut-être ?

            Pour ma part, je n’ignore pas les études SudAf, bien au contraire : je les trouve plutôt rassurantes (d’où mon positionnement initial sur la possibilité qu’omicron était peut-être sur le long terme plus un allié qu’un ennemi), c’est simplement le manque de similarités entre eux et nous pour plein de choses (couverture vaccinale, moyenne d’âge, données parcellaires en dehors des grandes villes, saison climatique) qui me pousse à user de ce biais. Mais bien sûr, je ne peux m’empêcher d’espérer (pas trop non plus, pour ne pas être déçu le cas échéant…) que cela soit vite confirmé par les autres études qui commencent à s’accumuler dans le même sens, avec toutefois un peu plus de pondération sur le « moins virulent ».

            Concernant votre dernière phrase, pour le coup je trouve que c’est vous cette fois qui usez du « biais de pessimisme » 😉 Il restera de toutes façons, au-delà des mesures édictées par les autorités, des « résidus » dans les comportements individuels : je vois mal les bises à tout va revenir avant un moment, je vois bien en revanche en période hivernale un recours au port du masque plus spontané. Peut-être…

          • Fred dit :

            Les propos de Whynot de mémoire depuis que je viens ici, ne relève pas d’un biais pessimiste mais d’une prudence liée sans doute aux diverses surprises que nous avons eu depuis le début de cette saloperie.
            Je suis également dans le doute et d’une manière générale, je trouve que c’est le ton de ce forum. Dans le contexte actuel, c’est appréciable car par toujours facile.
            Dans un message il y a un émetteur et un ou des récepteurs qui prennent les choses de manière diverses et variées avec quelques fois des pré suppositions aux antipodes du propos de l’émetteur, quand ce n’est pas au profit de leur chapelle.

  135. Jean-Loup dit :

    Un article qui résume assez bien les tiraillements actuels.
    https://www.aljazeera.com/features/2021/12/28/omicron-less-severe-but-still-dangerous

    D’aucuns pourraient dire qu’il tire excessivement sur la corde émotionnelle lors d’un passage bien précis, mais bon, c’est aussi une description du réel.

  136. Kiki dit :

    Sérieusement après ce qu’on a entendu hier soir de Castex et avoir suffisamment enrichi Pfizer And co, ne pensez vous pas, avant que tout cela ne tourne à la farce, que :
    1-on aurait intérêt à s’intéresser aux vaccins à virus entier inactivé (par exemple de la société franco-autrichienne Valvena, à défaut de Pasteur dont on peut se demander comment c’est possible qu’il n’ait rien trouvé ) ou ceux développés par le « petit état  » Cubain ou au nouveau vaccin développé par l’armée américaine, qui semble être une poly-protéine recombinante donc à plus large spectre d’efficacité
    2-le variant Omicron pourrait se comporter de fait comme un vaccin vivant atténué ! Qui devrait générer une immunité à la fois cellulaire (lymphocytes T) et humorale (anticorps), systémique (IgG) et muqueuse (IgA), avec un minimum de conséquences cliniques (un simple rhume).
    3-on devrait s’inquiéter sérieusement de cette dérive vaccinale totalitaire, à titre d’exemple le gouvernement Japonais paraît plus sage et respectueux de ses citoyens en restant sur le consentement libre et éclairé c’est à dìre la liberté de se faire vacciner ou pas et en informant sur effets secondaires graves potentiels

    • Whynot dit :

      @Kiki
      1. On a bien compris, vous n’êtes pas anti-vax, vous êtes anti-ARNm… Pour rappel, ce n’est pas Pfizer qui a développé le vaccin, c’est une toute petite boîte que personne ne connaissait avant. Idem pour Moderna, qui était encore plus une start-up qu’un big pharma.
      2. Ah donc c’est avéré, le variant omicron ne déclenche qu’un simple rhume ? Chouette alors, on va voir une décrue fulgurante à l’hôpital qui s’amorcera dès les prochains jours alors !
      3. « Totalitaire », décidément même si je ne porte pas nos décideurs dans mon coeur, et si je ne suis pas en accord avec toutes les décisions prises (et surtout la façon et le timing), je suis choqué de l’utilisation abusive de ce terme. Pour aller au plus simple (Wiki), voilà la définition de « totalitarisme » : « Le totalitarisme est un type de système politique dans lequel existe un parti unique, n’admettant aucune opposition organisée, où l