C’est reparti pour les montagnes russes

Sans grand bouleversement, par Philippe Brouard

Même si on observe une petite poussée du coronavirus en cette fin de mois de novembre, les indicateurs en cours ont tendance à montrer une situation qui n’est pas chamboulée. Pour commencer avec le simulateur CT, le réglage de Reffectif est évalué à 1,1 puis les deux hypothèses habituelles de montée ou descente sont activées.

Réglage de Reffectif pour le simulateur CT avec trois hypothèses d’évolution dans les jours à venir

En conséquence, à autres réglages constants, voici le calcul de prolongation des courbes pour la situation hospitalière.

Occupation des services hospitaliers pour covid_19 France, données SPF et simulateur CT

Cumul des décès hospitaliers liés à la covid-19 France, données SPF et simulateur CT

Cumul des décès en ehpad kiés à la covid-19 France, données SPF et simulateur CT

Estimation de la durée moyenne de séjour avant retour à domicile et létalité hospitalière pour covid-19 France, calculs issus du simulateur CT

On continue à observer une tendance à la baisse de la létalité hospitalière, bien que ça soit plutôt lent. Il y a aussi une tendance à l’augmentation de la durée moyenne de séjour. Ça a déjà été observé en fin de vague lors d’épisodes précédents, mais en ce moment la charge hospitalière n’est pas particulièrement faible. Donc c’est peut-être un point négatif à surveiller.

Pour se projeter vers des fêtes de fin d’année tranquilles, il faudra surveiller Reffectif afin qu’il reste en dessous du scénario médian ( < 1,1 ) avec l’objectif d’éviter d’avoir 25 000 patients hospitalisés à Noël. Restons vigilants, tous ensembles.

La nouvelle cuvée… par JCD

La dernière vague BA5 a été relativement modérée en ampleur avec un peu moins de 60 000 cas mi-octobre. Probablement un effet du beau temps, en ce début d’automne, puisqu’on a atterri sur le scénario bas évoqué la dernière fois plutôt qu’à 100 000 cas (scénario haut).

Sitôt la vague BA5 terminée, voici déjà la nouvelle cuvée qui pointe son spike à l’horizon : omicron BQ 1.1

BQ 1.1 arrive dans un contexte où :

  • La vaccination ne protège plus en masse contre les infections (ancienneté des doses trop grande).
  • Un peu plus de 2 Millions de personnes ont été infectées depuis le dernier article (donc sans doute le double en comptant les asymptomatiques/non détectés).
  • Une grande majorité de la population a été contaminée (probablement autour de 90% à fin novembre. Cf le précédent article).
  • Les pourvoyeurs de données (labos) sont plus ou moins en grève depuis le début du mois… Donc difficile de suivre l’épidémie.

Néanmoins, en regardant les chiffres sur octobre, avant que la remontée de données ne devienne trop chaotique, on voit que BQ 1.1 remplace BA5 (passage de 10% à 40% de prédominance en 1 mois) beaucoup plus lentement que BA5 n’avait remplacé BA2 (passage de 10% à 40% de prédominance en 2 semaines).

Ceci permet d’estimer l’avantage de BQ1.1 à x1,7 par semaine, soit R0(BQ1.1) = 1,3 x R0(BA5) car omicron se ‘reproduit’ 2 fois par semaine (1,32 = 1,7).

Ceci est de très bon augure car l’avantage d’un variant omicron par rapport à un autre omicron est la donnée principale qui sert à évaluer la ‘violence’ d’une nouvelle vague.

Quand on rentre tout ça dans la moulinette, on obtient un très léger sursaut sur les courbes à mi-décembre :

Simulation du nombre de cas déclarés quotidiennement (moyenne lissée sur 7 jours)

(A noter : la courbe en « hérisson » de BQ 1.1 est purement liée aux artefacts de remontée de la donnée).

Et pour les réanimations :

Simulation du nombre de lits en réanimation

Cette nouvelle vague omicron semble donc être dans le droit prolongement des précédentes : toujours beaucoup de cas par rapport aux vagues 2020/2021, avec des pics de plus en plus bas (mais avec une cinquantaine de morts par jour tout de même, et autant de personnes qui rentrent en réanimation).

A noter : Pasteur est sur une tendance similaire sur les 15 jours qui viennent.

Même si il faut rester prudent à cause des problèmes de remontée des données, la vague BQ1.1 semble donc modérée, ce qui serait une bonne nouvelle pour l’hôpital qui doit aussi gérer en parallèle grippes et bronchiolites.

En attendant la grippe par Daniel Le Breton

Omicron est comme le sparadrap du Capitaine Haddock, il nous colle aux basques et repointe le nez à chaque période de congés. La lassitude qui accompagne l’épidémie se voit dans les chiffres de rappel de vaccination, dans les transports sans masque, etc. bref, on vit avec maintenant.

Voici une illustration de l’évolution des cas et des entrées à l’hôpital pour montrer les aléas de récupération des données :

Historique des cas répertoriés
Historique des entrées à l’hôpital

Les dates de mise à jour diffèrent (retard pour ce qui concerne l’hôpital). Au vu des graphes on a le sentiment que ça se prépare à grimper fortement mais le suivi d’autres paramètres (dérivée, ratio hebdomadaire) indique qu’on devrait être près d’un point d’inflexion.

Vous noterez que je n’ai pas fait d’estimation de nouvelle gaussienne pour l’épisode en cours, l’intérêt en est faible pour l’instant (la paresse doit y contribuer également). Mais pas de chance, ça remonte avec les congés alors qu’on avait une bonne tendance. Il va falloir attendre que ça baisse à nouveau vers les valeurs minimales quelque part courant décembre avant que ça redémarre avec les congés de Noël. On peut parier sans trop de risque que BQ1.1 va finir par dominer dans les semaines à venir, alors sommes-nous déjà dans une nième vague, pas facile à confirmer pour l’instant. On n’en a pas fini et on peut se demander comment va se passer le choc avec la grippe qu’on nous promet sévère (ah le bon vieux trouillomètre !).

A noter une petite remontée des cas en Afrique du Sud après quatre mois de paix royale. On n’a pas eu cette chance.

  1. Bien qu’on en parle de moins en moins, bien qu’on l’oublie de plus en plus, merci de continuer à publier les nouvelles du front viral.

  2. Framboise31 dit :

    Merci à tous les 3!
    De la part d’une fidèle lectrice toujours aussi impatiente de découvrir les nouveaux articles;

  3. Solé dit :

    Moi, je ne l’oublie pas. Ma mère est en train de mourir du covid et elle ne figurera même pas dans les statistiques car elle n’est plus à l’hôpital.
    Sole.

    • Philippe Brouard dit :

      Bonjour
      Courage @Solé. Oui, on ne lâche pas l’affaire tant qu’il y a des données et qu’on peut apporter quelque chose dans la lutte. J’entendais il y a peu de temps que le tabac faisait 60 000 décès par an (c’est actuellement le mois sans tabac). On approche les 160 000 décès covid en deux ans et demi, selon les statistiques, ce qui donne un même ordre de grandeur (même s’il y en a eu surtout au début). La covid reste une maladie qui fait des dégâts.

      • Whynot dit :

        @Philippe

        Merci pour l’ordre de grandeur, même si ça ne veut pas dire grand-chose c’est toujours intéressant de comparer.
        Il existe toutefois une différence (de taille) : il est très facile de se protéger du tabac, il suffit de ne pas fumer. Pour le covid, on maîtrise bien moins l’exposition, comme on a pu le voir…
        Donc certes, l’urgence n’est plus la même que début 2020, on vit désormais avec mais ce n’est pas encore suffisamment anecdotique pour ne plus en parler.

    • NicoM dit :

      @Solé

      Votre message m’interpelle : un hôpital laisserait sortir une personne mourante du covid ? Il doit nous manquer des informations, car je vois mal un hôpital faire cela…

      Bon courage à vous et à votre mère dans cette terrible épreuve.

      • Titan dit :

        Mais bien sur, cela se fait couramment, même hors covid quand on ne peut apporter aucun soin complexe au patient et qu’il sera mieux chez lui, car plus entouré.
        Par exemple, pour une personne très âgée que l’on ne peut pas entuber ou Mettre en coma artificiel sans risque majeur.
        Au début de l’épidémie, bon nombre de personnes très âgées contaminées sont restées en Hepad car de toute façon on ne savait pas comment les soigner et elles risquaient de transmettre le virus.

        • Bab dit :

          Bonsoir,
          Il n y avait plus de transfert car à l’époque l’hôpital était débordé et gardait le peu de capacité restante pour les plus jeunes. Pénurie rime avec tri. Il en a été ainsi et il en sera encore ainsi dans l’avenir. Et c est hélas valable partout sur terre. A l’impossible nul n’est tenu.

  4. Patrick dit :

    J’ai l’impression que les pouvoirs publics ont acté la lassitude face à cette épidémie :
    Campagnes de vaccination au ralenti, campagnes sur les gestes barrières au ralenti.
    Bon après, c’est peut-être l’aveu implicite que la vaccination n’est pas l’arme de destruction massive de l’épidémie que l’on a cru qu’elle serait au début (mais là aussi, la promouvoir était une façon de pouvoir dire « on contrôle la situation ».
    D’autant que l’effondrement de la couverture vaccinale, faute de rappels massifs, ne semble pas affecter les statistiques …
    Et pour les gestes barrières , on le constate tous empiriquement, l’hygiène ne semble pas une préoccupation française, et peut-être que la mise en avant de « la solution » vaccinale a éclipsé l’arme préventive la plus efficace qu’est la vigilance du quotidien (mais peut-être pas assez glamour de technologie).
    Merci poursuite utile de ces publications même si l’attention du public s’éloigne de ces sujets.

    • Titan dit :

      Rien ne dit qu’une campagne massive de rappel, en particulier pour les jeunes mal vaccinés, n’auraient pas eu une influence notable sur la vague actuelle et sur les prochaines. Je pense même le contraire, mais ce n’est que mon impression.

  5. Marc B dit :

    Le Covid a retrouvé sa juste place. Une nuisance qui n’aurait pas dû nous faire fermer la société !

    Toutefois les coupables de la folie qui a suivi n’ont pas encore été inquiétés.

    • Titan dit :

      Un peu facile, ce genre de remarque sur les attitudes du début alors qu’on ne savait rien du virus ni comment soigner. C’est sur que maintenant avec un variant moins virulent, une protection naturelle et vaccinale, ça change les choses.

      • NicoM dit :

        @titan

        Quasiment tous les dirigeants du monde ont joué la carte des « sérieux / responsables », en mettant un point d’honneur à faire tout l’inverse des repoussoirs Trump / Bolsonaro.

        Moralité, on a préféré s’inspirer de la politique ultra stricte de la dictature chinoise plutôt qu’une attitude plus équilibrée comme ont pu suivre les démocraties scandinaves.

        Et nous étions nombreux à nous douter dès le départ que ces règles extrêmes qui ont archi surendettés nos pays qui l’étaient déjà suffisamment étaient très surdimensionnées pour ce virus qui n’est pas ebola…

        Remarquez, nos dirigeants se prennent un procès pour « mise en danger de la vie d’autrui » comme s’il aurait fallu en faire encore plus…

        Bref, rien de rationnel dans tout cela…

        Les mesures de l’hiver/printemps 2019/2020 je veux bien (non pas que je sois convaincu de leur nécessité, mais je comprends qu’un dirigeant adopte une posture prudente). En revanche, beaucoup de ce qui a été fait après l’été 2020 a été ridicule (couvre feux, fermeture des remontées mécaniques, interdictions des rassemblements extérieurs etc.)

        Contrairement à la plupart, je trouve que le gouvernement était dans le vrai quand ils disaient « le masque ne sert à rien en population générale ». Après ils ont du rétropédaler sous la pression médiatico/sanitaro/populaire qui les réclamaient à cor et à cris…

        • Patrick dit :

          « Le masque ne sert à rien en population générale » bah oui, quand on se baladait dans les rues c’était délirant , mais dans les situations de promiscuité durable ( transports en commun, réunion les uns contre les autres, situations de face à face , …) ou de zones avec personnes fragiles (mais ça ce n’est pas population générale) c’est une mesure préventive intéressante pendant les vagues

          Cependant, Mon expérience personnelle autoconfiné 12 jours dans un appartement avec femme et enfants très malades (fièvres 39/40) dont je m’occupais en totale promiscuité et sans protection puisque j’étais persuadé de ne pouvoir échapper à la contagion : pas malade et …😳 même pas positif (en 6 tests dont 2 PCR dans 2 labos différents) ( ah oui et j’oubliais : sans être vacciné car télétravail à 100% depuis 5 ans)

        • Titan dit :

          NicoM

          Tout ce que vous dites là me semble tout à fait juste à une nuance près: c’est avec l’expérience et la connaissance actuelle…..
          C’est sur que si les dirigeants de l’époque avaient pris les décision du Brésil, ils seraient déjà en prison

          • NicoM dit :

            @Titan

            Ben tout le but de mon post était de dire qu’on ne savait pas tout au début, mais on ne savait pas rien non plus, et que beaucoup ont dit qu’on allait trop loin, dès le départ, ou très rapidement…

            Par exemple, 2 études, une Japonaise une Chinoise ont dit très tôt (mars 2020 de mémoire, le lien que j’avais n’existe plus dommage), que l’on se contaminait quasi exclusivement en intérieur, et non en extérieur. Toutes les études suivantes sont allées dans le même sens. Pourquoi alors avoir confiné ?

            Article du 6 novembre 2020 dans le Figaro : « Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras » : « Normalien, agrégé de philosophie, Jean-Loup Bonnamy est spécialiste de géopolitique et de philosophie politique. Il vient de publier, avec Renaud Girard, Quand la psychose fait dérailler le monde(collection «Tracts», Gallimard) »

            Cet article du 28 mai 2020 : https://fr.businessam.be/norvege-le-confinement-netait-pas-necessaire-pour-gerer-le-covid-19/?fbclid=IwAR0FskqTlqAQ8fmIg2IpWze_z7eTawd7Ir9Qc

            Cette tribune de Laurent Mucchielli sur Mediapart du 27 septembre 2020 :
            « Il est urgent de changer de stratégie sanitaire face à la Covid-19
            Dans cette tribune, près de 350 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquent la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Et demandent que l’on évalue nos connaissances réelles pour définir démocratiquement une stratégie sanitaire. »

            Donc il est trop facile de dire « on ne savait pas ». Non, on a choisi d’écouter et de suivre aveuglement les plus alarmistes et de négliger, voire même ridiculiser les plus modérés.

            Qu’un dirigeant cherche à se couvrir, cherche la prudence, je peux le comprendre. Mais quand une politique excessivement prudente coûte des centaines de milliards d’Euros à un pays, sans compter tous les autres effets pervers, c’est quand même un minimum à questionner…

        • Damien dit :

          N’oublions pas que le Brésil est le pays qui compte de très loin le plus de morts du covid (en absolu et en % de population). Nous pouvons être bien heureux d’avoir pu suivre un autre chemin.

          Trump comptait beaucoup sur le vaccin. Nous n’avons pas particulièrement mis un point d’honneur à faire l’inverse de ses idées. Notons de plus le les USA sont aussi haut placés dans le compte des morts / hbts.

        • goldfish dit :

          <>
          Cher NicoM, un virus se moque des idéologies politiques et économiques.

          Les yeux piquent à lire certains de vos derniers propos en novembre 2022.

          En mars 2020 le consensus scientifique sur l’utilité du masque était établi.
          ( par des physiciens car seule la contamination par aérosols permet d’expliquer les évènements super contaminateurs type rassemblement évangélique de mulhouse fin février 2020 )

          Un an plus tard l’OMS faisait de même.

          Il y a un mois, l’ex ministre de la santé que vous citez, n’était visiblement, comme vous, toujours pas au courant.

          Ce documentaire
          https://www.arte.tv/fr/videos/102236-000-A/covid-100-jours-pour-eviter-la-pandemie/
          montre entre autre que peu importent les points de vue,
          sans masques ni tests la plupart des pays européens n’avaient d’autre choix que confiner.
          L’Allemagne doit à ses pré stocks de tests, la moindre mortalité lors de la première vague.

          Si vous aimez l’histoire, en Provence l’une des épidémies dévastatrice de peste noire a été causée par la cupidité des armateurs de bateaux infectés à Marseille,
          qui ont passé outre la période de quarantaine, seule protection disponible alors,
          pour vendre plus vite les marchandises.

          Si vous n’êtes pas convaincu, allez dire aux soignants de Mulhouse, l’inefficacité des masques pour éviter les contaminations.
          S’ils ne le prennent pas trop mal ils vous expliqueront ce qui s’y est passé, faute de masques et tests en quantité suffisante.

          On ne savait pas tout alors, deux ans et demi après ce n’est plus le cas.

          • dominique dit :

            Je lis votre commentaire. Il n’est pas possible de dire qu’en mars 2020, les Etats n’avaient d’autre choix que de confiner. La meilleure preuve étant qu’aucun pays d’Europe du Nord n’a confiné au sens français du terme. Ni l’Allemagne, ni le Royaume Uni, ni les pays scandinaves, ni les Pays-Bas. A l’exception de la Suède qui n’a quasiment rien fait, ils ont fermé les boutiques et autres lieux clos (cinémas, restaurants, etc…), interdit les rassemblements et’ instauré le télétravail. Mais une idée irrationnelle comme la fermeture des parcs publics et des plages ne serait jamais venue à l’idée de leurs dirigeants. Ces jours-ci, la Bavière a été condamnée par le tribunal constitutionnel allemand pour avoir pratiqué à l’époque, seul de tous les Länder allemands, une sorte de confinement à française.

            • JCD dit :

              @Dominique,

              Tout dépend de comment on définit la notion de confinement.
              Mais fermer les bureaux, les écoles, les commerces, les restaurants, les cafés/pubs, les cinémas, les coiffeurs, les salles de sport, les voyages, les frontières, et j’en oublie, ça ressemble quand même à une situation où tout le monde est plus que très fortement incité à rester chez soi. De là à appeler ça un confinement…
              Tous les pays que vous citez y ont eu droit (la Suède aussi sur les vagues suivantes).

              La question que vous soulevez est plutôt celle des ‘autorisations de sortie’. La France était en effet sévère là-dessus, avec la fameuse attestation limitée en durée et en kilomètres. (Les plages, les forêts et autres stations de ski relevant effectivement de l’excès de zèle…).

              Mais pour factualiser tout ça, voici le stringency index mesuré par Oxford sur divers indicateurs autour des mesures. Explications et liens ici : https://theconversation.com/covid-19-que-nous-apprennent-les-mesures-prises-par-les-autres-pays-157924

              Voici la courbe avec les pays que vous citez, courbe qui symbolise donc la sévérité des mesures :

              https://covidtracker.fr/wp-content/uploads/2022/11/Stringency.jpg

              On y voit que la France était un poil plus haut que les autres pays en vague 1, qu’elle est descendue plutôt plus bas et plus longtemps que les autres entre 2 vagues et qu’elle est remontée un peu moins haut que les autres en vague 2.

              Point intéressant : la Suède s’est ancrée sur l’indice 60 au premier confinement et y est restée tout du long, faisant moins bien que les autres pays nordiques et plus ou moins jeu égal, en moyenne, avec France/Pays Bas/UK/Allemagne. Les pays scandinaves (bien moins peuplés et sans doute plus respectueux des consignes) s’en tirant un peu mieux que les autres.
              J’ai rajouté l’Italie et l’Espagne aussi.

              Au global, il ne me semble pas que la France soit très différente des autres pays européens.
              L’herbe n’était pas beaucoup plus verte ailleurs.

    • PM1VL dit :

      Si on avait laissé ouverte la société comme vous dites , les hôpitaux auraient été submergés car à l’époque personne n’était résistant à cette nouvelle maladie, il y aurait eu des images épouvantables de gens en train de mourir devant l’hôpital et vous auriez été le premier à gueuler

  6. Alfred PAOLINO dit :

    Merci pour la reprise de vos analyses pertinentes

  7. Françoise dit :

    Titan,
    Je suppose que dans votre message du 24 novembre, vous vouliez dire INtuber en parlant des personnes âgées ? Désolée je sais que ça ne fait pas sérieux mais je n’ai pas pu m’empêcher de rire ..🤣🤣

  8. Christine F. dit :

    Hommage de la khâgneuse aux taupins
    Je retrouve mes quinze ans et ma nullité mathématique d’alors. Vos post me font voyager dans le passé, lorsqu’au delà des bornes il n’y avait plus de limites, et que le prof de maths me rendait, en soupirant, ma copie.
    Je contemple vos schémas avec un vieil œil adolescent, tour à tour émerveillée et dépitée.
    Je n’y comprends pas grand-chose, donc, à vos développements, mais je les attends impatiemment, je les lis tous les mois avec gourmandise, pour « la gaussienne ». Le terme me ravit. Il fait surgir, se substitue même à « l’Arlésienne »…et je pars en Provence mathématique. Votre gaussienne, vous ne le saviez pas, a des jupes longues et un petit bonnet noir, elle est tout à la fois la colline et celle qui la gravit.
    Ainsi « le » covid que je devrais décrire à grands coups d’épithètes, se résume-t-il soudain à trois courbes, mauve, rouge et orangée et à trois hypothèses. Miracle de la mathématique.
    MERCI

  9. Daniel Le Breton dit :

    Merci Christine

    Les gaussiennes ont repris du service et voilà ce que ça donne: pic des cas fin novembre, pic des entrées à l’hôpital une semaine après. La vague est comparable à la précédente donc on peut parler de la neuvième. On peut aussi évoquer la dixième déjà mentionnée par Bab, le pic se plaçant un mois après le début des vacances de Noël, donc fin janvier. Cependant il n’est pas possible de prévoir son amplitude à ce stade, tout du moins avec la méthodologie utilisée.

  10. Bab dit :

    Bonsoir,
    Bon et bien la boule de cristal s est quand même bien trompée.🤔
    En place de la vision d une fin de la 8e vague se traduisant par un plateau bas fin novembre debut décembre, il semblerait que c est plutôt un rebond rapide, en cours de pente descendante de la 8e.
    On pourrait dire que ça ressemble un peu à ce qu il y eu il y a environ un an, lors du passage de temoin de delta à omicron.
    Les 2 vagues s étaient succédées en moins de 3 mois.
    Plus rigoureusement, les gaussiennes de DLB sont plus fiables que le rétroviseur 😉
    Bravo à lui👏
    Pour le cristal, un cycle régulier de 3 mois n est plus une hypothèse à retenir, car avec 5 vagues en 12 mois… 🙄 Dommage car ca signifie sans doute qu il y a un ou plusieurs elements perturbateurs qui sont apparus. L histoire n est donc pas encore terminée…
    Il reste à espérer que les montagnes russes seront de moins en moins haute tout au long de 2023. 🤞
    Sinon super boulot plein de rigueur des animateurs du blog.👏
    Pour la suite cristalline, et bien ce sera à suivre 😇 👣

  11. RilaX dit :

    Bonjour a tous,
    La drees a sorti un rapport sur les taux de vaccinés en France : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2022-10/DM5.pdf
    L’on y découvre qu’en fonction des sources et des appariements, les résultats diffèrent sensiblement. Cela pourrait expliquer certaines bizarreries rencontrées dans les chiffres et remarquées dans ces colonnes. A tout le moins.

  12. Fred dit :

    Et c’est reparti pour un tour.
    Découvrir que quasiment tous les dirigeants du monde aient attendus que Trump et Bolsonaro donne le la pour faire autrement, les bras m’en tombent.

  13. zoizic dit :

    Bonsoir,
    Suite a l’apparition du sous variant omicron BQ 1 .1 le vaccin bivalent BA4 BA5 est il efficace ?
    Merci. nous apprécions votre dynamique en souhaitant que ce covid finisse par se calmer.

  14. ffrancis dit :

    Pas de mise à jour de Covidtracker hier?

  15. Marine dit :

    Le cirque recommence..

    Il y a maintenant 3 epidémies:la grippe ,la bronchiolite et le covid.

    Noel est il en danger ?se demande la presse
    L hopital va t il tenir?
    Les médecins reviennent sur les plateaux télé en propagateur de peur

    • J dit :

      Pour l’instant, ils répètent surtout ce dont ils avaient déjà averti, et qui a été consciencieusement glissé sous le tapis.
      Ce qui me ferait *vraiment* peur, c’est qu’on demande son avis à Raoult. <8!=

    • phil dit :

      cela vous étonne, à partir du moment où les injonctions ont été acceptées et bien on peut le refaire et cela marchera car effectivement, les soignants ont pris le pouvoir avec des arguments parfois orgueilleux et culpabilisants

  16. Whynot dit :

    Ce que je vois moi, c’est que le cirque qui recommence c’est celui des ultra-libertaires égocentriques qui pensent que le bonheur et la liberté de leur toute petite personne ridicule surpasse très largement une problématique collective. On nous SUGGERE seulement pour le moment de porter à nouveau le masque là où ça ne paraît pas complètement délirant de le porter, ni très contraignant. C’est un appel à la responsabilité individuelle et au bon sens, pas une injonction. Dans un contexte de triple épidémie quelques semaines avant de retrouver papy-mamie au pied du sapin, c’est vraiment si délirant ? Pour une grande majorité, c’est juste du bon sens. Pour une poignée, c’est un non sens et pour une autre poignée, ce n’est pas suffisant.
    Tout est question de point de vue… En tout cas, comme d’habitude ceux qui ont voix au chapitre sont les deux poignées extrêmes, et on s’en fout complètement des nombreux quidams modérés…
    Phil, pouvez-vous développer ce qu’est un « argument orgueilleux », j’avoue que je ne vois pas…

  17. Dache dit :

    Un article dans TheConversation: Comment l’information médicale se dénature au fil des tweets
    https://theconversation.com/comment-linformation-medicale-se-denature-au-fil-des-tweets-191536
    Avec le covid comme exemple.
    « Nous considérons que l’altération de l’information médicale est apparue en raison de l’absence de connaissances, du passage à l’association au lieu de la pensée logique, de la négligence des détails, de l’exagération des résultats négatifs ou positifs du traitement, et de la surgénéralisation de l’expérience personnelle et des preuves anecdotiques par les utilisateurs. »

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